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Note moyenne 3.63 /5 (sur 77 notes)

Nationalité : Norvège
Né(e) à : Bergen , le 12/11/1961
Biographie :

Tomas Espedal, ancien boxeur, a débuté sur la scène littéraire en 1988.

Il a déjà publié une dizaine d'ouvrages.

Lettre (une tentative) (Actes Sud, 2012), paru en 2005 en Norvège, est son huitième ouvrage et le premier à être traduit en français.

Marcher ou l'art de mener un vie déréglée à été nominé pour le Grand Prix des littératures nordiques.


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Lecture en anglais de Tomas Espédal, à partir de son texte "Marcher"


Citations et extraits (92) Voir plus Ajouter une citation
ninosairosse   31 octobre 2016
Marcher de Tomas Espedal
"La piste ouverte. La vaste demeure de l'âme est la piste ouverte. Ni le ciel ni le paradis. Pas "au-dessus", pas même "dedans". L'âme n'est ni au-dessus ni au-dedans. Elle est un voyageur sur la piste ouverte. Ni par la méditation. Ni par le jeûne. Ni par la connaissance du ciel et de la vie intérieure, à la manière des grands mystiques. Ni par l'exaltation. Ni par l'extase. Par aucune de ces voies, l'âme n'arrive à s'appartenir. Seulement en suivant la piste ouverte. Ni par la charité. Ni par le sacrifice. Ni même par l'amour. Ni par les bonnes actions. Par aucun de ces moyens, l'âme ne s'accomplit. Seulement en s'en allant sur la piste ouverte. Le voyage en lui-même, sur la piste ouverte. Exposé à tous les contacts. Sur deux pieds lents. Affrontant tout ce qui passe sur la piste ouverte. En compagnie de ceux qui suivent le même chemin. N'allant vers aucun but. Seulement la piste ouverte."



D. H. Lawrence

p40
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ninosairosse   06 novembre 2016
Marcher de Tomas Espedal
On est passé à coté de ses poèmes, de la même façon que nous passons à coté d'un arbre, sans véritablement le voir, sans comprendre ce que nous avons laissé derrière nous. L'arbre et le poème sont porteurs du même message : nous devons apprendre à voir. Nous devons apprendre à lire. En lisant Olav Nygard, nous découvrons que tout ce que nous cherchions, tout ce qui nous manquait, est là, où que nous soyons, devant nos yeux. Caché dans ce qui nous est proche, dans les choses simples, dans ce qui nous entoure et nous est familier, dans ce que nous ne voyons plus à force de le côtoyer.



p66
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ninosairosse   05 novembre 2016
Marcher de Tomas Espedal
Le plaisir que vous procure une maison n'a rien à voir avec la satisfaction de posséder un logement, il est plus profond, il réside dans le fait d'avoir trouvé un lieu où se reposer, où il y a de la chaleur et de la lumière, où on peut s'asseoir près de la fenêtre pour regarder dehors; être dedans. Le plaisir de la maison, c'est le plaisir d'être dedans. Le plaisir d'être dehors découle du fait d'avoir trouvé une maison, elle n'a pas besoin de vous appartenir.



p76
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ninosairosse   27 octobre 2016
Marcher de Tomas Espedal
"Jamais je n'ai tant pensé, tant existé, tant vécu, tant été moi, si j'ose ainsi dire, que dans les voyages que j'ai faits seul et à pied. La marche a quelque chose qui anime et avive mes idées : je ne puis presque penser quand je reste en place; il faut que mon corps soit en branle pour y mettre mon esprit. La vue de la campagne, la succession des aspects agréables, le grand air, le grand appétit, la bonne santé que je gagne en marchant, la liberté du cabaret, l'éloignement de tout ce qui me rappelle à ma situation, tout cela dégage mon âme, me donne une plus grande audace de penser."

J.J. Rousseau.



p33
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ninosairosse   02 novembre 2016
Marcher de Tomas Espedal
Pour Rousseau, le promeneur est donc un homme simple et paisible. Il est libre. Il a quitté la ville, abandonné famille et obligations. Il a fait ses adieux au travail. Aux responsabilités. A l'argent. Il a pris congé de ses amis et de sa bien-aimée, de ses ambitions et de son avenir. C'est un révolté, mais il a également fait ses adieux à la révolte. Il erre seul dans la forêt, en vagabond. Il parcourt les chemins, sans trop de possessions, il s'est approprié le monde et ses possibles. Tout ce dont il a besoin, il le porte dans un sac sur son dos.



p35
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fanfanouche24   16 décembre 2014
Marcher de Tomas Espedal
La bêtise de la nouvelle richesse. La bêtise des chalets et des maisons démesurés. La bêtise des voitures trop nombreuses. Combien de voitures faut-il à un homme ? Combien de pièces faut-il à une maison ? Combien de toilettes faut-il à un capitaliste ? Quelle quantité de bêtise peut supporter une société ? La bêtise de l'argent facile. La bêtise de la consommation. La bêtise de la cupidité. La bêtise de la nouvelle richesse. (p.114)
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fanfanouche24   09 décembre 2014
Marcher de Tomas Espedal
Ce doit être le langage qui est à l'origine de la solitude, me dis-je en franchissant la barrière d'une ferme, là où le chemin postal amorce une montée vers Mellingen. C'est un beau chemin. C'est donc à pied que l'on distribuait le courrier. La lettre n'est-elle pas l'emblème même de la solitude ? La personne qui écrit. Seule à la table. La lettre d'adieu. La lettre d'amour. L'enveloppe jaune que l'on ferme et qu'on abandonne à son sort. On n'écrit pas de lettres pour abolir la solitude; on les écrit pour la sceller. (p.54)
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jeranjou   10 octobre 2013
Contre l'art de Tomas Espedal
Quand elle franchit la porte pour aller à l’école, j’attends déjà son retour. J’attends son retour ; un jour elle téléphonera pour dire qu’elle dort chez une copine, un jour elle téléphonera pour dire qu’elle dort chez un copain, un jour elle téléphonera pour dire qu’elle va vivre dans une autre ville ; je m’y attends.





(L’auteur parlant de sa fille âgée de 15 ans avec une infinie tendresse)

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mariech   12 avril 2013
Marcher de Tomas Espedal
La pérégrination est une expérience prolongée de la marche , imposée ou librement consentie .
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fanfanouche24   11 décembre 2014
Marcher de Tomas Espedal
J'ai fumé, j'ai bu, j'ai parlé avec moi-même. J'ai dit : c'est indiscutablement le plus bel endroit que tu aies jamais vu. Si paisible, si silencieux, si plein de vide. Se pourrait-il que ce soit l'endroit dont tu as rêvé tant de fois, depuis ton enfance et ta jeunesse; un endroit où tu n'es jamais venu, que tu n'as jamais vu, mais qui a surgi dans tes rêves comme s'il t'était connu, familier, comme s'il t'attendait, comme s'il allait se matérialiser un jour ? est-ce ici ? Est-ce ton rêve qui se réalise ? Se pourrait-il que ce soit l'endroit de la mort? (p.173)
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