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Note moyenne 3.93 /5 (sur 457 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Marseille , le 07/12/1962
Biographie :

Xavier-Marie Bonnot est un écrivain et réalisateur français.

Passionné d'Histoire, il entreprend des études dans cette spécialité, il passe son doctorat, y ajoute la sociologie et poursuit avec un Master de Littérature Française. Il suit une formation de reporter-journaliste qui l'amène tout naturellement à la réalisation de films documentaires dans divers domaines.

Citons entre autres films "docu", "Les prêtres pédophiles" pour Arte, "Les hommes de l'anti-gang" pour TF1, "The french Connection" pour Universal, "Vietnam, the day of independance"...

Il produit aussi des films documentaires destinés à l'information sur et pour quelques institutions nationales comme "La Cour des Comptes", "Electricité de France", "Le Ministère de l'Agriculture", etc...

Lui vient alors l'idée d'écrire un livre. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, alors que Xavier-Marie Bonnot s'est établi depuis 1992 à Paris, où il vit toujours avec sa famille, il situe l'action de ses romans à Marseille.

Il se défend bien de faire du polar "marseillais", bien que ce soient les Éditions de L'ÉCAILLER DU SUD qui font paraître La première empreinte en 2002, un roman policier.
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Source : fichesauteurs.canalblog.com
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Berlin, 1932. Wilhelm Furtwängler est l'un des plus grands chefs d'orchestre allemands. Il dirige l'orchestre philarmonique de Berlin et éblouit son public par son génie virtuose. 1934. Hitler est chancelier et détient tous les pouvoirs, c'est le début des années noires. le nazisme s'impose et dépossède les artistes de leur art. Les juifs sont exclus de l'orchestre et contraints de s'exiler. La culture devient politique. La musique devient un véritable instrument de propagande. Continuer d'exercer son art mais en se soumettant au régime du III Reich ou fuir l'Allemagne ? Pour Furtwängler, ce choix n'a pas de raison d'être. Mais l'art est-il véritablement au-dessus de la politique ? La passivité étant souvent interprétée comme un signe d'acceptation et de collaboration, cela pourrait bien lui porter préjudice… « La musique a des accords que les mots ne peuvent dire, ni même comprendre », mais Xavier-Marie Bonnot parvient, avec ses mots, à décrire l'une des plus sombres périodes de l'Histoire sur fond de musique et d'art, contraints et fanés par le nazisme. https://bit.ly/3wHqcTB

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Podcasts (1)


Citations et extraits (228) Voir plus Ajouter une citation
Daniella13   27 mars 2020
Nefertari dream de Xavier-Marie Bonnot
L'amour, c'est ce vide persistant, l'inquiétude et le tourment.
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Jeanfrancoislemoine   24 janvier 2019
La vallée des ombres de Xavier-Marie Bonnot
Contrairement à ma mère , mon père n'a jamais été croyant et ne donne aucun signe de doute sur une éventuelle vie après la mort . Il nous a toujours enseigné que la mort , c'est comme quand on coupe le courant .Plus rien car plus d'énergie pour faire fonctionner la machine . Aussi simple que ça. ( p 59)
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mcd30   03 mars 2020
Nefertari dream de Xavier-Marie Bonnot
Ce n'est pas une surprise, Le Caire. C'est un choc. À tous les coups. Un carambolage de rues. Des immeubles qui tamponnent un ciel brûlant. Et la misère et la fortune se télescopent. Une ville droite, stridente et malheureuse. Une mégapole à plat, sous des planches et des briques, rongée par les tas d'ordures.

