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Note moyenne 3.26 /5 (sur 37 notes)

Nationalité : Malaisie
Né(e) à : Taiwan , 1971
Biographie :

Tash Aw est un écrivain malaisien vivant actuellement à Londres.



Né à Taiwan, il a grandi à Kuala Lumpur puis en Malaysia avant de partir étudier le droit en Angleterre. Après une carrière d'avocat Tash Aw décidé de se consacrer entièrement à l'écriture. Son premier roman "Le tristement célèbre Johnny Lim" a reçu le prestigieux Prix Commonwealth Writers' Prize ainsi que le Whitbread Book Award.
Son deuxième roman, publié aux éditions Robert Laffont, s'intitule "La Carte du Monde invisible".

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L`entretien de Tash Aw avec Babelio : La carte du monde invisible


Le récit de "La carte du monde invisible" se déroule en Indonésie au milieu des années 1960, période pendant laquelle le pays est en proie à de fortes tensions anticolonialistes. Pourquoi avoir choisi ce cadre ?

Les asiatiques ont tendance à effacer le passé. Je ne dis pas « oublier » car il s`agit pour moi d`un acte conscient, volontaire. Le passé pour nous est lié à l`état colonial et donc à la honte. On est plus concentré sur le présent qui représente la richesse et le développement. On aimerait voir la vie en rose… La Malaisie et l`Indonésie ont pourtant vécu une période terriblement violente au milieu des années 1960. Pendant la guerre civile, 1 million de personnes environ ont été tuées en une seule année… Et malgré cela on n`a jamais voulu et on ne veut toujours pas en parler aujourd`hui alors que de nombreux problèmes subsistent. Ils sont juste cachés derrière une façade de richesse car ce sont des pays qui commencent à s`enrichir depuis une dizaine d`années.
En Malaisie la liberté de la presse est encore très limitée et jusqu`à présent il n`y a encore eu aucun grand débat sur les évènements dramatiques qui ont eu lieux pendant les années 1960 et de leurs conséquences. Il y a une vraie paranoïa.
Ce roman était pour moi un moyen de faire appel aux jeunes, de leur dire de faire attention à leur histoire. D`autant que les années 1960, ce n`est pas si loin de nous.


On suit dans votre roman le parcours d`un certain nombre de personnages tels qu`un enfant adopté, une universitaire américaine, un nationaliste indonésien et même un artiste européen. On sent dans cette galerie de personnages une volonté de votre part de mettre en scène l`ensemble de la société indonésienne des années 1960. Est-ce le cas ?

Oui, tout à fait ! Toute la société est impliquée. Les problèmes ont touché tout le monde et personne n`a été épargné, pas même les occidentaux. Cette période des années 1960 en Indonésie est très intéressante à cet égard : les évènements impliquaient une rencontre entre différentes cultures. Il y a dans mon roman des personnages occidentaux qui s`identifient totalement à la culture indonésienne. Lorsqu`ils se sentent pour la première fois menacés à cause de la couleur de leur peau, cela constitue un véritable choc pour eux.
Quant au personnage de Karl, l`artiste venu d`Europe qui se sent chez lui en Indonésie, il représente pour moi l`oppression de toute forme d`expression artistique. Karl est quelqu`un de plutôt doux dont l`œuvre artistique n`est pas du tout politisée mais le fait qu`il soit artiste le rend presque coupable. La société asiatique regarde les artistes avec plus de méfiance. Ils ne sont pas aussi respectés qu`en Europe et n`y sontd`ailleurs pas aussi libres. Ici, ils sont craints.


Vous ressentez également ce mépris ou du moins cette méfiance en tant qu`auteur ?

Oui, absolument. Les auteurs risquent à tout moment d`être censurés ou sanctionnés. Je ne connais pas un seul pays asiatique – à part le Japon peut-être- où l`auteur peut écrire en toute liberté. Certes, on trouve le moyen de travailler et la situation s`arrange certainement au fil des années mais ce n`est pas toujours évident. Tous les jours on ressent cette peur de l`artiste.


Est-ce pour cela que vous avez écrit ce roman en Angleterre ? Aviez-vous besoin d`une certaine distance pour parler de ces évènements ?

Je retourne très souvent en Malaisie mais j`avais en effet besoin de prendre un peu de recul non seulement par rapport à la position politique mais également d`un point de vue beaucoup plus général : s`éloigner du paysage ou de la situation que l`on essaye de retranscrire permet en effet de perdre les détails pour ne garder que l`ambiance et l`effet global. Cela permet d`enlever le superflu et de garder ce qui me semble être l`essentiel, le cœur des choses.
Cela m`a également permis d`écrire de manière plus objective. C`est très important que je prenne une position neutre et pour cela, je ne pouvais écrire ce roman en Malaisie.


