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Note moyenne 3.53 /5 (sur 144 notes)

Nationalité : Russie
Né(e) à : Moscou , le 22/11/1962
Biographie :

Viktor Olegovitch Pelevine (en russe : Виктор Олегович Пелевин) est un écrivain russe.

Après une formation d'ingénieur en électromécanique à l'Institut énergétique de Moscou (1985), il suit un séminaire de création littéraire à l'institut de littérature Gorki, au département de la correspondance (séminaire en prose de Mikhail Lobanov).

Pendant ses études à l'Institut, Pelevin rencontra un jeune écrivain, Albert Egazarov, et un poète, Viktor Kulla. Yegazarov et Kulle ont fondé leur maison d'édition (initialement appelée «Day», puis «Raven» et «Myth»), pour lesquels Pelevin, en tant qu'éditeur, a préparé un écrivain et mystique américain en trois volumes, Carlos Castaneda [9] .

Ses récits et romans sont publiés à partir des années 1980 et reposent souvent sur des éléments fantastiques ou absurdes : train de voyageurs sans arrêt ni destination connue (La flèche jaune), personnage évoluant dans un monde transformé en univers de jeu vidéo (Le Prince du Gosplan) ou vivant une vie parallèle sous forme d'insecte (La vie des insectes)…

L'aspect onirique de son œuvre fait de lui un héritier d'une tradition littéraire russe que l'on peut faire remonter à Nicolas Gogol et qui inclurait le Mikhaïl Boulgakov de Cœur de chien ou du Maître et Marguerite.

Les mythes de la culture officielle soviétique (Tchapaïev, les cosmonautes) ainsi que les considérations d'ordre mystique inspirées par le bouddhisme sont également très présents. Ce mélange amène certains à qualifier l'œuvre de Pelevine de postmoderne. Pour lui, le réel, l'Histoire, est une fiction en train de s'écrire sous nos yeux.

Figure de proue de la littérature russe actuelle, son œuvre est traduite dans de nombreuses langues dont le chinois et le japonais.

Comme l'ont noté les médias, Pelevin est connu pour ne pas faire partie du «parti littéraire», ne pas apparaître en public, donner très rarement des interviews et préférer la communication sur Internet.

site de l'auteur:
http://pelevin.nov.ru/
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Source : Wikipedia.ru, Dictionnaire mondiale des Littératures de Larousse
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Bibliographie de Viktor Pelevine   (15)Voir plus