Partout, l'air tremblote, à coup de klaxon et de mélodies qui chaloupent. Et aux balcons, et sur les toits, les antennes rondes et sales qui écoutent le monde, grandes oreilles tendues vers le ciel jaune.
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jeunejane   04 octobre 2017
La dame de Pierre de Xavier-Marie Bonnot
Pierre n'aime pas recueillir des confidences, surtout celles de sa sœur. Les épanchements et tout ce qui dégorge de l'âme et du cœur bousculent sa pudeur. Tout bouillonne en lui mais il maîtrise le feu.
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mcd30   17 mars 2020
Nefertari dream de Xavier-Marie Bonnot
Moncef s'exprime en français, pour que sa sœur ne comprenne pas. Chacun de ses mots force Rodolphe à regarder dans les yeux cette Égypte qu'il veut ignorer. trop rassuré de n'en admirer que le socle ancien.
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Antyryia   20 août 2017
Le dernier violon de Menuhin de Xavier-Marie Bonnot
On a beau se dire non croyant ou sceptique, la mort vous pousse à faire ou penser des trucs totalement irrationnels. La raison n'a pas sa place dans la mort. Mais le sacré, oui. Le sacré qui pue l'encens trouve son emploi dans le grand chambardement de la mort. Les idées rationnelles, non. C'est le drame des non-croyants.
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mcd30   09 mars 2020
Nefertari dream de Xavier-Marie Bonnot
Irène s'endort petit à petit, bercée par la voix mûre et profonde de son fils. Il dépose un baiser sur son front fiévreux et se retire. Les sanglots ne viennent pas. Miloud a dit un jour, simplement, que la mort fait partie de la vie, qu'elle s=est comme le point au bout d'une phrase.

"Le grand livre ne finit jamais, raïs. Nous ne sommes que des petites phrases. Mais chaque phrase, chaque mot compte."
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mcd30   08 mars 2020
Nefertari dream de Xavier-Marie Bonnot
"La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu. Chacun en ramasse un fragment et dit que toute la vérité s'y trouve."



Djalâl AD-DÎN-RÛMÎ,

mystique persan (1207-1273)
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lenoute   15 avril 2020
Nefertari dream de Xavier-Marie Bonnot
A chacune de ses contorsions, sa torche jette des éclats monstrueux dans les ténèbres.
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Julitlesmots   18 août 2021
Berlin Requiem de Xavier-Marie Bonnot
L’hiver 1932 est une saison de mauvais augure. Le froid semble avoir figé la crasse de Berlin sur les plaques de neige qui persistent aux coins des rues. Un taxi dépose Wilhelm Furtwängler sur Mohrenstrasse, dans le quartier massif des affaires et des maisons de l’État, chic et bien ordonné. Adolf Hitler l’attend à l’hôtel Kaiserhof, de l’autre côté de la Wilhelmplatz, à deux pas.



Le chef d’orchestre marche un instant, histoire de se détendre. Il n’aime pas rencontrer les hommes politiques et encore moins les nationaux-socialistes. Une jeune femme le dévisage et lui donne un sourire radieux, belle dans la blondeur froide du matin.



Au kiosque à journaux, Furtwängler aperçoit sa photo. Le Berliner Tageblatt annonce le concert qu’il doit donner ce soir, au Staatsoper : Un Requiem allemand et Première Symphonie de Brahms. Une pure merveille, souligne l’article. Un chef au sommet de son art. Les autres canards consacrent leurs unes aux élections législatives. Der Stürmer pend à un papillon de métal. Une caricature, pleine page, représente un homme mal rasé, aux yeux lubriques et au gros nez crochu. Un titre en gothique, rouge et noir : « Les Juifs sont notre malheur ».



L’hôtel Kaiserhof est un immense palace qui date du siècle dernier. Grand luxe et limousines secrètes qui patientent à la porte. La direction ne cache pas ses sympathies nationales-socialistes. Les membres du NSDAP y sont régulièrement invités, le patron est un ami. La chancellerie du Reich se trouve en face. Une place à traverser si jamais les nazis sont élus.



Les élections législatives sont dans deux jours. Adolf Hitler veut connaître les sentiments de Furtwängler vis-à-vis de Bayreuth. Car les relations entre le maestro et Winifred Wagner ne sont plus au beau fixe.



