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Citation de AudMgt


Au cours des années 2000, de la Silicon Valley au West End de Londres, en passant par les beaux quartiers de New York, Paris et Genève, s’est dessiné un triangle d’or climatique composé de riches individus souvent issus ou proches des milieux de la tech et de la finance et partageant un même intérêt et une même vision de ce qu’il convient de faire pour le climat. Ces activistes d’un genre particulier brouillent volontairement les lignes entre leur engagement pour le climat et leur sens des affaires, passant allègrement de l’un à l’autre. Naviguant au sein des mêmes réseaux professionnels et amicaux et des mêmes cercles d’influence, ils partagent une même conscience climatique de classe. Celle-ci combine une conscience de l’impact du capitalisme fossile sur le climat, et donc du besoin de le réformer pour en atténuer les effets négatifs (tout en tirant profit de ces efforts d’atténuation), et une conscience aiguë des menaces que fait peser le dérèglement climatique sur leurs intérêts de classe et leur pouvoir. S’y ajoute une conscience des profits à engranger en promouvant les mécanismes de marché et le technosolutionnisme.
Nous l’avons vu, les ultra-riches ne sont pas que des gros émetteurs. Ils sont aussi, à travers leurs patrimoines extraordinaires, exposés aux multiples risques associés au dérèglement climatique : dépréciation de leurs actifs, instabilité économique, politique et sociale, mesures et politiques autoritaires mises en place pour y faire face.
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