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Note moyenne 3.34 /5 (sur 797 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Toulouse , le 05/04/1981
Biographie :

Tristan Garcia est un écrivain et philosophe français.

Après avoir fait ses classes préparatoires littéraires au lycée Pierre de Fermat, il intègre l'École normale supérieure de la rue d'Ulm et l'Université Paris-Sorbonne où il se spécialise en philosophie. Sa thèse de doctorat, dirigée par Sandra Laugier et soutenue à l'Université de Picardie en 2008, est intitulée "Arts anciens, arts nouveaux. Les formes de nos représentations de l'invention de la photographie à aujourd'hui".

Après avoir été refusé par cinq éditeurs, son premier roman, "La meilleure part des hommes", est publié en 2008 chez Gallimard. Le livre reçoit un accueil globalement favorable des critiques et du public, ce qui en fait l'un des évènements de la rentrée littéraire 2008. Le roman a remporté le Prix de Flore 2008 à l'unanimité dès le premier tour. Il est adapté au théâtre en 2012.

En 2010 parait "Mémoires de la jungle", son deuxième roman. Il reçoit pour ce livre le Prix de la Biennale du livre d’histoire à Pontivy (Morbihan) le 25 mars 2012. La même année, le recueil de nouvelles "En l'absence de classement final" obtient le Grand Prix de Littérature Sportive.

Il publie en octobre 2011 un essai de métaphysique aux Presses Universitaires de France : "Forme et objet. Un Traité des choses".

En 2013, il est désigné Écrivain de l'année par le magazine "GQ" pour "Faber : Le Destructeur", sélectionné aux prix Décembre, Médicis et Femina.

Son livre, "7" (2015), lui a valu le Prix du Livre Inter en 2016. Son roman, "Âmes" (2019), premier tome d'une "Histoire de la souffrance", est la sensation de la rentrée littéraire.

Tristan Garcia est maître de conférences à la faculté de philosophie de l'Université Jean-Moulin-Lyon-III.

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Source : /livres.fluctuat.net
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Une version scénique et inédite de « Bookmakers », par Richard Gaitet, Samuel Hirsch & Charlie Marcelet Avec Télérama et Longueur d'ondes En dialoguant avec 16 auteurs contemporains qui livrent les secrets de leur ecriture, decrivent la naissance de leur vocation, leurs influences majeures et leurs rituels, Richard Gaitet deconstruit le mythe de l'inspiration et offre un show litteraire et musical. Avec les voix de Bruno Bayon, Alain Damasio, Chloe Delaume, Marie Desplechin, Sophie Divry, Tristan Garcia, Philippe Jaenada, Pierre Jourde, Dany Laferriere, Lola Lafon, Herve le Tellier, Nicolas Mathieu, Sylvain Prudhomme, Lydie Salvayre, Delphine de Vigan et Alice Zeniter. En partenariat avec Télérama et le Festival « Longueur d'ondes »

