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Note moyenne 3.69 /5 (sur 160 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Vienne , le 24/01/1888
Mort(e) à : Hollywood , le 29/08/1960
Biographie :

Vicki Baum, née Hedwig Baum, était une romancière américano-autrichienne.

Ses parents la destinaient à la musique. Dès l'âge de cinq ans elle participe à des concerts. Elle triompha en tant que harpiste au Conservatoire de Vienne. Elle quitta l'Autriche assez vite pour se rendre en Allemagne, à Darmstadt, où elle enseigne la musique à l'École supérieure. En 1915, elle épouse le chef d'orchestre Richard Lert.

Elle écrit son premier essai à quatorze ans.

Elle vit jusqu'en 1931, à Berlin. C'est à cette époque qu' elle écrit : Futures Vedettes, Arrêt de mort, Hélène Wilfur, Lac aux dames, Lowinckel en folie, Grand Hotel.

Le 28 janvier 1938, elle est naturalisée américaine et s'établit à Los Angeles, à proximité d'Hollywood où elle travaille fréquemment, soit lorsque certains de ses romans seront portés à l'écran, soit pour satisfaire à des commandes et adapter des oeuvres d'autrui. Elle travaillera par exemple comme scénariste pour Dudley Murphy, Dorothy Arzner ou encore William Keighley.

Ses voyages fréquents sont de grandes sources d'inspiration : La Nuit cramoisie et Bombes sur Shanghaï ont été conçus lors d'un voyage en Chine, Sang et volupté à Bali au cours d'un séjour dans cette île, l'L'Ange sans tête a été imaginé au Mexique, Le Vol du destin durant un voyage en avion à travers l'Amérique du Sud. Elle est l'auteur de Bataille de femmes paru en 1956.


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Citations et extraits (89) Voir plus Ajouter une citation
Vicki Baum
milamirage   05 février 2013
Vicki Baum
L'écrivain jonche sa route d'idées abandonnées et on trouve toujours, dans ses bagages, quelque vieille malle pleine de manuscrits inachevés. Parfois, cependant, un incident presque oublié retrouve vie après avoir hiberné de longues années, et s'écrit, tout seul.

