AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 3.96 /5 (sur 135 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Tréguier (Côtes d'Armor) , le 10/02/1953
Biographie :

Depuis son premier livre Vie (1974), écrire et dire sont les seuls métiers d’Yvon Le Men.

Il est l’auteur d’une œuvre poétique importante (Le jardin des tempêtes, en 2000) à laquelle viennent s’ajouter quatre récits : Le petit tailleur de short (1996), La clé de la chapelle est au café d’en face (1997), On est sérieux quand on a dix-sept ans (1999), Besoin de Poème (2006) et deux romans Elle était une fois (2003) et Si tu me quittes, je m’en vais (2009).

A Lannion où il vit, il crée, en 1992, les rencontres intitulées « Il fait un temps de poème ». Étonnant voyageur, il travaille au festival du même nom et de Saint-Malo à Bamako, de Sarajevo à São Paulo, il se fait le passeur des poètes et des écrivains.

En 1997, il y crée un espace poésie. De 2006 à 2008, il a publié une chronique hebdomadaire dans le journal Ouest-France : « Le tour du monde en 80 poèmes ». Ses textes, livres ou anthologies, sont traduits dans une douzaine de langues.

Par ailleurs, depuis de nombreuses années, il travaille dans les écoles, avec les enfants pour lesquels il a écrit Ouvrez la porte aux loups (Gallimard, 1994), Le loup et la lune (Rougerie, 2001) et Douze mois et toi (Milan, 2005).

Il reçoit en 2012 le Prix Théophile Gauthier de l'Académie Française pour son recueil "A louer chambre vide pour personne seul" (Rougerie).
+ Voir plus
Source : www.etonnants-voyageurs.com/
Ajouter des informations
étiquettes
Videos et interviews (37) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de

"Le plus long voyage" Texte & voix : Yvon le Men, La baie vitrée, © Éditions Bruno Doucey, 2021. Interprétation musicale : Sébastien Bertrand

Podcasts (7) Voir tous


Citations et extraits (137) Voir plus Ajouter une citation
Yvon Le Men
Korrigan   20 janvier 2016
Yvon Le Men
L’alphabet



Quand tu apprends l’alphabet

Ne laisse pas tomber une lettre

Car si elle se blesse

Tu ne trouveras plus le mot pour appeler



Quand tu apprends l’alphabet

Et que le Z te paraît bien loin du A

Demande ta maman une chanson

Pour finir le chemin



Quand tu apprends l’alphabet

N’oublie pas le W

Car même s’il est le plus costaud

Il ne sort pas souvent et se sent un peu triste



Quand tu apprends l’alphabet

Rappelle-toi qu’avec vingt-six lettres

On pet faire beaucoup de mots

Et tu pourras les partager

Avec tes parents, tes amis, tes secrets.
Commenter  J’apprécie          461
Yvon Le Men
TREMAOUEZAN   22 février 2017
Yvon Le Men
À quoi servent les artistes, dans ce monde qui préfère les chiffres aux lettres et dont la folie des chiffres menace de nous faire chavirer dans le chaos ?

Que celui qui n'a besoin ni de chansons, ni d'images, ni de poèmes, ni de romans, ni de films, ni de pièces de théâtre, ni de musique, pour que se dise sa vie quand il ne sait plus la dire, pour que s'écoule son chagrin quand il ne sait plus pleurer, que celui-là tranche la gorge aux oiseaux.

Que celui qui n'a pas besoin d'artiste retienne ses larmes à jamais et brise par avance ses éclats de rire.

[Extrait de "À quoi sert un artiste ?", juillet 2003]
Commenter  J’apprécie          430
fanfanouche24   15 octobre 2014
En Fin de Droits de Yvon Le Men
à qui pôle Emploi donne du travail ?

aux employés de Pôle Emploi

d'abord

qui ont peur de leur directeur

qui fait peur aux chômeurs

qui a peur des chômeurs ?

qui se voient dans leurs yeux

de chiens battus

même sans collier

d'enfants perdus

au bout de leur vie

d'enfance perdue

en Bretagne

et ailleurs. (p.34)
Commenter  J’apprécie          380
sabine59   18 mars 2017
Quand la riviere se souvient de la source... de Yvon Le Men
Enez Aval



