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Note moyenne 4.25 /5 (sur 122 notes)

Nationalité : Russie
Né(e) à : Saint-Petersbourg , le 29/08/1872
Mort(e) le : 04/09/1930
Biographie :

Vladimir Klavdievitch Arseniev était un officier-topagraphe de l'armée russe, explorateur de la Sibérie orientale (appelée aussi « Extrème-Orient russe »).
Il raconta ses voyages dans plusieurs livres dont le plus connu est Dersou Ouzala (adapté au cinéma par deux fois, notamment par Akira Kurosawa) qui décrit ses explorations de la vallée de l'Oussouri aux côtés d'un vieux trappeur de 1902 à 1907. Il fut aussi un des premiers à décrire nombre d'espèces de la flore de Sibérie.
Durant la Guerre civile (1918-1921), il fut Commissaire aux Minorités ethniques de l'éphémère République d'Extrême-Orient.
Sa maison à Vladivostok est devenue un musée ; une ville des régions qu'il a explorées a pris son nom en son honneur.

Source : Wikipédia
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Bibliographie de Vladimir Arséniev   (3)Voir plus

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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
ninamarijo   14 décembre 2014
Dersou Ouzala de Vladimir Arséniev
Arseniev avait écrit en 1930, lors de l'un de ses ultimes voyages : "Au cours des vingt dernières années, le kraÏ de l'Oussouri a changé terriblement. Les forêts primaires et vierges ont brûlé, et les mélèzes, bouleaux, ormes ont poussé à leur place. Aujourd'hui, les locomotives à vapeur sifflent là où rugissait le tigre. De vastes cités russes s'étendent là où étaient des campement de trappeurs solitaires. Les Toungouses se sont enfuis vers le nord et le nombre de bêtes sauvages dans la taïga a baissé sensiblement.... Si la nature est détruite, l'être humain le sera ...
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ninamarijo   17 décembre 2014
Dersou Ouzala de Vladimir Arséniev
Dans la taÏga oussourienne, il faut toujours prévoir la possibilité de se trouver face à face avec des fauves. Mais rien n'est plus désagréable que de se heurter à un être humain. La bête, généralement se sauve à la vue d'un homme et ne l'attaque que si elle est pourchassée... Un être humain est tout autre chose, il n'y a pas de témoins oculaires dans la taïga, aussi la coutume a-t-elle créé une tactique singulière / l'homme qui en aperçoit un autre doit tout d'abord se cacher et tenir sa carabine prête...
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Jcequejelis   25 décembre 2013
Dersou Ouzala de Vladimir Arséniev
Quelqu'un d'autre va bien arriver ici, répondit le Gold. Il verra cette baraque et sera heureux d'y trouver du bois sec, des allumettes et de quoi manger pour ne pas périr. »

J'en fus profondément saisi. Ainsi, Dersou pensait d'avance à quelque passant inconnu. Il ne verrait cependant jamais cet anonyme et celui-ci, à son tour, ne saurait point à qui il serait redevable du feu et de la nourriture. Je me rappelai à ce propos que nos soldats brûlaient toujours, en quittant un bivouac, ce qui restait de combustible dans le bûcher.



1444 - [p. 28]
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Jcequejelis   26 décembre 2013
Dersou Ouzala de Vladimir Arséniev
J'avais toujours pensé que l'égoïsme est le propre de l'homme primitif et que les sentiments d'humanité étaient inhérents aux seuls civilisés. Ne m'étais-je pas trompé ?



1445 - [p. 36]
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Jcequejelis   31 décembre 2013
Dersou Ouzala de Vladimir Arséniev
Je me souvins alors d'avoir entendu dire par Dersou que l'écureuil amassait des provisions abondantes, parfois pour une période de deux ans. Pour en empêcher la détérioration, il les sort de temps à autre et les fait sécher sur du chablis, quitte à les rapporter le soir à son terrier.



1480- [p. 76/7]
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GODON   16 août 2015
Dersou Ouzala de Vladimir Arséniev
Nous n'avions pas fait deux cents pas quand nous retombions sur la piste du félin. Il nous avait de nouveau suivis pendant notre retour, mais maintenant encore, comme la première fois, il sentit notre approche et évita une rencontre. Dersou s’arrêta, tourna le visage du côté où le tigre s’était apparemment embusqué et lança d'une voix sonore où perçaient des notes indignées : «Pourquoi nous suis-tu?… Que te faut-il Amba? Nous marchons sur le sentier, sans te déranger. A quoi bon nous pourchasser? La taïga n'est-elle pas assez grande?»

