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Note moyenne 4.17 /5 (sur 26 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 7/10/1946
Biographie :

L’œuvre d’Édith de la Héronnière s’est imposée jusqu’à présent à travers deux genres littéraires :

– le récit de voyage avec deux textes magnifiques : La Ballade des pèlerins, paru au Mercure de France en 1993, et Du volcan au chaos, journal sicilien, paru chez Pygmalion l’année dernière.
– l’essai, avec Vézelay, l’esprit du lieu, paru chez Pygmalion en 2000, et Teilhard de Chardin, une mystique de la traversée, paru chez Pygmalion en 1999 et réédité cet automne dans la colllection Spiritualités vivantes, d’Albin Michel.

Édith de la Héronnière est née à Paris le 7 octobre 1946.
Après des études de philosophie à la Sorbonne, sanctionnées par un doctorat sur « Le difficile et l’impossible » sous la direction du Professeur Jankélévitch (1973), elle s’installe à Vézelay, dans l’Yonne, où elle exerce divers métiers : correspondante de presse, secrétaire médicale, employée de librairie, chercheuse de champignons, tout en menant divers travaux éditoriaux, notamment comme lectrice pour les éditions du Seuil.
Elle est pendant plusieurs années la secrétaire de Maurice Clavel, jusqu’au jour où, en 1977, avec trois amis nord-américains, elle part à pied de Vézelay pour accomplir le pélerinage de Compostelle. Ce voyage marque le commencement d’un projet littéraire dont la première étape est la publication de La Ballade des pélerins par le Mercure de France, en 1993.
Les années qui vont de 1981 à 2001 sont marquées par plusieurs séjours aux états-Unis, de très fréquents séjours à Rome, des voyages en Sicile, en Chine, en Inde. À Naples où il demeure, elle rencontre l’écrivain polonais Gustaw Herling. Avec lui elle réalise un long entretien sur le mal qui paraît au Seuil en 1999.


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Fugue romaine, d'Edith de La Héronnière


Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
nadejda   23 juillet 2015
La ballade des pèlerins de Édith de La Héronnière
L’odeur de la terre chaude mêlée aux thyms écrasés fait une divine inhalation. Les lérots chuchotent dans les fourrés. Une chouette effraie s’envole dans un frissonnement. On entend le labeur des cigales, le bruissement d’une couleuvre qui va boire. Des chauve-souris se concertent sur le prochain raid aérien. Cette agitation nocturne dément toutes les idées sur le prétendu silence de la nuit. p 201

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nadejda   31 juillet 2015
Le labyrinthe de jardin ou l'art de l'égarement de Édith de La Héronnière
Je pénètre dans l'étroit couloir de verdure du jardin romain. A ma droite comme à ma gauche, une haie verticale prévient ma fuite. Je ne peux qu'avancer. Savoir sur quoi va déboucher l'étrange chemin sans horizon...

(...) L'agacement survient. Privée de but. Livrée à l'aléatoire. Obligée d'avancer par le simple espoir de sortir et par une nécessité interne, mystérieuse, je me livre à un étrange pèlerinage : un de ces parcours inutiles, tout à fait gratuit et pourtant libérateur, dont le sens n'existe que dans et par sa réalisation physique. Une sorte de parcours élémentaire, dont les traces se trouvent peut-être dans notre mentalité primitive -- ou dans le devenir de notre évolution, pourquoi pas ? Un parcours éprouvant, certes, en ce qu'il nous boute hors de nos habitudes, en ce qu'il nous livre à l'inconnu sans réconfort ni perspective et met en question notre courage, donc nos peurs intimes, viscérales, nos paniques. Ainsi en est-il de cette belle et mystérieuse fantaisie architecturale qu'est le labyrinthe de jardin. p 19-20
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nadejda   07 août 2015
Promenade parmi les Tons Voisins de Édith de La Héronnière
Me voici, sentinelle de solitude au fond des bois. Tout m'est donné, de la musique à la peinture, de l'air à la lumière, des senteurs aux saveurs à venir. Toute la bonté du monde se trouve rassemblée là : dans le désordre d'un buisson de cabaret des rossignols, dans la toile d'araignée tissée entre deux branches et visible ou invisible selon la sympathie du regard que l'on porte sur elle, dans le sifflement désinvolte d'un merle qui s'en fout du moment qu'il trouve des baies, dans l'étonnant entrelacs de ciel et de bois au-dessus de ma tête et dans cette rumeur -- comment décrire ? -- ce large souffle balancé de-ci, de-là, accompagné parfois des grincements de troncs frottant les uns contre les autres, dont les calmes retombées sont à peine brisées par quelques frissonnements de feuilles, avant que ne reprenne l'inspiration et que les alvéoles de ce poumon cosmique ne se remplissent à nouveau d'air. Les figurants de ce grand opéra entonnent un chant du monde nulle part ailleurs aussi ample. p 22
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fanfanouche24   11 février 2014
Promenade parmi les Tons Voisins de Édith de La Héronnière
Préface:- Des personnalités artistiques dont la vie a été comme marquée, détruite et finalement régérénée par la condamnation à l'-impossible-, voilà ce qui intéresse depuis toujours Edith de la Héronnière pour laquelle l'impossible est une catégorie philosophique (...)