Un an plus tôt, Furtwängler a voulu piloter un avion pour se rendre à Bayreuth, première fois qu’il y participe. Winifred Wagner souhaitait faire un coup d’éclat en invitant Arturo Toscanini, l’immense gloire internationale. L’avion du chef allemand subit des avaries, on manque casser du bois et y rester. Furtwängler arrive en retard pour les répétitions de Tristan. Winifred Wagner n’apprécie pas ce qu’elle interprète comme une regrettable légèreté et encore moins Tietjen, l’administrateur du festival, un nazi convaincu.



Cette année-là, on célèbre l’anniversaire de la mort de Cosima Wagner et de son fils Siegfried. Toscanini tient forcément le haut de l’affiche. Il a précédé Furtwängler au festival et il est de très mauvaise humeur, malade paraît-il, déjà que son caractère n’est pas facile. Les deux chefs n’ont pas tardé à se détester cordialement. Furtwängler s’est taillé la part du lion dans la programmation, à lui l’Héroïque de Beethoven, à Toscanini Une Ouverture pour Faust de Wagner, œuvre mineure pour un maestro de sa taille.



Durant les répétitions, Tietjen ne cesse pas de rapporter les réflexions désobligeantes du chef sur Winifred Wagner. Et puis, Toscanini quitte le festival dans une colère monumentale, parce que du public assiste aux répétitions et qu’il ne le supporte pas, à l’inverse de Furtwängler qui adore ça. Sans parler de cette ambiance brune que le chef italien renifle partout et qu’il déteste. Le soir du concert, Furtwängler dirige comme jamais, des femmes s’évanouissent. On pourrait en rester là mais le chef se permet de critiquer, directement dans la presse, les choix artistiques de la belle-fille de Wagner. Une sorte de crime de lèse-majesté qu’elle ne lui pardonne pas. L’arrogance a ses limites. Furtwängler gagne deux cent mille marks par an alors que Strauss ne dépasse pas les quatre-vingt mille. De quoi se plaint-il en permanence ! Winifred ne décolère pas, le chef à qui elle sert du « très cher ami » s’occupe de tout et tire sans cesse la couverture à lui.



Hitler demande :



– Si nous sommes élus, reviendrez-vous à Bayreuth ?



– C’est une question difficile. La balle est dans le camp de la famille Wagner.



Hitler sourit, une drôle de mimique de garçonnet gêné de poser des questions, un peu gauche dans sa manière de faire des compliments. Furtwängler s’attendait à un personnage impressionnant, un type gonflé d’orgueil et de revanche, un ancien de la Grande Guerre, croix de fer, avec un regard droit et froid, comme on en rencontre si souvent. Les actualités montrent sans cesse un tribun dégoulinant de haine et de sueur, de colère et de revanche. Il se trouve face à un garçon coiffeur qui cherche ses manières, un tantinet efféminé.



– Winifred Wagner est une amie personnelle, dit Hitler. Elle est acquise depuis toujours à la mission historique du national-socialisme. À notre plus grande cause ! C’est elle qui m’a fait parvenir du papier quand j’étais en prison et que j’écrivais Mein Kampf !



Adolf Hitler réfléchit et s’assombrit soudain. Engoncé dans un costume noir de grand prix, il a presque l’air élégant. Furtwängler l’observe, amusé et inquiet à la fois. Il connaît les actions de la SA* et le programme des nationaux-socialistes. Il en croise partout, de ces vauriens en uniformes quand il déambule dans Berlin ou les autres villes d’Allemagne. On a beau lui dire que ce sont tous des battus de la crise, des laissés-pour-compte, il n’en démord pas : tous des voyous et des ratés à qui l’ont fait miroiter les délices du petit pouvoir ! Cette populace saura cravacher les élites, les bons, les intelligents, si jamais elle prend d’assaut la démocratie. De ses yeux bleus pareils à de l’acier, Hitler épie chaque expression du maestro comme quelqu’un qui s’y connaît en hommes et qui sait jauger avec certitude.
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