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Note moyenne 3.24 /5 (sur 110 notes)

Nationalité : Japon
Né(e) à : Hakusan, Préfecture d'Ishikawa, , le 14/07/1979
Biographie :

Yukiko Motoya est une dramaturge et romancière japonaise.

Motoya Yukiko fonde en 2000 une troupe de théâtre pour laquelle elle écrit et met en scène des pièces qui lui vaudront de prestigieuses récompenses.
Ainsi, la pièce Sônan (Naufrage), jouée en 2006, fait d’elle la plus jeune lauréate du Prix Tsuruya Nanboku.
Elle reçoit le Prix Noma pour les jeunes auteurs pour le roman "Nurui doku" ("Poison tiède") en 2011, en 2013, le Prix Kenzaburô Ôe pour "Arashi no pikunikku" ("Pique-nique dans la tempête") et le Prix Mishima 2014 pour "Jibun o suki ni naru hōhō" ("Comment apprendre à s'aimer").
Consécration suprême, elle est lauréate en 2016 du Prix Akutagawa, le plus prestigieux prix littéraire japonais, pour "Irui kon'in tan" ("Mariage contre nature").


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Source : Picquier
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Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
diablotin0   03 novembre 2017
Mariage contre nature de Yukiko Motoya
Évidemment, toi, tu es une femme au foyer. Tu ne peux pas comprendre qu'un homme n'ait envie de penser à rien en rentrant chez lui.
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Osmanthe   25 août 2016
Comment apprendre à s'aimer de Yukiko Motoya
Avant, j'étais persuadée que plus on prenait son temps pour réfléchir, meilleur était le résultat, mais je me demande si, en fait, se fier davantage à son intuition, se décider sur le vif, ne permet pas de mieux accepter le résultat, quel qu'il soit.
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rabanne   30 mai 2020
Mariage contre nature de Yukiko Motoya
C'était mon premier mariage, mais lui avait déjà essuyé un échec. Il avait caché ses faiblesses à sa première femme et à force de se donner des airs, il s'était fatigué. Du coup, m'avait-il expliqué avec un grand sérieux, à toi, je veux me montrer sous mon vrai jour ; j'étais ravie.
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Osmanthe   07 juillet 2019
Mariage contre nature de Yukiko Motoya
L'histoire de Hakone m'a secrètement remuée.

Parce que jusqu'à maintenant, chaque fois que j'étais devenue proche de quelqu'un, j'avais eu l'impression de vivre une substitution progressive.

Les pensées de l'autre, ses goûts, ses paroles, ses actes supplantaient peu à peu les miens à mon insu et quand je m'apercevais que je me comportais comme si j'avais toujours été ainsi, cela me paniquait. Mes tentatives pour résister étaient vaines. Il ne s'agissait pas seulement de manifestations extérieures.

Les hommes pénétraient profondément en moi, de la même façon que les nutriments du terreau imprègnent les racines. A chaque nouvelle rencontre, j'étais comme transplantée, je changeais de terreau. La preuve en est que je n'avais presque aucun souvenir des jours passés avec les hommes que j'avais fréquentés autrefois. Ce qui était étrange, c'est que mes partenaires cherchaient tous à me servir de terreau. Et cela finissait toujours de la même façon, je sentais mes racines menacées de pourriture à cause du terreau et je me dépêchais de briser le pot pour m'en extirper de force.

Le terreau était-il mauvais, ou était-ce les racines qui posaient problème ?

Quand j'ai décidé d'épouser mon mari, j'ai bien pensé que je m'exposais à la substitution ultime, à l'extinction totale, je ne peux le nier.

Mais aujourd'hui, quatre ans après notre mariage, je n'essayais pas de fuir le terreau qu'était mon époux. Avec l'histoire de la boule de serpents que m'avait racontée Hakone, la question qui m'obsédait s'était enfin clarifiée, me semblait-il.

J'avais toujours laissé les hommes se repaître de moi. J'étais en quelque sorte le fantôme d'un serpent dévoré par plusieurs autres serpents et qui, bien avant de se faire engloutir par son conjoint, avait déjà perdu son corps d'origine. Voilà peut-être pourquoi savoir si celui avec qui je vivais était mon mari ou une chose qui ressemblait à mon mari ne m'importait guère.
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DocteurVeggie   07 octobre 2016
Comment apprendre à s'aimer de Yukiko Motoya
Linde tendit discrètement la main en direction de la couverture voisine. En prenant soin de n'être entendue par personne, elle tapota doucement le drap poum poum poum.

Un instant plus tard, la réponse s'éleva de l'autre coté de la couverture, un tapotement sur le drap poum poum poum.



