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Note moyenne 4.21 /5 (sur 41 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) le : 18/08/1969
Biographie :

Titulaire d’un doctorat obtenu à l’Université d’Oxford, en 1997, Timothy D. Snyder est professeur à l’Université de Yale.

Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire de l’Europe du Nord-Est, notamment The Reconstruction of Nations: Poland, Ukraine, Lithuania, Belarus, 1569-1999 (Yale University Press, 2003).

Son ouvrage Bloodlands. Europe between Hitler and Stalin (London, The Bodley Head, 2010) (Terre de sang: Europe entre Hitler et Staline) a été nommé "Livre de l'année 2010" par The Atlantic, The Economist, The Financial Times, The Jewish Forward, The Independent.

Source : revuenouvelle.be
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Interview de Timothy Snyder (en anglais)
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
Timothy Snyder
kuroineko   02 mai 2018
Timothy Snyder
(...) la postvérité, c'est le préfascisme.
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deuxquatredeux   15 décembre 2017
De la tyrannie : Vingt leçons du XXème siècle de Timothy Snyder
Si aucun de nous n'est prêt à mourir pour la liberté, nous mourrons tous sous la tyrannie. (p. 94)
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PATissot   19 septembre 2016
Terres de sang : L'Europe entre Hitler et Staline de Timothy Snyder
Aux premières étapes de l'opération polonaise, de nombreuses arrestations eurent lieu à Leningrad, où le NKVD disposait de larges effectifs et où des milliers de Polonais étaient à portée de main. La ville était un lieu d'implantation traditionnelle des Polonais depuis l'époque de l'Empire russe.

Ces premières arrestations devaient changer le cours de la vie d'une jeune Polonaise de Leningrad, Janina Juriewicz. Benjamine de trois sœurs, elle était très attachée à Maria, l'aînée. Celle-ci s'éprit d'un jeune homme, Stanilaw Wyganowski : tous les trois allaient se promener ensemble, la petite Janina faisant office de chaperon. Maria et Stanislaw se marièrent en 1936 et formèrent un couple heureux. Quand Maria fut arrêtée en août 1937, son mari savait apparemment ce que cela signifiait : « Je la retrouverai sous la terre », dit-il. Il alla aux nouvelles auprès des autorités et fut à son tour arrêté. En septembre, le NKVD perquisitionna le domicile de la famille Juriewicz, confisqua tous les livres polonais et arrêta l'autre sœur de Janina, Elzbieta. Maria, Stanislaw et elle furent tous trois exécuté d'une balle dans la nuque, et ensevelis anonymement dans les fosses communes. Quand la mère de Janina interrogea la police à leur sujet, elle eut droit au mensonge classique : ses filles et son gendre avaient été condamnés à « dix ans sans droit de correspondre ». Comme c'étaient une des condamnations possibles, les gens y croyaient et espéraient. Beaucoup continuèrent d'espérer des décennies durant.

Les Juriewicz et leurs pareils, qui n'avaient pas le moindre rapport avec aucune espèce d'espionnage, étaient « l'ordure » à laquelle Staline faisait allusion. La famille d'un jeune étudiant léningradois, Jerzy Makowski, connut un sort analogue. Ses frères et lui étaient ambitieux, aspirant à faire carrière en Union soviétique et, suivant le vœu de leur défunt père, apprendre un métier. Jerzy, le plus jeune, voulait devenir constructeur naval. Il étudiait chaque jour auprès de son aîné, Stanislaw. Un matin, trois agents du NKVD venus arrêter Stanislaw les tirèrent tous deux du lit. Tout en essayant de rassurer son petit frère, l'aîné était si tendu qu'il n'arrivait pas à nouer ses lacets. Jerzy ne devait plus le revoir. Deux jours plus tard, ce fut au tour du cadet, Wladyslaw, d'être arrêté. Stanislaw et Wladidlaw Makowski furent tous deux exécutés : deux des 6 597 citoyens soviétiques abattus dans la région de Leningrad dans le cadre de l'opération polonaise. Leur mère eut droit au mensonge habituel : ses fils avaient été expédiés au Goulag et privés du droit de correspondre. Le troisième frère, Eugeniusz, qui voulait être chanteur, dut trouver une place en usine pour entretenir la famille. Il contracta la tuberculose et mourut.

La poétesse russe Anna Akhmatova qui vivait alors à Leningrad, perdit son fils, avalé par le Goulag sous la Terreur. Elle évoqua le souvenir d'une Russie qui « se tordait, innocente, / sous des bottes ensanglantées, / et sous les pneus des fourgons noirs ».



