AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Note moyenne 3.89 /5 (sur 53 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Croissy-sur-Seine, Yvelines , le 10/04/1946
Biographie :

Vincent de Gaulejac est un sociologue et professeur des universités émérite français.

Il soutient en 1975 une thèse de doctorat de sociologie, intitulée "Les clubs et équipes de prévention et les jeunes de la rue", à l'université Paris 5, puis une thèse d'État en sciences humaines, "La névrose de classe : trajectoire sociale et conflits d'identité", à l'université Paris 7 en 1986.

Il devient professeur de sociologie à l'Université Paris Diderot et dirige le Laboratoire de changement social (1990-2013). Il devient professeur émérite en 2014.

Vincent de Gaulejac est un des représentants français du courant de la sociologie clinique, une approche qui tente d'articuler les dimensions sociales et psychiques en se penchant sur la singularité des parcours et des expériences, utilisant pour cela l'approche des histoires de vie.

Il est en 2015 président du Réseau international de sociologie clinique (RISC).

+ Voir plus
Ajouter des informations
Bibliographie de Vincent de Gauléjac   (23)Voir plus

étiquettes
Videos et interviews (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de

Vincent de Gaulejac, c'est quoi un système qui rend fou ?


Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
viou1108   04 août 2013
La névrose de classe de Vincent de Gauléjac
L'identité est le produit d'un double mouvement intérieur et extérieur. Elle est donc moins un état qu'une construction dynamique résultant du travail d'un individu qui cherche à se situer, à se positionner, à affirmer une singularité et une unité face à une réalité multiforme et hétérogène, à trouver des médiations face aux contradictions intra-psychiques, psychologiques et sociales qui le traversent. (...) Le mot identité qui porte en lui sa racine "idem", le même, ne prend son sens que dans une dialectique, où la similitude renvoie au dissemblable, la singularité à l'altérité, l'individuel au collectif, l'unité à la différenciation.
Commenter  J’apprécie          170
bebz   08 avril 2021
Les sources de la honte de Vincent de Gauléjac
La honte est un élément de légitimation sociale et de contrôle (Montandon, 1982). Elle indique que la personne accepte de prendre à son compte la responsabilité de son état. Sa misère n'est pas la conséquence d'un mode de fonctionnement social, du chômage, des inégalités économiques, des processus d'exclusion, des difficultés d'intégration... elle devient la conséquence de son incapacité à trouver du travail, à réussir dans la société, à s'intégrer, etc. En avouant sa honte, le sujet admet cette façon de voir, il dédouane ainsi le système social et tous ceux qui en bénéficient. Il se soumet à l'ordre des choses et devient digne d'être aidé. La honte lui redonne un statut, à condition qu il l'avoue. Ceux qui refusent ce "marché", qui craignent de perdre leur dignité en s'avouant honteux, qui préfèrent garder leur fierté plutôt que mendier, ceux qui gardent leur faim pour eux sont condamnés à l'isolement et au rejet.
Commenter  J’apprécie          00
legraindeble   12 mai 2012
Les sources de la honte de Vincent de Gauléjac
On prétend aujourd'hui que la lutte des classes n'est plus d'actualité, comme si les rapports de domination avaient disparu, comme si l'origine sociale ne déterminait plus la place de chacun dans la société. Dans un monde fasciné par la réussite individuelle, la performance et l'excellence, les tensions sont vives entre les images idéales (ce qu'il faut devenir pour être "bien") et la réalité de ce que l'on vit. - 18 -
Commenter  J’apprécie          90
issablaga   18 novembre 2017
La société malade de la gestion de Vincent de Gauléjac
C'est en rivalisant de dons que les hommes créent des liens entre eux. Le don assure la réciprocité, la possibilité d'une confrontation à l'altérité, la perspective de construire une société de sujets, alors que l'économie marchande transforme l'individu en consommateur, l'acteur en producteur et le citoyen en client.