Est-ce également la raison pour laquelle vous avez directement choisi d`écrire le roman en langue anglaise ?

Ecrire en anglais était un choix difficile au début. Certaines personnes de mon entourage n`étaient pas d`accord. J`ai grandi en Malaisie. A l`école, la langue officielle était le malais mais comme je viens d`une famille d`origine chinoise, à la maison je parlais chinois.

Il se trouve que la langue est très politisée en Malaisie et écrire en malais aurait affiché une certaine fidélité envers le nationalisme ou bien l`inverse avec le chinois. L`anglais me donnait non seulement une liberté de langage mais aussi une liberté d`esprit. J`étais libre de faire mon enquête de tout ce qui m`intéressait comme la vie politique, les problèmes sociaux, les divisions entre les différents groupes ethniques (notamment entre les Malais et les Chinois, les communistes et les nationalistes) ainsi que tous les problèmes qui subsistent encore aujourd`hui en Malaisie.


Vous dites avoir écrit ce roman en Angleterre mais avez-vous tout de même eu besoin de revenir sur les lieux pendant l`écriture du roman ? le portrait que vous faites de la ville de Jakarta est saisissant !

J`ai voyagé en Indonésie toute ma vie mais pour l`écriture de ce roman j`ai décidé de ne pas y revenir. Comme toute l`histoire est vue à travers les yeux d`un adolescent, je voulais garder cet esprit-là en n`utilisant que mes souvenirs d`enfant.
Pour ce portrait de Jakarta, je voulais garder cette ambiance de quelqu`un qui vient d`arriver dans une ville immense et dangereuse pour la première fois. Visiter Jakarta aujourd`hui aurait probablement changé la terrible impression que m`avait laissée ma première visite de la ville.
Et c`est vrai que quand je suis retourné à Jakarta après l`écriture du livre, toute la menace que j`avais ressentie n`existait plus. La ville me semblait un peu plus banale.


Que pensez-vous du projet de votre personnage Din qui est d`écrire une histoire de l`Asie du Sud-Est par des gens du Sud-Est ? Ce personnage de nationaliste fait figure de méchant dans le roman alors que son projet semble assez noble au départ…

Le but des nationalistes est devenu très flou mais au départ il était très clair : reprendre l`histoire de leur propre pays par eux-mêmes, ce qui est un projet assez admirable. Après, ils ont perdu ce but malgré ces bonnes intentions de départ.
C`est une question que je me pose souvent avec d`autres amis écrivains asiatiques : Qu`est-ce que nous faisons en écrivains nos livres et nos histoires ? Quelque part il s`agit de revendiquer cet héritage. En Angleterre on pense à l`Asie du Sud-Est comme à celle des « années de gloire » (c`est-à-dire celle des années 1930-1940). On pense que la Malaisie est un pays plutôt doux qui possède de très beaux paysages et dont la population est assez soumise. Ce n`est évidemment pas du tout le cas. Juste après l`Indépendance on a cassé le pays en deux et créé des problèmes qui subsistent aujourd`hui. Moi en tant que romancier malaisien, c`est mon rôle de reprendre cette histoire et de la réécrire de la manière la plus authentique, la plus réelle qui soit.
Mais ce que Din fait dans mon roman, c`est un peu ce que font quelques écrivains asiatiques : en voulant êtres très nationalistes, ils occultent également toute une partie de l`Histoire ! Dans leurs romans tout se passe bien et il n`y a jamais de problèmes. Ils présentent d`autres clichés, même s`ils sont vus par des yeux asiatiques.


Pouvez-vous nous parler de l`accueil de vos romans en Malaisie ?

Ce qui m`a fait plaisir avec le premier livre, c`est qu`il a déclenché un débat qui n`existait pas auparavant ou qui restait confiné à quelques écrivains et intellectuels. Le roman a déclenché un vrai débat sur le rôle de la littérature et de l`écrivain en Malaisie.


Aviez-vous une pression après le succès de ce premier roman ?

Oui, même si la pression n`était pas au niveau commercial. J`avais la pression d`écrire de meilleures choses, d`aller encore plus profondément dans la fiction, de casser des frontières… Ça, c`est un défi énorme !
Le premier roman, on l`écrit dans l`obscurité et dans le calme. Il y a une sorte d`innocence. Pour le deuxième, c`est impossible d`oublier que le livre sera critiqué et qu`énormément de gens vont s`impliquer dans sa production... J`essaie de garder cet état d`innocence ou en tout cas de créer une illusion d`innocence. J`essaie de ne plus lire les critiques, surtout en Malaisie. Les critiques ne changent pas tant de choses pour moi qui suis passionné par la langue, par l`art du romancier et qui ne vis que pour ça. Je suis toujours le même écrivain après une bonne critique.


