AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 4.88 /5 (sur 21 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 08/12/1987
Biographie :

Zoë Hababou, qui partage sa vie entre la France et l’Amérique Latine qu’elle connaît comme sa poche, est licenciée de philosophie à l’Université de Toulouse. Passionnée par les états modifiés de conscience, elle profite de l’un de ses voyages au Pérou pour s’intéresser au chamanisme Shipibo et pour s’initier aux plantes psychotropes.
Tirant son inspiration de sources éclectiques dont elle tisse chaque maille de sa saga, elle est avide de savoir et de découverte. La véritable puissance de son œuvre réside dans ses influences philosophiques (dont Nietzsche est une pièce centrale) ainsi que dans ses connaissances des plantes de pouvoir, qu'elle a longuement étudiées, tout d'abord au travers des livres de Jeremy Narby, Michael Harner et Romuald Leterrier pour ne citer qu'eux, puis pratiquées en suivant différentes initiations auprès de son maestro Shipibo, Wish, ayahuasquero depuis ses 11 ans, dans la jungle péruvienne à San Francisco, village natale de ce chaman qu'elle immortalise dans son oeuvre, puisqu'il est un personnage central de celle-ci.
Elle puise aussi son inspiration chez Chuck Palahniuk, véritable maître à penser du chaos selon elle, et premier auteur, avec Charles Bukowski, à lui avoir fait découvrir une façon d'écrire libre et puissante à la fois; chez Carlos Castaneda, via les enseignements de Don Juan et la description de ses expériences avec les plantes maîtresses qui lui ont ouvert la voie vers un spectre de pensée plus large, et ont attisé son désir d'aller au-delà de la conscience ordinaire; mais aussi chez des réalisateurs tels que Jan Kounen, Quentin Tarantino ou Jim Jarmusch. En tant que cinéphile acharnée, elle cherche à retranscrire à travers ses écrits les émotions visuelles propres au septième art.
Philosophe et désormais ayahuasquera convaincue, son but est de rendre le questionnement métaphysique accessible à tous, à travers le récit de Travis, un marginal déclassé qui cherche à comprendre le sens de son existence, et le pouvoir de sa propre conscience, en se jetant corps et âme dans une vie qui fait voler en éclat toutes les limites humaines, jusqu'à atteindre l'ultime expérience BORDERLINE !
+ Voir plus
Ajouter des informations
étiquettes

Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
Zoë Hababou
HababouZoe   23 mars 2020
Zoë Hababou
Même quand un homme se croit libre, il est encore prisonnier de l’image qu’il se fait de lui-même, de ce que le savoir de sa liberté lui procure. La seule manière d'être libre, c’est d'être complètement désintéressé de soi-même. De ne s’accrocher à rien, et encore moins à l’idée qu’on se fait de sa propre personne.
Commenter  J’apprécie          180
HababouZoe   23 mars 2020
Borderline - Niveau -2 : Les souterrains de Zoë Hababou
Je veux pas te faire peur, mais souviens-toi que je t’ai mis en garde. Les préliminaires sont terminées. Ici, c’est le lieu des choses sérieuses. Tu as fait le choix d’aller plus loin dans la pratique, ce qui fait de toi quelqu’un que l’ayahuasca va reconnaître comme un initié. Les plantes que tu vas dieter vont aller creuser très profondément en toi, et faire émerger des choses que tu préférerais certainement ignorer. L’ayahuasca va te les expliquer, mais personne ne sait si tu vas pouvoir comprendre, et si tu ne vas pas fuir en courant. Tu as pris ta décision en toute conscience, tu ne dois jamais l’oublier. Tu devras t’en souvenir quand tu feras face à toi-même, et surtout ne jamais te cacher derrière une fausse ignorance. Tout ce qui va se passer, c’est toi qui l’auras voulu et accepté. Et quoi qu’il advienne, rappelle-toi que c’était une bonne décision, que tu as prise quand tu désirais sincèrement aller mieux.
Commenter  J’apprécie          40
HababouZoe   23 mars 2020
Borderline - Niveau -2 : Les souterrains de Zoë Hababou
Le rêve avait fait remuer une chose dans les ténèbres, une chose sans nom qui venait du fond des âges, d'une époque lointaine où l'homme n'était pas encore asservit. Cette chose était vorace, elle souffrait d'une faim millénaire qui jamais ne pourrait être rassasiée. L'écho du rêve avait atteint les tréfonds de l'âme qui constituait son antre, l'appel avait résonné faiblement mais cela avait suffi pour mettre la bête en éveil. Elle était désormais à l'affut, et jamais plus elle n'accepterait de sombrer à nouveau dans l'oubli. Ses hurlements de rage, semblables à ceux que lancent les fauves lorsqu'ils sont prisonniers, faisaient vibrer l'âme qui ne pouvait qu’exhorter l'esprit à agir. Et l'esprit torturé se mit en quête de ce qui pourrait apaiser l'appétit démentiel de la chose. Mais plus il l'alimentait, plus la chose prenait des proportions effroyables, et plus elle était insatiable. Elle exigeait des mets de plus en plus rares, et l'esprit devait faire d'immenses sacrifices pour les lui procurer. Vint le moment où la bête émergea complètement et fit face à l'esprit. Elle lui demanda de lui céder l'âme. Et l'esprit était tellement terrifié qu'il accepta. Il était seul à présent pour satisfaire la chose. Il continua à lui offrir du mieux qu'il put ce que sa volonté cruelle lui réclamait, mais cette tâche éternelle finit par le consumer. L'esprit commença par se recroqueviller sur lui-même. Pièce par pièce il se désagrégea, et à la fin il se perdit. Alors la chose n'eut plus qu'une issue: et elle se dévora elle-même.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
antalmos   22 février 2020
Borderline - Niveau -2 : Les souterrains de Zoë Hababou
Il me semble que j’ai marché pendant des mois pour arriver ici. Mais je n’en conserve aucun souvenir. À peine quelques ébauches de scènes qui pourraient aussi bien appartenir au domaine des rêves. Sans cohérence, sans rien pour les rattacher au réel. De toute façon, c’est une notion dont j’ai oublié le sens.
Commenter  J’apprécie          40
HababouZoe   06 juin 2020
Borderline - Niveau -2 : Les souterrains de Zoë Hababou
À chaque combat que je mène, je tue et je retue le même homme. Et tant pis pour le mec en face de moi, mais il ne peut pas gagner. Parce que sa volonté de me vaincre ne pourra jamais au grand jamais surpasser mon désir de mort.

