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Note moyenne 3.7 /5 (sur 174 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : New York , 1952
Biographie :

Grande figure du journalisme américain, et représentant de la "Creative Non-Fiction"américaine, William Finnegan dévoile sa propre vie à travers ce dispositif narratif en plein essor, une littérature du réel qui mêle habilement reportage, récit et autobiographie.

Après avoir longtemps dissimulé sa passion dévorante pour le surf de peur que celle-ci puisse le décrédibiliser auprès de ses collaborateurs, c’est un livre dans lequel il fait le récit de cette vie de surfeur qui lui vaut le prix Pulitzer en 2016. Pour lui, le surf ne se résume pas à un sport, c’est une façon de vivre, une merveilleuse addiction qu’il faut apprendre à maîtriser, mais qui lui a permis de découvrir le monde et d’apprendre à le regarder.

Il grandit entre Los Angeles et Hawaï, enfant sportif, mais aussi amateur de littérature, il devient écrivain et reporter pour le magazine The New Yorker. William Finnegan a couvert des conflits en Somalie, au Soudan, à Mexico, et dans les recoins les plus violents d’Amérique et d’Afrique du sud. Reconnu pour la rigueur de ses reportages, il s’enquière des réalités qu’il observe avec patience afin de ne pas tomber dans la simple illustration d’idées préconçues. Pourvu d’une véritable conscience sociale son travail de journaliste est tout sauf anodin.

On retrouve cette même énergie dans son livre autobiographique "Les jours barbares" publié aux Éditions du Sous-sol. À travers sa vie de surfeur il dévoile cet univers mal connu et ses paradoxes tout en décrivant avec force le monde qui tourne autour de lui.
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Le surf ressemble à "Un sport, un passe-temps". Pour ses initiés, c'est bien plus : une addiction merveilleuse, une initiation exigeante, un art de vivre. Élevé en Californie et à Hawaï, William Finnegan a commencé le surf enfant. Après l'université, il a traqué les vagues aux quatre coins du monde, errant des îles Fidji à l'Indonésie, des plages bondées de Los Angeles aux déserts australiens, des townships de Johannesburg aux falaises de l'île de Madère. D'un gamin aventureux, passionné de littérature, il devint un écrivain, un reporter de guerre pour le "New Yorker". À travers ses mémoires, il dépeint une vie à contre-courant, à la recherche d'une autre voie, au-delà des canons de la réussite, de l'argent et du carriérisme ; et avec une infinie pudeur se dessine le portrait d'un homme qui aura trouvé dans son rapport à l'océan une échappatoire au monde et une source constante d'émerveillement. Ode à l'enfance, à l'amitié et à la famille, "Jours Barbares" formule une éthique de vie, entre le paradis et l'enfer des vagues, où l'océan apparaît toujours comme un purgatoire. Un livre rare dont on ne ressort pas tout à fait indemne, entre "Hell's Angels" de Hunter S. Thompson et "Into The Wild" de Jon Krakauer. William Finnegan a acquis ses galons de journaliste lors de la guerre civile au Soudan, en Afrique du Sud pendant l'Apartheid, dans les Balkans ou à Mogadiscio. Ses reportages sur les théâtres d'opérations sont le fruit de longues immersions et de patientes observations, ou, comme il aime à le résumer : “Je fouine, je parle aux gens, j'attends.” Il a reçu en 2016 pour "Jours Barbares" le prestigieux Prix Pulitzer. Pour en savoir plus : https://bit.ly/2C9OmzU Nous suivre : Instagram : https://bit.ly/2CJJdhB Facebook : https://bit.ly/2Wprx1O Twitter : https://bit.ly/3h1yr5p

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Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
Sebthocal   07 août 2018
Jours barbares de William Finnegan
Le surf a toujours eu pour horizon cette ligne tracée par la peur, qui le rend différent de tant de choses et, en tous cas, de tous les autres sports de ma connaissance. On peut sans doute le pratiquer avec des amis, mais, quand les vagues se font trop grosses ou qu’on a des ennuis, on ne trouve plus personne.



Page 34, Points, 2018.
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Sebthocal   09 août 2018
Jours barbares de William Finnegan
Les vagues sont le terrain de jeu. Le but ultime. L’objet de vos désirs et de votre plus profonde vénération. En même temps, elles sont votre adversaire, votre Némésis, voire votre plus mortel ennemi.



