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Note moyenne 4.22 /5 (sur 142 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 14/08/1910
Mort(e) à : Paris , le 11/09/2009
Biographie :

Photographe français dont l'œuvre couvre tout le XXe siècle, Willy Ronis débute sa longue carrière dans les années 1930, après avoir suivi des études de droit et de musique. Il entre à l'atelier photographique de son père et réalise ses premiers reportages et premières photos à caractère social, arpentant les pavés de Paris son appareil à la main. En 1937, il décide d'être photographe-reporter-illustrateur indépendant, et archive la capitale autant que la montagne. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, il travaille pour le Time, Life ou encore Point de vue et image du monde. Il multiplie les voyages en Europe, les reportages sociaux (grèves chez Citroën-Javel, retour des prisonniers de la Seconde Guerre mondiale, célèbre portrait du 'Mineur silicosé' en 51) et entre à l'agence Rapho.
Il obtient la médaille d'or à la Biennale de Venise en 1957. Dans les années soixante, il réalise diverses illustrations pour le musée et la Fondation Vasarely. Quittant momentanément Paris pour le midi de la France, il dispense des cours aux Beaux-Arts d'Avignon et aux facultés d'Aix-en-Provence et de Marseille. Il reçoit le grand prix national des Arts et des Lettres pour 'La Photographie' en 1979, puis le prix Nadar pour son album 'Sur le fil du hasard'.
Il connaît un véritable engouement dans les années 1980. Il enchaîne alors les publications et les expositions (Paris, New York, Moscou, Londres…), et collectionne les prix pour ses travaux. Nommé Chevalier de la Légion d'honneur en 1989, Willy Ronis est un photographe de l'instant qui saisit la vérité avec un œil profondément humain, préférant le sens à la pure création et transformant les moments éphémères en éternité.
Dernier représentant de la photographie humaniste, Willy Ronis s'éteint en septembre 2009, alors qu'il ne photographiait plus depuis 2001, et avait fait don de son œuvre à l'État.

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Source : Wikipedia - Nuée Bleue - C. Charbonnier
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Videos et interviews (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de
Film réalisé en 2006 par Pierre-Jean Amar
Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24   10 mai 2016
Les chats de Willy Ronis de Willy Ronis
Oui, les chats restent là, tout près de nous, ils bougent lentement et veillent sur nous, même quand ils ont l'air de regarder ailleurs, loin, très loin. C'est leur façon de rester pudiques. Ils accompagnent tous nos gestes, ils sont nos doubles. Ils magnétisent notre mémoire et nos sens. On croirait qu'ils nous chuchotent de ne jamais oublier que la beauté est partout et qu'il faut simplement prendre le temps d'entrer en conversation avec elle. Ils savent transformer en poème le moindre décor, ils sont parfois eux-mêmes un bout de ce poème. "Le plus petit des félins est une œuvre d'art", disait Léonard de Vinci (p. 6 / Préface de Colette Fellous)
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claudeparis   16 février 2014
Ce jour-là de Willy Ronis
Ma vie a été pavée de déceptions, mais aussi d'immenses joies. Je voudrais ne retenir que ces moments de joie, qui consolent de tous les autres. Quand la vie furtivement vous fait un signe de reconnaissance, vous remercie. Il y a alors une grande complicité avec le hasard, que l'on ressent profondément. Alors, on le remercie aussi. C'est ce que je nomme la joie de l'imprévu
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fanfanouche24   12 mai 2016
Les chats de Willy Ronis de Willy Ronis
Cette traversée d'un pan de vie de Willy Ronis à travers le regard de ses chats est à la fois un pur moment de tendresse et une déclaration d'amour faite à la vie. Mais c'est aussi, et vous allez le découvrir, un magnifique hommage à Marie-Anne et à Vincent, sa femme et son fils, qui restent du coup, même s'ils ont disparu, tellement vivants et tellement proches de nous (p. 11 / Colette Fellous)
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Bazart   20 septembre 2018
Willy Ronis par Willy Ronis de Willy Ronis
Chacun de nous porte en soi une vision intérieure. Une photo réussie est, en partie, le portrait de son auteur.»
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Willy Ronis
sabine59   16 janvier 2017
Willy Ronis