Votre roman s`ouvre sur une citation de Rimbaud. Peut-on y voir un hommage à la littérature française ou à la langue française que vous parlez parfaitement ?

Je viens souvent en France, c`est un pays que j`ai toujours trouvé intéressant, notamment pour le respect dont le pays témoigne auprès des écrivains et des intellectuels. En Angleterre, pays où je vis actuellement, on ne peut pas dire que la figure de l`intellectuel soit méprisée mais il me semble qu`elle y est tout de même moins respectée qu`en France car les anglais ne prennent jamais rien au sérieux, ni l`écrivain, ni l`intellectuel ni eux-mêmes.


Et que pensez-vous de la littérature britannique contemporaine ?

Je trouve que la littérature britannique a été enrichie depuis quelques années par les auteurs qui ont des racines extérieures, notamment indiennes ou indonésiennes. Même s`ils s`expriment en anglais ces auteurs n`ont pas l`esprit anglais et cette rencontre de deux cultures donne un résultat très intéressant.




Tash Aw et ses lectures


Quel est le livre qui vous a donné envie d`écrire ?

Il y en a plusieurs mais j`ai été très influencé par les auteurs américains et plus particulièrement William Faulkner et John Steinbeck mais si je devais citer un seul livre je dirais Moby Dick d`Herman Melville. C`est un livre qui est tellement imprévisible et bouleversant. A chaque chapitre on se retrouve dans un monde différent.
Quand j`ai commencé à écrire sérieusement à la fac, j`étais peut-être un peu plus influencé par les auteurs européens du 19ème siècle comme Gustave Flaubert dont j`aime beaucoup la prose. Il a une capacité extraordinaire à transformer quelque chose de complètement banal en quelque chose d`éminemment littéraire.


Quel est l`auteur qui vous a donné envie d`arrêter d`écrire (par ses qualités exceptionnelles...) ?

Il m`arrive de relire trois ou quatre chapitres de La guerre et la paix de temps en temps. A chaque fois je me demande s`il est possible de faire ne serait-ce qu`un tiers de ce qu`a fait Léon Tolstoï !


Quelle est votre première grande découverte littéraire ?

Ma première grande découverte littéraire, ce fut les auteurs américains quand j`étais adolescent. Avant de lire Faulkner, j`avais lu Ernest Hemingway vers mes 13 ou 14 ans et ça a été un vrai déclencheur, une vraie source d`inspiration


Quel est le livre que vous avez relu le plus souvent ?

J`ai souvent relu Moby Dick ou Guerre et Paix mais je relis également beaucoup de nouvelles. Je pense par exemple à Un cœur simple de Gustave Flaubert, une nouvelle si dense et d`une telle richesse que j`ai d`ailleurs du mal à penser à ce texte comme étant une simple nouvelle.


Quel est le livre que vous avez honte de ne pas avoir lu ?

Ulysse de James Joyce. C`est un livre qui m`a complètement vaincu ! J`aimerais aimer ce livre, vraiment, mais pour l`instant ce n`est pas le cas et, de fait, je n`arrive pas à aller au bout. Pour l`instant on n`est pas très amis, ce livre et moi !
Il faut un rapport particulier et parfois un contexte pour entrer véritablement dans un livre et pour l`instant je n`ai pas réussi à franchir le cap pour Ulysse.


Quelle est la perle méconnue que vous souhaiteriez faire découvrir à nos lecteurs ?

Quand j`étais adolescent, Albert Camus était très connu et influent en Angleterre. J`ai l`impression qu`aujourd`hui les anglais se détachent un peu de lui. Je ne sais pas quelle est la situation en France mais il me semble tout de même que l`on est un peu plus intéressé par Jean-Paul Sartre que par Camus et je trouve cela un peu dommage. Alors ce n`est pas tout à fait une perle méconnue mais j`aurais aimé qu`on s`intéresse un peu plus à Camus qui reste un très grand écrivain.
Sinon il y a un petit live que j`adore même si les nombreux clichés qu`on y trouve n`en font pas forcément un bon livre. C`est en tout cas l`un des premiers livres sur la Malaisie vue par un européen que j`ai lu et je l`ai tout de suite trouvé fascinant ! Pour un lecteur français, cela peut-être très intéressant malgré les clichés ethniques car on peut y voir comment le monde a changé. C`est "Malaisie" de Henri Fauconnier. Le livre a eu le Goncourt en 1930. Il avait donc été très bien reçu à l`époque.

