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Note moyenne 4.33 /5 (sur 123 notes)

Biographie :

Anthropologue, auteur, cinéaste ; née et élevée à Toronto, a fait de nombreuses recherches pour des ouvrages traitant de la vie américaine. Pieds nus sur la terre sacrée est son premier livre. Dans un second ouvrage, publié au Canada et aux Etats-Unis, elle présente l'oeuvre de E. S. Curtis sur lequel elle a réalisé un film pour la télévision américaine. E. S

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Citations et extraits (72) Voir plus Ajouter une citation
meyeleb   13 novembre 2011
Pieds nus sur la terre sacrée de Teresa Carolyn McLuhan
Enfant, je savais donner. J'ai perdu cette grâce en devenant civilisé. Je menais une existence naturelle, alors qu'aujourd'hui je vis de l'artificiel. Le moindre joli caillou avait de la valeur à mes yeux. Chaque arbre était un objet de respect. Aujourd'hui, j'admire avec l'homme blanc un paysage peint dont la valeur est exprimée en dollars
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meyeleb   13 novembre 2011
Pieds nus sur la terre sacrée de Teresa Carolyn McLuhan
Vous avez remarqué que toute chose faite par un indien est dans un cercle. Nos tipis étaient ronds comme des nids d'oiseaux et toujours disposés en cercle. Il en est ainsi parce que le pouvoir de l'Univers agit selon des cercles et que toute chose tend à être ronde. Dans l'ancien temps, lorsque nous étions un peuple fort et heureux, tout notre pouvoir venait du cercle sacré de la nation, et tant qu'il ne fut pas brisé.



Tout ce que fait le pouvoir de l'Univers se fait dans un cercle. Le ciel est rond et j'ai entendu dire que la terre est ronde comme une balle et que toutes les étoiles le sont aussi. Les oiseaux font leur nid en cercle parce qu'ils ont la même religion que nous. Le soleil s'élève et redescend dans un cercle, la lune fait de même, et tous deux sont ronds.



Même les saisons forment un grand cercle dans leurs changements et reviennent toujours là où elles étaient. La vie de l'homme est dans un cercle de l'enfance jusqu'à l'enfance, et ainsi en est-il pour chaque chose où l'énergie se meut.
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meyeleb   13 novembre 2011
Pieds nus sur la terre sacrée de Teresa Carolyn McLuhan
Saviez-vous que les arbres parlent? Ils le font pourtant ! Ils se parlent entre eux et vous parleront si vous écoutez. L'ennui avec les Blancs, c'est qu'ils n'écoutent pas ! Ils n'ont jamais écouté les Indiens, aussi je suppose qu'ils n'écouteront pas non plus les autres voix de la nature.
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meyeleb   13 novembre 2011
Pieds nus sur la terre sacrée de Teresa Carolyn McLuhan
L'homme blanc, dans son indifférence pour la signification de la nature, a profané la face de notre Mère la Terre. L'avance technologique de l'homme blanc s'est révélée comme une conséquence de son manque d'intérêt pour la voie spirituelle, et pour la signification de tout ce qui vit. L'appétit de l'homme blanc pour la possession matérielle et le pouvoir l'a aveuglé sur le mal qu'il a causé à notre Mère la Terre, dans sa recherche de ce qu'il appelle les ressources naturelles.
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patrick75   10 juillet 2014
Pieds nus sur la terre sacrée: (Extraits I, II) de Teresa Carolyn McLuhan
Le vieux Lacotas était un sage. Il savait que le coeur de l'homme éloigné de la nature devient dur; il savait que l'oubli du respect dû à ce qui pousse et à ce qui vit amène également à ne plus respecter l'homme. Aussi maintenait-il les jeunes gens sous la douce influence de la nature.
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PaulPujol   15 novembre 2011
Pieds nus sur la terre sacrée de Teresa Carolyn McLuhan
Tout chaman, ou saint homme a son chant propre qu'il entonne pour appeler

les esprits alliés. Voici le chant d'Uvavnuk, une femme chaman Eskimo.

Elle y célèbre sa joie d'être transportée par la nature. « Pour les Indiens »,

écrit Nathalie Curtis dans « The Indian's Book », « le chant est le souffle de l'esprit qui consacre l'acte d'exister. »



La grande mer



A rompu mes amarres



Elle m'emporte



Comme la semence dans la grande rivière



La terre et les tempêtes



Me transportent



M'ont entraînées au loin



M'animant d'une joie profonde.

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patrick75   12 juillet 2014
Pieds nus sur la terre sacrée: (Extraits I, II) de Teresa Carolyn McLuhan
Leurs sages nous conseillaient d'adopter leur religion mais nous découvrîmes vite qu'il en existait un grand nombre. Nous ne pouvions les comprendre et deux hommes blancs étaient rarement d'accord sur celle qu'il fallait prendre. Cela nous gêna beaucoup jusqu'au jour où nous comprîmes que l'homme blanc ne prenait pas plus sa religion au sérieux que ses lois; il les gardait à portée de la main, comme des instruments, pour les employer à sa guise dans ses rapports avec les étrangers. Nous en usions autrement. Nous conservions les lois que nous avions faites et nous vivions notre religion. Nous n'avons jamais pu comprendre l'homme blanc; il ne trompe personne d'autre que lui-même.
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volubilae   18 janvier 2017
Pieds nus sur la terre sacrée de Teresa Carolyn McLuhan
"Je tiens à ce que tous sachent que je n'ai pas l'intention de vendre une seule parcelle de nos terres; je ne veux pas non plus que les Blancs coupent nos arbres le long des rivières; je tiens beaucoup aux chênes dont les fruit me plaisent tout spécialement. J'aime à observer les glands parce qu'ils endurent les tempêtes hivernales et la chaleur de l’été, et - comme nous-mêmes - semblent s'épanouir par elles. "

Tatanka Yotanka

ou Sitting Bull,

guerrier sioux.
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simonetgreg   13 avril 2015
Pieds nus sur la terre sacrée de Teresa Carolyn McLuhan
Le cœur de l'homme éloigné de la nature devient dur ; [...] l'oubli du respect dû à ce qui pousse et à ce qui vit amène également à ne plus respecter l'homme.
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Danieljean   01 février 2020
Pieds nus sur la terre sacrée de Teresa Carolyn McLuhan
"Les Blancs se moquent de la terre, du daim ou de l'ours. Lorsque nous, Indiens, cherchons les racines, nous faisons de petits trous. Lorsque nous édifions nos tipis, nous faisons de petits trous. Nous n'utilisons que le bois mort.

L'homme blanc, lui, retourne le sol, abat les arbres, détruit tout. L'arbre dit « Arrête, je suis blessé, ne me fais pas mal ». Mais il l'abat et le débite. L'esprit de la terre le hait. Il arrache les arbres et les ébranle jusqu'à leurs racines. Il scie les arbres. Cela leur fait mal. Les Indiens ne font jamais de mal, alors que l'homme blanc démolit tout. Il fait exploser les rochers et les laisse épars sur le sol. La roche dit « Arrête, tu me fais mal ». Mais l'homme blanc n'y fait pas attention. Quand les Indiens utilisent les pierres, ils les prennent petites et rondes pour y faire leur feu... Comment l'esprit de la terre pourrait-il aimer l'homme blanc?... Partout où il la touche, il y laisse une plaie."



Vieille sage Wintu (Indiens de Californie)
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