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Note moyenne 3.3 /5 (sur 197 notes)

Nationalité : Belgique
Né(e) à : Colfontaine , 1961
Biographie :

Véronique Biefnot est une actrice, metteur en scène et romancière belge d'expression française.

Après une agrégation en philo et lettres à l’ULB, l’étude de la peinture aux Beaux-Arts et de l’Art Dramatique au Conservatoire, elle a interprété plus de quarante grands rôles sur la plupart des scènes théâtrales belges.

Parallèlement à cette vie d’actrice, de présentatrice de télévision et de metteur-en-scène, elle a toujours mené des projets en solitaire, creusant le sillon artistique grâce à la peinture et l’écriture.

En mai 2011, son premier roman, "Comme des larmes sous la pluie", est paru aux éditions Héloïse d’Ormesson, suivi du second, "Les Murmures de la terre", en mai 2012.

En 2013, elle rencontre le romancier belge Francis Dannemark (1955), avec qui elle collabore sur l’adaptation de son roman "Histoire d’Alice,qui ne pensait jamais à rien (et de tous ses maris,plus un)". Ils décident d’un commun accord de croiser leurs deux romans ("Là où se pose la lumière" et "Aux anges"), de telle manière que des personnages d’un roman se retrouve dans l’autre.

En 2014, Véronique Biefnot continue cette collaboration en écrivant un roman à quatre mains "La route des coquelicots" qui est sorti en 2015 au Castor Astral sous le nom de Biefnot-Dannemark.

Elle vit en Braban wallon avec son époux et ses trois enfants.

site officiel : https://veroniquebiefnot.wordpress.com/
site Biefnot-Dannemark:
http://www.francisdannemark.be/biefnot-dannemark/
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24/04/2014 Héloïse d'Ormesson invitée de Michel Field sur LCI pour fêter les dix ans de sa maison d'édition et promouvoir une nouvelle collection SUSPENSE qui réunit uniquement des romancière du genre (Véronique Biefnot pour "Là où la lumière se pose", Aurélie de Gubernatis pour "L'Impasse" et Dominique Dyens pour "La Femme éclaboussée") www.editions-heloisedormesson.com

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Citations et extraits (102) Voir plus Ajouter une citation
Myriam3   29 novembre 2015
Les murmures de la terre de Véronique Biefnot
A la belle âpreté des roches avait succédé une luxuriance végétale annonçant l'Amazonie. De larges fleuves paresseux déroulaient leurs flots argentés, morcelant cette symphonie de verts, des plus acides aux plus sombres. Sous leurs yeux se succédaient des cascades couronnées de brume, des maisons sommaires, éparpillées le long de routes défoncées, parcourues de bus et de camions paresseux.
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Magenta   28 août 2012
Comme des larmes sous la pluie de Véronique Biefnot
Quand les journées se meurent,

