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Note moyenne 4.41 /5 (sur 259 notes)

Nationalité : Russie
Né(e) à : Vologda , le 01/07/1907
Mort(e) à : Moscou , le 17/01/1982
Biographie :

Varlam Tikhonovitch Chalamov est un écrivain russe qui passa 22 ans de sa vie au goulag dont il tira de terribles récits.

Varlam est né dans une famille aisée ruinée par la révolution de 1917. Il est le dernier des cinq enfants d'un ecclésiastique privé de ses fonctions par le nouveau régime. Après ses études secondaires, en 1924, il fuit la misère et trouve du travail près de Moscou. En 1926, devenu ouvrier, il a accès à l'université. À Moscou, il fréquente les bibliothèques, les cercles futuristes et constructivistes. Il commence à écrire.

En 1929, il est arrêté dans une imprimerie clandestine qui diffusait le Testament de Lénine. Il passe deux ans dans un camp de travail à Vichéra, nord de l’Oural, où il rencontre sa femme. En 1931, à Moscou, il publie ses premières œuvres.

En 1937, Varlam Chalamov est condamné à cinq ans de bagne pour « activité contre-révolutionnaire trotskiste ». Il est envoyé en Kolyma, dans cet Extrême-Orient soviétique. Dans des conditions inhumaines, il travaille dans différentes mines, d'or en particulier. Il n'est en fait libéré de sa peine qu'en 1951, mais reste assigné à résidence à Kolyma. Il écrit de la poésie.

Quand il rentre à Moscou en 1954, après une absence de dix-sept ans, c'est pour se faire chasser par sa femme et par sa fille, qui l'accuse d'être « un ennemi du peuple ». L'année suivant, Varlam Chalamov entreprend la rédaction des "Récits de Kolyma". Dès sa libération, Chalamov rencontre Pasternak qui lui confie en 1954 et 1955, en deux fois, le manuscrit de "Docteur Jivago", il en est l'un des premiers lecteurs.

Varlam Chalamov est officiellement réhabilité en 1956, il s’installe à Moscou, rompt avec Pasternak, fait la connaissance de sa seconde femme, O.S. Neklioudova. "Les Récits de Kolyma", refusés en URSS, paraissent à l'étranger en 1960, mais il ne perçoit aucun droit d'auteur. En 1972, Chalamov doit renier ses "Récits", très probablement forcé par les pressions de l'État. Le livre paraît en URSS en 1987.

Isolé et malade, Varlam Chalamov meurt aveugle et sourd, dans un hôpital psychiatrique où il a été transféré contre son gré. De son vivant, il n'a publié dans son pays que quelques recueils de poèmes.
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Source : http://www.bibliomonde.com
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Bibliographie de Varlam Chalamov   (14)Voir plus

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Mathieu Dosse traducteur de "Mon oncle le jaguar & autres histoires", de "À Lisbonne j'ai pensé à toi" nous parle d'une autre de ses traductions : "Vies arides" de Graciliano Ramos. Il évoque également, "Les récits de la Kolyma" de Varlam Chalamov.

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Citations et extraits (101) Voir plus Ajouter une citation
Piatka   26 janvier 2014
Mes bibliothèques de Varlam Chalamov
J'ai toujours acheté des livres, ne fût-ce que quelques-uns, ne fût-ce qu'un par mois ou tous les deux mois. Quand je me suis marié, j'ai cru que j'allais pouvoir en rassembler un certain nombre - mes livres à moi, que je pourrais annoter, dont je pourrais corner les pages, des livres que je pourrais serrer, froisser, dont je pourrais caresser la reliure en écoutant ce bruissement plus doux encore que celui des feuilles d'arbres dans une forêt - celui des pages d'un livre.
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Piatka   26 janvier 2014
Mes bibliothèques de Varlam Chalamov
Les livres sont ce que nous avons de meilleur en cette vie, ils sont notre immortalité.
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Hulot   06 mai 2021
Récits de la Kolyma de Varlam Chalamov
Mais il n'y avait pas que l'indifférence, l'envie et la peur pour témoigner de mon retour à la vie. La pitié à l'égard des animaux me revint avant la pitié à l'égard de l'homme.
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Varlam Chalamov
sabine59   25 janvier 2017
Varlam Chalamov
La poésie



Si je ne perds pas mes forces,

Si je puis dire quelque chose,

C'est que tu es ma volonté et ma force.



Là est le sens de mon chant,

Là est l'accusation de mes mots

Et le simple secret de mon être.



Tu conduis mon âme

Par la mer et la terre,

Les plantes et les bêtes.



Tu me protèges des balles,

Juillet, tu me le ramènes,

A la place des décembres éternels.



Tu cherches le bon passage,

Tu portes l'eau fraîche

A ma bouche toute sèche



A toi je suis lié

Par toi irradié

Je vais sans peur dans les ténèbres.



( Cet auteur a passé 22 ans au Goulag...)



" Cahiers de la Kolyma et autres poèmes"
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Hulot   07 mai 2021
Récits de la Kolyma de Varlam Chalamov
Le massacre de milliers de gens en toute impunité ne put justement réussir que parce qu'ils étaient innocents.



C'étaient des martyrs. Pas des héros.
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Varlam Chalamov
Piatka   05 janvier 2017
Varlam Chalamov
Ce qui fait l’écrivain, c’est la pression qu’exerce sur l’âme le flux irrésistible de la poésie : on dirait que les mots cherchent à fuir un incendie qui se serait déclaré à l’intérieur, qu’ils se précipitent, se ruent sur le papier.



Correspondance avec Boris Pasternak
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Hulot   06 mai 2021
Récits de la Kolyma de Varlam Chalamov
Je ne voudrais pas retrouver ma famille maintenant. Là-bas, ils ne me comprendront jamais, il ne peuvent pas.

Tout ce qui leur parait important, je sais que c'est du vent. Ce qui est important pour moi, ils ne peuvent le comprendre ni le partager. Ce que j'ai connu, un homme ne devrait pas le connaître, ni même savoir que cela existe...
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Piatka   02 février 2014
Mes bibliothèques de Varlam Chalamov
Les livres, c'est aussi un monde qui ne nous trahit jamais.
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Varlam Chalamov
Hulot   21 juin 2020
Varlam Chalamov
Les conditions du camp ne permettent pas aux hommes de rester des hommes...





Tous les sentiments humains : amour, amitié, jalousie, charité, miséricorde, ambition, honnêteté nous ont quittés avec la chair de nos muscles...





Il ne nous reste que la haine, le sentiment humain le plus durable.
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fanfanouche24   17 novembre 2013
Mes bibliothèques de Varlam Chalamov
Stéphan Zweig dit que les livres sont "un monde disparate et dangereux". Nul ne contestera la justesse de cette définition. J'ajouterai que les livres, c'est aussi un monde qui ne nous trahit jamais. Notre âge nous dicte nos goûts, il limite et focalise notre perception. Selon les différentes époques de notre vie, nous cherchons et nous trouvons des choses différentes dans le même roman. Je sais très précisément ce que je cherchais dans -Mont-Oriol - de Maupassant à dix ans, à quinze, à vingt, à quarante et à cinquante ans. (p.52)
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