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Note moyenne 3.76 /5 (sur 529 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 05/02/1965
Biographie :

Theresa Révay est une écrivaine et traductrice française.

Après des études de lettres, elle s'oriente vers la traduction de romans anglo-saxons et allemands.

Son premier roman historique, "Valentine ou le Temps des adieux", paraît aux éditions Belfond en 2002, suivi en 2005 de "Livia Grandi ou le Souffle du destin", pour lequel elle sera finaliste du prix des Deux-Magots 2006 et son troisième en 2008, "La Louve blanche".

Elle reçoit le prix Historia du roman historique en 2014 pour "L'Autre rive du Bosphore", paru en 2013, une fresque qui a pour cadre Istanbul en 1918.

Son roman, "La vie ne danse qu'un instant" (2017), obtient le prix Simone Veil 2017.

Traduite dans de nombreux pays, dont l'Allemagne et l'Italie, elle s'impose aujourd'hui comme l'une des romancières majeures de grandes fresques historiques.
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Découvrez l'émission intégrale ici : https://www.web-tv-culture.com/emission/theresa-revay-la-course-parfaite-53094.html Depuis vingt ans, Theresa Révay s'est imposé comme un auteur majeur fédérant autour d'elle un public fidèle et enthousiaste, friand de ces romans historiques dans lesquels elle raconte les 50 premières années du XXème siècle. Depuis « Valentine ou le temps des adieux » à « La nuit du premier jour », ce ne sont pas moins de huit titres qui font de Theresa Révay une digne héritière d'Henri Troyat ou de Maurice Druon. Emportés par le vent de l'Histoire, les personnages qu'elle invente nous entrainent aux quatre coins du monde et nous font vivre leur passion, dans des décors et des ambiances parfaitement reconstitués, avec un souffle romanesque qui ne trahit en rien une belle qualité d'écriture. Quant à la précision historique, fruit de recherches de longue haleine qui caractérise le travail de Theresa Révay, elle est reconnue par les spécialistes des périodes dans lesquelles elle place ses intrigues. On ne s'étonnera pas ainsi que la romancière ait reçu le prix Historia en 2014 pour son livre « L'autre rive du Bosphore ». Romancière jusqu'au bout des ongles, Theresa Révay ne s'était jamais aventuré dans la biographie, même si l'envie n'était pas loin. Mais le hasard fait parfois bien les choses. Pour l'écriture de son précédent roman, Theresa Révay côtoie dans ses recherches Nathalie Mathet dont le beau-père n'est autre que François Mathet, le célèbre entraineur hippique. A écouter la jeune femme lui confier des secrets de famille, la romancière se dit qu'il y a là matière à un nouveau livre. Voilà comment nait « La course parfaite » publié chez Tallandier. Né en 1908, engagé dans l'armée française en 1939 en tant qu'officier de cavalerie, assistant impuissant à la débâcle, François Mathet se fait un nom dans le monde des courses. Il a un don particulier pour comprendre les chevaux, les entrainer et leur faire gagner les plus grands prix. Veillant sur les chevaux de l'Aga Kahn ou de la famille Rotschild, il fut aussi celui qui entraina Yves Saint Martin sur la plus haute marche du podium, faisant de lui le plus célèbre jockey français. C'est l'histoire de cet homme discret, taiseux mais passionné et généreux que raconte Theresa Révay, l'histoire d'un homme qui se calque sur celle de son époque et que traversent les grandes personnalités d'alors. Une biographie passionnante qui ravira les passionnés de chevaux et de sports équestres mais aussi tout ceux qui s'intéressent aux destins exceptionnels liés à la grande Histoire. « La course parfaite, François Mathet, portrait du maitre entraineur » de Theresa Révay est publié chez Tallandier.

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Citations et extraits (186) Voir plus Ajouter une citation
ClaireG   10 avril 2017
La vie ne danse qu'un instant de Theresa Révay
Aux yeux d’Alice, le suicide n’était ni entaché de lâcheté ni d’un quelconque péché envers un Dieu omniscient. La vie n’était pas nécessairement une chose admirable. Dans certains cas, il y avait même une certaine grandeur à y renoncer.