D`une manière générale je pense qu`il y a des livres désagréables qu`il faut tout de même faire l`effort de lire, juste pour faire travailler le cerveau et pour voir s`il on est d`accord avec un point de vue.


Quel est le classique de la littérature dont vous trouvez la réputation surfaite ?

Alors ça c`est très clair pour moi c`est Tess d`Urberville de Thomas Hardy ! C`est un livre que je déteste à tous points de vue alors qu`il est très apprécié en Angleterre. Moi je trouve que c`est un livre très sentimental et peu sophistiqué.


Avez-vous une citation fétiche issue de la littérature ?

Alors ce n`est pas tout à fait une citation mais j`aime beaucoup le titre d`une nouvelle du XVIIIème siècle : « Point de lendemain » de Dominique Vivant Denon ! C`est un superbe titre de nouvelle !


Et en ce moment que lisez-vous ?

Je suis en train de finir mon troisième roman alors je n`en lis aucun autre en ce moment !



Découvrez "La carte du monde invisible" de Tash Aw aux éditions Robbert Laffont!


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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
carre   24 avril 2019
Un milliardaire cinq étoiles de Tash Aw
Dans cette entreprise qu'est la vie, chaque épisode est une épreuve, et chaque rencontre avec un être humain, une leçon. Observez, et apprenez.
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Cath36   03 avril 2012
La carte du monde invisible de Tash Aw
Une vie entière passée en Asie lui avait appris à reculer pour mieux obtenir ce qu'elle voulait : si on insistait trop, on provoquait de la gêne, or la gêne conduisait au refus, et le refus en Asie était irréversible, car changer d'avis équivalait à perdre la face, en d'autres termes : être humilié. C'est pourquoi il ne fallait jamais être trop (ouvertement) pressant ; ne jamais insister, toujours suggérer. déchiffrer le langage du corps. Sourire. S'incliner. Ne pas réagir avec excès. Se montrer humble. Reconnaître le fait qu'on est étranger.
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kathel   16 février 2012
La carte du monde invisible de Tash Aw
De temps en temps, très rarement, il entrevoit une seule et unique image, qui brille comme un éclair lointain pendant quelques secondes : de la mousse noire sur un mur de béton nu, des éraflures sur les pieds d’un bureau en bois, le plafond d’une longue pièce sombre, un morceau de toile, une table au plateau tellement criblé de piqûres de vers qu’en passant les doigts dessus il a l’impression de ne sentir que des trous, rien de solide. Il y a également des bruits. La pluie qui crépite sur un toit en zinc, comme des clous dans une boîte de conserve géante. Et un drôle de murmure, un bourdonnement monotone de voix chuchotantes dont il ne distingue que les sifflantes de s entremêlés de ch, lui évoquant un grand chœur réclamant le silence.
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Sachenka   22 mai 2019
La carte du monde invisible de Tash Aw
«Surtout, ne te fie jamais à ta mémoire, lui disait sa mère. Elle ne te donne jamais ce que tu veux. Quand tu fais appel à elle dans l'espoir d'un réconfort, tu n'obtiens que de la souffrance. Et quand tu as besoin de t'en servir comme d'une bibliothèque, juste pour y rechercher des informations, elle est toujours vide. Contente-toi de tout laisser derrière toi, et concentre-toi sur le présent.»
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calypso   25 octobre 2017
La carte du monde invisible de Tash Aw
Adam, qui est venu vivre dans cette maison à l’âge de cinq ans avec Karl, en a seize aujourd’hui. Et il ne lui reste aucun souvenir de sa vie avant son arrivée ici.

Parfois la nuit il se réveille en sursaut, avec la désagréable sensation de contempler un vide gigantesque, un trou qui ressemble à un vaste gouffre sans fond, prêt à l’engloutir. Cette peur d’être aspiré par le néant agit sur lui comme un électrochoc, le tirant de son sommeil. Impossible, pour lui, de se remémorer des scènes de son enfance, pas même quand il ferme les yeux et essaie de les recréer dans son esprit. C’est dans ce laps de temps, entre la veille et le sommeil, une fois la tête posée sur l’oreiller, qu’il laisse vaguer son esprit, dans l’espoir que cette, enfin, sa vie passée jaillira par les brèches de sa mémoire, pour remplir ses rêves, telle une crue chaude aux flots tourbillonnants, chargés de souvenirs. Mais cette illumination ne se produit jamais, et ses nuits demeurent comme un tableau noir sur lequel on aurait tout effacé.
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