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Note moyenne 4.5 /5 (sur 7 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Montreuil-sous-Bois , 1969
Biographie :

Virginie Gautier étudie aux Beaux-Arts puis mène un travail artistique en réalisant des sculptures, photographies, vidéos, et des œuvres in situ dans le paysage.
Elle développe une pratique autour des questions d’espace, de perception et de déplacement, qu’elle poursuit aujourd’hui en écrivant.
Elle enseigne les Arts Plastiques en Seine-Saint-Denis.

Les yeux fermés, les yeux ouverts est le deuxième livre de Virginie Gautier, après Les zones ignorées (vu par Gilles Balmet), paru aux éditions du Chemin de fer en 2010.


Source : http://www.chemindefer.org
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
rosacalifronia   21 avril 2019
Les yeux fermés, les yeux ouverts de Virginie Gautier
Puisque le temps est là, rongé par la lumière, la poussière.
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Virginie Gautier
Medulla   21 février 2018
Virginie Gautier
les passagers referment des romans-fleuves

plus souvent que des textes-rivières

ou de la poésie-ruisseau
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Dominique_Lin   11 mai 2015
Lez zones ignorées de Virginie Gautier
Tu fermes les yeux, aspiré par le vide tiède que ton corps referme comme un couvercle et enflent alors les souffles, les échos, les soupirs d’une cité sous terre. Murmures tirés des fonds, pressentiment de voûtes humides, de catacombes, eaux claires des puits souterrains, silence distendu. Et enflent alors les chocs assourdis des machines, sifflements, circulation des fluides, bruit de pompe, aspiration, éjection - ce qui ne se tient plus adossé dans le jour se relie au-dessous en venelles et couloirs, enchevêtrement de câbles, de tuyaux confondus-dissociés - fuite des corps, battement des cœurs innombrables et spasmes peut-être, imprévus.

Il n’y a pas de périphérie, de jour de nuit, ni d’extinction.

La ville jamais ne se referme, les errements se perpétuent, les sons les signes s’articulent sans fin. Fleurs lumineuses qui clignotent, s’ouvrent ou se ferment, feux follets, braseros, sirènes, meutes, bruits de cascades, chant d’engoulevent te conduisent- tu ne leur accordes pas moins de réalité- vers un sommeil de courte durée.
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Dominique_Lin   11 mai 2015
Lez zones ignorées de Virginie Gautier
Un banc pour un vieux, une vieille, un ivrogne qui finira par s’y allonger de tout son long, totalement sourd aux mouvements autour de lui et à la tombée du jour, sa fraîcheur, son ventre à l’air – pour un passant parlant seul avec de grands gestes dans l’air – une bande de cinq ou six qui passent la bouteille.

Ils se succèdent sans se croiser, les oiseaux le savent et guettent le solitaire, qui épluchera son pain, les aura à ses pieds. Un banc en attente, vers où lorgnent des pigeons prêts à fondre sur quelques miettes, en un amas gigotant lustré écœurant de pattes écorchées, de plumes traînantes, de têtes pelées. Le petit peuple de la survie contraint au ras de terre, privé de l’envol qui fait sa qualité. Tu passes au bord sans te décider à t’asseoir ou à ne pas t’asseoir.

Les piétons par habitude décrivent une large courbe pour contourner le siège tandis qu’au-delà les chemins convergent vers l’abri du bus ou l’escalier du métro dans lesquels ils se tiendront serrés les uns contre les autres.
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Dominique_Lin   11 mai 2015
Lez zones ignorées de Virginie Gautier
Tu dormais et voilà que tu te réveilles.

Des jours de souffrance opacifiés par des années d’intempéries, de suies, de feuilles pourrissantes, filtrent la lumière en une lueur blanchâtre. Elle pénètre difficilement jusqu’ici mais c’est bien elle qui vient et le jour implacable chasse le peu de chaleur, de silence, conquis par le sommeil. Le grondement des moteurs s’amplifie, les passages, rapides puis ralentissant à mesure que le nombre progresse, se calent sur une fréquence et un bruit de fond familier. Tu descends du tertre où tu étais perché laissant en arrière des relents de cartons amollis, de serviettes mal séchées sauf les odeurs du corps qu’on emporte avec soi.
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Dominique_Lin   11 mai 2015
Lez zones ignorées de Virginie Gautier
Être soudain si proche.

Toucher du doigt la surface lisse ni tout à fait bleue ni tout à fait verte, hachurée. Quelques griffures sous tes mains, invisibles dans le motif, tes doigts s’y attardent quand ils ne sont pas occupés à recouvrir le globe tiède. Le verre est joufflu, familier comme la surface de la table. Tu es entré dans le monde des objets domestiques, tu les retrouves, inentamés, indifférents aux mains qui les touchent, aux mots qui se décollent des lèvres, avec réticence. On pioche des blocs de sucre. On caresse négligemment la forme renflée, lisse et chaude, savourant ce contact autant que son contenu.
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Orryon   16 décembre 2018
Marcher dans Londres en suivant le plan du Caire de Virginie Gautier
Illusion de l'âge, on croit savoir, on se croit de quelque part. On dit "je suis d'ici". On est d'un autre temps, qui échappe. Autant dire "d'ailleurs", autant dire "de plus jamais".
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Medulla   21 février 2018
À l'approche de Virginie Gautier
Sa façon à elle d'ouvrir son sac

de la tenir serré comme s'il contenait une chose

infiniment précieuse

(qui pourrait surgir ou s'échapper)

de glisser la main dedans

petite bête des doigts tâtonnant à l'aveugle

pour sortir un

tube de baume à lèvres

elle dit, c'est pas ma faute, au téléphone

après plus rien, elle écoute
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Partemps   22 avril 2020
Les yeux fermés, les yeux ouverts de Virginie Gautier
« J’ai finalement réussi, à essayer d’en finir avec moi-même, d’une manière aussi ordonnée et concise que possible.... Je préfère mourir jeune en laissant diverses réalisations, un certain travail, mon amitié avec vous, et quelques autres objets intacts, au lieu de l’effacement pêle-mêle de toutes ces choses délicates. »
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Medulla   21 février 2018
À l'approche de Virginie Gautier
De l'effacement des traces

en traversant l'Atlantique le vieux change de nom

mais choisit pour patronyme

son lieu d'origine

alors,

quelle part décide de nos déplacements, raisons économiques

combien de tentatives et combien de départs
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