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Note moyenne 3.79 /5 (sur 131 notes)

Nationalité : Allemagne
Né(e) à : Neuruppin , le 30/12/1819
Mort(e) à : Berlin , le 20/09/1898
Biographie :

Issu d'une famille de huguenots français ayant fui la France après la révocation de l’Édit de Nantes, Theodor Fontane est un écrivain allemand qui a célébré dans ses écrits le charme du Brandebourg provincial.

C'est l'un des principaux représentants allemands du réalisme en littérature. Son talent se révèle surtout dans l'art de restituer les conversations privées (causeries) où les personnages de ses romans, tout en respectant les conventions sociales, dévoilent malgré eux leurs propres penchants et leurs ambitions personnelles.

Très jeune, il commence à écrire: il n'a que vingt ans quand ses premiers poèmes sont publiés. Dans des vers qu'il reniera plus tard, il chante la liberté, les vertus populaires et dénonce les méfaits de la classe aristocratique. Plus tard, au sein d'un cercle littéraire nommé "Le Tunnel sur la Spree", consacrée aux oeuvres humoristiques, il composera des balades patriotiques.
C'est dans les vingt dernières années de sa vie qu'il compose les dix-sept romans et nouvelles qui fondent sa réputation. Effi Briest, le seul de ses romans qui rencontra un grand succès de son vivant, est publié en 1895.

Effi Briest a été adapté au cinéma en 1974, réalisé par Rainer Werner Fassbinder, avec Hanna Schygulla et Wolfgang Schenck.

Günter Grass a fait de lui le personnage principal (personnage tant réel qu'imaginaire) de son roman "Toute une histoire".

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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
ventrebleu   14 octobre 2019
Le Stechlin de Theodor Fontane
[Dialogue en Dubslav et sa sœur Adelheid à propos de Mélusine que les deux ne connaissent pas encore mais soupçonnent sans le dire qu'elle sera la future bru de Dubslav:]

Adelheid: - Et je parierais bien que cette Mélusine fume aussi.

Dubslav: - Eh, pourquoi pas? Tu égorges bien les oies. Pourquoi Mélusine ne fumerait-elle pas?

- Parce que fumer est une affaire d'hommes.

- Et égorger des volatiles est une affaire de femmes... Ah, Adelheid, nous ne pourrons jamais être d'accord sur ce point. Je passe pour être passablement vieux jeu, mais toi, tu ressortis à la paléontologie.

- Je ne comprends pas ce mot, et je souhaite que ce ne soit pas une chose dont tu aies à rougir. Il est assez curieux à entendre. Mais je sais que tu aimes ces choses-là, et tu aimes aussi, certainement (et cela te donne des idées), le nom de Mélusine.

- Oui, c'est vrai,.

- Je le pensais bien.
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Woland   23 juin 2012
Effi Briest de Theodor Fontane
[...] ... - " ... Mais alors, [dit Wüllersdorf], "si tel est votre point de vue, si vous me dites : "J'aime tellement cette femme que je puis tout lui pardonner", et si nous ajoutons que tout cela remonte à une époque tellement lointaine que cela semble s'être passé sur une autre planète, s'il en est ainsi, Innstetten, je vous le demande, à quoi bon [ce duel] ?



- Parce qu'il le faut cependant. J'y ai mûrement réfléchi. L'homme n'est pas un isolé ; il appartient à un ensemble, et il faut prendre constamment en considération cet ensemble, nous dépendons absolument de lui. S'il s'agissait de vivre dans la solitude, je pourrais laisser aller les choses, je porterais mon fardeau, mon vrai bonheur serait évanoui, mais il en est tant qui vivent sans ce vrai bonheur ! je devrais faire comme eux - et je le pourrais. On n'a pas besoin d'être heureux, personne n'a droit au bonheur et il n'est pas nécessaire de rayer de l'univers celui qui vous vole votre bonheur. On peut le laisser courir, si on veut continuer à vivre hors du monde. Mais la vie en commun avec les hommes a formé quelque chose qui existe et d'après les prescriptions de quoi nous sommes habitués à tout juger, les autres et nous-mêmes. S'insurger là contre est impossible ; la société nous mépriserait, nous nous mépriserions nous-mêmes, nous ne pourrions le supporter et nous nous enverrions une balle dans la tête. Pardonnez-moi de vous faire un sermon qui, finalement, ne dit rien d'autre que ce que chacun s'est dit déjà cent fois à lui-même. Mais qui trouverait à dire du nouveau ? Ainsi donc, encore une fois, il ne s'agit pas de haine ni de rien d'analogue, et ce n'est pas pour une question de bonheur volé que je voudrais tacher de sang mes mains ; mais il s'agit, si vous voulez, de ce quelque chose de social et de tyrannique qui ne s'inquiète ni du charme, ni de l'amour, ni de savoir s'il y a prescription. Je n'ai pas le choix. Il le faut. ... "[...]
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Taraxacum   02 septembre 2015
Le comte Petofy de Theodor Fontane
-Il est vieux et voudrait bien être jeune, il joue l'homme du monde et n'est en réalité qu'un Viennois, et, troisième et dernière chose, il croit que toutes les femmes sont folles de lui, et en réalité, il est tout simplement mené par le bout du nez.

- Donc, il ne te plaît pas ?

-Oh si. Il me plaît cependant.