La Russie innocente était un pays multinational. Leningrad était une ville cosmopolite, et les minorités nationales étaient les populations les plus exposées. En 1937-1938, à Leningrad, le risque pour les Polonais d'être arrêtés était 34 fois plus élevé que pour leurs concitoyens soviétiques. Une fois arrêté, un Polonais léningradois risquait fort d'être abattu : 89 % des personnes condamnées dans le cadre de l'opération polonaise furent exécutées, habituellement dans les dix jours. Ailleurs, la situation des Polonais était juste un peu moins pire : en moyenne, dans l'ensemble de l'Union soviétique, 78 % des personnes arrêtées lors de l'opération polonaise devaient être exécutés. Les autres, bien entendu, n'étaient pas relâchées : la plupart devaient purger des peines de huit à dix ans de Goulag.

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deuxquatredeux   15 décembre 2017
De la tyrannie : Vingt leçons du XXème siècle de Timothy Snyder
Les symboles d'aujourd'hui permettent la réalité de demain. Repérez les swastikas et autres signes de haine. Ne detournez pas le regard, ne vous y habituez pas. Retirez-les vous-mêmes et donnez ainsi l'exemple aux autres, qu'ils fassent de même. (p. 27)
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deuxquatredeux   15 décembre 2017
De la tyrannie : Vingt leçons du XXème siècle de Timothy Snyder
L'obéissance anticipée est une tragédie politique. (p. 16)
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virgidoc2   01 mars 2017
Terres de sang : L'Europe entre Hitler et Staline de Timothy Snyder
Dans les régions à majorité ukrainienne, les Allemands en appelèrent au nationalisme ukrainien en rendant les Juifs responsables de l'oppression des Ukrainiens par les Soviétiques. (...)

La violence contre les Juifs eut pour effet de rapprocher les Allemands et la population locale non juive. Conformément aux souhaits des Allemands, la colère visait les Juifs, plutôt que les collaborateurs avec le régime soviétique en tant que tels. Ceux qui répondirent aux appels pressants des Allemands savaient qu'ils donnaient satisfaction à leurs nouveaux maîtres, qu'ils aient cru ou non que les Juifs soient responsables de leurs malheurs. Par leurs actes, ils confirmaient la vision nazie du monde. Tuer les Juifs pour se venger des exécutions du NKVD confirmaient la vision nazie de l'Union soviétique comme Etat juif. La violence contre les Juifs permit aux Estoniens, Liuaniens, Ukrainiens, Biélorusses et Polonais qui avaient eux-mêmes coopéré avec le régime soviétique de se soustraire à cette flétrissure. L'idée que seuls les Juifs aient servi les communistes arrangeaient les occupants, mais aussi une partie des occupés.
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virgidoc2   01 mars 2017
Terres de sang : L'Europe entre Hitler et Staline de Timothy Snyder
En raison des traces visibles de la violence soviétique, les forces de l'ordre allemandes purent faire croire qu'elles réparaient les crimes soviétiques alors même qu'elles se livraient à leurs propres crimes. A la lumière de leur endoctrinement, ce que les Allemands trouvèrent dans les territoires doublement occupés ne manquaient pas de sens à leurs yeux. Cela semblait confirmer ce qu'on les avait formés et préparés à voir : la criminalité soviétique, prétendument orchestrée par les Juifs et à leur bénéfice. Les atrocités soviétiques aideraient les SS, les policiers et les soldats allemands à justifier à leurs yeux les mesures dont on allait bientôt les charger : le meurtre des femmes et enfants juifs.
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deuxquatredeux   15 décembre 2017
De la tyrannie : Vingt leçons du XXème siècle de Timothy Snyder
Évitez les formules que tout le monde prononce. Inventez votre façon de parler à vous, ne serait-ce que pour faire passer ce que tout le monde dit - du moins le croyez-vous. Faites un effort pour vous dissocier de l'intérêt. Lisez des livres (p. 49)
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deuxquatredeux   15 décembre 2017
De la tyrannie : Vingt leçons du XXème siècle de Timothy Snyder
L'histoire ne se répète pas, elle instruit. (p. 11)
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Timothy Snyder
virgidoc2   01 mars 2017
Timothy Snyder
Les Juifs allaient désormais supporter le blâme de l'alliance soviéto-américaines. Un tel "front commun" du capitalisme et du communisme, dans l'optique de Hitler, n'avait pu être consacré que par les cabales juives de Londres, Moscou et Washington. Les Juifs étaient les agresseurs, les Allemands les victimes. Pour éviter le désastre, il faudrait éliminer les Juifs.
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