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Note moyenne 4.15 /5 (sur 330 notes)

Nationalité : Russie
Né(e) à : Orlov , le 14/03/1930
Mort(e) à : Moscou , le 12/08/2013
Biographie :

Vassili Mihailovitch Peskov (Василий Михайлович Песков) est écrivain, photographe, voyageur et écologiste russe.

Il a travaillé toute sa carrière (à partir de 1956) au journal russe Komsomolskaïa Pravda. À partir de 1975 et jusqu'en 1990, il a dirigé le programme de télévision « dans le monde animal » sur Soviet TV.

En 1964, il a reçu le prix Lénine. En 1990, il a été dans les lauréat du Palmarès mondial des 500 du Programme des Nations unies pour l'environnement.

Il a été connu internationalement notamment pour avoir raconté l'histoire de la famille Lykov, famille de vieux-croyants russes isolés dans la taïga sibérienne depuis 1928 et découverte en 1978, dans un livre traduit dans de nombreuses langues, Ermites dans la taïga.

Outre ses interviews, on lui doit des livres sur la faune du monde et d'étonnantes histoires sibériennes.
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Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
joedi   06 juin 2015
Ermites dans la taïga de Vassili Peskov
"Qui s'apprête à mourir doit semer le blé", répéta-t-il plusieurs fois, comme pour prévenir la question : à quoi bon bâtir à quatre-vingts ans passés ?
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thedoc   29 novembre 2019
Ermites dans la taïga de Vassili Peskov
Au moment de leur rencontre avec les géologues la famille était si éreintée par la lutte pour l'existence qu'elle n'eut plus le courage de fuir, préférant accepter le destin...
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TREMAOUEZAN   01 février 2017
Ermites dans la taïga de Vassili Peskov
La solitude taïguéenne des Lykov fut partagée durant plusieurs années par un ours, une bête à la carrure et à l'insolence modérées. Il n'apparaissait qu'épisodiquement, piétinant, humant l'air près du garde-manger, avant de repartir. Lors de la cueillette des pommes de cèdre, l'ours suivait les ramasseurs à la trace tout en esquivant leurs regards, pour recueillir les fruits oubliés. "Nous lui laissions des pommes exprès, affamé comme il était, en quête de graisse pour l'hiver."

(page 81)
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TREMAOUEZAN   24 janvier 2017
Ermites dans la taïga de Vassili Peskov
Agafia, la cadette, a déclaré soudain dans la conversation, avec une fierté patente, qu'elle savait lire. Après avoir demandé l'autorisation à son père, elle a filé dans l'isba d'où elle est revenue avec un livre lourd et bruni. L'ouvrant sur ses genoux, elle nous a lu une prière d'une voix chantante, de la manière dont elle parlait. Puis, désirant montrer que Natalia pouvait lire aussi, elle lui a posé le livre sur les genoux. Après la lecture, tout le monde a observé un temps de silence avec un air d'importance. Le fait de savoir lire, on le sentait, était hautement estimé chez ces gens-là et faisait sans doute l'objet de leur plus grande fierté.

"Et toi, sais-tu lire ?" m'a demandé Agafia. Tous les trois ont attendu ma réponse avec curiosité. J'ai répondu que je savais lire et écrire. Ce qui a quelque peu déçu le vieillard et les deux soeurs, qui tenaient sans doute la connaissance de la lecture et de l'écriture pour un don exclusif. Mais savoir c'est savoir, et les Lykov me traitaient désormais en égale.

Le vieux, toutefois, a jugé utile de me demander si j'étais femme. "Par la voix et le reste, on dirait une femme, mais l'habillement..." La réflexion nous a amusés, mes trois compagnons et moi, et ceux-là ont expliqué à Karp Ossipovitch que non seulement je savais lire et écrire, mais que j'étais aussi le chef du groupe. "Impénétrable est ton oeuvre, Seigneur !" a dit le vieil homme en se signant. Et ses filles de l'imiter.

(pages 17-18)
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Walden-88   02 septembre 2014
Ermites dans la taïga de Vassili Peskov
Comme par le passé, il y a beaucoup de choses qu'elle refuse : elle ne mange que son propre pain, pas de saucisson, ni de conserves, ni d'huile en bouteille, ni de poisson nettoyé. Pas de confitures, pas de bonbons, pas de thé, pas de sucre. Pour cette raison nous avons transvasé les flocons d'avoine dans un tissu frais et mis le miel dans un seau d'écorce. Notre "pupille" accepte les cadeaux avec gratitude - "Dieu vous garde" - mais avec dignité, sans obséquiosité. Il est très rare qu'elle réclame quelque chose.
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TREMAOUEZAN   08 février 2017
Ermites dans la taïga de Vassili Peskov
En détail Agafia nous a parlé de serpents aperçus dans le potager, et de toute une nichée au bord de l'eau.