Vous mon rêve, ma vie,

Vous ma seule embellie,

A travers le miroir,

Chaque soir, chaque soir,

Mais là, dans mon esprit,

Un autre s'y est mis,

Et, pour mon désespoir,

Chaque soir, chaque soir.
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Ziliz   15 octobre 2012
Comme des larmes sous la pluie de Véronique Biefnot
A quelques reprises, [l'écrivain] avait déjà dû faire face à des invasions intempestives de sa boîte à mails et remettre prudemment les gens à leur place sans les brusquer. Certains de ses lecteurs semblaient vouloir nouer des rapports plus amicaux avec lui, il était alors délicat de leur répondre sans rien dévoiler de sa vie personnelle, en leur manifestant néanmoins un intérêt poli. (p. 160)
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rkhettaoui   23 novembre 2020
La Balade de Nina de Véronique Biefnot
Les vacances, je le sais, étaient les moments les plus difficiles. Pour moi, c’étaient des périodes où je jouais tous les soirs dans une autre ville, aux quatre coins du pays. Pour toi, c’étaient de longues semaines chez tes grands-parents. Ils t’adoraient. Auraient voulu que tu vives avec eux toute l’année. Mais je voyais bien les reproches dans tes yeux quand je partais. Je savais bien que ça n’allait pas, tu refusais souvent de me parler au téléphone. Pourtant je t’appelais chaque jour, chaque jour, ma chérie. (Teddy allume une cigarette. Un tic agite légèrement sa paupière gauche.) J’ai perdu le fil… Je pense à la mort de madame Raymonde, peu de temps après l’obtention de ton diplôme de musicologue. Elle était devenue sourde et elle riait moins souvent. « À quoi bon rire si on ne s’entend plus ? » disait-elle avec humour. Mais ça la rendait malheureuse de ne plus pouvoir écouter les gens. Tu sais, Nina, j’avais un projet. Un disque qui se serait appelé Le monde de Raymonde , composé uniquement de petites mélodies enfantines et joyeuses. Je n’y suis pas arrivé. Il me manquait quelque chose. Quelque chose qu’elle avait et que je n’avais pas…
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rkhettaoui   23 novembre 2020
La Balade de Nina de Véronique Biefnot
Depuis des jours, je ne peux m’empêcher de penser qu’elle a perdu le contrôle de sa voiture parce qu’elle avait la tête ailleurs. Parce qu’elle avait le cœur ailleurs. Ah, maman, maman, tu n’aurais pas pu trouver un autre chemin pour… ? Mensonge par omission. Pas la plus belle sorte de mensonge. Et toi, papa ? Qu’est-ce que tu savais ? Rien, comme moi ? Ou peut-être… Arrête, Antoine, arrête. »
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rkhettaoui   23 novembre 2020
La Balade de Nina de Véronique Biefnot
Il me semblait parfois que le roulement suggestif des pectoraux, des dorsaux et autres abdominaux au-dessus de la petite jupette en peau de chamois du héros arrachait de langoureux soupirs à la gent féminine autour de la table, le regard perdu vers ce pays de cocagne et de testostérone où Tarzan affrontait mille périls pour les beaux yeux énamourés de sa Jane volontiers défaillante. Moi, les pectoraux, ça ne m’affolait pas tellement. Mon personnage favori, c’était Cheeta, la guenon. Est-ce que tu sais qu’elle a vécu deux fois plus longtemps que les plus vieux chimpanzés ? J’ai lu qu’elle était morte il y a trois ou quatre ans, dans un zoo, à l’âge de quatre-vingts ans ? Je vais les revoir, ces films, papa, promis. Et enfin découvrir entièrement le deuxième, Tarzan et sa compagne ! Comme Tarzan et Jane y nagent nus, Mamy me collait une main sur les yeux, chaque fois… La scène interdite était longue, alors la pression se relâchait au fil des minutes. N’empêche, je me réjouis déjà !
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rkhettaoui   23 novembre 2020
La Balade de Nina de Véronique Biefnot
Je me suis assis au piano, j’ai joué la chanson de Fred Astaire : “ The weather is frightening, the thunder and lightning… ” puis j’ai improvisé une musique pour accompagner le tonnerre. Elle avait peur de l’orage mais ça l’a amusée et détendue. Je l’ai invitée à s’asseoir à côté de moi et à frapper les touches. Et puis voilà… Nos doigts se sont croisés et ça a été le début d’une profonde attraction, d’une vraie connivence. À la fin de l’orage, nous étions amoureux. Très amoureux. Elle était mariée, elle aussi. Mais nous nous voyions très souvent. Elle vivait comme une sœur, depuis des années, avec un mari paisible et rassurant pour lequel elle avait beaucoup d’affection. Après quelques mois, je lui ai proposé qu’on vive ensemble. Il suffisait que nous divorcions, elle et moi. Elle n’a pas dit oui, elle n’a pas dit non, elle hésitait… Puis un jour, Colette, ta mère, m’a annoncé qu’elle était enceinte.
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rkhettaoui   23 novembre 2020
La Balade de Nina de Véronique Biefnot
Se regarder n’a jamais été un moment agréable pour elle. On lui a dit souvent qu’elle était jolie, qu’elle avait du charme. Jamais elle n’en a cru un mot. Maigre, des seins minuscules, des cheveux désespérément raides et d’un châtain sans éclat… Seules ses longues jambes trouvent parfois grâce à ses yeux. Et la seule chose dont elle était certaine en partant, ce matin, c’était de vouloir porter les escarpins noirs ajourés qu’il aimait tellement, même si ce n’étaient pas les chaussures idéales pour conduire si longtemps. Un jeans aurait paru trop décontracté pour la circonstance. Cette petite jupe et son chemisier en soie bleu lavande lui avaient semblé plus adéquats. « C’est le bleu de tes yeux quand tu rêves, ma Nina. » C’est ce que disait Teddy et c’est pour ça qu’elle l’avait choisi pour venir à ce rendez-vous avec lui, ce dernier rendez-vous.
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rkhettaoui   23 novembre 2020
La Balade de Nina de Véronique Biefnot
Je croyais que je n’arriverais pas à vivre de la musique, je m’attendais à tenir quatre ou cinq ans. Finalement, ça a tenu toute une vie. Je n’ai pas fait fortune, comme tu le sais, mais ce n’était pas mon but. Le seul bien que j’ai acquis, et c’est la première chose que j’ai à te léguer, c’est mon vieil appartement bordelais, tu le connais par cœur, inutile de te le décrire. Il a l’avantage, malgré ses défauts, d’être vaste et bien situé. Peut-être auras-tu envie d’y emménager avec Anton. Ça pourrait lui plaire, une très grande chambre avec vue sur les toits. La lumière, le matin, est si belle et on a l’impression qu’en se penchant un peu, on pourrait toucher le bleu du ciel du bout des doigts. Parfois, j’y suis presque arrivé et comme Anton a de plus longs bras que moi, qui sait ?
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rkhettaoui   23 novembre 2020
La Balade de Nina de Véronique Biefnot
Elle avait quarante ans et aucun espoir d’avoir un jour un enfant. Les médecins – elle avait consulté les meilleurs spécialistes – étaient formels. Et puis quelque chose d’incroyable s’est produit. Un jour, elle a débarqué comme une folle. Elle venait de l’hôpital. Le toubib le lui avait certifié : elle était enceinte ! Et elle l’était de moi, indubitablement. J’ai pensé tout de suite que c’était ta présence qui avait ouvert quelque chose en elle, la chaleur de ton petit corps si souvent niché dans ses bras. Je lui ai dit que cette fois, il n’y avait plus à réfléchir : nous allions vivre ensemble ! Mais elle a dit non, même avec mon enfant dans son ventre. Elle n’a pas voulu. À ses yeux, je menais une vie de bohème, et ça n’avait rien de romantique, c’était juste angoissant.
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