AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 4.17 /5 (sur 39 notes)

Nationalité : Canada
Biographie :

Véronique Côté, qui a étudié au Conservatoire d'art dramatique de Québec, est comédienne et metteure en scène.

Source : Septentrion
Ajouter des informations
étiquettes

Citations et extraits (57) Voir plus Ajouter une citation
LittleMary226   15 novembre 2012
Chaque automne j'ai envie de mourir de Véronique Côté
Quand j’étais enfant, je rêvais de déménager, de changer d’école et d’être la nouvelle de la classe.

Maintenant, parfois, j’en rêve encore, de ça, d’un endroit où personne me connaîtrait, ou je serais comme neuve.

Mais.

Au fond, je rêve encore plus d’avoir envie de rester quelque part.
Commenter  J’apprécie          120
LittleMary226   15 novembre 2012
Chaque automne j'ai envie de mourir de Véronique Côté
Dans les vestiges de mon ex, j’avais trouvé un carnet bleu. Je l’ai lu sur la pointe des pieds. J’ai lu avec le cœur qui battait à mes tempes. Je l’ai lu au complet. Il avait écrit des pensées drôles et délicates, sur les filles, sur lui, il avait transcrit quelques citations. Et il parlait de ses amoureuses. Il en parlait bien, il en parlait avec amour. Il écrivait: «Quand Cécile chante doucement en cuisinant, je sais que je peux me reposer, enfin me reposer. Me reposer.» Ou «M. est partie. Je vois plus rien. Je suis redevenu aveugle.»

(...) On s’est laissés, comme les gens qui s’aiment pis qui s’aiment plus font. On s’est quittés, mais on est restés amis. Je suis retournée chez lui, et un soir, pendant un party, j’ai pas pu résister: je suis allée voir dans le carnet bleu s’il avait écrit sur moi. Ce qu’il avait écrit.

Rien. Il avait rien écrit. Ni pendant qu’on était ensemble, ni après. J’ai laissé aucune trace
Commenter  J’apprécie          90
LittleMary226   16 novembre 2012
Chaque automne j'ai envie de mourir de Véronique Côté
Les choses finissent. C’est ce qui les rend belles.

Les histoires finissent. C’est ce qui fait que leur commencement a du sens.

