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Note moyenne 4.25 /5 (sur 112 notes)

Biographie :

Yoan Smadja a travaillé dans la collecte de fonds en faveur d’ONG et pour des sociétés du secteur agroalimentaire.
'J’ai cru qu’ils enlevaient toute trace de toi' est son premier roman.

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l'émission intégrale : https://www.web-tv-culture.com/emission/yoan-smadja-j-ai-cru-qu-ils-enlevaient-toute-trace-de-toi-51518.html Il y a des livres qui sont comme des rencontres, des livres qui vous élèvent, vous émeuvent, vous ouvrent les yeux, des livres qui restent en vous bien après avoir lu la dernière page. le livre de Yoan Smadja fait partie de ces livres. Retenez ce joli titre « J?ai cru qu?ils enlevaient toute trace de toi ». C?est un premier roman, mais quelle réussite. Pourtant, rien ne prédestinait Yoan Smadja à prendre la plume. Naviguant entre la France et Israël, Yoan Smadja a travaillé dans une ONG avant d?avoir aujourd?hui une activité professionnelle des plus classiques. Lecteurs et amateurs de beaux textes, il a dans sa bibliothèque quelques classiques incontournables. Mais de là à prendre la plume? Pourtant, en 2006, après un voyage au Rwanda dans le cadre d?une mission humanitaire, il est sous le choc. Les séquelles du génocide de 1994 sont encore bien présentes et Yoan Smajda emmagasine en lui toutes sortes d?informations et d?émotions. Rapidement, il jette sur le papier quelques réflexions. Il faudra pourtant attendre plusieurs années pour qu?il trouve le courage de reprendre ses notes et de s?atteler à l?écriture de ce roman. Comme s?il lui avait fallu prendre du recul et construire lui-même sa vie pour coller au plus près de ce que fut la réalité effroyable du Rwanda. Nous allons suivre Sacha, femme de caractère, grand reporter pour un grand quotidien national, habituée à raconter à ses lecteurs le fracas du monde. Son chemin va croiser celui de Daniel, médecin rwandais dont l?épouse, Rose, muette de naissance travaille à l?ambassade de France. Leur petit garçon, Joseph, est le fruit d?un amour que rien ne semble pouvoir obscurcir. Mais, en ce printemps 1994, la haine et la folie s?emparent de ce pays d?Afrique, le Rwanda s?embrase. Sacha, dépassée par ce qu?elle voit, sent ses certitudes vaciller. Quant à Daniel, en mission à l?autre bout du pays, il traversera mille dangers pour retrouver son fils et sa femme. Voilà un roman d?une grande force, dont l?intrigue parfaitement menée et la richesse des personnages portent le sujet, à savoir le génocide rwandais, à son paroxysme. Dans le chaos, dans l?enfer d?un monde qui s?écroule, comment vivre, aimer, rester fidèle à ses idéaux, pardonner et se reconstruire ? Sans violence excessive dans les descriptions, contextualisant objectivement, afin de rappeler la brutalité des faits, sans apporter aucun jugement, ne sombrant pas la larme facile, avec une écriture d?une grande sensibilité et d?une grande justesse, Yoan Smadja écrit un livre bouleversant, saisissant, beau et tragique. Une histoire d?amour et de haine dont on ne ressort pas indemnes. C?est indéniablement un livre coup de c?ur que je vous recommande particulièrement. « J?ai cru qu?ils enlevaient toute trace de toi » de Yoan Smadja est publié chez Belfond.

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Citations et extraits (63) Voir plus Ajouter une citation
calypso   18 février 2020
J'ai cru qu'ils enlevaient toute trace de toi de Yoan Smadja
J’ai cru qu’ils m’étouffaient. J’ai cru qu’ils effaçaient ce que nous avions vécu. J’ai cru qu’ils étaient des dizaines ou des milliers.

J’ai cru qu’ils enlevaient toute trace de toi.

J’ai cru qu’ils enlevaient toute trace de moi.

J'ai cru que je ne serais plus que poussière. A mesure qu'ils s'avançaient en moi, mon corps s'enfonçait dans la terre. Peut-être que le Rwanda et moi ne faisions plus qu'un. Ils nous ont violés au même instant.
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Ziliz   30 mai 2019
J'ai cru qu'ils enlevaient toute trace de toi de Yoan Smadja
Il [lui] fut enseigné que seule la première bouchée d'un plat importe : si la crème d'un saint-honoré ne vous a pas transporté dès le premier chou, la recette a échoué. Au contraire, si vous êtes saisi par le réflexe de fermer les yeux pour mieux capter la subtilité du goût, alors le rêve s'instille et le désir de retrouver la sensation vous hantera.
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Annette55   01 mars 2020
J'ai cru qu'ils enlevaient toute trace de toi de Yoan Smadja
«  D’ordinaire, le printemps est une saison dorée.