Un autre condamné à l'impossible est Lafcadio Hearn, un écrivain aujourd'hui un peu oublié, mais célèbre en son temps pour ses écrits sur le Japon. Myope à la limite de la cécité, il a réussi à décrire le monde avec une passion et une fougue inversement proportionnelles à ses défaillances, jusquà écrire un texte intitulé -Intérêt artistique de la myopie-(p.11 /Vera Verdiani)
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nadejda   02 août 2015
Mais la mer dit non de Édith de La Héronnière
A propos du silence de la mer de Vercors

L’héroïne sait ce qu’elle perd en disant non. Mais la valeur de résistance ne se discute pas. L’officier allemand fait alors penser à ces éphémères aux longues antennes et aux ailes légères qui volent le soir au-dessus des étangs en effleurant la surface de l’eau. L’eau et l’insecte ne se touchent jamais, mais leur danse se déploie entre l’attrait et l’évitement, comme si l’eau refusait le contact avec l’insecte et comme si l’insecte, ne s’y résignant pas, s’efforçait d’y poser ses longues pattes avec une élégance désespérée.

Ici se révèle la dimension sacrificielle du non. p 65

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nadejda   01 août 2015
Mais la mer dit non de Édith de La Héronnière
Epigraphe

Je pensais à toutes ces choses grandes, pures et magnifiques qui nous disent non. Pourquoi nous diraient-elles oui et tolèreraient-elles nos insipides caresses ? Ceux qui nous disent oui, nous les piétinons, nous les ruinons, nous les quittons et quand nous les avons quittés nous pensons qu'ils nous ont fait du mal. La terre dit oui à nos plans et à notre travail, mais la mer dit non. Et nous, nous aimons la mer.

Karen Blixen (La soirée d’Elseneur dans Sept contes gothiques)

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nadejda   05 août 2015
Le labyrinthe de jardin ou l'art de l'égarement de Édith de La Héronnière
Le jardin de la Renaissance italienne est un tout, soigneusement conçu et construit, fruit d'une pensée architecturale, décorative et réflexive, exacte correspondance d'un projet philosophique très ambitieux et sage. Il devient sous Cosme l'Ancien, et plus encore sous Laurent de Médicis, l'écrin et le refuge des rencontres entre humanistes : un lieu de repos pour le corps, d'enseignements et de débats savants pour l'esprit. Architecture à part entière, quoique son matériau soit d'herbes et de bois, le jardin est réglé selon les mathématiques et les lois de la perspective nouvellement découvertes en peinture. Il est la projection d'une géographie mentale où toute la culture des siècles passés doit pouvoir être représentée. p 80-81
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nadejda   10 août 2018
Du volcan au chaos de Édith de La Héronnière
En Sicile, je suis entrée dans un monde magique où se croisaient les mythes grecs, les légendes des rois normands, les lamentos des veuves, les chants d'une terre bouleversée et des humains qu'elle porte, une profonde douleur qui se résout finalement en un grand silence presqu'un "chut !" lisible sur les lèvres d'une jeune femme peinte par Antonello de Messine.

Tout voyage a affaire avec la pierre philosophale : le noyau dur, ce qui résistera au temps, aux catastrophes, aux pertes définitives. L'inaltérable, voilà ce que l'homme cherche depuis toujours et qui ne le laisse pas en paix. Mais combien sont ridicules ceux qui pensent avoir trouvé ! Trouver n'est probablement pas important. Mais s'approcher... p 12
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nadejda   01 août 2015
Mais la mer dit non de Édith de La Héronnière
Certains personnages inventés par les écrivains ont le don particulier de se glisser dans nos vies et d'y occuper une place d'importance sans qu'on y prenne garde. Ils s'y installent et s'y fondent si bien qu'ils deviennent des amis auxquels se référer dans l'incertitude d'un choix à faire, des repères autour desquels s'organisent nos pensées, des amers dans la nuit océanique sur laquelle vogue notre barque en aveugle à travers l'existence.

(...) Leur trait commun, à part la place qu'ils occupent dans mon esprit, est un refus absolu, intraitable, enragé, de l'oppression qui s'exerce sur eux. p12-13
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nadejda   22 juillet 2015
La ballade des pèlerins de Édith de La Héronnière
La marche trouve sa mélodie par dépaysement et déraison. p 58
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