Brandissant son fusil, le Gold était dans un état d'excitation où je ne l'avais jamais encore vu. A en juger d'après son regard, il avait la foi profonde que ce tigre, cet «Amba», écoutait et comprenait ses paroles. Dersou était convaincu que le fauve allait accepter le défi ou bien nous laisser en paix et s’en aller ailleurs. Au bout de trois minutes, le vieux poussa un soupir de soulagement, alluma sa pipe, mit sa carabine sur l’épaule et reprit le chemin d'un pas assuré. Son visage redevint à la fois indifférent et concentré. C'est qu'il venait de confondre le tigre et de l'obliger à partir.

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ninamarijo   17 décembre 2014
Dersou Ouzala de Vladimir Arséniev
Au coucher du soleil, lorsque disparurent les insectes du jour, d'un volume tant soit peu apréciable, il en arriva d'autres, presque imperceptibles à l'oeil et appelés "mokretz". Une démengeaison brûlante qu'on ressent aux oreilles est le premier indice de l'apparition de ces horribles êtres infimes. La seconde sensation est celle d'une toile d'araignée se posant sur votre visage. C' est le front qui en souffre le plus. Mais les insectes pénètrent aussi dans les cheveux, les oreilles, le nez et la bouche...
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benleb   11 mai 2015
Dersou Ouzala de Vladimir Arséniev
Si pour moi, citadin, cette bouteille vide n'avait en effet aucune valeur, elle était précieuse pour l'homme des bois. Mais mon étonnement ne fit que croitre à mesure que le Gold tirait ses biens, un à un, des profondeurs de la besace.



C'était un mélange extraordinaire : un sac vide ayant contenu de la farine, deux vieilles chemises, un rouleau de courroies minces, une pelote de cordes, de vieilles ountes, des cartouches usées, une poudrière, du plomb, une boîte de capsules, de la toile de tente, une peau de chèvre, du thé en forme de briquettes, qu'enveloppaient des feuilles de tabac, une boîte de conserve vidée, une alene, une petite hache, une autre boite en fer-blanc, des allumettes, un silex, un briquet et de l'amadou, du goudron servant d'allume-feu, encore un petit récipient, du fil solide fait en veines d'animal et deux aiguilles, une bobine vide, une espèce d'herbe sèche, du fiel de sanglier, des dents et griffes d'ours, une ficelle où étaient enfilés des sabots de porte-musc et des griffes de lynx; deux boutons de cuivre et quantité d'autres choses.



J'y reconnu certaines que j'avais semées jadis en cours de route. Évidemment, Derzou les ramassait pour les emporter.
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Oliv   31 juillet 2017
Dersou Ouzala de Vladimir Arséniev
En Russie d'Europe, on considère comme héroïque d'aller tout seul à la chasse à l'ours. Ici, par contre, chaque jeune gars affronte ce fauve en tête à tête. Le poète Nekrassov avait chanté un paysan vainqueur de quarante ours. Or, nous apprîmes que les frères Piatichkine et Miakichev avaient abattu chacun, et toujours isolément, plus de soixante-dix de ces animaux. À leur suite se rangent les Siline et les Bobrov, dont chacun tua plusieurs tigres, tandis qu'ils ne savaient plus le nombre exact d'ours figurant à leur palmarès. Mais le jour où ils voulurent s'amuser à cueillir avec des cordes un ours vivant, ils faillirent le payer de leur vie.

Chacun de ces chasseurs portait des traces de griffes de tigre et de défenses de sanglier, chacun avait affronté la mort et n'y avait échappé que par un heureux hasard.
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Oliv   07 août 2017
Dersou Ouzala de Vladimir Arséniev
"Pourquoi jettes-tu de la viande au feu ? me demanda-t-il d'un ton mécontent. Comment peut-on la brûler sans motif ? Nous partirons demain, mais d'autres hommes viendront ici et voudront manger. Or la viande jetée au feu sera perdue."

"Qui donc va venir par ici ?" lui demandai-je à mon tour.

"Mais voyons ! fit-il tout étonné. Il viendra un raton, un blaireau ou une corneille ; à défaut de corneille, une souris ou, enfin, une fourmi. La taïga pullule d'hommes."

Cette fois, je me rendis compte que Dersou pensait non seulement aux humains, mais aux animaux, même à d'aussi infimes bêtes que les fourmis. Aimant la taïga et tout ce qui la peuplait, il en prenait soin autant qu'il pouvait.
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