Nous ne voyons pas les choses comme elles sont. Nous les voyons telles que nous sommes.
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Didili   17 novembre 2013
Ce jour-là de Willy Ronis
Au fond, pendant toute ma vie de photographe, ce sont des moments tout à fait aléatoires que j'aime retenir. Ces moments savent me raconter bien mieux que je ne saurait le faire. Ils expriment mon regard, ma sensibilité. Mon autoportrait, ce sont mes photographies. A chaque photo, il pouvait se passer quelque chose comme il pouvait rien ne se passer. Ma vie a été un pavé de déceptions mais aussi d'immenses joies. Je voudrais ne retenir que ces moments de joies qui consolent de tous les autres. Quand la vie furtivement vous fait un signe de reconnaissance, vous remercie. Il y a alors une grande complicité avec le hasard, que l'on ressent profondément. Alors, on le remercie aussi. C'est ce que je nomme la joie de l'imprévu. Des situations minuscules, comme des têtes d'épingles. Juste avant, il n'y avait rien, et juste après, il n'y a plus rien. Alors il faut toujours être prêt.
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polarjazz   04 décembre 2017
Ce jour-là de Willy Ronis
Il est arrivé que le hasard m'ait mis en face d'une utilisation de mes photographies que je n'avais pas du tout prévue, et avec laquelle je n'étais pas forcément d'accord. Ce sont des problèmes très importants qui se posent alors. Au bout d'un moment, j'ai quitté l'agence, et pendant quinze ans j'ai travaillé en photographe indépendant absolu... Une photo n'est pas un parpaing avec lequel on peut construire n'importe quoi. Je me sens entièrement responsable de l'utilisation de mes images. (P. 134)
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frandj   31 mars 2020
Ce jour-là de Willy Ronis
Devant toutes ces photos, je sais que je reste dans le quotidien, dans ma réalité quotidienne, mais c’est ce que je suis. Je ne suis pas un romancier, je ne peux pas inventer, c’est ce qui est là, sous mes yeux, qui m’intéresse. Le plus difficile est d’arriver à le saisir. Ces photos (…) me replongent toutes dans un moment précis, de pure émotion, et c’est le moment que je cherche à retrouver en m’arrêtant sur chacune d’elles. (p. 92)
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Jasp3r   12 novembre 2010
Ce jour-là de Willy Ronis
Chez Maxe – Willy Ronis (1947)

Joinville, 1947



Ce jour-là , j ‘étais debout sur une chaise. J ‘étais allé à Joinville pour un reportage sur les guinguettes que m ‘avait demandé Le Figaro qui éditait alors tous les trimestres un bel album sur papier couché, avec des textes d ‘artistes, d ‘écrivains, de poètes.



C ‘était en 1947, un dimanche après-midi. J ‘aimais en particulier l ‘ambiance de ces guinguettes, j ‘y venais régulièrement. Chez Maxe, c ‘était le nom de celle-ci, curieusement écrit avec un « e », et dès que je suis entré, j ‘ai vu un groupe de danseurs vers le fond, que j ‘ai eu envie de photographier. Tout de suite. Mais il me fallait chercher un point de vue, je ne pouvais pas aller directement sur la piste car la photo aurait été prise de trop près, il me fallait trouver un endroit qui me ferait dominer l ‘ensemble de la danse. C ‘est ce mouvement général de la salle et de la danse qui m ‘attirait. Et que je voulais saisir. Alors, j ‘ai grimpé sur une chaise, juste derrière ce couple qui est là , devant, de dos. Ce sera mon premier plan, j ‘ai pensé. Mais une fois sur la chaise, mon attention a été attirée vers un garçon qui faisait danser deux filles, très librement, très élégamment, sur la droite. C ‘est mon sujet, je me suis dit. Je le sens tout de suite quand je trouve mon sujet. Alors, j ‘ai fait signe au danseur pour qu ‘il se rapproche. Lui aussi m ‘avait remarqué, il m ‘a compris aussitôt et, tout en dansant avec les deux filles, il s ‘est avancé vers moi : c ‘est alors que j ‘ai fait ma photo. Il dansait comme un dieu. Et d ‘ailleurs, pour faire danser deux filles comme ça, il fallait qu ‘il ait vraiment du talent. Mais quand la musique s ‘est arrêtée et qu ‘il a repris sa place, je me suis aperà§u qu ‘il avait un pied bot. J ‘étais stupéfait. C ‘était tout à fait invisible quand il dansait.



Le moment où je choisis de prendre une photo est très difficile à définir. C ‘est très complexe. Parfois les choses me sont offertes, avec grâce. C ‘est ce que j ‘appelle le moment juste. Je sais bien que si j ‘attends, ce sera perdu, enfui. J ‘aime cette précision de l ‘instant. D ‘autres fois, j ‘aide le destin. Par exemple, ici, je sais que le premier couple ne s ‘est rendu compte de rien, mais pour avoir cette photo précise, je les ai vraiment appelés mes danseurs.



L ‘histoire ne s ‘arrête pas là . Il y a trois ans, j ‘ai reçu une lettre de la danseuse qui est sur la droite. Elle me disait qu ‘elle voyait cette photo de temps en temps dans la presse et qu ‘elle tenait à me dire combien elle était touchée par tout ce qu ‘elle représentait. Sa jeunesse, l ‘ambiance de ces guinguettes, et bien sûr la jeune fille qui dansait sur la gauche qui était une copine d ‘enfance : depuis la maternelle me précisait-elle. Mais le garçon, non, elles ne l ‘avaient plus jamais revu. Elles n ‘avaient dansé que cette fois-là avec lui.
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frandj   30 mars 2020
Ce jour-là de Willy Ronis
Ma vie a été pavée de déceptions, mais aussi d’immenses joie. Je voudrais ne retenir que ces moments de joie, qui consolent de tous les autres. Quand la vie furtivement vous fait un signe de reconnaissance, vous remercie. Il y a alors une grande complicité avec le hasard, que l’on ressent profondément. Alors, on le remercie aussi. C’est ce que je nomme la joie de l’imprévu. Des situations minuscules, comme des têtes d’épingles. Juste avant il n’y avait rien, et juste après il n’y a rien. Alors, il faut être toujours prêt. (p. 98)
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