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3.87/5 (sur 827 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 05/02/1965
Biographie :

Theresa Révay est une écrivaine et traductrice française.

Après des études de lettres, elle s'oriente vers la traduction de romans anglo-saxons et allemands.

Son premier roman historique, "Valentine ou le Temps des adieux", paraît aux éditions Belfond en 2002, suivi en 2005 de "Livia Grandi ou le Souffle du destin", pour lequel elle sera finaliste du prix des Deux-Magots 2006 et son troisième en 2008, "La Louve blanche".

Elle reçoit le prix Historia du roman historique en 2014 pour "L'Autre rive du Bosphore", paru en 2013, une fresque qui a pour cadre Istanbul en 1918.

Son roman, "La vie ne danse qu'un instant" (2017), obtient le prix Simone Veil 2017.

Traduite dans de nombreux pays, dont l'Allemagne et l'Italie, elle s'impose aujourd'hui comme l'une des romancières majeures de grandes fresques historiques.
En 2022, le prix Domitys lui est décerné pour La "Nuit du premier jour" (2020), qui dresse le portrait d'une femme lyonnaise sur les routes de la soie à la toute fin du 19e siècle.

BIBLIOGRAPHIE sélective :
La course parfaite
La Nuit du premier jour
La Vie ne danse qu’un instant
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1934. A Paris, la jeune Nine Dupré se rêve parfumeuse, en hommage à son père disparu en Russie soviétique. Mais rien n'est simple dans ce monde au bord de l'abîme. Theresa Révay nous offre une saga familiale passionnée et passionnante aux prises avec les soubresauts de la grande histoire. Un roman puissant, touchant et inspirant. Coup de coeur Web TV Culture ! Retrouvez l'émission intégrale sur WebTvCulture !


Citations et extraits (219) Voir plus Ajouter une citation
Agression italienne contre l'Ethiopie - Addis-Abeba 1935/1936

Les correspondants formaient une tribu de vagabonds que séduisaient les mêmes lieux insolites. Un village perdu en Mandchourie, le bar d'un grand hôtel du Caire, un quai de gare humide en Sarre allemande, une brasserie berlinoise... Les plus inspirés pressentaient les évènements. A eux le meilleur tuyau, l'entretien déterminant. Howard Carter était expert en la matière . "Vérifie toujours tes sources. Ne laisse pas tes préjugés dénaturer les faits. N'oublie jamais les lois qui régissent la diffamation et la calomnie". lui avait-il asséné d'un ton doctoral lors de leur première rencontre à Rome, au bar de l'Association de la presse étrangère. La novice avait alors caché sa timidité sous un air sévère. On la disait hautaine. Howard n'avait pas été dupe une seconde.
Cette clique indisciplinée, parfois bagarreuse, se soumettait aux règles d'un métier où régnait la compétition. Les correspondants de guerre demeuraient toutefois amis parce qu'ils devaient compter les uns sur les autres en cas de coup dur. Parmi eux se trouvait une poignée de femmes, surtout des Américaines. Une brosse à dents et une machine à écrire suffisaient à leur bonheur, affirmaient-elles. Leur chemin était pourtant semé d'embûches. Il fallait prouver à leurs camarades, comme à leurs rédactions et aux lecteurs, qu'elles savaient écrire sur d'autres sujets que les têtes couronnées européennes ou la mode parisienne. Elles plaidaient leur cause en affirmant porter sur les évènements un regard plus intuitif, plus sensible. Une fois leurs accréditations en poche, elles se révélaient aussi déterminées et égoïstes que leurs alter égo masculins.
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Aux yeux d’Alice, le suicide n’était ni entaché de lâcheté ni d’un quelconque péché envers un Dieu omniscient. La vie n’était pas nécessairement une chose admirable. Dans certains cas, il y avait même une certaine grandeur à y renoncer.

