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Note moyenne 3.73 /5 (sur 439 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 05/02/1965
Biographie :

Theresa Révay est une écrivaine et traductrice française.

Après des études de lettres, elle s'oriente vers la traduction de romans anglo-saxons et allemands.

Son premier roman historique, "Valentine ou le Temps des adieux", paraît aux éditions Belfond en 2002, suivi en 2005 de "Livia Grandi ou le Souffle du destin", pour lequel elle sera finaliste du prix des Deux-Magots 2006 et son troisième en 2008, "La Louve blanche".

Elle reçoit le prix Historia du roman historique en 2014 pour "L'Autre rive du Bosphore", paru en 2013, une fresque qui a pour cadre Istanbul en 1918.

Son roman, "La vie ne danse qu'un instant" (2017), obtient le prix Simone Veil 2017.

Traduite dans de nombreux pays, dont l'Allemagne et l'Italie, elle s'impose aujourd'hui comme l'une des romancières majeures de grandes fresques historiques.
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Retrouver l'émission ici : https://www.web-tv-culture.com/emission/theresa-revay-la-nuit-du-premier-jour-52411.html Après deux titres contemporains, Theresa Révay a choisi le roman historique dont elle est devenue l'une des meilleures représentantes. Avec « Valentine ou le temps des adieux » en 2002, les lecteurs découvrent alors une jeune auteur dont le travail d'écriture, le romanesque des situations, la psychologie des personnages et le cadre historique n'est pas sans rappeler Henri Troyat, Maurice Druon ou Françoise Chandernagor. Pour ma part, j'aime à dire que Theresa Révay peut être considérée comme la petite cousine de Ken Follett ! Après la révolution bolchevique dans « La louve blanche », l'Angleterre des années 20 dans « Dernier été à Mayfair », le Berlin de 1945 dans « Tous les rêves du monde » ou la fin de l'empire ottoman dans « L'autre rive du Bosphire », Theresa Révay n'a pas son égale pour nous faire voyager dans le temps et dans le monde. Par un sens de l'intrigue parfaitement construit, elle sait inventer des destins romanesques aux prises avec la grande histoire, sans rien sacrifier à la qualité de l'écriture. Voici le 10ème roman de Theresa Révay, « La nuit du premier jour ». Nous sommes à Lyon à la toute fin du XIXème siècle, où Blanche s'étiole dans la bourgeoisie locale des soyeux, auprès de son mari Victor. de ce mariage arrangé sont nés deux enfants, Oriane et Aurélien que chérit leur mère. Et pourtant, par amour pour Salim, venu de son Orient natal pour affaires avec les soyeux, Blanche va tout quitter. Au-delà de cette intrigue romanesque et des rebondissements liés à des secrets de famille bien enfouis, Theresa Révay nous entraine dans un formidable tourbillon de sentiments et de larmes, au coeur du premier conflit mondial mais aussi dans le soleil de la Syrie et du Liban, où le sang va couler également. Face à une Europe qui se déchire, à l'autre bout de la Méditerranée, Blanche va devoir affronter la révolte arabe face à l'empire Ottoman de Jamel Pacha. Magnifique portrait de femme luttant par amour, pour ses enfants comme pour l'homme de son coeur, le nouveau roman de Theresa Révay est une grande fresque qui résonne avec notre époque contemporaine et nous offre un magnifique moment de lecture. « La nuit du premier jour » de Theresa Révay est publié chez Albin Michel.

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Citations et extraits (186) Voir plus Ajouter une citation
ClaireG   10 avril 2017
La vie ne danse qu'un instant de Theresa Révay
Aux yeux d’Alice, le suicide n’était ni entaché de lâcheté ni d’un quelconque péché envers un Dieu omniscient. La vie n’était pas nécessairement une chose admirable. Dans certains cas, il y avait même une certaine grandeur à y renoncer.



