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Note moyenne 3.78 /5 (sur 56 notes)

Nationalité : Belgique
Né(e) à : Uccle (Bruxelles) , le 18/04/1957
Biographie :

Thierry Groensteen est un historien et théoricien de la bande dessinée de nationalité belge et française.

Thierry Groensteen vit en Charente depuis 1989. Docteur en Lettres modernes et diplômé en Communication sociale, il a dirigé les Cahiers de la bande dessinée dans les années quatre-vingt et le Musée de la bande dessinée d'Angoulême dans les années quatre-vingt-dix.

Fondateur de la revue Neuvième Art et des éditions de l'An 2, il poursuit aujourd'hui son travail d'éditeur au sein du groupe Actes Sud, tout en enseignant à l'École supérieure de l'Image, à Angoulême.

Il est l'auteur de très nombreux articles et d'une vingtaine d'ouvrages sur l'histoire, l'esthétique ou la sémiologie de la bande dessinée, dont Système de la bande dessinée (PUF, 1999) et Un objet culturel non identifié (L'An 2, 2006).

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Source : www.lesimpressionsnouvelles.com
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Trois planches à la loupe (1/3) : David Mazzucchelli

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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
gill   11 mars 2019
Gotlib : Un abécédaire de Thierry Groensteen
Connaissez-vous les "escargauchos", ces fiers éleveurs bourguignons qui capturent les escargots au lasso, dans la grande tradition du rodéo ? ...
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TREMAOUEZAN   08 septembre 2017
Trait de génie : Giraud - Moebius de Thierry Groensteen
LES SILENCES DU LIEUTENANT ARZACH :

« Même poursuivi, le papillon n’est jamais pressé », dit un poème japonais. On pourrait définir de la sorte la trajectoire d’Arzach. Il virevolte, se pose, erre, tarde, médite, s’égare, revient, trace des cercles. Le tout juché sur un oiseau blanc surgi de la plus haute préhistoire, quelque ptérodactyle devenu la monture d’un lieutenant Blueberry dépourvu de mission. La vraie aventure en quelque sorte, puisque toute chose advient sans être apparemment programmée à cet éclaireur des steppes et des abîmes, dont le nom même ne cesse de vaciller au fil des pages de son épopée solitaire : Harzac, Arzach, Harzak, Arzak, Harzack, Harzach.

Qui est-il et pourquoi, à la fin de sa chevauchée, est-il intronisé par une assemblée de prêtres comme la pierre sur laquelle serait bâtie une nouvelle église ? Le lecteur est sommé de mettre en branle toutes les ressources de son intuition et de son savoir. Pas une parole en ce récit Moebius s’est privé de tout recours au texte. Le dessin, par contre, atteint les sommets de la somptuosité et l’on serait parfois tenté de se laisser envahir par ses ondes colorées, par ses incrustations et détails, son relief et ses étendues. Nous voilà donc face à une œuvre qui pousse le médium de la bande dessinée dans deux directions opposées : d’une part l’incertitude totale quant à l’identité du personnage, du sens de ses actes, de la qualité de sa fonction, d’autre part la magnificence incontournable d’un monde imaginaire, d’une imagination capable de faire voir avec précision ce qui relève de l’hallucinatoire le plus envoûtant. On en est écarquillé, pour ne pas dire écartelé, et c’est à la fois en naïf et en savant, en enfant immergé dans l’image et en adulte interprète d’images qu’il convient d’aborder « Arzach ».

(Pierre Sterckx, page 35)
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TREMAOUEZAN   11 juillet 2017
Trait de génie : Giraud - Moebius de Thierry Groensteen
GIRAUD-MOEBIUS : L'ÉTOILE DOUBLE

Moebius affirma qu'une bande dessinée pouvait être comme un poème, comme une musique ; que la puissance narrative du dessin se suffisait à elle-même, et que le recours au texte n'était pas indispensable ; que le "Neuvième Art", enfin (comme on commençait alors* à l'appeler), pouvait tout exprimer : l'indignation politique comme le délire psychédélique, le voyage intérieur aussi bien que la geste héroïque.

(...)

Finalement, Moebius n'est pas l'autre de Giraud, car Moebius lui-même est plusieurs. Il y a le démiurge, le poète, le métaphysicien, le feuilletoniste... Il y a l'homme épris de lumière cristalline et d'angélisme, et il y a l'illustrateur secret de la perversité. Il y a aussi, et cela se sait moins, l'humoriste.

(...)

On ne saurait dire lequel brille le plus fort, de l'auteur de "L'Homme à l'étoile d'argent" ou de son double, le créateur de "Sur l'étoile". À eux deux, ils sont une constellation.

(Thierry Groensteen - pages 6-7)

* années 1970.
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gill   13 janvier 2015
Maîtres de la bande dessinée européenne de Thierry Groensteen
On n'a jamais retrouvé où avait été initialement publiées les planches d' "une ténébreuse affaire", certainement dessinées dans les années cinquante, par René Giffey d'après Honoré de Balzac.

