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Note moyenne 4.02 /5 (sur 42 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Arcachon , le 29/02/1944
Mort(e) à : Montpellier , le 22/06/2020
Biographie :

Poète nîmois

Né le 29 février 1944, (d'autres écrits proposent 1948!) à Arcachon, Tristan Cabral a fait quatre ans de théologie protestante à Montpellier. Il a été pasteur et professeur de philosophie à Nîmes et a voyagé en Iran, Turquie, Amérique Centrale, Pérou, Bolivie... S'est engagé au Kurdistan, puis en Irlande du Nord.

Tristan Cabral a publié à ce jour une douzaine d'ouvrages chez Le Centurion, L’Aube, Le Cherche-midi... Il a traduit entre autres Yannis Ritsos, Octavio Paz, Georg Trakl.


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Avec Arthur H, Rim Battal, Seyhmus Dagtekin, Maud Joiret, Sophie Loizeau, Guillaume Marie, Emmanuel Moses, Anne Mulpas, Suzanne Rault-Balet, Milène Tournier, Pierre Vinclair & les musiciens Mathias Bourre (piano) et Gaël Ascal (contrebasse) Soirée présentée par Jean-Yves Reuzeau & Alexandre Bord Cette anthologie reflète la vitalité impressionnante de la poésie francophone contemporaine. Quatre générations partagent des textes pour la plupart inédits. La plus jeune a 17 ans, les plus âgés sont nonagénaires. Ils sont ainsi 94 à croiser leurs poèmes sur la thématique du désir, un mot aussi simple que subversif. ADONIS – ARTHURH – Olivier Barbarant – Linda MARIA BAROS Joël BASTARD – Rim BATTALClaude BEAUSOLEILTahar BEN JELLOUN – Zoé BESMOND DESENNEVILLE – Zéno BIANUCarole BIJOUAlexandre BONNET-TERRILE – Alain BORER – Katia BOUCHOUEVAJulien BOUTREUXNicole BROSSARDTom BURONTristan Cabral – CALI – Rémi ChecchettoWilliam CLIFFFrançois de CORNIÈRECécile COULONCharlélie COUTURELaetitia CUVELIERSeyhmus DAGTEKINJacques DARRASMichel DEGUY – Chloé DELAUME – René Depestre – Thomas DESLOGIS – Ariane DREYFUSRenaud EGOMichèle FINCKBrigitte FONTAINEAlbane GELLÉGuy GOFFETTECécile GUIVARCHCécile A. HOLDBANPhilippe JAFFEUXMaud JOIRETCharles JULIETVénus KHOURY-GHATAAnise KOLTZPetr KrÁLAbdellatif LAÂBIHélène LANSCOTTE – Jean LEBOËL – Yvon LE MEN – Perrine LEQUERREC – Jérôme LEROY – Hervé LETELLIER – Sophie LOIZEAULisette LOMBé – Mathias MALZIEU – Guillaume MARIESophie MARTINJean-Yves MASSON – Edouard J.MAUNICK –

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Citations et extraits (77) Voir plus Ajouter une citation
Tristan Cabral
TerrainsVagues   06 janvier 2019
Tristan Cabral
Un vieux musicien juif jouait du violoncelle

aux portes de la ville

un jour ils l'ont tué

mais je ne suis pas juif

Un jour le peuple Kurde a voulu être Kurde

alors ils l'ont détruit

mais je ne suis pas Kurde

Un autre jour

dans un bar de Toulouse

trois français comme les autres ont torturé Ali

avant de le jeter au fond d'un terrain vague

mais je ne suis pas Ali

Un autre jour

trois français comme les autres

ont enterré vivant Yannick l'handicapé

mais je ne suis pas infirme

je ne suis pas Arménien

je ne suis pas Ukrainien

je ne suis pas...

et puis

un jour

ils m'ont tué...
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Tristan Cabral
TerrainsVagues   20 janvier 2019
Tristan Cabral
J'investis mes étoiles dans un ciel toujours vide

et la nuit

je promène sur la mer

mes ongles de cellule

dans une enfance couchée à mort

je marche le long d'une autre vie

et j'ai noué mes poings au vol des cormorans

et les éclats de voix croissent et se multiplient quand la métaphore se fait cri

mon corps est d'un autre âge mon sang d'une autre mer

j'habite les révoltes et les révolutions.....



Tristan Cabral.

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Tristan Cabral
sagesse66   18 mai 2019
Tristan Cabral
Quand je serai parti

je ne veux pas que le soleil se colore de sang

je ne veux pas que meurent les arbres de Judée



mais que le chant des louves

veillent sur les hommes seuls

mais qu’on demande à ceux qui restent

s’ils savent

où la douceur s’est réfugiée



qu’on refuse d’abjurer

et que partout la liberté insiste !...



d’où je ne serai plus

il faudra bien qu’il neige

je serai dans l’odeur des œillets

dans la douleur des arbres

je serai dans les mains habilleuses des morts

et sur tous les chemins d’un Peuple de Beauté

et je dirai des mots qui sentent encore les pommes

et je dirai des mots

qui me rendront les jours perdus

et je dirai des mots de feu

des mots de violoncelle

et de miséricorde…
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Tristan Cabral
TerrainsVagues   10 avril 2018
Tristan Cabral
Le pays d'où je viens.



