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Note moyenne 3.85 /5 (sur 97 notes)

Nationalité : France
Né(e) le : 16/04/1964
Biographie :

Thierry Brun a vu le jour sur les routes de France et non dans une ville comme tout le monde. Après une enfance bercée par des déménagements multiples, de Paris aux escales dans les ports marchands, il installe ses quartiers en banlieue parisienne et se lance dans la vie active.

S’ensuit un parcours professionnel atypique, entre Palais Brongniart et voyages au long court. Il découvre Salinger, Djian, et les polardeux de tous poils.

Thierry Brun aime contester la normalité et déranger les consciences.

Il a déjà publié "Les Rapaces" ( Le Passage, 2016 ) "La Ligne de Tir" ( Le Passage, 2012 ) "Surhumain"
( Plon, 2010 ) "Ombre d'une chance" (Bouquinstinct, 2005) et "Attache ton gilet pare-balles, ma puce" (Nykta, 2008).

Il vit en région parisienne.
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Videos et interviews (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de

Épaulard Thierry Brun, Éditions Jigal. Polar.


Citations et extraits (73) Voir plus Ajouter une citation
koalas   30 janvier 2021
Origine paradis de Thierry Brun
Moi, j'étais un cynique. Je ne lisais pas Camus, mais Jean-Patrick Manchette, un écrivain aux idéaux fracassés.
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BlackWolf   13 février 2011
Surhumain de Thierry Brun
Le bébé qui nait est toute sensation. La première d'entre elle, c'est la peur. La peur et l'enfant naissent ensemble.
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Blondeau   05 avril 2010
Surhumain de Thierry Brun
Devenir quelqu'un qui n'a jamais existé.
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BlackWolf   13 février 2011
Surhumain de Thierry Brun
Périr et vaincre alors, puisque mon âme est déjà morte.

Et devenir quelqu'un qui n'a jamais existé.
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Lilou08   04 mars 2020
Ce qui reste de candeur de Thierry Brun
Le couloir à vents décourageait aussi les trekkeurs et couchait depuis toujours des générations de chênes verts. L’hiver, personne ne traînait dans le coin, les rafales pouvaient vous précipiter dans les ravins. L’épicier de Mazamet aimait bien raconter l’histoire des deux pauvres gamines, des cyclistes parties sur les contreforts de la montagne, et qu’on n’avait jamais revues… Les recherches s’étaient heurtées à un mystère.
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lectricebis   01 novembre 2021
Pour seul pardon de Thierry Brun
Un souvenir avec Béatrice. Ils sont encore avec Kanaan, Oui. Il se souvient parfaitement. Chaque mot, chaque image.



C’est la nuit.



Tout est fête dans Nancy. Les théâtres, les cafés.



Une image. Elle miroite, très noire. Un marbre. La patine du hall d’un restaurant étoilé. Un marbre veiné d’or, comme un soleil fracturé par les frondaisons d’une clairière.



Béatrice attrape le verre à pied, boit le grand cru. Elle tourne la tête et lui sourit.



C’est avant sa disgrâce, avant la douleur.



Autour d’elle, les hommes sont saisis par la fluidité de ses gestes, par la luminosité ambiguë de sa peau, par l’impression d’immatérialité qu’elle dégage. Son regard est une nappe de pétrole, un glaçage, une profondeur à la fois obscure et transparente.



Elle se rengorge. Elle hypnotise. Elle prend des poses, étale la richesse de sa beauté, évoque une promesse de lubricité, mais surtout, elle s’accapare la scène, actrice, exagérant les courbes de son corps et le port hautain de son cou, ligne pure, finesse. Elle occupe l’espace, auréolée de sa chevelure. Personne n’y est insensible, on s’intrigue. L’air de rien, on tourne la tête vers cette femme, là. Cette créature.



Asano est le témoin privilégié, le seul à voir ses mâchoires qui s’impatientent, ses lèvres s’empourprer dans un rictus menacé par l’hystérie : l’envie d’amour. Le vernis de poupée, se craquelle. Bouche entrouverte, regard flou. La chaleur enflamme les iris, les sourires se figent. Le premier baiser sera brûlant.



Elle quitte la table, sort du restaurant, entraîne Asano dans un taxi.



« Fouette cocher ! »



Ce qui se tient là, au cœur de la ville, dans cette avenue, large, avenue de carrosses, avenue d’émeutes, est leur refuge, une maison de roman, historique et sans âge, bourgeoise, haute de deux étages. Un lieu sanctuaire, une planque diraient les flics.