Giffey s'était fait une spécialité de l'adaptation d'oeuvres littéraires de préférence empruntées au répertoire romantique.

Son sens du typage, la finesse et la sûreté de son trait, la variété des angles de vue font merveille dans l'ensemble de ce récit.

Le crayon bleu indique à l'imprimeur les endroits où apposer des grisés.

Les éditions Glénat en ont imprimé un album en 1977....
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TREMAOUEZAN   14 juin 2017
Trait de génie : Giraud - Moebius de Thierry Groensteen
LES ANNÉES "MÉTAL HURLANT" :

Le dessin est un champ de bataille, très chargé en événements, en passion, en émotions. Ce sont toujours des choses que je ressens quand je dessine. Des fois, d'un seul coup, je m'arrête parce que c'est "trop", il se passe trop de choses, je suis au spectacle, ou au théâtre, et c'est le papier qui est la scène. Et brusquement ça devient impossible : c'est trop d'échecs, ou alors trop de découvertes, de jouissances ou de désir. Il y a une histoire incroyable, une histoire parallèle, non écrite, à peine perçue, qui est celle du trait ; l'histoire de la représentation par rapport à la mémoire visuelle, et aux capacités qu'on a de retranscrire cette mémoire dans un champ à deux dimensions.

(Interview avec P. Sterckx et T. Smolderen, circa 1980 - page 28)
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Alzie   17 octobre 2015
Un art en expansion de Thierry Groensteen
De même que le nu et le portrait, la nature morte fait partie des genres traditionnels dans la peinture classique. Si l'on veut bien assimiler l'essentiel du récit véhiculé par "Building stories" à une suite de scènes de genre (en d'autres termes, des représentations de la vie intime et quotidienne), et si l'on considère que le paysage y tient aussi son rôle (il s'agit, en l'espèce, du paysage urbain), il n'est sans doute pas fortuit que Ware ait fait une place, dans son oeuvre, au nu et au portrait, mais également à la nature morte. Tout se passe comme si le dessinateur avait voulu se mesurer aux grands genres picturaux, vérifier leur compatibilité avec la logique séquentielle et narrative de la littérature graphique, et, ce faisant, brouiller les hiérarchies artistiques conventionnelles. (Il n'y a que la peinture d'histoire, antinomique avec l'ancrage de "Building stories" dans le quotidien et le banal, qui n'y trouve aucun équivalent. (p. 235)

Chris Ware, Building stories.
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Alzie   17 octobre 2015
Un art en expansion de Thierry Groensteen
En 1975, alors qu'il était plongé dans la réalisation d'Arzach, comme en réponse à certains lecteurs déconcertés, Moebius écrivit, dans l'éditorial de Métal Hurlant n° 4, ces lignes si souvent citées depuis : "Il n'y a aucune raison pour qu'une histoire soit comme une maison avec une porte pour entrer, des fenêtres pour regarder les arbres et une cheminée pour la fumée... On peut très bien imaginer une histoire en forme d'éléphant, de champ de blé, ou de flamme d'allumette soufrée." (p. 43)

Moebius, Le Voyage hermétique de Jerry Cornelius

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Alzie   17 octobre 2015
Un art en expansion de Thierry Groensteen
La représentation de créatures chimériques ou monstrueuses est une constante de l'histoire de l'art. Les monstres apparaissent dès les plus anciennes figurations laissées par l'homme. Ils pullulent, comme créatures maléfiques, dans l'imaginaire médiéval. Ils ont fait la gloire de Jérôme Bosch. Dans le champ de la bande dessinée, le monstre se trouve généralement du côté du récit de genre : le fantastique, l'heroïc fantasy. Il est inattendu et fascinant de le voir ici s'inscrire au coeur du projet autobiographique, du parler intime. (p. 118)

David. B, L'Ascension du haut mal.
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IreneAdler   21 décembre 2016
La bande dessinée au tournant de Thierry Groensteen
Parce qu'elle est indissociablement (ontologiquement) ET une littérature ET un art visuel, elle échappe, plus que jamais, aux catégorisations. Son devenir sera multiple. Mais pour qu'elle ait un avenir, il est impératif que le marché procède aux ajustements qui permettront aux créateurs de bénéficier des conditions économiques nécessaires à l'accomplissement de leur talent.
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Alzie   17 octobre 2015
Un art en expansion de Thierry Groensteen
Le dessin est ce véhicule qui permet d'explorer sans risque ses fantasmes, ses hantises, ses douleurs, de leur prêter consistance et visage, de les exorciser et de les apprivoiser à la fois. Les personnages dessinés sont ni plus ni moins que des "anges gardiens. (p. 113)

David B., L'Ascension du haut mal.
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