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Tristan Garcia
«On nous a éduqués comme des individus libres, puis on nous a dit de prendre la file»
Interview au Nouvel Obs 2013
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La culture, c'est du commerce pour que les jeunes s'achètent un peu d'expérience et les vieux un brin d'innocence.
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Après toutes ces années, on en revenait aux mots, et finalement aux initiales. Le militantisme commençait avec des idées et se terminait avec des lettres de l'alphabet.
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"Il ne s'agit pas de voyager dans le temps, seulement de court-circuiter la mémoire" (...)"Qu'est-ce que le capitalisme?C'est l'industrie de la tristesse. Quand on est gamin, on nous promet que ce sera le pied d'être indépendant et d'avoir de l'argent: on lit des livres, on chantonne des chansons qui nous font miroiter la vie des plus grands. Mais quand on grandit on nous explique qu'en fait, rien ne valait la jeunesse. C'est fini. Et on se met à regarder des films, à écouter de la musique qui nous rappellent le passé. La culture, c'est du commerce pour que les jeunes s'achètent un peu d'expérience et les vieux un brin d'innocence. Il est pourri ce monde là monsieur. Mais au contraire, imaginez que la jeunesse dure et que que rien ne soit perdu. Alors, la tristesse est finie." Emilien souriait et sa voix flageola dans les aigus. "Chacun de nous est un peuple, un parlement, une petite démocratie. L'enfant, l'adolescent, l'adulte discutent dans notre tête. On habite à plusieurs sous notre peau, et on peut redevenir celui qu'on veut. Je crois que c'est est à ça que sert l'hélicéenne." (...)"la première fois que je fus réveillé par le manque, il devait être deux heure du matin, j'étais couvert de sueur et je ne cessais de cauchemarder. Dans mon sommeil, celui que j'avais été à l'âge de vingt ans me reprochait avec amertume de "ne pas lui faire assez de place". Cette version de moi se plaignait de vivre à l'étroit sous ma peau, elle poussait, poussait, poussait pour atteindre bientôt ma taille sous le masque de mon visage. Elle voulait, il voulait, je voulais (je ne sais pas comment dire) remonter à la surface, afin de respirer l'air du présent. Peut-être que j'avais trop pris de H. En moi-même, une concurrence sauvage commençait à régner. Je ne parvenais plus à dormir, hanté par la guerre civile qui couvait à l'intérieur de mon crâne."
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Tristan Garcia
La société moderne ne promet plus aux individus une autre vie, la gloire de l'au-delà, mais seulement ce que nous sommes déjà - plus et mieux. nous incarnons depuis quelques siècles un certain type d'humanité : des hommes formés à la recherche d'intensification plutôt que de transcendance.
(La vie intense)
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« D’après certains, il s’agissait d’une guerre du système contre tout le reste ; d’après d’autres, d’un conflit entre les puissances d’argent et les déshérités, ou bien entre la laïcité et la foi, entre le centre et la périphérie, entre Paris et la province. Ou, au contraire : de la liberté contre le fascisme, de l’autonomie de l’individu contre le patriarcat et l’ordre traditionnel, peut-être de la société contre la communauté. Ou l’inverse. Sans doute un peu des deux. »
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Tristan Garcia
La rencontre avec l'œuvre de Simenon est à la fois facile et très probable. (…) Mes parents lisaient Simenon en boucle. Je n'y ai donc jamais touché. Par réaction, adolescent, j'étais plus attiré par Jean-Patrick Manchette - pour l'aspect politique -, par Sébastien Japrisot et les polars de Boileau-Narcejac - pour leurs jeux fantasmatiques avec l'identité. Simenon représentait une réalité sociale française qui ne m'attirait pas.
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Alors je me suis aperçu, sur un miroir grand comme un écran de home cinéma. Je me suis vu dans leur regard, dans le vôtre. Hirsute. [...]
Faber, quel est ton rôle, ta fonction ? Mal de tête. Faudrait que je me gratte du miroir pour me faire disparaître, comme la pellicule argentée sur les tickets de loterie.
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Le trésor d'un homme est-il dans ce qu'il laisse - des sentiments, des certitudes, des objets, des images et des gestes - ou dans ce qu'il garde ? Sans doute ceux qui laissent énormément, ceux qui restent, n'ont t-ils en eux qu'infiniment peu.
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Faber - Le destructeur - Tristan Garcia

Nous étions des enfants de la classe moyenne d’un pays moyen d’Occident, deux générations après une guerre gagnée, une génération après une révolution ratée. Nous n’étions ni pauvres ni riches, nous ne regrettions pas l’aristocratie, nous ne rêvions d’aucune utopie et la démocratie nous était devenue égale. Nos parents avaient travaillé, mais jamais ailleurs que dans des bureaux, des écoles, des postes, des hôpitaux, des administrations. Nos pères ne portaient ni blouse ni cravate, nos mères ni tablier ni tailleur.
Nous avions été éduqués et formés par les livres, les films, les chansons — par la promesse de devenir des individus. Je crois que nous étions en droit d’attendre une vie différente. Nous avons fait des études — un peu, suffisamment, trop —, nous avons appris à respecter l’art et les artistes, à aimer entreprendre pour créer du neuf, mais aussi à rêver, à nous promener, à apprécier le temps libre, à croire que nous pourrions tous devenir des génies, méprisant la bêtise, détestant comme il se doit la dictature et l’ordre établi. Mais pour gagner de quoi vivre comme tout le monde, une fois adultes, nous avons compris qu’il ne serait jamais question que de prendre la file et de travailler. A ce moment-là, c’était la crise économique et on ne trouvait plus d’emploi, ou bien c’était du travail au rabais. Nous avons souffert la société comme une promesse deux fois déçue. Certains s’y sont faits, d’autres ne sont jamais parvenus à le supporter. Il y a eu en eux une guerre contre tout l’univers qui leur avait laissé entr’apercevoir la vraie vie, la possibilité d’être quelqu’un et qui avait sonné, après l’adolescence, la fin de la récréation des classes moyennes.
p. 453
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