Le pays d’où je viens n’est d’aucune mémoire

et la mer en novembre y monte jusqu’aux toits

les maîtres de naufrages attendent sur les dunes

qu’un bateau étranger se perde dans les Passes



Le pays d’où je viens a la couleur des lampes

que les enfants conduisent aux limites du sable

on y marche toujours au pays des légendes

la trace des hommes s’y perd dans une Ville d’Hiver



Le pays d’où je viens a la douleur des landes

on y porte parfois des épaves insensées

il y a parfois des bêtes blanches à la lisière des eaux

et des forêts de feu près des océans morts



Le pays d’où je viens a la blessure des rames

on y voit quelquefois des traces de passages

qui mènent à des marées mortes depuis longtemps

souvent les chalutiers battent pavillon noir



Le pays d’où je viens est plein d’hommes de guerre

des maisons de ciment que l’on dit allemandes

tombent depuis toujours dans les océans gris

une femme m’y attend et depuis m’y conduit



En face de Saint-Yves lors de la messe en mer

des prêtres sur les vagues jettent des pains de sang

tandis que des enfants en uniformes noirs

crèvent le long des plages des bancs de méduses blanches



Le pays d’où je viens n’a jamais existé

un vieil enfant de sable y pousse vers le large

un bateau en ciment qui ne partira pas

le pays d’où je viens s’endort en chien de fusil



Le pays d’où je viens n’est d’aucune mémoire

un Casino Mauresque y brûle sous les eaux

une femme s’y promène au bras d’un étranger

le pays d’où je viens n’a jamais existé…
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Tristan Cabral
TerrainsVagues   25 février 2021
Tristan Cabral
Vous! Vous tous!

Vous qui courbez la tête accroupis

dans vos temples

sortez!

Levez vos têtes millénaires

vous ne devez plus rien.
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Moovanse   22 septembre 2015
Ouvrez le feu ! de Tristan Cabral
Je suis né d’une erreur du vent et de la mer

C’est pourquoi j’ai vécu au rythme des marées

Entre les hommes et dieu je n’ai pas pu choisir

Poisson-lune égaré sur un trottoir vitreux



Je n’ai fait que passer sans pouvoir respirer



Un enfant replié s’est pris dans ma mémoire

qui m’empêche d’atteindre le pays d’où je viens

Quand trouverai-je enfin de quoi crever mes yeux

sur le plancher glissant d’une barque fantôme



Si je viens à mourir qu’on me jette à la mer

dans l’aube bleue des sables je trouverai ma route



J’arriverai enfin à cette grande fête

où mon corps fait surface

à l’intérieur du sel

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TerrainsVagues   10 mai 2018
Et sois cet océan de Tristan Cabral
Dans le fond de mes veines.



J’ai sur ma vie des années de retard

Mes chevaux bleus sont dévêtus

Tous mes bateaux sont déchirés

Et de l’eau coule dans mes yeux

Quand je ne rêve pas



J’ai caché des années dans le fond de mes poches

Et j’ai porté au bras des nuits

Un soleil templier

Comme une écharpe de mourir



J’ai sur ma vie des années de retard

Au fond de mes silences

Il y a une vie qui ressemble aux falaises

Il y a des enfants derrière des volets d’or

Des chutes lumineuses entre mes bras trop courts

Et un air de piano qui vient du fond des temps



(…)



Au fond de mes silences

Il y a des épaules vêtues de bras fleuris

Et des ruisseaux de givre

Des musiques natales et des marées de rêves

Il y a de longs cheveux d’errance

Des routes calmes dans leurs gants pâles

Et des tambours voilés sur les arbres guerriers

Il y a de lourdes treilles chargées de lueurs vives

Et ces châles de morts dont on drape les chaises



Mon dieu quel grand courage il faut pour être fou

Je n’aurai jamais assez de mes éternités !
+ Lire la suite
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Piatka   23 septembre 2015
Si vaste d'être seul de Tristan Cabral
MA CLÉ



Ma clé est plus grande que ma serrure.

Elle ne sait pas fermer les portes.

Elle ouvre tout sauf une porte.

Elle ouvre la journée, elle ouvre la nuit,

elle ouvre un marché, elle ouvre

des bouteilles, elle ouvre une ville,

elle ouvre des matins de douceur

et de pain partagé. Elle est lourde

et très simple. Elle ne ferme rien ;

je l'ai simplement pour ouvrir.
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Piatka   05 mai 2018
Le passeur de silence de Tristan Cabral
quand un enfant blessé se prend pour un navire

et regarde la mer de son lit de poussière

quand le filin des jours vous glisse entre les doigts

quand le vent tient ouverts même les yeux des morts

quand les pierres se détachent de nos années perdues

quand la douleur ressemble à quelqu’un qui approche

alors on aimerait bien pour mourir l’un à l’autre

trouver une maison où l’on oserait vieillir
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TerrainsVagues   20 février 2021
Ouvrez le feu ! de Tristan Cabral
Ce sont des enfants seuls

attelés à leurs cris

qui avancent de face

sur des chemins possibles



ils nous jettent des mots

simples comme les pierres

leur royaume visible

est une route droite



ils entrent par effraction

dans nos yeux éboulés

et suivent des aurores

qui toujours se rassemblent



ils creusent leurs demeures

dans les charpentes mortes

pour apporter aux évidences

le démenti formel

d'un battement de cœur
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