En avril 1994, il n’en fut rien. J’y ai vu un pays tout vert, de terre et d’affliction vêtu.

La première impression se fait depuis le ciel. Je suis navrée pour les journalistes arrivés par la route , car leur a échappé ce que le Rwanda offre à la fois de plus singulier et de plus beau: l’enchevêtrement des collines , leur géométrie inachevée, tourmentée , d’une beauté à couper le souffle . La sensation d’une nature subjuguée . »
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Ziliz   05 mai 2019
J'ai cru qu'ils enlevaient toute trace de toi de Yoan Smadja
[Ils] se retrouvaient sur un constat simple : la démocratie est un édifice fragile qui, comme l'amour, n'atteint jamais au statut de réalité évidente et pérenne mais repose sur des fondations qu'il s'agit d'entretenir, par le renouvellement fastidieux des preuves de démocratie que sont le vote, le contrôle de constitutionnalité, la séparation des pouvoirs, la liberté de la presse. […]

Au citoyen le rôle de vigie. La démocratie gagnait sa réalité dans le respect scrupuleux des libertés individuelles et l'appropriation par l'ensemble des citoyens, individualités simples et corps constitués, de la chose publique.

(p. 29-30)
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thedoc   05 mai 2019
J'ai cru qu'ils enlevaient toute trace de toi de Yoan Smadja
J'ai cru qu'ils enlevaient toute trace de toi.

J'ai cru qu'ils enlevaient toute trace de moi.

J'ai cru que je ne serais plus que poussière. A mesure qu'ils s'avançaient en moi, mon corps s'enfonçait dans la terre. Peut-être que le Rwanda et moi ne faisions plus qu'un. Ils nous ont violés au même instant.
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thedoc   03 mai 2019
J'ai cru qu'ils enlevaient toute trace de toi de Yoan Smadja
La peur est un mécanisme efficace pour installer l'idée d'un "eux contre nous" obsessionnel.
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thedoc   30 avril 2019
J'ai cru qu'ils enlevaient toute trace de toi de Yoan Smadja
L'indépendance est une forme de jouvence, on n'en prend conscience que lorsqu'on la perd.
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thedoc   05 mai 2019
J'ai cru qu'ils enlevaient toute trace de toi de Yoan Smadja
Étrange impression que cette compassion totale vis-à-vis de la détresse d'un autre si différent, victime d'un conflit sans lien apparent avec le périmètre de sa vie, aux implications si lointaines. Et pourtant.
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hcdahlem   28 octobre 2019
J'ai cru qu'ils enlevaient toute trace de toi de Yoan Smadja
— Je sais que tu ne peux pas parler, mais pourquoi ne souris-tu pas?

J’ai esquissé quelques signes en agitant les bras: « J’aurais voulu être comme vous. » Ou du moins, c’est ce que signifiait le va-et-vient rapide de ma main entre lui et moi. Le jeune garçon a souri.

Mes poumons se sont emplis d’un air parfumé et heureux. Depuis, chaque matin et chaque soir, mes narines recherchent ce parfum précieux. Aucun son n’est sorti, mais, finalement, j’ai souri.

— Je vais te dire un secret: tes yeux parlent bien plus que toutes les bouches de Kigali réunies.

Le jeune garçon a sorti un couteau de sa poche et, en s’approchant du mur d’enceinte de la résidence, y a déposé le dessin d’une fleur.

Si même j’avais pu parler, Daniel, je ne sais ce que je t’aurais répondu ce jour-là. Aujourd’hui, alors que je me remémorais notre rencontre, j’ai regretté que mes yeux ne parviennent pas à te trouver. J’aimerais, sous le saule pleureur, qu’ils rient près de toi.

Tu me manques.

Rose 
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Ziliz   31 mai 2019
J'ai cru qu'ils enlevaient toute trace de toi de Yoan Smadja
Lorsqu'on vous enseigne la souplesse, une myriade de solutions, de compromis, de possibilités fleurissent à chaque moment de votre vie. Mais lorsqu'on vous donne pour compagnons de jeunesse la rigueur, la droiture et l'honneur, seules deux options s'offrent à vous : tenir, quelles que soient les circonstances, ou craquer.
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