À chaque combat, c’est lui que j’ai en face de moi, et il me reluque d’un air à la fois amusé, enjôleur, provocant et ironique, et il se pourlèche les lèvres. Et il susurre, comme dans un rêve : Vas-y cogne, mec, frappe, fais-moi mal, montre-moi ce que t’as dans le bide, allez, je sens rien, t’as pas de couilles ou quoi, vas-y frappe je te dis, tue-moi, tue-moi ! Je serai encore là demain, et après-demain, et après-après-demain, hahaha, je serai toujours là désormais, tu m’entends, toujours là, tu peux pas te débarrasser de moi !

Et moi je cogne, je cogne de toutes mes forces, mais le sourire ne disparaît jamais. Et il rit, il se marre, il est plié en deux tellement il se fout de ma gueule, ça l’éclate de me voir me démener, m’acharner pour lui faire fermer sa gueule.

Quand je rouvre les yeux, un mec gît, en sang, à mes pieds. Un type lève mon bras au ciel et des gens crient et applaudissent
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
HababouZoe   25 mars 2020
Borderline - Niveau -2 : Les souterrains de Zoë Hababou
Les jours que j’ai passé dans cet hôtel se fondent les uns dans les autres. Impossible de dire combien de temps j’y suis resté. En dehors de quelques épisodes de conscience qui se résumaient à me vider d’un côté ou de l’autre, tout se mélange en une sorte de longue, d’éternelle hallucination prolongée.

Les vautours de la peur me persécutaient sans relâche. Je les voyais tournoyer dans mon ciel, en attente. A l'affût des signes de ma mort imminente. Je luttais avec les ténèbres, sans rien pour faire office de boussole. Parce que mon psychisme était infesté de présences.

Je sais pas d’où elles provenaient, ni ce qu’elles étaient véritablement. Par moment, j’étais dans une telle parano que j’étais persuadé que c’était les esprits des plantes en colère, et surtout celui de l’ayahuasca, qui se vengeaient par ce que j’avais tordu ma diète.