P. 307
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ClaireG   07 avril 2017
La vie ne danse qu'un instant de Theresa Révay
Les fascistes vouaient un véritable culte à l’uniforme. Plus ces hommes étaient petits, obèses ou contrefaits, plus ils tenaient à un uniforme galonné pour se donner une stature. Le plus caricatural d’entre eux était sans aucun doute Göring dont les nombreuses médailles tintinnabulant sur sa poitrine annonçaient son passage aussi peu discrètement que les crotales des marchands ambulants sur la Corniche.



pp. 281-82

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nadejda   12 avril 2017
La vie ne danse qu'un instant de Theresa Révay
C'était des mots qui l'avaient décidé (à rejoindre la poignée d'hommes décidés à trahir et tenter de renverser Hitler), de simples mots qui avaient résonné en lui plus fortement encore que le goût de la vengeance, des mots prononcés pendant la guerre civile espagnole, un jour d'octobre 1936, par le recteur de l'université de Salamanque. Karlheinz voyait encore la frêle silhouette de Miguel de Unamuno se dresser dans l'amphithéâtre bondé de nationalistes vociférant leur amour de la mort en conspuant cet esprit libre. "Je viens d'entendre le cri nécrophile "Viva la muerte !" qui sonne à mes oreilles comme "À mort la vie !" s'était écrié le philosophe, avant d'ajouter : "Vous vaincrez mais vous ne convaincrez pas. Vous vaincrez parce que vous possédez une surabondance de force brutale, vous ne convaincrez pas parce que convaincre signifie persuader. Et pour persuader il vous faudrait avoir ce qui vous manque : la raison et le droit dans votre combat." Ses adversaires, fous de rage, avaient hurlé : "À mort l'intelligence !" À ce moment précis, Karlheinz avait choisi son camp. Comment peut-on insulter l'intelligence et rester vivant ? Il avait donc fait le choix de la vie, mais aussi de la raison et du droit, deux valeurs qu'il avait longtemps délaissées, tout entier consumé par sa haine du communisme et son mépris pour les démocraties corrompues. Des valeurs qui avait été celles de son père et qu'il lui avait fallu retrouver pour ne pas perdre son âme. p 372
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Mimeko   06 septembre 2015
L'autre rive du Bosphore de Theresa Révay
Les Turcs ne redoutaient pas le silence, n'aimant pas étouffer leurs pensées sous un flot de paroles inutiles. Cette introspection décontenançait parfois les étrangers qui avaient perdu, eux, l'intelligence de la patience.
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Annette55   20 août 2019
La vie ne danse qu'un instant de Theresa Révay
«  L’inattendu . C'était une chose qui l’avait tant séduite à Alexandrie .



Le fracas de ces existences qui arrivaient de partout, souvent voilées de malheur , mais animées par l'espérance d’une vie meilleure à l’abri de la pauvreté ou des persécutions.

Les Juifs Allemands, les Grecs de Smyrne , les Arméniens aux prunelles assombries où brillait encore l’effroi des routes de la mort, les Syriens descendus de leurs villages en costumes du pays dont les enfants parleraient français et refuseraient de se vêtir autrement qu’a la pointe de la mode occidentale.

En remontant les siècles , on pouvait même discerner les aspirations des Romains, des Hellènes ou des Phéniciens ..... »
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Mimeko   07 septembre 2015
L'autre rive du Bosphore de Theresa Révay
Le peuple est aussi prompt à condamner qu'à encenser, le rabroua Selim. Il ne brille jamais par son discernement.
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Mimeko   07 septembre 2015
L'autre rive du Bosphore de Theresa Révay
Une belle mort sauve parfois d'une existence médiocre.
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Mimeko   08 avril 2017
La vie ne danse qu'un instant de Theresa Révay
Il fallait se méfier des allusions au Duce comme au fascisme en général. Une critique, une moquerie ou un parfum de défaitisme pouvaient vous conduire en exil à l'autre bout du pays ou vous infliger une sévère colique, les propriétés laxatives de l'huile de ricin administrée de force aux opposants demeurant encore une distraction prisée par les gros bras du régime.
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soleil23   16 décembre 2015
La louve blanche de Theresa Révay
P465

En quoi est-ce que ces gens-là te seront reconnaissants ? Tu ne parles pas leur langue, tu ne partages pas leur culture. Ils n’ont même pas la même religion que nous ! Pourquoi veux-tu aller te perdre dans un conflit qui ne nous concerne pas ?
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Annette55   20 août 2019
La vie ne danse qu'un instant de Theresa Révay
«  Comme chaque matin, le petit peuple de Rome bruissait, caquetait, vociférait , s’attendrissait, s’empoignait, se réconciliait .

La COMÉDIE de la vie, le temps d’un battement de cils. »
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