P. 307
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ClaireG   07 avril 2017
La vie ne danse qu'un instant de Theresa Révay
Les fascistes vouaient un véritable culte à l’uniforme. Plus ces hommes étaient petits, obèses ou contrefaits, plus ils tenaient à un uniforme galonné pour se donner une stature. Le plus caricatural d’entre eux était sans aucun doute Göring dont les nombreuses médailles tintinnabulant sur sa poitrine annonçaient son passage aussi peu discrètement que les crotales des marchands ambulants sur la Corniche.



pp. 281-82

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nadejda   12 avril 2017
La vie ne danse qu'un instant de Theresa Révay
C'était des mots qui l'avaient décidé (à rejoindre la poignée d'hommes décidés à trahir et tenter de renverser Hitler), de simples mots qui avaient résonné en lui plus fortement encore que le goût de la vengeance, des mots prononcés pendant la guerre civile espagnole, un jour d'octobre 1936, par le recteur de l'université de Salamanque. Karlheinz voyait encore la frêle silhouette de Miguel de Unamuno se dresser dans l'amphithéâtre bondé de nationalistes vociférant leur amour de la mort en conspuant cet esprit libre. "Je viens d'entendre le cri nécrophile "Viva la muerte !" qui sonne à mes oreilles comme "À mort la vie !" s'était écrié le philosophe, avant d'ajouter : "Vous vaincrez mais vous ne convaincrez pas. Vous vaincrez parce que vous possédez une surabondance de force brutale, vous ne convaincrez pas parce que convaincre signifie persuader. Et pour persuader il vous faudrait avoir ce qui vous manque : la raison et le droit dans votre combat." Ses adversaires, fous de rage, avaient hurlé : "À mort l'intelligence !" À ce moment précis, Karlheinz avait choisi son camp. Comment peut-on insulter l'intelligence et rester vivant ? Il avait donc fait le choix de la vie, mais aussi de la raison et du droit, deux valeurs qu'il avait longtemps délaissées, tout entier consumé par sa haine du communisme et son mépris pour les démocraties corrompues. Des valeurs qui avait été celles de son père et qu'il lui avait fallu retrouver pour ne pas perdre son âme. p 372
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Mimeko   06 septembre 2015
L'autre rive du Bosphore de Theresa Révay
Les Turcs ne redoutaient pas le silence, n'aimant pas étouffer leurs pensées sous un flot de paroles inutiles. Cette introspection décontenançait parfois les étrangers qui avaient perdu, eux, l'intelligence de la patience.
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Annette55   20 août 2019
La vie ne danse qu'un instant de Theresa Révay
«  L’inattendu . C'était une chose qui l’avait tant séduite à Alexandrie .



Le fracas de ces existences qui arrivaient de partout, souvent voilées de malheur , mais animées par l'espérance d’une vie meilleure à l’abri de la pauvreté ou des persécutions.

Les Juifs Allemands, les Grecs de Smyrne , les Arméniens aux prunelles assombries où brillait encore l’effroi des routes de la mort, les Syriens descendus de leurs villages en costumes du pays dont les enfants parleraient français et refuseraient de se vêtir autrement qu’a la pointe de la mode occidentale.

En remontant les siècles , on pouvait même discerner les aspirations des Romains, des Hellènes ou des Phéniciens ..... »
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Mimeko   07 septembre 2015
L'autre rive du Bosphore de Theresa Révay
Le peuple est aussi prompt à condamner qu'à encenser, le rabroua Selim. Il ne brille jamais par son discernement.
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Mimeko   07 septembre 2015
L'autre rive du Bosphore de Theresa Révay
Une belle mort sauve parfois d'une existence médiocre.
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Mimeko   08 avril 2017
La vie ne danse qu'un instant de Theresa Révay
Il fallait se méfier des allusions au Duce comme au fascisme en général. Une critique, une moquerie ou un parfum de défaitisme pouvaient vous conduire en exil à l'autre bout du pays ou vous infliger une sévère colique, les propriétés laxatives de l'huile de ricin administrée de force aux opposants demeurant encore une distraction prisée par les gros bras du régime.
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soleil23   16 décembre 2015
La louve blanche de Theresa Révay
P465

En quoi est-ce que ces gens-là te seront reconnaissants ? Tu ne parles pas leur langue, tu ne partages pas leur culture. Ils n’ont même pas la même religion que nous ! Pourquoi veux-tu aller te perdre dans un conflit qui ne nous concerne pas ?
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Annette55   20 août 2019
La vie ne danse qu'un instant de Theresa Révay
«  Comme chaque matin, le petit peuple de Rome bruissait, caquetait, vociférait , s’attendrissait, s’empoignait, se réconciliait .

La COMÉDIE de la vie, le temps d’un battement de cils. »
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