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Note moyenne 3.43 /5 (sur 21 notes)

Nationalité : Canada
Né(e) à : Dubaï , 1976
Biographie :

Auteure Palestinienne-canadienne. Née à Dubaï dans une famille palestinienne, le 5 septembre 1976, Yara El-Ghadban est auteure et anthropologue. Elle s’établit à Montréal en 1989 après un long parcours de migration. Elle a vécu à Londres, Buenos-Aires, Beyrouth, Dubaï, et Sanaa. Un nomadisme qui l’a marquée et lui a permis d’acquérir une sensibilité et une connaissance profonde de la richesse littéraire de ces lieux. C’est à Montréal qu’elle trouve son ancrage, où elle fait des études d’abord en musique classique et ensuite des études supérieures en ethnomusicologie (M.A.) et en anthropologie (Ph.D.). Passionnée de littérature, elle prend la plume en 2004, écrivant une série de courtes scènes et esquissant des portraits intimes.

Elle a publié chez Mémoire d’encrier son premier roman L’ombre de l’olivier, en 2011. Puis Le parfum de Nour, en 2015. Elle a également codirigé l’essai Le Québec, la charte, l’autre. Et après? en 2014.

Yara El-Ghadban est Lauréate du Prix Victor-Martyn-Lynch-Staunton du Conseil des arts du Canada 2017
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Extrait du recueil RÉCITATIF AU PAYS DES OMBRES de Rodney Saint-Éloi Je marche. Je marche. le poème est un cheval fou, se rappeler, la barque est la route. L'horizon est dans le regard du promeneur. Découvrir une chose douce et amère: des îles, il faut se résigner à foutre la mer dehors afin de pouvoir marcher librement pour célébrer la terre, dans le récitatif qui offre aux mots et aux choses le contrepoint du chant: éloge et mystère. Surtout l'élégance. L'élégance sauve le poème comme le soleil l'été. Poète, écrivain, essayiste, éditeur, né à Cavaillon (Haïti), il est l'auteur d'une quinzaine de livres de poésie, dont «Je suis la fille du baobab brûlé» (2015, finaliste au prix des Libraires, finaliste au Prix du Gouverneur général), «Jacques Roche, je t'écris cette lettre» (2013, finaliste au Prix du Gouverneur général). Il dirige plusieurs anthologies. Il a publié «Haïti Kenbe la!» en 2010 chez Michel Lafon (préface de Yasmina Khadra). Pour la scène, il a réalisé plusieurs spectacles dont «Les Bruits du monde», «les Cabarets Roumain», «Senghor, Césaire», «Frankétienne». Il est l'auteur de l'essai «Passion Haïti» (Septentrion, 2016). Lui a été décerné le prestigieux prix Charles-Biddle en 2012. Il a été reçu en 2015 à l'Académie des lettres du Québec. Il devient Compagnon de l'Ordre des Arts et des Lettres du Québec en mai 2019. Il dirige la maison d'édition Mémoire D encrier qu'il a fondée en 2003 à Montréal. «Les racistes n'ont jamais vu la mer», coécrit par Rodney Saint-Éloi et Yara El-Ghadban, paraîtra en octobre 2021.

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Citations et extraits (6) Ajouter une citation
ombredelolivier   07 septembre 2015
Le parfum de Nour de Yara El-Ghadban
Je suis l’enfant de l’amour et de la guerre. J’ai enfanté le soleil qui réchauffe et qui consume. Quand mon soleil est mort, la cendre était telle qu’elle m’a enterrée, oiseau de feu sans étincelle. J’ai cherché la flamme pour renaître, mais elle somnolait dans le ravin de mon âme. Pour mettre à mort la mort, j’ai embrasé les herbes. Pour traverser la barrière, j’ai traversé la fumée.
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elghadban   10 septembre 2018
Je suis Ariel Sharon de Yara El-Ghadban
Extrait de Je suis Ariel Sharon:



" M’en voudraient-elles si j’enlevais à chaque lettre de ton nom sa noirceur?

À chaque date de ton histoire, sa violence? Si je t’enlevais la mort et te prêtais

la vie? M’en voudraient-elles si je me glissais là où elles t’ont vu nu? Si je

te débarrassais de toutes ces couches. Ta peau de guerrier, ton masque de

politicien? Ne reste que toi face à moi? Que tu sois personne? Que je sois

personne?

Soyons personne. Soyons ensemble sans visage. Perdons-nous dans ce long

sommeil. Dévoilons tous nos visages.

