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3.47/5 (sur 32 notes)

Nationalité : Japon
Né(e) à : Tokyo , le 30/03/1947
Mort(e) à : Tokyo , le 18/02/2016
Biographie :

Yūko Tsushima est le pseudonyme de Satoko Tsushima, écrivaine japonaise.

Elle est la seconde fille d'une importante famille noble du Japon. Son père, l’écrivain Dazai Osamu, est célèbre. Mais il se suicide alors qu’elle n’a qu’un an parce qu’il ne croit plus en des jours meilleurs et un avenir positif pour le Japon.

Sa jeunesse a été aussi marquée par la mort de son frère handicapé mental, en 1960. Elle fit des études à l'Université Shirayuri (1965-1969) et à l'Univesrité Meiji (diplôme d'anglais) et publia à 24 ans un premier recueil de nouvelles (Shaniku-sai, Carnaval, 1971). Elle a obtenu de nombreux prix littéraires, notamment le prix Kawabata.

Mariée en 1970, elle eut deux enfants, et divorça en 1976. Elle a reçu le prix de littérature féminine avec "L’enfant de fortune" en 1978. En 1985, elle fait la terrible expérience de perdre son garçon de huit ans qui va lui inspirer "Poursuivie par la lumière de la nuit" (1987).

"Vous rêves nombreux, toi, la lumière" (1991) est considéré comme l'une de ses œuvres majeures, hantée par le souvenir de l'enfant disparu. Yūko Tsushima est dans son pays une représentante de la littérature féministe.

Essayiste, Yūko Tsushima s'exprime dans de nombreux périodiques littéraires. En France, elle a enseigné à l'Institut national des langues et civilisations orientales (1991-1992).
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Source : Wikipédia
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Bibliographie de Yûko Tsushima   (10)Voir plus

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Citations et extraits (6) Ajouter une citation
Sans vouloir perdre un instant, nous nous étions mis à la poterie. Tout en tripotant l'argile, les enfants étaient attirés par le ruisseau qui coulait en léger contrebas de la rive et, sautant de rocher en rocher, ils descendirent, pour plonger leurs pieds dans l'eau glacée, en poussant des cris. En allant les surveiller, je fus gagnée par leurs rires joyeux, mais je tournai les yeux vers les arbres sombres de la montagne et les hauteurs du ciel. Je ne pus m'empêcher de respirer profondément à plusieurs reprises. J'ai senti mon corps jusque là crispé, se détendre progressivement.
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Sans vouloir perdre un instant, nous nous étions mis à la poterie. Tout en tripotant l'argile, les enfants étaient attirés par le ruisseau qui coulait en léger contrebas de la rive et, sautant de rocher en rocher, ils descendirent, pour plonger leurs pieds dans l'eau glacée, en poussant des cris. En allant les surveiller, je fus gagnée par leurs rires joyeux, mais je tournai les yeux vers les arbres sombres de la montagne et les hauteurs du ciel. Je ne pus m'empêcher de respirer profondément à plusieurs reprises. J'ai senti mon corps jusque là crispé, se détendre progressivement.
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Cela faisait longtemps que je ne l'avais pas prise sur mon dos. Elle était désormais trop lourde et cela m'étais pénible. En me redressant avec mon chargement, j'eus un instant de vertige qui me fit tituber. Mais je me dis qu'il me fallait dorénavant faire pour elle ce que les pères font pour leurs enfants. Je devais bientôt commencer à m'exercer pour être capable à l'occasion de jouer le rôle d'un père.
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Elle ne trouvait pas effrayant que le temps continue sa course. Mais elle se maudissait de ne pas être capable de vivre en ayant toujours conscience du temps. Elle laissait parler Kôta, sans comprendre qu'elle ne pouvait plus entendre sa voix. Elle préparait le repas comme d'habitude, sans comprendre qu'elle ne pouvait pas le faire manger le lendemain. Elle croyait qu'elle continuait à passer des journées bien remplies avec Kôta, elle le grondait et ne lui achetait pas ce qu'il désirait. Elle craignait avant tout d'être distraite et de gâcher ainsi inutilement de précieuses secondes. Mais si elle éprouvait des remords au sujet de Kôta plus que nécessaire, et parvenait donc à ne plus laisser échapper le temps précieux, cela pouvait encore lui apporter une consolation. En réalité, elle le laissait toujours échapper. Même si elle ne cessait de se répéter qu'elle devrait graver distinctement dans son coeur, avec exactitude, tout ce qui faisait partie de ce moment, en dernière instance, elle laissait partir distraitement ce temps précieux.
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J'aurais voulu oublier ma fille. Cela faisait six mois à peine que je l'élevais seule - ou était-ce parce que la période d'adaptation à ma nouvelle existence était révolue ? - et déjà j'étouffais sous la fatigue qui s'accumulait de jour en jour. Impossible de ne pas me voir telle que j'avais été : soutenue à bras-le-corps par Fujino. Et j'étais d'autant plus fatiguée que je m'efforçais de l'empêcher de lire en moi.
Il m'avait appelée quelques jours plus tôt, et nous nous étions vus. "Viens, je suis dans un café juste à côté ; si tu ne viens pas, c'est moi qui irais jusque chez toi", m'avait-il dit. J'étais donc sortie après avoir couché ma fille. Puis sans sourciller, j'avais déclaré que pour le moment en tout cas, la petite ne semblait pas trop perturbée ; que je préférais donc qu'il la laissât tranquille et qu'il attendit un peu pour la voir. Au fond de moi-même, je pensais qu'avec le temps ma fille oublierait son père et que lui abandonnerait la partie. Mais il ne fut pas dupe, et s'en prit à mon égoïsme.
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Pendant qu'elle fuyait, Kôko pensait qu'en continuant comme cela, elle n'en réchapperait pas. Elle n'avait qu'à se débarrasser du bébé. Mais elle ne pouvait quand même pas anéantir maintenant ce qu'elle avait mis au monde. C'était trop tard. Elle eut peur, soudain, de cet enfant qui se trouvait dans ses bras. Elle voulait le lâcher, elle ne voulait plus voir cette chose horrible. Mais les deux mains de Kôko étaient dissoutes dans la chair du bébé semblable à une banane trop mûre.
Kôko, saisie de désespoir, perdit toute sa force d'un seul coup. Elle se redressa en haletant, comme on se sort en rampant d'un marécage. Elle retrouva son souffle à la vue de sa chambre qu'elle connaissait bien en pensant qu'une fois arrivée là, elle était sauvée. Ensuite, elle caressa à deux mains son ventre rebondi.
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