[prologue de "Bataille de femmes"]
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Sachenka   08 octobre 2015
Berlin hôtel de Vicki Baum
- [...] Mais l'âme allemande est gothique. Elle est abstraite, pleine de ténèbres et a le visage d'une gargouille ; elle est tordue, torturée et aime la souffrance. Il n'y a que les Russes pour comprendre quelque chose à sa capacité illimitée et à son désir ardent de souffrance. Elle adore l'infliger et l'éprouver. Aucun de nous on comprend l'Allemagne. Ce que vous appelez enrégimentation, militarisme, discipline, c'est la loi prussienne du commandement et de l'obéissance aveugle. Vous ne comprenez pas que les Allemands aspirent éternellement à la chaîne et à la férule parce qu'ils ont peur de leur propre fureur émotive, insondable et profonde. L'Allemand ne désire pas la liberté car cela signifie pour lui la destruction de soi-même. C'est çe que, vous autres Anglo-Saxons, ne comprendrez jamais avec vos idéaux humanitaires et superficiels, votre optimisme de jardin d'enfants ; vous ne savez pas ce que c'est de vivre avec un démon en soi.
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Gwen21   13 mars 2015
Grand Hôtel de Vicki Baum
- [...] Vous arrivez là de votre trou de province, avec des idées fausses sur la vie. Vous pensez : le Grand Hôtel ! Vous pensez : l'hôtel le plus cher ! Dieu sait quelle merveille vous attendez d'un hôtel de ce genre ! Vous finirez bien par vous rendre compte de ce qui s'y passe. Tout l'hôtel n'est qu'une vaste blague. Il en est identiquement de même de la vie entière. Toute la vie n'est qu'une fumisterie, monsieur Kringelein. On arrive, on s'arrête un petit moment, on s'en va. Des passants, comprenez-vous ? Pour un court séjour, voyez-vous ? Que faites-vous dans un grand hôtel ? Manger, dormir, flâner, faire des affaires, flirter un peu, danser un peu, quoi ? Eh bien ! et que faites-vous dans la vie ? Cent portes donnant sur un couloir et personne ne sait rien du voisin qui demeure à côté. Quand vous partez, un autre arrive et se couche dans votre lit. C'est fini.
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Sachenka   07 octobre 2015
Sang et volupté à Bali de Vicki Baum
- En quoi la guerre entre le prince et les Hollandais nous regarde-t-elle? dit-il. Nous n'avons pas voulue guerre, et combattre n'est pas notre affaire. Que mangeront les gens de Badoung si les paysans se battent, au lieu de cultiver le riz? La charrue est plus importante que le kriss.
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Sachenka   05 octobre 2015
Berlin hôtel de Vicki Baum
- Du temps de mon père, c'est le portrait de Bismarck qui était suspendu ici, et quand je fus élève officier, celui du Kaiser le remplaça. Après l'autre guerre vint le tour d'Hindenburg, maintenant celui d'Hitler, je me demande qui viendra ensuite, grommela-t-il.
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Gwen21   14 mars 2015
Grand Hôtel de Vicki Baum
On dit que, dans les hôtels, les femmes de chambre regardent par le trou des serrures. C'est une sotte légende ! Les femmes de chambre des hôtels ne s'intéressent nullement aux gens qui vivent derrière le trou des serrures. Les femmes de chambre ont beaucoup trop d'ouvrage ; surmenées, harassées et en général plutôt résignées, elles ont assez à s'occuper de leurs propres affaires.
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Gwen21   13 mars 2015
Grand Hôtel de Vicki Baum
Preysing avait cinquante-quatre ans : ce n'était pas un homme âgé, mais un homme endormi, le mari peu exigeant d'une épouse épaissie.
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fanfanouche24   17 août 2018
Solitude (Ulle) de Vicki Baum
Il le faisait à contrecoeur, et il s'agissait d'un travail pénible : mais c'était justement pour cela qu'il s'y employait. Car son humeur était telle qu'il lui fallait s'imposer des choses difficiles, comme s'il détenait une force en lui qu'il voulût opposer au monde qui le rejetait. (p. 23)
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Stemilou   07 mai 2011
Sang et volupté à Bali de Vicki Baum
L’île continue à vivre d’après la loi ancienne, qui est restée la même. Les montagnes, les gorges, les rizières, les palmeraies sont restées les mêmes. Les hommes sont restés les mêmes. Ce sont les mêmes hommes qui reviennent sans cesse, la plupart d’entre eux sont gais, doux, oublieux, nous ne les comprendrons jamais tout à fait et nous ne pourrons jamais apprendre leur calme et leur douceur. Beaucoup d’entre eux sont des artistes, et ils ne cesseront jamais d’inventer de nouvelles figures en bois ou en pierre, de composer de nouvelles pièces de théâtre et de danser de nouvelles danses. Mais les dieux ne changent pas, et tant qu’ils trôneront dans les temples, dans chaque fleuve, chaque montagne et chaque champ, Bali ne saurait changer.
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Gwen21   12 mars 2015
Grand Hôtel de Vicki Baum
Vous ne savez pas comme c'est froid d'être célèbre. Il n'y a personne qui soit là pour moi ; pas une âme. Tous vivent de moi, personne n'a vécu par moi, personne, pas un seul être. Je ne connais que des orgueilleux et des timorés. J'ai toujours été seule. Oh !... Et qui se souciera encore d'une Grousinskaïa qui ne dansera plus ? Fini. Non, je ne me promènerai pas à Monte-Carlo, raidie et grasse et vieille, comme ces autres vieilles femmes célèbres...
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