Il est des lieux

qui nous rencontrent

sans nous chercher



des lieux où voyageaient

ces bancs de lumière

parmi les eaux et les arbres

entre ta main et la mienne que tu pris

soudain

comme la flamme prend dans dans la branche

l'éclaircie prend dans le ciel



Il est des lieux

que les mots ont envie de garder



comme un prénom protège un enfant de la foule

un petit nom préserve un amour de l'oubli

et qui surgissent de ta mémoire

comme l'odeur de l'herbe

toujours

s'échappe de la pluie
Commenter  J’apprécie          282
fanfanouche24   16 octobre 2014
En Fin de Droits de Yvon Le Men
Les saltimbanques

sans banque

sur qui compter

pour continuer

à conter

des contes

à ceux qui comptent

pour eux

sur eux

pour vivre sans compter

pas sans conter. (p.71)
Commenter  J’apprécie          291
TREMAOUEZAN   22 décembre 2017
Existence marginale mais ne trouble pas l'ordre public de Yvon Le Men
Et pendant tout le restant de la nuit, Tristan et la petite fille aux allumettes réveillèrent D'Artagnan et le Comte de Monte-Cristo, Madame Bovary et la Dame aux camélias, Achab et Tintin, la Princesse au petit pois et Bob Morane, les frères Karamazov et Don Quichotte, le Petit Chose et David Copperfield, le commissaire Maigret et Robinson Crusoé, Ali Baba et ses quarante voleurs - cela leur prit du temps ! -, Ivanhoé et Cosette, Arsène Lupin et Sherlock Holmes. Trente mille livres furent ainsi consultés, et quatre fois plus de héros et d'héroïnes furent convaincus. Ils écoutèrent très attentivement les paroles de Tristan et les murmures de la petite fille. Pas une page ne fut épargnée, pas un écrivain n'en réchappa.



À neuf heures du matin, à l'heure habituelle, la librairie Gwalarn à Lannion s'ouvrit sur son premier client. Celui-ci cherchait un livre pour l'anniversaire de sa fille qui adorait les histoires de Grand Nord, les romans de Jack London.

Pas de problème, dit le libraire enchanté de vendre des livres que lui aussi aimait. Pas de problème, dirait-il une dernière fois et pour longtemps.



Pas un seul personnage n'avait résisté à la tentation. Ne restaient que des pages blanches. Sur toutes les étagères, la blancheur avait envahi les livres. Les voyelles, les consonnes, les mots, les phrases avaient disparu. Seuls les poèmes avaient échappé à l'hécatombe...



("La nuit des libraires", page 190)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          232
nadejda   24 juillet 2012
Besoin de poème : Lettre à mon père de Yvon Le Men
... à n'importe quel âge de la vie, si ta vie s'endort, risque-la.

(extrait d'un poème de Jean Malrieu, cité par Yvon Le Men.)
Commenter  J’apprécie          250
Annette55   19 juin 2017
Le poids d'un nuage - Les continents sont des radeaux perdus, tome 2 de Yvon Le Men
"La Première feuille "



C'est peut- être

La première feuille

Que je vois



Se tromper

De saison

Cette année





Elle manque de lumière

Comme nous

Les êtres humains



Un peu végétaux

Un peu divins

Beaucoup mortels .

Éditions "Bruno "Doucey"
Commenter  J’apprécie          230
berni_29   26 juin 2020
Chambres d'écho de Yvon Le Men
JE T'AIME



voilà

c'est dit.



Mais qu'ai-je dit

en te disant je t'aime ?



J'ai dit je

j'ai dit tu

j'ai dit aime.



Mais le chemin entre les deux

l'ai-je parcouru

avec toi ?



Je t'aime

mais qu'ai-je fait pour ce verbe

trop grand pour moi



comme des habits de fête

qui ne sortent pas le dimanche



des chants

qui raclent au fond de la gorge



des pas qui trébuchent

aux frontières de la danse ?



Je t'aime

et je suis là

le verbe ballant au bout des bras



ne sachant plus que faire de mes mains

ni où les mener.
Commenter  J’apprécie          211
coco4649   08 septembre 2018
Il fait un temps de poème de Yvon Le Men
Le soleil griffait les tuiles...





Le soleil

Griffait les tuiles



Nous dormions

Entre deux cils de lumière



Et tes mots

Avaient la douceur des mains



Ton rêve est le mien

N’étaient qu’un seul fruit

Sur nos lèvres



L’après-midi

S’ouvrait jusqu’à la mer



Trop tard déjà

Pour arrêter le temps



Quand j’ouvris les yeux

Je la vis



Une voile passa

Pour te dérober

Mon regard.





//Hélène Cadou (1922 – 2014)
Commenter  J’apprécie          180

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox




.. ..