P. 307
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Elle fut rassurée de trouver la signature de Howard Carter. Au moins, elle comptait un ami fidèle sur place qui lui filerait les tuyaux si nécessaire. Cependant, la teneur de son article l'impressionna au point qu'elle dut s'asseoir. Il relatait l'entrée dans Badajoz des troupes de l'armée d'Afrique, composées de légionnaires et de Maures musulmans qui vouaient une dévotion aveugle à leur "caudillo", le général Franco. N'y voyez pas une traduction littérale de Führer ni de Duce, écrivait Howard. Ce terme ancien évoque le commandant qui mène lui-même ses hommes au combat. Il remonte à l'époque de la Reconquête. Il a la pureté d'une lame d'acier. Celle qui ne connait ni pitié ni pardon. En phrases simples et d'autant plus terribles, Howard décrivait le massacre de milices socialo-communistes mais aussi de civils. Le sang sur les marches de l'autel de la cathédrale et dans les arènes de brique rouge, près de deux mille victimes, hommes et femmes, décimés à la mitrailleuse. Il évoquait la puanteur insoutenable des corps sous le soleil de plomb mais aussi les viols, les tortures, les mutilations infligées aux cadavres. Une sauvagerie qui n'avait d'égal que le courage physique de ces soldats.
"Lorsque j'interroge le lieutenant-colonel Yagüe sur les raisons de cette férocité, il hausse les épaules : "Mes hommes n'accepteraient pas de se battre autrement". Ce qui se passe en Espagne aujourd'hui ne peut être qualifié de guerre civile. Il s'agit d'autre chose. Une force obscure surgie du tréfonds de ce peuple qui renvoie chacun d'entre nous à sa propre image. A ses notions de Bien et de Mal, à son humanité."
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Ce ne sont pas les murs qui conservent notre désarroi mais les replis de notre cœur, n'est-ce pas ?
Et, un cœur ,hélas, on l'emporte partout avec soi.
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La passion possède l'appétit d'un ogre, impose une attention constante, un dévouement absolu, semblable à celui des vestales qui entretiennent le feu sacré.

page 121
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Les fascistes vouaient un véritable culte à l’uniforme. Plus ces hommes étaient petits, obèses ou contrefaits, plus ils tenaient à un uniforme galonné pour se donner une stature. Le plus caricatural d’entre eux était sans aucun doute Göring dont les nombreuses médailles tintinnabulant sur sa poitrine annonçaient son passage aussi peu discrètement que les crotales des marchands ambulants sur la Corniche.

pp. 281-82
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C'était des mots qui l'avaient décidé (à rejoindre la poignée d'hommes décidés à trahir et tenter de renverser Hitler), de simples mots qui avaient résonné en lui plus fortement encore que le goût de la vengeance, des mots prononcés pendant la guerre civile espagnole, un jour d'octobre 1936, par le recteur de l'université de Salamanque. Karlheinz voyait encore la frêle silhouette de Miguel de Unamuno se dresser dans l'amphithéâtre bondé de nationalistes vociférant leur amour de la mort en conspuant cet esprit libre. "Je viens d'entendre le cri nécrophile "Viva la muerte !" qui sonne à mes oreilles comme "À mort la vie !" s'était écrié le philosophe, avant d'ajouter : "Vous vaincrez mais vous ne convaincrez pas. Vous vaincrez parce que vous possédez une surabondance de force brutale, vous ne convaincrez pas parce que convaincre signifie persuader. Et pour persuader il vous faudrait avoir ce qui vous manque : la raison et le droit dans votre combat." Ses adversaires, fous de rage, avaient hurlé : "À mort l'intelligence !" À ce moment précis, Karlheinz avait choisi son camp. Comment peut-on insulter l'intelligence et rester vivant ? Il avait donc fait le choix de la vie, mais aussi de la raison et du droit, deux valeurs qu'il avait longtemps délaissées, tout entier consumé par sa haine du communisme et son mépris pour les démocraties corrompues. Des valeurs qui avait été celles de son père et qu'il lui avait fallu retrouver pour ne pas perdre son âme. p 372
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Dans le désert, il faut aller loin quand on veut quelque chose. On marche sans compter car le temps se mesure à l'aune de l'éternité.
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Les Turcs ne redoutaient pas le silence, n'aimant pas étouffer leurs pensées sous un flot de paroles inutiles. Cette introspection décontenançait parfois les étrangers qui avaient perdu, eux, l'intelligence de la patience.
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«  L’inattendu . C'était une chose qui l’avait tant séduite à Alexandrie .

Le fracas de ces existences qui arrivaient de partout, souvent voilées de malheur , mais animées par l'espérance d’une vie meilleure à l’abri de la pauvreté ou des persécutions.
Les Juifs Allemands, les Grecs de Smyrne , les Arméniens aux prunelles assombries où brillait encore l’effroi des routes de la mort, les Syriens descendus de leurs villages en costumes du pays dont les enfants parleraient français et refuseraient de se vêtir autrement qu’a la pointe de la mode occidentale.
En remontant les siècles , on pouvait même discerner les aspirations des Romains, des Hellènes ou des Phéniciens ..... »
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