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3.78/5 (sur 397 notes)

Nationalité : Viêt Nam
Né(e) à : Hué , 1962
Biographie :

Thanh-Van Tran-Nhut est née à Hué, au Vietnam, en 1962. Sa sœur Kim naît l’année suivante.

Elles suivent leurs parents qui s’installent aux Etats-Unis en 1968, puis en France en 1971.

Après le baccalauréat, leur chemin se sépare. Kim fait des études de physique en France, tandis que Thanh-Van repart aux Etats-Unis.

Quelques années plus tard, Thanh-Van revient en France avec un diplôme d’ingénieur en mécanique du California Institute of Technology.

En 1999, les deux sœurs se lancent dans l’écriture des aventures du mandarin Tan. Elles en écrivent les trois premiers volumes à quatre mains, puis Thanh-Van continue les aventures du mandarin en solo à partir du quatrième volume.

La suite des enquêtes est aussi l'œuvre de Thanh-Van : L'Esprit de la renarde paraît en septembre 2005, Les Travers du docteur Porc en janvier 2007.

En 2009, deux nouveaux livres : Le Banquet de la Licorne, septième enquête du mandarin Tân (éditions Philippe Picquier), et Le Palais du Mandarin, un recueil de textes gourmands (NiL éditions).
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Source : www.editions-picquier.fr
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Thanh-Van TRAN-NHUT, invitée du Festival Rochefort Pacifique, présente son dernier roman KAWEKAWEAU


Citations et extraits (92) Voir plus Ajouter une citation
Le docteur Porc la dévisagea, imperturbable. Elle n'avait pas pris de rendez-vous et se permettait d'entrer sans frapper. Ce comportement cavalier était habituel chez les personnes âgées : elles avaient autant de respect que de cheveux noirs sur le crâne.
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La mer parcourue d’ondes profondes
Reflète l’ordre du monde
Et chaque homme est une lame
Qui y naît et y disparaît.

(page 7).
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Personne ne devrait être tenu pour responsable des actions de ses parents.
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Par l'ouverture, il ajouta une pincée de sel et de poivre, puis porta l’œuf à sa bouche. La consistance soyeuse du contenu qui coula dans sa gorge lui tira un grognement de satisfaction. C'était doux et croquant à la fois, il y avait de la chair et des os, des plumes et du suc. Une merveille.
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J'ai l'impression qu'il regarde toujours par-dessus mon épaule, comme un écolier qui épie son voisin. Il va sûrement faire un rapport sur moi à son seigneur et maître, qui informera l'Empereur de mes méthodes.
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Réveillés pour perdre aussitôt la face, le Général et ses deux Aides de Camp se tenaient recroquevillés, réduits à leur plus simple expression. Le conseiller grinça des dents. Il ne faudrait plus que ce genre de mésaventure se reproduise, sous peine de les traumatiser durablement.

(expression très imagée des « bijoux de famille » du conseiller).
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Poussée par le vent comme une feuille de bambou desséchée, la nonne Contemplation Retenue avançait péniblement sur la route qui menait à Faifo. Les arbres ployés, plus torturés que mille âmes en peine, la suivaient de leurs plaintes presque humaines. Depuis l’aube, elle caracolait seule sur le chemin, sa robe soulevée parfois par des rafales violentes qui exposaient des mollets maigres de végétarienne. Sa tête rase, lisse comme les billes de son collier de prière, ne laissait que peu de prise au vent, mais sa progression était rendue difficile par les tourbillons de poussière qui naissaient par vagues avant de se dissoudre dans les nuées. Inquiète, elle huma l’air chargé d’humidité. Pourvu qu’elle parvienne au monastère avant la pluie ! Il ne ferait pas bon s’embourber en pleine forêt, si tôt le matin. Pour se donner du courage, Contemplation Retenue s’imagina arrivée à la pagode, accueillie par ses consœurs comme une voyageuse venue de loin. Et elle en avait couvert du chemin pour revenir au pays ! Le Cambodge, avec ses stûpas enchâssés dans la jungle luxuriante, n’était plus qu’un souvenir de pierre et d’émeraude noyé dans le rouge sang de la terre khmère. Maintenant, à soixante ans révolus, elle foulait de nouveau le sol de son pays, le Dai-Viêt qu’elle avait quitté quarante ans plus tôt, attirée par la restauration du site d’Angkor. C’était une entreprise monumentale qui avait suscité la curiosité de la communauté bouddhiste dans toute la région. Moines du Siam, bonzesses d’Arakan avaient convergé vers la cité religieuse enfouie que le roi du Cambodge entendait ressusciter. Arraché à la féroce étreinte végétale, un complexe de temples en grès sombre traversés de galeries aux bas-reliefs mythiques avait fini par surgir, se dévoilant dans sa splendeur passée. Des centaines d’immenses visages mangés d’une lèpre de lichen surplombaient une terrasse où une scène de chasse avait été gelée dans la pierre. Processions d’éléphants montés par des princes et des serviteurs coupant à travers l’épaisseur d’une jungle minérale ? Figures du bodhisattva Avalokitesvara souriant énigmatiquement devant une expédition d’un roi d’antan ? Contemplation Retenue soupira. C’était une aventure qui lui avait assurément beaucoup apporté au niveau spirituel, mais à présent, les os rompus et les orteils usés, elle n’aspirait plus qu’au repos.
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- Par les démons accroupis la-bas sur les montagnes, je jurerais avoir avalé des couleuvres qui font des nœuds dans mon ventre ! s'écria le mandarin Tan en desserrant la ceinture de sa robe.
il se pencha vivement par-dessus le petit bateau en prévision d'une remontée inopinée du récent festin.
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Les femmes étaient extraordinaires. Leur vanité n'avait d'égale que leur insatisfaction. Les grasses convoitaient des jambes de biche, les maigres une poitrine d'eunuque, les vieilles une croupe d'homosexuel.
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Les parents en fin de vie étaient décidément difficiles à supporter. (...) Quoi qu'il arrive, il n'était pas question d'abandonner ses géniteurs, en vertu du confucianisme qui exigeait un dévouement total à ses parents. C'était compréhensible au vu des sacrifices qu'ils avaient consentis pour vous élever, mais cela pouvait devenir assez pénible.
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