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Note moyenne 3.43 /5 (sur 30 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Boulogne-Billancourt , le 06/1968
Biographie :

Tiphaine Samoyault est une critique littéraire et une romancière française.

Normalienne, auteur d'une thèse de doctorat sur les Romans-Mondes, les formes de la totalisation romanesque au vingtième siècle (1996) et d'une thèse d'habilitation sur l'Actualité de la fiction - théorie, comparaison, traduction (2003), Tiphaine Samoyault est une spécialiste de littérature comparée, discipline dont elle dirige actuellement le département à l'Université Paris VIII.

Ancienne pensionnaire de la Villa Médicis (2000-2001), Tiphaine Samoyault est aussi romancière et traductrice, entre autres, de la nouvelle édition d'Ulysse de James Joyce.

Conseillère éditoriale au Seuil, elle collabore en outre à France Culture et à La Quinzaine littéraire.

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Bibliographie de Tiphaine Samoyault   (20)Voir plus

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ANOUK GRINBERGET POURQUOI MOI JE DOIS PARLER COMME TOI ? En dialogue avec Françoise Monnin et Tiphaine Samoyault En direct de la Maison de la Poésie le 2 décembre 19h Chez eux, l'imagination est en tête, les visions débordent, les identités sont multiples, et les sens sont à nu. L'enfance est partout, le réel est augmenté de dialogues avec des esprits et ils parlent couramment la langue du chaos ; le dedans est dehors. On dit d'eux qu'ils sont fous ou idiots. À leur façon, ils portent aussi le monde. Ils disent, à corps et à cri : « Je ne suis pas ce que vous croyez », ils font des danses de vie pour éclairer leurs chambres noires, ils écrivent au monde et le monde n'entend pas ; ils créent sans le savoir, et nous nous inclinons devant la vie qu'ils portent en eux. Ils ont eu la pulsion d'écrire, comme on a la pulsion de la vie. Ils se fichaient d'écrire « comme il faut » ; ils obéissaient à d'autres lois, inventaient des langues pour se tenir au plus près d'eux-mêmes. Ça jette des étincelles. Nos coeurs sont à la fête, même quand c'est triste. On retrouve des frères, des soeurs, ou bien nous-mêmes, épluchés de nos falbalas. Avec les écrits bruts, on est à la source de pourquoi l'écriture vient, pour faire monter la vie, pour s'ébrouer du malheur et en faire des feux de camps, pour faire vivre l'esprit. Anouk Grinberg propose une constellation de textes d'art brut, des bijoux d'inventivité et de liberté. À lire – Anouk Grinberg, Et pourquoi moi je dois parler comme toi ?, le Passeur, 2020.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
Tandarica   28 septembre 2019
Météorologie du rêve de Tiphaine Samoyault
[...] prendre le risque de faire qu'une partie de la littérature me soit un territoire réservé et secret et qu'elle devienne ainsi d'autant plus essentielle, [...]