Mais je crois que c’était plus subtil que ça. Je crois que mes pensées se matérialisaient en entités autonomes, et que c’est avec elles que je luttais. Je savais que j’avais merdé. Et je savais que je pourrai plus me rattraper. Et cette certitude précipitait mon esprit dans la peur. Et la peur me regardait. Je ne pouvais plus, comme par le passé, cacher mes propres émotions à mon esprit. Tout était conscient, et ma conscience se regardait elle-même, à travers ces présences.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
HababouZoe   06 juin 2020
Borderline - Niveau -1 : Le Labyrinthe de Zoë Hababou
Je savais pas dans quoi je m’embarquais, mais j’avais envie de m’y embarquer. J’avais roulé pendant des mois sans trouver d’issue, et sans en désirer. Je m’étais contenté d'avancer au sein de l’obscurité de mes propres souterrains. Quelque chose hurlait en moi sans interruption, mais sans dire que je m’étais habitué à ce cri, j’avais vécu avec, comme un nouveau constituant de mon être. Je pensais avoir plastiqué le pont qui me reliait au reste de l’espèce humaine. Je vivais encore, mais je n’existais plus. Tout sens, toute signification, toute direction avaient disparu. Du moins c’est ce que je croyais.C’était inadmissible, mais même sans Tyler, le destin continuait à me mener par le bout du nez. J’avais toujours cru que nos destins étaient liés. Pourtant la quête n’était pas encore arrivée à terme. Avec ma voiture en rade, j’allais maintenant faire mon entrée sur une autre sorte de chemin. Un autre voyage débutait.Tout ce que j’espérais, c’était de me perdre enfin, une bonne fois pour toutes, dans les circuits du labyrinthe de cette nouvelle errance.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Erzuli_Capote   01 avril 2020
Borderline - Niveau -2 : Les souterrains de Zoë Hababou
« Je ne sais pas si c’est normal pour des ados de suffoquer en permanence dans la haine et le dégoût comme ça, mais je me dis qu’assister au spectacle triste, emmerdant et répétitif de la connerie humaine est une horreur sans limites que tu te reçois de plein fouet quand t’es jeune »
Commenter  J’apprécie          20
HababouZoe   06 juin 2020
Borderline - Niveau -1 : Le Labyrinthe de Zoë Hababou
Par moment, Wish émettait ses sifflements étranges. Je savais pas pourquoi il faisait ça, mais tout autour de nous prenait alors une teinte surnaturelle, comme s’il nous faisait pénétrer dans un autre monde. D’une manière générale, le monde était plus le même quand j’étais avec lui. Sans le vouloir, sans même y penser, être à ses côtés m’incitait à porter un regard plus attentif sur les choses, ce que j’avais plus été capable de faire depuis la mort de Tyler.

La couleur de l’air ou l’odeur du lever du jour.

C’était peut-être ça, être chaman. Naviguer en permanence dans le même monde que les autres, mais en y décelant autre chose que le commun des mortels. Se maintenir en équilibre entre deux réalités, mais sans finalement appartenir à aucune
Commenter  J’apprécie          10
HababouZoe   11 novembre 2020
Borderline Niveau 0 La Caverne de Zoë Hababou
L’ayahuasca m’avait plongé dans la mort que je désirais tant pour que je réalise ce qu’elle signifiait vraiment, et quelle odieuse partie de moi en retirerait le profit. Elle avait dévoilé les énergies négatives qui me hantaient et me poussaient vers l’abîme, afin de m’apprendre qu’une parcelle de moi désirait encore vivre. Elle avait libéré la colère emprisonnée dans mon subconscient pour que je la regarde en face, l’accepte enfin et l’incorpore, et cesse de me faire tirer les ficelles par des monstres que j’avais créés mais dont j’ignorais le visage. Elle avait réhabilité la rage qui m’habitait, en me forçant à écouter le message qu’elle véhiculait de par son existence. Puis elle m’avait enseveli vivant dans les visions magnifiquement gluantes qui peuplaient mes rêves, jusqu’à ce que je m’en étouffe. Pour enfin rendre à ma chair cette souffrance sans fond et légitime que je m’étais jusque-là interdit d’éprouver.

Le sens profond de cette cérémonie m’est apparu dans toute sa force. Peut-être à cause de la diète, le message de la plante était ce matin-là pour moi d’une limpidité, d’une clarté fabuleuse. Il me semblait réellement comprendre ce que j’avais traversé, et pourquoi. Elle avait fait remonter jusqu’à la pleine conscience les ombres qui peuplaient mes souterrains et se cachaient dans les labyrinthes de ma personnalité. Leurs manœuvres me devenant clairement identifiables, elles ne pouvaient dès lors plus avoir le même impact sur moi. Quand la marionnette lève les yeux et aperçoit celui qui lui tire les ficelles, elle peut plus se contenter de s’agiter en se persuadant que les mouvements qu’elle exécute naissent de sa volonté. Le marionnettiste perd son emprise, l'étreinte se relâche, les fils se distendent. Les choses ne peuvent plus tout simplement continuer comme avant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00

Auteur membre de Babelio voir son profil
Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



Quiz Voir plus

Le Magasin des Suicides

Que ne vend pas le magasin?

Des bonbons
Des jouets pour enfant
Des kimonos
Des cordes

15 questions
351 lecteurs ont répondu
Thème : Le Magasin des suicides de Jean TeuléCréer un quiz sur cet auteur

.. ..