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Citation de coeditions


coeditions   13 juin 2016
Idoän, l'ultime prédateur de Walter Ozenne
Je me suis adossé au mur. Doucement, par petits pas latéraux, j'ai glissé jusqu'à l'angle de la bâtisse. Il était obligé d'approcher de face, plus aucun coup de côté ne lui était possible.
Il pouvait venir à présent, j'étais prêt à l'affronter vraiment. En bon psychopathe, il a eu un moment d'arrêt pour me toiser lorsque mes épaules ont touché l'angle des murs, certain de sa supériorité. Il me regardait, immobile, un léger sourire narquois sur les lèvres. Il savourait déjà le dénouement où il se voyait m'ajouter à la liste morbide de ses victimes. Je percevais de la jubilation dans ses yeux. Il n'avait pas senti le piège se refermer sur lui.
Ces humains sont tellement prévisibles : je l'avais amené là où je voulais. J'avais déjà gagné même avant d'avoir bougé, mais ça, il l'ignorait encore : il allait bientôt s'en rendre compte. Mais il sera trop tard pour lui, plus le temps de corriger son erreur. Il était maintenant à l'aurore de sa vie : il allait mourir très bientôt sans le savoir.
J'ai mis à profit ce court répit qu'il venait bêtement de m'accorder. Je me suis concentré, j'ai recentré toute mon énergie. Mes yeux se sont fermés brièvement et j'ai fait appel à la sagesse des ancêtres dans une grande inspiration silencieuse. Pour la première fois depuis longtemps, j'ai ressenti la connexion avec les miens. L'énergie me pénétrait. Tout ceci n'a duré qu'un instant.
Un trop court instant...
Je l'avais senti s'avancer doucement : il n'était plus qu'à quelques mètres de moi, immobile. Il semblait attendre que je le regarde pour fondre sur moi. Il me traitait encore comme une proie, de la même manière que ces pauvres innocents qu'il massacrait avec plaisir. Avant qu'il ne réalise ce qui se passe réellement, j'ai rouvert les yeux et en un éclair j'ai fondu sur lui. J'avais bondi. J'avais pris appui sur le mur et je m'étais élancé. J'étais passé au-dessus de sa tête et je suis retombé derrière lui. Il était dans mon dos, juste à portée de bras. Je n'avais pas besoin de le voir pour savoir qu'il était juste à la bonne distance...
J'ai rivé mes griffes postérieures dans le sol. le béton s'est effrité dans un crissement strident tel celui qu'émet le métal quand on le déforme violemment. Des lézardes sont apparues au sol sur plusieurs centimètres. Les vibrations du léger craquement étaient perceptibles pour qui savait les ressentir. J'étais stabilisé, ancré, le véritable combat pouvait enfin commencer...
‪#‎Idoän‬
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