P128
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Osmanthe   10 juillet 2019
Mariage contre nature de Yukiko Motoya
"Evidemment, toi, tu es une femme au foyer. Tu ne peux pas comprendre qu'un homme n'ait envie de penser à rien en rentrant chez lui.

- Et à quoi refuses-tu de penser ?"

D'habitude, je laissais glisser, mais là, j'ai posé la question exprès. Qu'il prenne de haut les femmes au foyer m'avait énervée.

"Je n'ai pas envie de réfléchir à la réponse à ce genre de question non plus. C'est pas possible, ça...Si tu n'y joues pas, rends-le-moi."

Il m'a pris l'iPad des mains et s'est replongé dans son jeu. Fuyant le tintement des pièces de monnaie et les bruits de bouche de mon époux qui suçotait sa seiche, j'ai quitté le canapé.
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PostTenebrasLire   03 octobre 2020
Mariage contre nature de Yukiko Motoya
Les hommes pénétraient profondément en moi, de la même façon que les nutriments du terreau imprègnent les racines. A chaque nouvelle rencontre, j’étais comme transplantée, je changeais de terreau. La preuve en est que je n’avais presque aucun souvenir des jours passés avec les hommes que j’avais fréquentés autrefois. Ce qui était étrange, c’est que mes partenaires cherchaient tous à me servir de terreau. Et cela finissait toujours de la même façon, je sentais mes racines menacées de pourriture à cause du terreau et je me dépêchais de briser le pot pour m’en extirper de force.

Le terreau était-il mauvais, ou était-ce les racines qui posaient problème ?
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Osmanthe   23 août 2016
Comment apprendre à s'aimer de Yukiko Motoya
Il sembla à Linde que, tandis qu'il portait son verre à ses lèvres, son mari la regardait par en-dessous comme pour jauger son humeur, mais elle était trop occupée à moudre du poivre avec le moulin qui fonctionnait enfin pour en être sûre.

"Tu m'as demandé pourquoi je ressassais indéfiniment ce qui s'était passé. D'après toi, rester bloquée dans le passé, c'était du gâchis. Mais moi...à ce moment-là, je n'ai pas su l'exprimer...je crois qu'à la base, nous ressentons les choses de façon radicalement opposée, tous les deux."

En entendant cela, son mari s'arrêta de manger.

"...Tu vas encore ressortir ces vieilles histoires ?

- Je ne ressors rien." Linde secoua la tête. Son ton était calme, pour éviter tout malentendu. Elle piqua profondément sur sa fourchette un champignon copieusement saupoudré de poivre noir.

"J'en parle simplement parce que tu m'as demandé un exemple. En fait, ce que je dis, c'est que je suis assez rancunière et c'est moche. Eh bien quoi, je ne peux même plus répondre à tes questions ?" Elle rit.

"...Ce n'est pas ça." Il ferma les yeux, saisit lentement son verre. "Simplement, nous venons tout juste de décider d'être prévenants l'un envers l'autre pendant ce séjour."

Linde porta à ses lèvres un morceau de céleri à la vinaigrette. Aussi stoïque que son mari, en se délectant de chacun de ses mots avec un sourire, elle dit : "Pour moi, ce dîner se déroule tout à fait dans la bonne humeur."

Il fit légèrement la grimace. "Un dîner dans la bonne humeur ? Ça ?"
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Osmanthe   26 août 2016
Comment apprendre à s'aimer de Yukiko Motoya
Joe répondit aimablement à toutes ses interrogations. Linde s'appliqua à l'écouter avec un visage expressif. Il ne lui posa pratiquement aucune question, mais désormais il était comme les autres, ce n'était pas quelqu'un avec qui elle avait envie d'être du fond du cœur, Linde le savait, et elle se sentait capable de supporter la douleur dans sa poitrine.

Voilà, je l'avais bien dit. J'en ai ma claque des hommes. Plus jamais ça. A l'arrêt de la gare, les passagers descendirent en dépliant leurs parapluies de toutes les couleurs, et ils eurent le bus pour eux seuls. Linde, qui avait écouté par complaisance les soucis de Joe en matière d'autorité parentale, mit un terme à la conversation et alla s'asseoir tout au fond du bus, contre la fenêtre. Elle n'en souffrit pas. Parce que c'était bien plus simple ainsi.
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mh17   05 janvier 2020
Mariage contre nature de Yukiko Motoya
Mon mari a le regard perçant, pourrait-on dire en bien ; continuellement soupçonneux, avec la mobilité d'un reptile, pourrait-on dire en mal. Comme il se tient voûté, il regarde toujours les gens par en dessous, ce qui laisse une impression désagréable à huit ou neuf personnes sur dix qui le rencontrent. Il a un long né épaté et des lèvres fines.
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