Page 34, Points, 2018.
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TerrainsVagues   30 juin 2018
Jours barbares de William Finnegan
Se trouver au milieu de grosses vagues a un coté onirique. Terreur et extase rodent toutes deux ensemble, menaçant de submerger le rêveur. Une splendeur surnaturelle émane de la vaste arène d'eau mouvante, de ciel, d'une violence latente et explosions bien trop réelles. Ces scènes qui s'offrent à vous semblent déjà mythiques alors même qu'elles se déploient. Je suis toujours la proie d'une ambivalence féroce: j'aimerais être n'importe où ailleurs à cet instant et, en même temps, je n'aspire qu'à être ici. Les grosses vagues ("grosses" est un terme relatif, celles dont j'estime qu'elles mettent ma vie en danger, sachant que le quidam d'à coté les trouvera peut être parfaitement surfables) sont un champ de forces qui vous fait vous sentir tout petit, et auquel on ne survit qu'en décryptant soigneusement et distinctement celles qui l'agitent. Mais l'extase que procure les grosses vagues que l'on surfe, exige aussi qu'on mette de coté la terreur, la peur d'être submergé: le filament qui sépare ces deux états d'esprit devient soudain ténu, diaphane. La chance pure pèse lourdement, cruellement, dans la balance. Quand ça tourne mal, ce qui arrive inéluctablement, l'adresse, la vigueur et la jugeote paraissent inutiles. Nul ne saurait conserver sa dignité lorsqu'il se fait retourner par une grosse vague. On ne peut espérer maitriser qu'une seule chose: sa panique.
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TerrainsVagues   08 mai 2018
Jours barbares de William Finnegan
Dans l'ancienne Hawaï, avant l'arrivée des Européens, le surf avait un caractère religieux. Après les prières et les offrandes, les maîtres artisans confectionnaient des planches dans le bois d'arbres sacrés, koas ou wiliwilis. Les prêtres bénissaient la houle, cinglaient l'eau de lianes pour la faire lever, et sur la plage de certains breaks se dressait un heiau (un temple) où les dévots pouvaient aller prier pour appeler quelques belles vagues. Cette conscience spirituelle n'excluait pas, apparemment, une rude compétition, ni même tout un système de paris. Selon les historiens Peter Westwick et Peter Neushul, « un concours entre des champions de Maui et d'Oahu comportait un prix de quatre cents cochons et de seize canoës de guerre ». Hommes et femmes, jeunes et vieux, rois et roturiers, tous surfaient. Quand les vagues étaient bonnes, « toute idée de travail s'évanouissait, ne restait que celle du sport », écrivait Kepelino Keauokalani, un universitaire du XIXe siècle. La journée entière était consacrée au surf. Nombreux étaient ceux qui sortaient en mer des quatre heure du matin. En d'autres termes, les anciens Hawaïens souffraient d'une fièvre du surf carabinée. Ils avaient aussi beaucoup de loisirs. Les îles bénéficiaient d'un gros surplus de vivres; leurs habitants n'étaient pas seulement d'habiles pêcheurs, chasseurs et cultivateurs de terrasses, mais ils construisaient aussi et géraient des systèmes sophistiqués de bassins de poissons. Leur festival hivernal des moissons durait trois mois, durant lesquels la pratique du surf triomphait fréquemment et où le travail était officiellement interdit.



Ce n’était sans doute pas le mode de vie que les missionnaires calvinistes avaient en tête pour les insulaires. Ils commencèrent d’arriver en 1820. Hiram Bingham, qui menait leur première mission et se retrouva au beau milieu d’une foule de surfeurs avant même de débarquer, écrivait que « la dissolution, l’avilissement et la barbarie manifestes qui régnaient au sein de ces sauvages bavards et presque nus, dont ni les pieds ni les mains, ni la majeure partie de la peau basanée et brûlée par le soleil n’étaient couverts, étaient effroyables. Certains d’entre nous se sont détournés de ce spectacle en pleurant à chaudes larmes. » Vingt ans plus tard, Bingham ajoutait : « Le déclin et l’arrêt définitif du surf, à mesure que la civilisation se répand, peut s’expliquer par les progrès de la pudeur, de l’industrie et de la religion ». S’agissant du déclin du surf, il ne se trompait pas. La culture hawaïenne avait été détruite et la population décimée par les maladies infectieuses venues d’Europe : entre 1778 et 1893, la population d’Hawaï, estimée au départ à huit cent mille âmes, s’était réduite à quarante mille. Et vers la fin du dix neuvième siècle, le surf avait entièrement disparu.
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TerrainsVagues   10 juillet 2018
Jours barbares de William Finnegan
"Non, je veux juste refaire Madère" (…)

Je disposais en fait de très bons arguments en faveur de cet éternel retour. Dont l'exceptionnelle qualité des vagues et leur aspect singulièrement effrayant, totalement différent de toutes celles que nous avions surfées l'un et l'autre jusque là. Et ce n'est pas comme si elles étaient désormais faciles à surfer, comme si nous avions surmonté les nombreux défis qu'elles présentaient. Loin de là. En plus, Madère commençait à acquérir une grande célébrité dans le monde du surf. Elle était un peu plus envahie chaque année. Elle serait donc bientôt frelatée, surpeuplée, à l'instar de Bali et de dizaines de Mecques du surf. On parlait déjà d'organiser à Jardim des concours de grosses vagues sponsorisés par des multinationales, avec un gros prix à la clé. Je voyais tous ces signes, j'entendais tous ces bruits de couloir avec une terreur grandissante. C'était maintenant qu'il fallait la surfer, avant qu'elle ne devienne un enfer.

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Stelphique   20 avril 2017
Jours barbares de William Finnegan
Le nouvel idéal émergeant était la solitude, la pureté, la perfection des vagues, loin de la civilisation.(…) C’était une piste qui nous éloignait de la citoyenneté au sens archaïque du terme, pour nous conduire vers une frontière à demi effacée où nous pourrions vivre comme des barbares de la fin des temps.
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Stelphique   17 avril 2017
Jours barbares de William Finnegan
A l'instar des roses ou des diamants, les vagues sont des objets immuables de la nature.
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Stelphique   12 avril 2017
Jours barbares de William Finnegan
On ne peut que haïr la façon dont le monde tourne.
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Stelphique   14 avril 2017
Jours barbares de William Finnegan
L'enchantement me porterait là où il voudrait.
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ghislainemota   11 juillet 2020
Jours barbares de William Finnegan
La vague avait un millier d'humeurs différentes, mais , en général, plus elle était grosse, plus elle s'améliorai. Aux alentours d'un mètre quatre-vingts, c'était sans doute la meilleure que nous eussions connue. Plus haute encore, sa vélocité apportait à la régularité mécanique de la lame un supplément d'âme; ses profondeurs rugissantes, scintillantes, et son plafond voûté prenaient l'aspect d'un miracle sans fin, les entrelacs de la surface et les puissantes nervures du mur s'ornaient de détails délicats, désormais apparents, qui lui insufflaient une richesse exceptionnelle.
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