(p. 135)
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Tiphaine Samoyault
blanchenoir   08 septembre 2015
Tiphaine Samoyault
Pour Barthes, être écrivain, c’est inviter chaque personne qui vous lit à le devenir aussi, c’est prendre en charge une part de l’autre. Il ne veut pas être dans l’autorité dans un champ de savoir.
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araucaria   20 mars 2014
Le chant des sirènes : De Homère à H.G. Wells de Tiphaine Samoyault
Dans leur première apparition, les sirènes sont des femmes oiseaux qui attirent les marins par la beauté ensorcelante de leur chant et les font mourir. Grâce à la magicienne Circé, Ulysse résiste à leur séduction en bouchant les oreilles de ses compagnons avec de la cire et en se faisant attacher solidement au mât.
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Francharb3   10 novembre 2014
Météorologie du rêve de Tiphaine Samoyault
On mit en place une rhétorique sauvage, langue enfermée dans les nacelles de l'enclume, avec la ressource des figures qui cognent. Syllepses simples – Ne prenez plus l'ascenseur, prenez le pouvoir –, paronomases pittoresques – Les motions tuent l'émotion, Autrefois, nous n'avions que le pavot, aujourd'hui le pavé –, antimétaboles tapageuses – Manquer d'imagination, c'est ne pas imaginer le manque, Les armes de la critique passent par la critique des armes, Les murs ont des oreilles, vos oreilles ont des murs.
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Danieljean   20 mai 2016
Bête de cirque de Tiphaine Samoyault
À arrivée, nous étions confiés à des camions de la Forpronu. L'aéroport de Sarajevo ne voyait pas atterrir d'avion civil depuis près de trois ans. Ariane Mnouchkine - je la revois assise à une petite table à l'aéroport mais ça me semble tellement improbable que je pense l'avoir inventé -donnait des indications à un type dont j'ai oublié le nom mais qui dirigeait le théâtre de Caen et qui voulait monter du Beckett à Sarajevo. Elle repartait en France en laissant là une part d'elle-même et des indications. Je redevenais seule à l'instant. On m'expliquait les choses, l'eau deux heures par jour, les coupures d'électricité, que beaucoup de gens avaient quitté la ville, le couvre-feu, qu'il fallait faire attention aux trous dans le sol. Le froid rendait tout plus difficile. Presque tous les carreaux avaient été soufflés, remplacés pour certains par des plastiques et du carton. L'université était presque déserte. Ses bâtiments donnaient sur la Miljacka et à ses fenêtres aussi des carreaux manquaient. J'avais entre dix et quinze étudiantes.
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Enroute   06 juillet 2019
L'intertextualité : Mémoire de la littérature de Tiphaine Samoyault
La littérature ne parle pas du monde, mais d'abord d'elle-même, mettant en évidence l'hétérogénéité fondamentale du réel et du texte.
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Danieljean   20 mai 2016
Bête de cirque de Tiphaine Samoyault
J'ai pris un avion militaire, un Hercule, qui partait de la base de Saran, près d'Orléans. Jean-Louis m'avait accompagnée. Il fallait y être à cinq heures du matin. Nous avions pris une chambre dans un hôtel Mercure où bien sûr nous avons fait l'amour, avec le goût spécial que lui donne une séparation imminente qui peut être assez longue. Je ne dormais pas. Nous avons pris un café sur la base puis il est reparti. Je me souviens du bruit à l'intérieur de l'avion qui n'était pas insonorisé et où nous étions assis perpendiculairement par rapport à l'habitude, dans le sens du fuselage. Nous avons atterri à Split où je ne sais pourquoi il a fallu dormir. Minuscule chambre que je dirais militaire même si mes références étaient plutôt celles de l'internat ou du monastère, qui donnait directement sur le tarmac. J'apprenais le mot tarmac. Avant je disais la piste.
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Danieljean   20 mai 2016
Bête de cirque de Tiphaine Samoyault
On m'avait mis un gilet pare-balles et un casque bleu. À l'intérieur de l'avion, on pouvait retirer le casque, mais il fallait le porter au décollage et à l'atterrissage. Il fallait se montrer avec. C'était le début de ma honte : me donner en spectacle. Je comprends tous ceux qui ont trouvé cela ridicule. Il y a toujours quelque chose de ridicule à vouloir être ce que l'on n'est pas, même si l'on ne sait pas qui l'on est. Il y a quelque chose de ridicule à vouloir faire la guerre quand on ne risque que moyennement sa vie. À vouloir perdre quand on ne perd qu'à moitié. C'est un peu ce que j'ai toujours été et que peut-être je suis encore, au mitan de toute chose.
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Enroute   06 juillet 2019
Excès du roman de Tiphaine Samoyault
Le roman est le monde de l'excès, l'excès est le domaine du roman. Ce lieu si libre, si incontrôlé qu'il fut longtemps méprisé pour son absence de règles, est une forme accueillante, mais elle accueille sans contrôle, son autorité est celle, instable, de sa liberté. Le roman excède la forme.
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Danieljean   20 mai 2016
Bête de cirque de Tiphaine Samoyault
Lorsque j'ai accepté d'enseigner à Sarajevo pendant la guerre, ce n'était pas par générosité ou don de soi. Plutôt une sorte d'excès par quoi je me définissais et où je pensais que je finirais par me perdre ou mieux m'aimer.
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