Pose-moi la question: quel est ton nom? Je nommerai toutes les femmes.

Pose-toi la question: qui suis-je? Toutes les femmes te répondraient. Leur voix

est ma voix."
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prof   03 juillet 2018
L'Ombre de l'Olivier de Yara El-Ghadban
Attache tes souvenirs à un objet symbolique, ou un événement précis, et fais de même avec la musique.

Non. Trop facile. Je ferai tout à fait le contraire : amarrer les moments importants aux choses les plus banales. Voilà ! Ça, c’est original !

Je me souviendrai de Beyrouth en l’associant au crabe que j’ai attrapé dans la tasse de café de Amto. Je me souviendrai de Dubaï grâce à l’affreuse branche d’algue que Kinno m’a lancée ! Je me souviendrai de mon départ à partir de ce repas qui vient d’interrompre mon sommeil. Je me souviendrai du Yémen… Comment se souvient-on de l’avenir ?

Tu n’as qu’à le demander.

À qui ? À toi ? Tu m’as quittée !

Non. C’est toi qui m’as renvoyé.

Tu n’as plus rien à me dire.

Je n’ai encore rien dit.

Je peux me souvenir sans toi.

Ton petit jeu est plus difficile que tu ne le crois.

Ah bon ! Pourquoi ?

Où trouveras-tu la banalité dans la plus belle année de ta vie ?

La plus belle année s’est achevée, Oiseau.

Certaine ? Et dans quel tiroir rangeras-tu les heures qui s’écouleront à dénicher du charbon pour dessiner ? Et les jeux de cachette entre les rangs de maïs ? Que feras-tu du pauvre mouton que ton oncle égorgera pour le grand Eid ? Une épreuve que tu t’imposeras pour gagner un pari.

Oh non. Il va nous traquer jusqu’au Yémen !

Ne t’inquiète pas. Seulement pour visiter.

Fiou !

Sur quel mur poseras-tu en cadre l’année à l’école pakistanaise que tu passeras à tout faire sauf étudier ? Oseras-tu oublier les promenades dans les montagnes yéménites ? Les pique-niques dans les champs de café ? Le jour où toi et les gamins du quartier volerez la voiture louée de ton oncle seulement pour la conduire dans un grand fossé ? Que trouveras-tu de trivial dans l’année où tu vas grandir ?

De cet avion, je retiendrai les villes qui planent au cœur du désert. De mon atterrissage au Yémen…

Restera l’image de ta Maman.

Si belle dans sa robe crème !

Ses cheveux courts sont teints en noir charbon, une couleur qui met bien en valeur sa peau. Dans le même portrait, ton papa porte une chemise beige lignée. Comme toujours, un stylo accroché à la pochette. De la route vers Sanaa, tu capteras le paysage urbain que tu attendras, mais qui ne viendra jamais.

– Quand est-ce que nous arrivons à Sanaa, Papa ?

– Nous sommes à Sanaa, ma chérie !

Le ton sarcastique de ta maman résonnera dans ton oreille encore des années. De la fenêtre de la voiture, tu reverras, longtemps plus tard, les tourbillons de sable qui dansaient dans la rue. Du premier matin reviendra à ton esprit le garçon qui t’a sifflée.

Et du dernier matin ?

Tu te souviendras de l’oiseau qui t’a aimée.
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Yara El-Ghadban
elghadban   10 septembre 2018
Yara El-Ghadban
Pour l’auteure Yara El-Ghadban:



Les principaux récits autour de Sharon sont des récits fondamentalement

politiques, militaires, masculins…Moi personnellement, je voulais, sans

justifier et sans pardonner, tout simplement écrire la part humaine, la part

féminine. Les premières choses qu’on élimine dans les guerres et les situations d’oppression sont l’humanité, l’intimité, la féminité…Aussi, moi-même je voulais comprendre. J’ai écrit ce roman pour moi, pour la femme palestinienne que je suis et qui est toujours perplexe face à la violence dont sont capables les humains…
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sweetie   30 juillet 2019
Je suis Ariel Sharon de Yara El-Ghadban
Sois ce que ce pays fait à tous ceux qui y vivent. Assassins, rancuniers, misérables. Tous les hommes et les femmes du pays ont du sang sur les mains. Pour se défendre, acheter la paix, s'imposer.
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prof   02 juillet 2018
L'Ombre de l'Olivier de Yara El-Ghadban
Le bonheur le plus intense, vois-tu chérie, est celui qui se moque du désespoir.
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