AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet

4.06/5 (sur 144 notes)

Nationalité : Nouvelle-Zélande
Né(e) à : Gisborne , le 07/02/1944
Biographie :

Witi Tame Ihimaera-Smiler (né le 7 février 1944 à Gisborne) est un écrivain maori d'expression anglaise de Nouvelle-Zélande.

Né dans le Nord de la Nouvelle-Zélande, Ihimaera commence par travailler comme diplomate dans les années 1970. Son recueil de nouvelles Pounamou Pounamou (1972) est le premier du genre à être publié par un auteur māori, suivi par le roman Tangi en 1973. Il a fait paraître plusieurs recueils de nouvelles et sept romans, dont Nights in the gardens of Spain, dont le titre reprend une œuvre de Manuel de Falla.

Il enseigne depuis 1990 la littérature anglaise à l'université d'Auckland. Il est considéré comme un auteur majeur de la littérature post-coloniale. En 2005, il a reçu la médaille de l'Ordre du mérite en littérature de Nouvelle-Zélande.

+ Voir plus
Source : wikipédia
Ajouter des informations
Bibliographie de Witi Ihimaera   (9)Voir plus

étiquettes
Videos et interviews (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de

À l'occasion de leur venue à la librairie Dialogues pour une rencontre autour de leur livre, "Escale en Polynésie" publié aux éditions Au vent des îles, Titouan et Zoé Lamazou nous ont confié plusieurs conseils de lecture ! La femme de Parihaka de Witi Ihimaera : hhttps://www.librairiedialogues.fr/livre/6737338-la-femme-de-parihaka-witi-ihimaera-au-vent-des-iles le baiser de la mangue d'Albert Wendt : https://www.librairiedialogues.fr/livre/702160-le-baiser-de-la-mangue-albert-wendt-au-vent-des-iles Diadorim de Doão Guimarães Rosa : https://www.librairiedialogues.fr/livre/999016-diadorim-joao-guimaraes-rosa-editions-10-18 Pina de Titaua Peu : https://www.librairiedialogues.fr/livre/20130193-pina-titaua-peu-au-vent-des-iles Au temps des requins et des sauveurs de Kawai Strong Washburn : https://www.librairiedialogues.fr/livre/18956184-au-temps-des-requins-et-des-sauveurs-roman-kawai-strong-washburn-gallimard Manières d'être vivant de Baptiste Morizot : https://www.librairiedialogues.fr/livre/16090590-mondes-sauvages-actes-sud-manieres-d-etre-vi--baptiste-morizot-actes-sud Calanques, Les entrevues de l'Aiglet de Karin Huet : https://www.librairiedialogues.fr/livre/16651719-calanques-les-entrevues-de-l-aigle-karin-huet-parc-national-des-calanques-glenat-livres Belles découvertes !

+ Lire la suite

Citations et extraits (116) Voir plus Ajouter une citation
En jouant en douceur sur la couche glaciaire, la lumière irradiait le royaume sous-marin d’une lueur fantasmagorique. Les racines de glace géantes qui plongeaient de la surface vers le fond étincelaient, rutilaient, scintillaient et dardaient des prismes stroboscopiques dans la gigantesque cathédrale souterraine. La glace craquait, gémissait, frissonnait et sussurait, en glissando, comme une symphonie titanesque jouée sur un orgue géant.
Commenter  J’apprécie          180
Je découvrais que tout ce que l’on m’avait dit sur l’Australie se vérifiait : c’était un pays balèze, beuglard, baratineur, brutal et beau. Quand j’arrivais à Sydney, je fus hébergé par mon cousin Kingi qui avait un appartement a Bondi. J’ignorais que tant d’autres maoris habitaient là-bas (...) mais je compris bientôt pourquoi on surnommait la banlieue ”la vallée des kiwis”.
Commenter  J’apprécie          160
Jeff devait rentrer. Je savais qu’il le faisait à contrecœur. En fait, s’il était venu à Sydney, c’était pour s’éloigner le plus possible de sa famille. Il l’aimait infiniment, mais l’amour se change parfois en un jeu de pouvoir entre les ambitions que les parents nourrissent pour leurs enfants et les ambitions que ces enfants nourrissent pour eux-mêmes.
Commenter  J’apprécie          160
Dans les temps anciens, dans les années qui nous ont précédés, la terre et la mer éprouvèrent un sentiment de grand vide et d’ardent désir. Les montagnes semblaient mener droit au paradis, et la forêt humide, verte et luxuriante ondoyait comme une cape multicolore. Les remous du vent et des nuages animaient les cieux iridescents, où se reflétait parfois le prisme d’un arc-en-ciel ou d’une aurore australe. La mer chatoyante et moirée se fondait dans la voûte céleste. C’était le puits du bout du monde ; quand vous le regardiez, vous aviez l’impression de voir les limites de l’infini.