Les pays, les chansons, les espoirs, les jardins. Les fourmis. Les gens. Un jour, tout meurt.
Commenter  J’apprécie          70
AnneMarcouiller   18 novembre 2012
Chaque automne j'ai envie de mourir de Véronique Côté
Au début, c'était facile. Je n'avais que ça à surveiller, sa respiration. J'ai pris le tour, je suis devenu très habile; j'étais le gardien de sa bouche, de son souffle, de son haleine de bébé qui sentait le lait et les nuages. On n'a aucune idée de la façon dont la vie bascule quand un enfant arrive, on ne sait pas, on ne peut pas savoir à quel point on va s'inquiéter, toujours, tout le temps, tous les jours, toutes les nuits, on ne peut pas savoir avant avec quelle angoisse on va le voir grandir, avec quel bonheur mais, surtout, avec quelle angoisse ça va venir ce bonheur là, parce que justement le bonheur est tellement aigu, tellement fort, tellement lumineux, le bonheur devient tellement toute ta vie, tout le sens de ta vie, que tu te mets à avoir peur que ça finisse. Que ça arrête de respirer. Page 101
Commenter  J’apprécie          50
patatarte2001   23 février 2015
Chaque automne j'ai envie de mourir de Véronique Côté
J'aurais envie de porter mes lunettes de soleil en permanence pis je comprends pas d'ailleurs pourquoi on me jugerait. Pourquoi on juge ça, quelqu'un qui a ses lunettes de soleil le soir, ou quand il pleut, ou à l'intérieur. Ca a tellement l'air de déranger du monde ça, ce concept-là de lunettes de soleil. En fait, je trouve ça tellement compliqué moi ce concept- là de lunettes de soleil, on dirait que c'est tellement rare les moments où t'as le droit de les porter en paix, on dirait qu'il y a tellement de facteurs qui influencent le fait de si t'es pertinent ou non de mettre tes lunettes, moi j'aurais juste comme envie de les mettre tout le temps, parce que je suis super bien quand je les ai dans la face, je me sens bien, je me sens moins "là", je me sens moins collé sur le monde de la table à côté dans les restos, je me sens moins dans la cuisine du monde que je croise en faisant l'épicerie, je me sens moins en train de pleurer en communauté devant un film au cinéma, je me sens moins en pleine vie privée du monde de trente ans que je croise dans la rue avec leurs trois enfants dans des poussettes pis qui s'engueulent parce que, ben crisse, ils ont pris des trop grosses décisions trop vite, trop jeunes, pis là ben ils sont pus capables de se voir la face pis ce qui les enrage le plus, c'est que, théoriquement, y'en ont encore pour quarante ans à s'endurer la face. Tout ça pour dire que j'aimerais ça porter mes lunettes de soleil en permanence. Librement, mettons.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
AnneMarcouiller   18 novembre 2012
Chaque automne j'ai envie de mourir de Véronique Côté
Ce qui est beau, c'est la multitude de ces autres vies rêvées, qui brillent dans le noir comme autant de petits phares, comme une constellation de tous nos possibles. Si ça va plus là où tu es, si cette vie-ci ne te dit plus rien, tu peux toujours venir ici, il y a de la lumière tout le temps. Quand je ferme les yeux, je vois la lueur de ces petites fenêtres phosphorescentes trembler partout sur la planète. Page 43
Commenter  J’apprécie          50
igregoire   18 décembre 2014
La vie habitable: Poésie en tant que combustible et désobéissance nécessaires de Véronique Côté
L'absence totale de poésie dans le monde politique actuel me semble révélatrice de tout ce qui fait défaut à notre conception contemporaine de l'exercice démocratique. Nos manières d'appréhender chacun des enjeux auxquels nous sommes soumis sont complètement dénués d'imagination, d'indépendance de pensée, de véritable liberté. (p. 46)
Commenter  J’apprécie          50
LittleMary226   24 novembre 2012
Chaque automne j'ai envie de mourir de Véronique Côté
Elle a l’air de sourire vraiment beaucoup pis d’être de bonne humeur le matin, on dirait que peut-être ça lui arrive de se réveiller parce qu’elle rit dans son rêve, de se réveiller en éclatant de rire. Je peux pas non plus sérieusement lui demander ça: «Est-ce que tu ris quand tu dors?»
Commenter  J’apprécie          50
Lucie16   27 mai 2012
Chaque automne j'ai envie de mourir de Véronique Côté
Je suis tombée amoureuse du pays en premier, et de lui pas longtemps après. C’était un amour insensé et c’était un amour nécessaire parce que c’est cet amour qui m’a sauvée de tout, de l’ennui, du désarroi, de la perte de sens, de moi. C’était un amour qui ne se pouvait pas et c’est l’amour qui m’a traversée le plus profondément, c’est l’amour le plus beau et le plus utile de toute ma vie – c’est l’amour qui m’a appris l’amour, et qui m’a appris, parce que j’avais besoin de l’apprendre, que je pouvais être aimée, être aimée à la folie, être aimée éperdument, être aimée plus que tout. Plus que le réel. Et que je pouvais aimer, moi aussi, plus que le réel.
Commenter  J’apprécie          40
LittleMary226   15 novembre 2012
Chaque automne j'ai envie de mourir de Véronique Côté
Avec le temps j’ai appris à me méfier des littéraires, parce que je me suis fait assener deux-trois phrases comme: «Si je n’étais pas un romancier, je croirais que je suis amoureux de toi», ce qui calme les nerfs, tsé.
Commenter  J’apprécie          50

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



Quiz Voir plus

Jean-Pierre Bacri

"Quelle majorité ? Celle qui croyait que la terre est plate ? ... Celle qui est pour la peine de mort ?" Dans quel film peut-on entendre Bacri poser cette question ?

Le goût des autres
Cuisine & dépendances
Comme une image

10 questions
27 lecteurs ont répondu
Thèmes : comédiens , théâtre , cinéma français , culture littéraireCréer un quiz sur cet auteur