On ne la découvre qu’en renversant la tête en arrière et déjà elle vous happe. C’est un hôtel particulier. La façade est digne d’un tableau flamand : brique, ferrures aux fenêtres, judas grillagé, et puis cet enchevêtrement de branches qui ceint l’édifice telle une muraille.



Alors, Béatrice attrape la main d’Asano. Ils rentrent vite dans la maison. Le vestibule où ils s’avancent se montre obscur, insondable.



Asano cherche dans sa mémoire. Encore une fois, il veut absolument se souvenir de tout. Leur présence entre les murs est à la limite de la tangibilité. Leur image est de plus en plus troublée tandis qu’ils passent devant les bustes sculptés, les moulures.



La silhouette de Béatrice se reflète dans les grands parements de marbre et les panneaux de bois. Elle attise le regard d’Asano, le brave. Elle allonge le bras, appose sa paume à plat sur sa gorge. C’est le grain de la peau qu’elle éprouve. Elle s’agenouille. Elle se penche, réclame un baiser.



Sa morsure est un bijou au cou d’Asano, un bracelet qui se referme.



Soudain, tout est calme.



Il l’embrasse.
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issablaga   15 novembre 2013
Qui veut tuer La Poste ? Chronique d'un démantèlement de Thierry Brun
Extrait du manifeste des cadres supérieurs de La Poste : On ne peut pas nous imposer plus longtemps d'être complices de méthodes destructrices aux franges de l'illégalité. Beaucoup d'entre nous on contribué à instaurer, à leur corps défendant, un système sauvage sans garde-fou et ravalés au rang d'exécutants des basses oeuvres, ne le supportent plus.
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lectricebis   02 février 2021
Origine paradis de Thierry Brun
C’est ici que j’allais vivre, cinq jours sur sept. Je pouvais encore me rebeller, faire demi-tour, détruire l’équilibre fragile, maintes fois mis à mal, de l’étrange famille que nous formions ma tante et moi. Mais je culpabilisais d’avance, et elle me dévisageait avec tant d’inquiétude…



Les épaules engoncées dans son tailleur rose, elle s’assit avec déférence et serra son sac à main si fort contre elle que ses articulations en devinrent blanches. Elle me désigna un banc où m’asseoir, mais je restai debout devant le réduit de la concierge aux carreaux dépolis. Sur les murs, des panneaux en liège signalant les résultats scolaires de chaque classe, un panneau avec la liste des reçus à divers concours et, en évidence, des photographies du corps enseignant accompagnées du règlement intérieur.



– Tu seras très poli, tu me promets ?
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Lilou08   05 mars 2020
Ce qui reste de candeur de Thierry Brun
Encore une fois, son regard me troubla. J’y lus une véritable menace. Je fus interloqué. Mais Delphine se reprit et ramassa ses affaires, tête baissée. Le soleil était haut, la lumière brûlante, le jardin d’une beauté faite pour l’amour. Ainsi, l’horreur et le paradoxe étaient parfaits. Je la chassai en la poussant vers la véranda. Nous marchâmes en silence. La piscine était immobile et bleue, l’allée, bordée de lourdes pierres granitiques, chaude et douce sous la plante de mes pieds. Tout respirait la vie. Mais je ne m’aventurai pas sur ce terrain, je restai sur mes gardes. Maintenant, Delphine me suivait en montrant combien elle acceptait de m’obéir. Je me détestais d’agir ainsi : pas vraiment avec les gens, continuellement aux aguets prêt à esquiver.
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polar   05 novembre 2021
Pour seul pardon de Thierry Brun
Plus tard, elle roulait sur l’E78 en direction d’Arezzo et des larmes coulaient enfin derrière les verres teintés de ses lunettes.



« J’arrive Thomas. Tu m’entends, je le sais. Je sais que tu m’entends. Ton silence ne me dérange pas. Nous avons tout le temps… »



Elle savait aussi qu’il n’y aurait pas d’idylle avec un inconnu avant longtemps. Mais pour l’instant, malgré sa peine, c’était une belle journée qui s’achevait. Demain et les jours, les semaines suivantes, sans doute des mois ou des années, elle resterait vigilante. Ça ne se terminerait pas dans une détonation, mais dans un silence de plomb.
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