(Incipit)
Commenter  J’apprécie          150
L’Antarctique. Le puits du monde. Te Wai Ora o te Ao. À la surface, le continent blanc essuyait une tempête déchaînée, inhumaine. Dans les profondeurs hors d’atteinte des Furies, la mer était calme, comme détachée du monde. En jouant en douceur sur la couche glaciaire, la lumière irradiait le royaume sous-marin d’une lueur fantasmagorique. Les racines de glace géantes qui plongeaient de la surface vers le fond étincelaient, rutilaient, scintillaient et dardaient des prismes stroboscopiques dans la gigantesque cathédrale souterraine. La glace craquait, gémissait, frissonnait et susurrait en glissando, comme une symphonie titanesque jouée sur un orgue géant.
Commenter  J’apprécie          130
Kahu fixait l’océan, mais semblait perdue dans un passé lointain. Son expression calme, résignée, nous força à nous retourner pour voir ce qu’elle voyait.
La terre basculait vers la mer. L’eau était d’un vert brillant qui se mêlait à un bleu foncé, puis à un violet vif. Le nuage illuminé bouillonnait au-dessus d’un emplacement précis à l’horizon.
Soudain, un claquement étouffé retentit dans les profondeurs, comme un portail géant s’ouvrant un millier d’années auparavant. Sous les nuages, la surface de l’eau poudroyait comme de l’or. Puis des éclairs bleus, de véritables missiles, jaillirent de la mer. Je crus apercevoir quelque chose voler dans les airs, traverser l’éternité et plonger au cœur de notre village.
Une ombre ténébreuse, suivie d’autres, montait des profondeurs en un essor continu. Soudain, la première ombre surgit et je distinguai le tohorā . Un colosse. Issu des abîmes et crevant la peau de l’océan. Son bond fut accompagné de marbrures d’éclairs et de chants effarants.
Koro Apirana poussa un cri tragique, car ce n’était pas une bête ordinaire, pas une baleine ordinaire. Elle venait du passé et son chant satura l’atmosphère.

Karanga mai, karanga mai,
karanga mai. Appelez-moi.
Commenter  J’apprécie          105
Mais avec le vieillissement du monde, au fur et à mesure que l’homme négligeait sa part de divinité, il perdit aussi le pouvoir de parler aux baleines, le pouvoir de fusionner avec elles. C’est ainsi que la connaissance de leur langue fut réservée à une poignée d’individus. L’un d’eux était notre ancêtre Paikea.
Commenter  J’apprécie          110
Kahutia Te Rangi était au nombre de ceux qui amenèrent la bénédiction chez nous. Il traversa l’océan à califourchon sur sa baleine, apportant les forces vitales qui nous permirent de vivre en intime communion avec le monde. Ces forces vitales, sous forme de sagaies, provenaient des maisons de la Connaissance situées à Hawaiki. (...). Les lances étaient les offrandes de ces maisons pour le pays nouveau. Elles étaient très importantes car, entre autres choses, elles instruisaient l’homme sur les moyens de communiquer avec toutes les créatures de l’océan afin que les uns et les autres puissent établir une alliance mutuellement bénéfique. Elles enseignaient ”l’harmonie universelle”.
Commenter  J’apprécie          90
Depuis que, il y a tant d’années, elle et son père ont vu le ngangara - le train qui crachait sa vapeur au milieu de la campagne-, les signes de la nouvelle civilisation n’ont cessé de proliférer sur l’ensemble du pays. Nouvelles voies de chemin de fer et construction de routes, petites ou grandes. Déboisement intensif de forêt pour permettre aux fermes de moutons et de bétail de s’agrandir. Là où se trouvait une passerelle, on franchit maintenant la rivière sur un pont à double voie. Et bien que les pistes maories continuent à exister, elles sont souvent bloquées par des fils barbelés, qui nécessitent de faire un détour pour trouver un passage.
Commenter  J’apprécie          70
Les instruments chirurgicaux reposent sur une petite table. Contrairement à ses frères et sœurs guérisseurs, Paraiti évite les outils pakeha (des blancs) et privilegie les traditionnels bâtons et racloirs en bois, coquillages tranchants et éclats d’obsidienne pour sectionner, les épines pour crever les abcès et les pierres à chauffer qu’il faut placer sur le corps.
Commenter  J’apprécie          60

Acheter les livres de cet auteur sur
Fnac
Amazon
Decitre
Cultura
Rakuten

Lecteurs de Witi Ihimaera (181)Voir plus

Quiz Voir plus

Quelle partie du corps ?

Kiev, 1919. La ville est tombée aux mains des bolcheviks en février et le nouveau pouvoir s'y met en place tant bien que mal alors que la guerre civile fait rage : la région est en proie à des combats opposant les troupes de l'indépendantiste ukrainien Petlioura, l'armée blanche de Denikine, les anarchistes de Makhno. ... de Kiev (Andreï Kourkov)

La tête
Le pied
L'oreille

10 questions
33 lecteurs ont répondu
Créer un quiz sur cet auteur
¤¤

{* *} .._..