-Un fat ne saurait plaire.

-Il n'est pas non plus un fat. Parfois il en est bien près, ou même il l'est tout à fait. Car il a toutes les extravagances d'un vieux célibataire et d'un fanatique du théâtre. Mais, en tout dernier lieu, il est cependant différent. Je crois qu'il a un très bon et brave coeur, et même un noble coeur.
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Wilkinson   02 février 2013
Madame Jenny Treibel de Theodor Fontane
"Tu ne sais pas quel trésor est la jeunesse et comme les sentiments purs, qu'aucun souffle grossier n'a encore ternis, sont et demeurent ce que nous avons de meilleur."
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Wilkinson   18 août 2012
Effi Briest de Theodor Fontane
"Tout ce qui doit nous faire plaisir est lié au temps et aux circonstances, et ce qui aujourd'hui représente un bonheur est sans valeur demain."
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Woland   23 juin 2012
Effi Briest de Theodor Fontane
[...] ... - "Eh bien, Effi, tu ne dis rien. Tu n'es pas rayonnante, tu n'as pas envie de rire. [Ton fiancé] dont les lettres ont toujours tant de verve et d'intérêt, sans jamais prendre un ton paternel.



- Je ne l'admettrais pas. Il a son âge et j'ai ma jeunesse. Je le menacerais du doigt et je lui dirais : "Geert, songe à ce qui vaut le mieux."



- Et alors, il te répondrait : "Ce que tu as, c'est cela qui vaut le mieux." Car il n'a pas seulement de la délicatesse et du savoir-vivre, mais il est juste compréhensif et il sait très bien ce que jeunesse veut dire. Il s'en imprègne, il s'y adapte, et s'il reste le même dans le mariage, vous serez un ménage modèle.



- Je le crois aussi, maman. Mais - j'ai presque honte à le dire - je ne suis pas très en faveur de ce qu'on appelle un ménage modèle.



- C'est tout-à-fait toi. Mais, dis-moi - en faveur de quoi es-tu au fond ?



- Je suis ... eh ! bien, je suis pour l'égalité et naturellement aussi pour la tendresse et pour l'amour. Et si l'amour et la tendresse ne sont pas possibles, parce que, comme dit papa, l'amour, c'est "des histoires" (ce que je ne crois pas, d'ailleurs) eh bien alors, je suis pour la richesse et pour une maison chic, très chic, où le prince Frédéric-Charles viendrait chasser l'élan ou le coq de bruyère, où l'Empereur ferait avancer sa voiture avec un mot aimable pour les dames et pour les enfants. Et quand nous serons à Berlin, alors je serais pour les bals de la Cour et les galas à l'Opéra, toujours tout contre la grande loge centrale.



- Est-ce que tu dis cela uniquement par orgueil et par caprice ?



- Non, maman, c'est très sérieux. D'abord il y a l'amour, mais, tout de suite après, la gloire et les honneurs, ensuite les distractions - toujours quelque chose de nouveau, qui me fasse rire ou pleurer. Ce que je ne puis supporter, c'est l'ennui." ... [...]
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horline   17 juillet 2012
Madame Jenny Treibel de Theodor Fontane
Mais il y a recevoir et recevoir. Recevoir en société, cela marche un temps ; mais recevoir dans sa famille pour le reste de sa vie, cela ne marche plus. Car on peut entrer dans une famille ducale, mais on n’entre pas dans une famille bourgeoise.
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Aventine   31 décembre 2016
Effi Briest de Theodor Fontane
Seules les choses les plus élégantes lui plaisaient, et si elle ne pouvait se procurer ce qu'il y avait de mieux, elle renonçait aux objets de second choix, parce que cette qualité seconde n'avait pour elle plus d'intérêt. Elle était capable de se priver, là-dessus sa mère avait raison, et dans cette facilité de renoncement il y avait comme un manque d'exigence ; mais si par extraordinaire, il s'agissait de posséder vraiment quelque chose, alors il fallait que ce quelque chose fût absolument original. Et c'est là que son exigence se manifestait.

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Gabriest   29 juin 2013
Effi Briest de Theodor Fontane
" [...] Quand on va jusqu'au bout des choses, on exagère et on récolte le ridicule. Pas de doute. Mais où cela commence-t-il ? Où est la limite ? Au bout de dix ans, le duel s'impose encore, c'est ce qu'on appelle l'honneur, mais au bout de onze ans, peut-être dix et demi, cela devient absurde. La limite, la limite ! Y est-elle ? L'avais-je déjà franchie ? Quand je revois son dernier regard, résigné, et souriant dans sa misère, je sais qu'il voulait dire : "Instetten, toujours à cheval sur un principe... Vous pouviez m'épargner cela, et à vous-même aussi." Et il avait peut-être raison. C'est ce que me dit à peu près ma conscience. Oui, si j'avais été animé d'une haine mortelle, si j'avais eu un profond désir de vengeance... La vengeance c'est pas belle, mais c'est quelque chose d'humain, elle a un droit naturel. Mais tout cela n'a été qu'une histoire montée de toutes pièces, une demi-comédie, pour l'amour d'une idée."
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Tandarica   15 mars 2015
Ellernklipp, la roche maudite de Theodor Fontane
Dans cette détresse et ce dénouement, elle était vouée à périr si la comtesse n'eût pas été là.
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