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Note moyenne 4.12 /5 (sur 65 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1964
Biographie :

Valérie Péronnet est une romancière française née en 1964. Journaliste indépendante, elle travaille régulièrement pour Psychologies Magazine. Elle a par ailleurs écrit de nombreux ouvrages en tant que nègres, avant de publier son premier roman aux éditions Calmann Lévy en 2011 : Jeanne et Marguerite, adapté au théâtre avec succès. Son deuxième roman, Un petit glaçon dans la tête, est paru en mars 2016 chez Calmann Lévy.

Source : babelio
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Bibliographie de Valérie Péronnet   (23)Voir plus

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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
beatriceferon   21 avril 2022
La Maison poussière de Valérie Péronnet
Le vent a soufflé toute la nuit. Et les jours d'avant. Et puis, ce matin, plus rien. Par la fenêtre, à travers le double vitrage aux rebords tapissés de glace, je vois les stalactites goutter depuis le toit du perron et j'ai l'impression de goutter moi aussi, de me diluer lentement pour devenir flaque et glisser à travers les lames du plancher, jusqu'à la cour où la terre battue finira par m'absorber.
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beatriceferon   23 avril 2022
La Maison poussière de Valérie Péronnet
Ensuite, ça lui [à la maison] donne un air doux, enveloppant, l'impression que je peux me blottir en elle et que rien ne peut m'atteindre. Comme si elle me prenait dans ses bras. Il me semble que c'est ce qu'elle fait, d'ailleurs, et il y avait un sacré bout de temps que ça ne m'était pas arrivé.
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Alphie   05 septembre 2011
Jeanne et Marguerite de Valérie Péronnet
D’accord. Appelle-moi Jeanne. Mais appelle-moi souvent
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Sayuki74   29 avril 2022
La Maison poussière de Valérie Péronnet
C’est un hiver très dur. Un hiver de pluie, de neige et de vents glacés qui font craquer les murs et souffrir les toitures. De noirceurs interminables, de ciels fous. Un hiver sans mots, sans douceur, sans personne. Elle tourne en rond, de la cuisine à la chambre. Bourre les fourneaux de bois, ras la gueule, en espérant que ça suffira ; ça ne suffit jamais, même quand ils se mettent à feuler comme des fauves en colère (…) Le vent se lève à nouveau, et la bise du Grand Nord vient replanter ses crocs de louve dans tout ce qui se trouve sur son passage. Une nuit, elle a même entendu claquer les roches du jardin. Exactement le son qu’elle imaginait quand sa grand-mère disait en se rapprochant du feu jusqu’à donner l’impression de vouloir s’y jeter : « il gèle à pierre fendre .»
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nineentreleslignes   16 mai 2022
La Maison poussière de Valérie Péronnet
Ils se sont offert une réunion de famille, tranquille. Tous ces gens morts depuis des années parfaitement vivants dans mes murs, chacun à l’âge de son plus grand bonheur, et tout contents de se retrouver. Je n’avais jamais vu ça. Armand contait fleurette à Dumontine qui riait en rosissant ; la petite Séraphine faisait des grâces à ses grands-parents enamourés ; Eusèbe filait à la cuisine dès qu’il en avait l’occasion pour minauder son Emerencienne. Et dans un coin du salon, assise à l’endroit où Dumontine posait toujours son violoncelle quand elle avait fini de jouer, une très belle dame que je ne connaissais pas, aux allures de Parisienne, observait ce petit monde avec tendresse.
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Sayuki74   29 avril 2022
La Maison poussière de Valérie Péronnet
J’ai senti le bois de la sixième marche de l’escalier ployer légèrement sous mon pas et écouté comme jamais le discret grincement qui l’accompagne. Je suis retournée chatouiller les petites étoiles secrètes d’Armand sur le barreau du haut, et elles m’ont à leur tour chatouillé le cœur. Et puis l’émail craquelé du lavabo de la salle de bains comme des petites veines sous une peau trop fine. Et celui légèrement nacré de mon cher Ladouceur, le si bien nommé. Dans les beaux rideaux Art déco, complètement passés mais encore tellement élégants j’ai reniflé son odeur à elle, si particulière, un mélange de vieux livres et de pain d’épices, d’encaustique et de poudre de perlimpinpin.
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Sayuki74   29 avril 2022
La Maison poussière de Valérie Péronnet
A travers la vitre du taxi, j’ai découvert ce qu’est un déluge de verglas : somptueux et tragique (…) le paysage entier figé sous une extraordinaire chape bleu glacé scintillant au soleil.
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verotine   01 mars 2013
Jeanne et Marguerite de Valérie Péronnet
Un jour, j'étais en train d'interviewer quelqu'un, et ça a surgit, comme ça. Il était là, partout, en moi. Comme si chacune de mes cellules se mettait à vibrer de lui. La sensation très précise, très concrète, perceptible, de sa peau contre la mienne. Tout mon corps, tout mon être, explosé de désir au beau milieu d'un entrepôt glacial dont le responsable m'expliquait le fonctionnement. Je ne savais plus quoi faire de lui.



Je ne savais plus quoi faire de lui, mais c'était tellement bon.
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Alphie   05 septembre 2011
Jeanne et Marguerite de Valérie Péronnet
Pour conjurer ma peur, j’ai écrit comment ca allait se passer, avant que ca se produise. Et tout s’est produit presque comme je l’avais écrit. En mieux.
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Sayuki74   29 avril 2022
La Maison poussière de Valérie Péronnet
La tendresse infinie de mes deux amoureux, chaque jour émerveillés de pouvoir vivre ensemble. Les mots doux, les surprises de rien, les tête-à-tête murmurés, les désirs éperdus qui courent le long de mes murs, de mes meubles, de mes planchers. Ils se sont tellement aimés ces deux-là.
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