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3.74/5 (sur 34 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) : 1908
Mort(e) : 2000
Biographie :

Né en 1908 et mort en 2000, Maxwell est aujourd'hui considéré comme l'un des grands classiques de la littérature américaine, fort d'une œuvre romanesque abondante et de notables responsabilités académiques (il présida le National Institute for Arts & Letters au début des années 70). Son enfance à Lincoln (un modeste patelin paumé dans l'Illinois) et la tragédie de la mort de sa mère, emportée lors d'une épidémie alors qu'il avait 10 ans, inspireront ses deux premiers romans, publiés durant les années 30. Le très autobiographique Comme un vol d'hirondelles (1937), première des deux reprises aujourd'hui proposées par 10/18, est rapidement devenu l'un de ses textes les plus fameux ; avec l'histoire tragique d'une famille bourgeoise frappée par le destin alors même que le monde sort de la première guerre, Maxwell donne un petit livre (deux cents pages à peine) sombre et sobre où les douleurs et déchirures sont pudiquement voilées derrière une langue simple et sans afféteries, tout entier voué à l’hommage à la mère.
C'est cependant dans Au revoir, à demain, écrit près de quatre décennies plus tard (le roman fut publié en 1980 aux Etats-Unis et récompensé par l'American book award), qu'éclate la force délicate de cette voix d'une étonnante noblesse. En racontant un fait divers remontant au début des années vingt, le narrateur de cette fiction brève (une quasi "miniature", selon le mot de Michael Ondaatje) réveille le souvenir d'une lâcheté qui le poursuit depuis l'adolescence.
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Source : http://www.chronicart.com
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Citations et extraits (7) Ajouter une citation
Quand sa mère lisait, sa voix descendait en planant doucement sur lui. Elle tournoyait avec les flammes. Comme les flammes, elle était remplie d'ombres. Pendant qu'elle lisait, il levait parfois les yeux vers elle et constatait qu'elle avait bâillé, ou bien elle s'arrêtait et contemplait le feu dans la cheminée, l'air absent, si bien qu'il devait lui rappeler de reprendre sa lecture.
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Ils n'étaient d'ailleurs pas toujours d'accord. A propos du papier aux murs de la salle à manger, par exemple, Bunny le trouvait très joli tel qu'il était. En particulier la lisière représentant une série de collines avec le même château tous les cinquante centimètres. Et les mêmes trois chevaliers chevauchant vers les châteaux. Néanmoins, sa mère avait fait retapisser la pièce avec un papier uni qui ne lui offrait aucun champ de réflexion, et selon lui, aurait beaucoup mieux convenu à la cuisine où il ne jouait qu'un rôle négligeable.
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Bunny ne se réveilla pas tout de suite. Un bruit (de quoi, il n'en savait rien) heurta la surface de son sommeil et coula comme une pierre. Son rêve se dissipa, le laissant abandonné, conscient, sur son lit. Il se retourna, désorienté, et se retrouva face au plafond. Un tuyau avait éclaté l'hiver précédent et, maintenant, apparaissaient sous le plâtre les contours d'un lac jaunâtre. Tandis qu'il le contemplait, le lac se transforma en oiseau avec un plumet sur la tête et une queue en éventail.
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Il arrivait à maman de s'énerver au point de manquer de sang-froid, mais cette femme morte prématurément, laissant derrière elle un veuf éploré et trois petits orphelins, ne devait pas perdre son calme si facilement.
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La rencontre dans le couloir d’un collège, un an et demi plus tard, je la revis sans cesse comme si mon imagination me faisait passer par une série de réincarnations successives qui, chaque fois, déboucheraient sur le même échec.
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William Maxwell
Ce que nous - moi, du moins - qualifions sans hésiter de souvenir, à savoir un instant, une scène ou un fait, liés à un support qui les sauve de l’oubli, est en réalité une forme de récit qui, en pensée, se poursuit sans arrêt, et qui change souvent avec la narration. La vie comporte trop d’emotions et d’intérêts contraires pour être acceptée comme un tout, et sans doute le travail du narrateur consiste-t-il a arranger les choses pour arriver à ce but. Quoi qu’il en soit, chaque fois que nous parlons du passé, nous mentons comme nous respirons. ( Au revoir, à demain)
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