-- Tu l'as eu au bâton, le serpent ? a demandé Erofeï en sortant de sa somnolence. Et Dieu, qu'en dit-il, des serpents ?

Dieu avait tout prévu. Agafia a ouvert un in-folio qui sentait la vieille isba pour nous lire à voix haute :

-- "Je vous donne le pouvoir d'écraser le serpent et le scorpion et toute force hostile."

-- Et alors, as-tu écouté Dieu ?

-- J'ai eu pitié. Car la vie est douce à toute créature.

(page 246)
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Oliv   11 août 2019
Ermites dans la taïga de Vassili Peskov
N'y tenant plus, je sortis prendre l'air. La pleine lune trônait sur la taïga. Un silence absolu. La joue appuyée contre une serviette fraîche, je croyais vivre un rêve. Karp Ossipovitch, sorti pour uriner, me rappela à la réalité. Nous passâmes un quart d'heure à deviser sur les voyages spatiaux. Je lui demandai s'il savait que l'homme avait marché sur la Lune, qu'il y avait même roulé sur des chars. Le vieillard me dit en avoir entendu parler mais n'en pas croire un mot. La Lune n'était-elle pas un astre divin ? Qui d'autre que les dieux et les anges pouvaient s'y rendre ? Et comment pouvait-on marcher et rouler la tête en bas ?
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TREMAOUEZAN   27 janvier 2017
Ermites dans la taïga de Vassili Peskov
Erofeï, qui avait rendu visite à Karp Ossipovitch pendant l'odyssée d'Agafia, m'écrit : "Le vieux, tout seul, s'ennuyait cruellement. Quand je suis arrivé, il s'est jeté sur mes épaules en éclatant en sanglots : "Seul, je ne suis plus que tout seul"..." (page 189)
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TREMAOUEZAN   26 janvier 2017
Ermites dans la taïga de Vassili Peskov
Des saisons de disette ? Oui, 1961 aura été une année terrible pour les Lykov. La neige de juin, accompagnée d'un gel assez violent, emporta toutes les cultures. Le seigle succomba à la froidure et les pommes de terre n'y survécurent que pour garnir le stock de semence. La nourriture forestière en souffrit aussi beaucoup. L'hiver avala vite les réserves de la récolte précédente. Au printemps, les Lykov mangèrent de la paille, des chaussures de cuir, la peau des skis, l'écorce et les germes des bouleaux. Des réserves de pois, ils ne gardèrent qu'un récipient de semence.

Cette année-là la mère mourut de faim. L'isba se serait vidée complètement si les récoltes suivantes avaient avorté comme les autres. Mais l'année fut bonne. La pomme de terre monta bien. Les cônes de cèdre mûrissaient aux branches. Et sur le carré des pois perça par hasard un unique épi de seigle. On le dorlota nuit et jour après avoir installé une protection spéciale contre les rongeurs.

Une fois mûr, l'épi donna dix-huit grains. Cette récolte fut enveloppée dans un chiffon sec, rangée dans un mini-seau spécial plus petit qu'une timbale, roulée dans une feuille d'écorce puis suspendue au mur. Les dix-huit grains donnèrent environ une assiette de céréales. Mais les Lykov ne firent leur première bouillie de seigle qu'à la quatrième saison.

(pages 84-85)
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PommeBleu   05 janvier 2016
Ermites dans la taïga de Vassili Peskov
Quand j'ai demandé à Karp Ossipovitch quelle avait été la plus grande des difficultés de son existence dans la Taïga, il m'a dit :

Vivre sans sel. Une souffrance en vérité !



Agafia :

Vivre dans le monde est impur, vivre dans le monde nous est interdit. Cela nous est défendu !



Le jardin donnait de la pomme de terre, du navet, de l'oignon, des pois, du chanvre et du seigle. Les graines provenaient de l'ancien domaine aujourd'hui avalé par la taïga, apportées quarante-six ans auparavant comme des pierres précieuses avec la même précaution que le fer et les livres religieux. Jamais aucune culture en ce demi-siècle ne les a lâchés par dégénérescence, chacune leur donnant nourriture et semence.
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