Lorsque la contribution de chacun à la société se traduit en termes monétaires, le citoyen oublie le goût de la gratuité, le sens du bien commun.
Commenter  J’apprécie          52
Helenkerr   24 septembre 2012
Les sources de la honte de Vincent de Gauléjac
Les chemins pour remonter aux "sources de la honte" sont semés d'obstacles, de doutes et de souffrances. Dans la mesure où le sujet n'est pas uniquement concerné personnellement, il doit comprendre en quoi il est également "habité" par la honte de ceux qui lui sont proches, de ceux qu'il a besoin d'aimer, de ceux dont il attend l'amour. Il prend le risque, en voulant échapper à sa propre honte, de leur faire honte à son tour. Le dégagement est un travail délicat. Il consiste à partir à la reconquête de la vérité dans l'histoire familiale, à démêler le vrai du faux dans ses relations à soi-même et autres autres.
Commenter  J’apprécie          30
Orelien_Pereol   29 avril 2018
Les sources de la honte de Vincent de Gauléjac
La honte réactive (…) indique au sujet qu’il lui faut réagir face à une situation qui « le prend en défaut ». Lorsque le regard d’autrui le met en flagrant délit d’indignité, il se mobilise pour restaurer son image, pour prouver à autrui qu’il n’est pas indigne et méprisable. L’humiliation est vécue comme une agression que le sujet va chercher à extérioriser sous forme de rage, de haine, de colère, de revanche ou d’ambition. p 71
Commenter  J’apprécie          20
MarieElmo   01 mai 2017
Le Capitalisme paradoxant: Un système qui rend fou de Vincent de Gauléjac
... les actionnaires délèguent le pouvoir d'organisation, pas uniquement aux salariés, mais à des référentiels, des normes de qualité, des outils de contrôle, des indicateurs de mesures, des systèmes informatisés, des objectifs financiers auxquels les salariés, tout comme les managers et les dirigeants de site, doivent se soumettre. Si l'organisation hiérarchique subsiste, chaque échelon semble désormais traversé par de multiples exigences incompatibles. Plus la responsabilité est élevée, plus la pression est intense. C'est ainsi que la direction -elle-même soumise à son lot d'exigences parfois intenables -peut "décliner toute responsabilité", y compris celle de la pression qu'elle relaie ou excite auprès de ses "collaborateurs".

Dans cette configuration, le pouvoir est omniprésent et pourtant insaisissable, systématique et invisible. Chaque échelon a le sentiment que "ceux d'au-dessus" ont le pouvoir, qu' "ils" exigent une chose et son contraire, qu' "ils" le font pour mettre sous pression leurs collaborateurs et mieux contrôler leurs subordonnés.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
BrunoLL   21 février 2018
La société malade de la gestion de Vincent de Gauléjac
Cet outil de mesure est une expression caricaturale de l’illusion qui consiste à croire que la réalité peut être comprise et maîtrisée à condition de pouvoir la mesurer. Pour ce faire, on découpe cette réalité en particules que l’on voudrait élémentaires, auxquelles on affecte un coefficient. Une fois le découpage et le chiffrage effectués, tous les calculs sont possibles. On peut résoudre des équations, établir des statistiques, effectuer des comparaisons.

On croit ainsi construire une représentation objective des phénomènes alors qu’on évacue toute une série de questions  : Sur quelle base les coefficients sont-ils attribués  ? Comment sont définies les pondérations entre les différents critères, indicateurs, items  ? Comment sont mesurés des items comme «  l’égalité des chances  », «  l’impact sur les économies locales et nationales  », «  l’éthique du comportement  »  ? L’agrégation des éléments d’un système permet-elle de saisir la performance et la Peut-on réduire la complexité de l’organisation à une juxtaposition d’éléments qui font l’objet d’une décomposition infinie  ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
issablaga   16 novembre 2017
La société malade de la gestion de Vincent de Gauléjac
On évoque l'entreprise citoyenne, "la bonne gouvernance", la "responsabilité sociale de l'entreprise"".

Les chartres d'entreprise développent les convictions et les valeurs auxquelles chaque employé doit s'engager à croire. Elles s'attachent à compenser la logique du profit par des constructions morales destinées à la légitimer.
Commenter  J’apprécie          10
Antorelcorinne   20 novembre 2014
La lutte des places : Insertion et désinsertion de Vincent de Gauléjac
Comment penser que l'on puisse résoudre ces problèmes alors que la guerre économique fait rage et que le désespoir de ceux qui ne sont pas nantis les amène à chercher dans le nationalisme, l'intégrisme et l' intolérance, un exutoire et des compensations illusoires?
Commenter  J’apprécie          10

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox




.. ..