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Citations et extraits (57) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-B   09 janvier 2015
Ontologie de l'Enfance de Viktor Pelevine
Et, pourtant, au cours de leur long voyage du passé vers le présent, les objets environnants ont perdu une qualité essentielle, tellement indéfinissable qu'on ne peut même pas l'expliquer. Avant, la journée commençait ainsi : les adultes partaient au travail, la porte se refermait derrière eux et tout l'énorme espace qui m'entourait, la multitude infinie d'objets et de positions devenaient miens. Plus aucun interdit ne fonctionnait. Les objets semblaient se détendre et cessaient de cacher quelque chose. […] Lorsque les adultes étaient là, le lit, je le jure, rétrécissait, se faisait étroit et inconfortable. mais dès qu'ils partaient au travail, soit il devenait plus large, soit l'on pouvait mieux s'y installer. Et chaque planche — à l'époque, on ne les peignait pas encore — se couvrait des arabesques dessinées par la croissance des arbres hachés par la scie sous des angles incroyables. Disparaissaient-elles en présence des adultes ou bien n'y prêtait-on pas attention sur fond de conversations pesantes à propos des équipes de travail, des normes à remplir et de la mort qui rôdait ?
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Nastasia-B   03 janvier 2015
Ontologie de l'Enfance de Viktor Pelevine
D'abord, les adultes se penchent sur toi et rapprochent leur visage distendu dans un sourire. Selon toute vraisemblance, ils subissent une loi physique qui les fait sourire dans de telles conditions. C'est purement artificiel, d'accord, mais tu saisis le plus important : ils ne te veulent pas de mal. Leurs visages sont affreux, grêlés, couverts de taches et de poils, pleins de détails, comme la lune à la fenêtre. Les adultes sont faciles à comprendre, mais il n'y a presque rien à dire sur eux. À part l'écœurement qu'inspire leur attention fixée sur ta vie. Ils semblent ne rien exiger : ils déposent, l'espace d'une seconde, le rondin invisible qu'ils portent toute leur vie, et se penchent vers toi avec un sourire avant de se redresser et de le reprendre pour le porter plus loin. Mais cela n'est qu'une illusion. En réalité, ils veulent te voir devenir comme eux : il faut bien qu'ils puissent transmettre le rondin à quelqu'un avant de mourir. Ce n'est pas pour rien qu'ils l'ont porté.
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Nastasia-B   04 janvier 2015
Ontologie de l'Enfance de Viktor Pelevine
Lorsque tu commences à lire, au début, ce n'est pas le texte qui dirige tes pensées, mais les pensées elles-mêmes qui gouvernent le texte. D'ailleurs, celui-ci est toujours déchiré à l'endroit le plus intéressant. […] Lorsqu'un vrai livre te tombe entre les mains, quelle sensation incomparable ! Peu importe lequel. Il y en a très peu, ici, juste cinq ou six, et on les lit plusieurs fois. Cela n'a pas d'importance parce qu'à chaque fois on les lit différemment. D'abord, ce sont les mots qui sont importants. Soit chacun d'eux s'illumine aussitôt de ce qu'il signifie (" botte ", " seau à déjections ", " veste ouatinée "), soit il bée d'une obscurité insensée (" ontologie ", " intellectuel ") et il faut alors aller voir l'un des adultes, ce que l'on préfère toujours éviter. Par conséquent, l'ontologie devient une lampe de poche et l'intellectuel une longue clé à douille interchangeable. La fois suivante, ce sont les situations qui comptent le plus : comment un homme aux pas lourds pénètre dans une cuisine étriquée et puante et, de ses poings fermes d'ouvrier, réduit en bouillie la gueule grimaçante et odieuse du serveur Prochka.
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Nastasia-B   03 janvier 2015
Ontologie de l'Enfance de Viktor Pelevine
Les objets ne changent pas, mais quelque chose disparaît pendant qu'on grandit. En fait, c'est l'homme qui perd ce " quelque chose ", qui passe de manière irréversible à côté du principal, qui vole vers le bas sans pouvoir s'arrêter de tomber lentement vers le nulle part. Tout ce que l'on peut faire, c'est trouver les mots pour décrire ce qui t'arrive.
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Nastasia-B   05 janvier 2015
Ontologie de l'Enfance de Viktor Pelevine
On est heureux dans l'enfance parce que c'est ce que l'on pense en se souvenant d'elle. Le bonheur, c'est le souvenir.
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Nastasia-B   03 janvier 2015
Ontologie de l'Enfance de Viktor Pelevine
Quelle importance peut avoir la raison qui provoque le bonheur, si ce bonheur élaboré par les âmes est le même ? Il existe une ration de bonheur fixée pour la vie de chaque homme et, quels que soient les événements, il est impossible de la réduire.
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Nastasia-B   08 janvier 2015
Ontologie de l'Enfance de Viktor Pelevine
Plus on s'approche de l'âge adulte et plus le monde semble simple, bien qu'il reste pas mal de choses incompréhensibles. Ainsi, les deux carrés de ciel ouverts sur le mur (on voit le ciel lorsqu'on est installé sur le lit du bas, et des sommets lointains de massives cheminées d'usine viennent s'y ajouter lorsqu'on se trouve sur celui du haut). La nuit, on y aperçoit des étoiles et, le jour, des nuages qui soulèvent de nombreuses questions. Les nuages sont des compagnons d'enfance, et il y en a eu tellement qui sont nés dans ces fenêtres que l'on s'étonne chaque fois que l'on en voit un différent. […] À coup sûr, ce genre de choses possède un sens, mais le code est incompréhensible — le voilà, le langage frappé de Dieu. […] On ne comprend que plus tard qu'il est impossible d'échanger quoi que ce soit avec Dieu parce que l'on est soi-même sa voix, une voix de plus en plus estompée et basse.
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Nastasia-B   01 janvier 2015
Ontologie de l'Enfance de Viktor Pelevine
En temps ordinaire, nous sommes trop pris par ce qui nous arrive à chaque instant pour nous souvenir soudain de notre enfance. La vie d'un adulte est généralement autosuffisante et — comment dire ? — ne comporte pas de vide où il serait possible de placer des émotions sans lien direct avec les événements environnants. Ce n'est que parfois, très tôt le matin, lorsqu'on se réveille et que l'on voit devant soi quelque chose de très habituel, comme un mur en briques, par exemple, que l'on se souvient que ce mur a été jadis différent, pas du tout comme il est maintenant, bien qu'il n'ait absolument pas changé dans l'intervalle.
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Nastasia-B   06 janvier 2015
Ontologie de l'Enfance de Viktor Pelevine
Moins il reste de choses qui te sont cachées, moins les adultes sont enclins à te pardonner ta pureté et ta naïveté.
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Nastasia-B   02 janvier 2015
Ontologie de l'Enfance de Viktor Pelevine
Lorsque j'étais petit, on me laissait me balader des journées entières, rôder dans tous les couloirs, explorer le moindre recoin et même pénétrer dans des endroits où j'étais le premier visiteur après les constructeurs. Maintenant, c'est devenu un souvenir soigneusement conservé, mais, à l'époque, c'était simple : on se promène dans un couloir et on ressent l'angoisse de l'hiver […] l'on passe à travers une porte d'ordinaire fermée, aujourd'hui grande ouverte. Quelque chose luit au bout du corridor. […] Là-bas, au fond, là où l'on voit la lumière […] l'écoutille de fer est ouverte. […] On peut descendre l'échelle métallique et se retrouver dans cet espace magique. […] Si on ne le fait pas, c'est uniquement parce que quelqu'un peut refermer la porte à tout moment, supprimant toute retraite. Et l'on fait demi-tour, en rêvant de revenir un jour. Puis, lorsqu'on commence à venir tous les jours, lorsque prendre soin de ces tortues métalliques qui ne dorment jamais devient le but nominal de ta vie, on a souvent envie de se souvenir de la façon dont on les a vues la première fois. Mais les souvenirs s'effacent si l'on s'en sert trop souvent. C'est pourquoi on garde celui-là — celui du bonheur — en réserve.
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