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Note moyenne 4.16 /5 (sur 38 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Éliane Viennot est professeure de littérature française et historienne de la Renaissance à l'université de Saint-Étienne, membre de l'Institut universitaire de France. Elle était libraire à Paris pendant six ans (1978-1984), puis professeur agrégée.

Éliane Viennot a consacré de nombreuses études aux relations entre les femmes et le pouvoir, et en particulier à Marguerite de Valois. Cofondatrice de la Société internationale pour l'étude des femmes de l'Ancien Régime en 2000 et sa présidente jusqu'en 2008, elle a également créé deux collections, « La Cité des dames » et « L'École du genre », aux Publications de l'Université de Saint-Etienne, afin de diffuser les recherches sur l'histoire des femmes et du genre.


Source : Wikipedia, Magazine Sciences Humaines
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A la suite des travaux d'Eliane Viennot, Julien Centrès évoque les représentations de "la reine Margot" au petit écran de "La Caméra explore le temps" d'Alain Decaux et André Castelot au film de Patrice Chéreau (INA).


Citations et extraits (48) Voir plus Ajouter une citation
de   30 mai 2014
Non, le masculin ne l'emporte pas sur le féminin ! de Éliane Viennot
la violence symbolique imposée aux femmes au cours des siècles précédents est donc réutilisée contre de nouvelles générations de femmes – et leurs possibles alliés
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sophronie   24 avril 2019
Le langage inclusif. Pourquoi? Comment? de Éliane Viennot
S'agissant de l'homme, c'est l'époque des Lumières qui lui fait faire un grand bond en avant. Rousseau utilise deux fois plus le singulier que le pluriel, et il en farcit littéralement son Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes (1755) ; qui ne concerne toujours pas les femmes. Ceux qui prirent le pouvoir en 1789 décrétèrent donc les "droits de l'homme et du citoyen" sans qu'il ait jamais été question d'y inclure la moindre femme. Leurs successeurs de 1848 n'avaient rien d'autre en tête lorsque, convoquant le "peuple à l'exercice du suprême droit de l'homme". Ils décidèrent que voterait "tout Français en âge viril"- définition du suffrage universel selon eux. Et même chose pour leurs descendants de la IIIe République, qui, d'un assaut des progressistes à l'autre, réussirent à tenir sur cette ligne jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.
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l-ourse-bibliophile   18 janvier 2016
Non, le masculin ne l'emporte pas sur le féminin ! de Éliane Viennot
En réalité, la langue n’est qu’un terrain de plus où s’est menée la guerre du savoir : non le savoir gratuit, celui qui enrichit intimement la personne, mais le savoir comme clé du pouvoir – le seul que connaisse la clergie. Qu’on veuille bien réfléchir à cela, ne serait-ce qu’à cela : il pourrait y avoir des femmes magistrates, parlementaires, universitaires… depuis le XIIIe siècle. Il pourrait y avoir des ministres, des députées, depuis le XVIIIe siècle. Or elles ne sont parvenues à ces postes, à ces fonctions, qu’au XXe – et l’on est encore loin du compte. Aucun effort n’était à négliger. Aucun ne l’a été.
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de   30 mai 2014
Non, le masculin ne l'emporte pas sur le féminin ! de Éliane Viennot
Les grammairiens ne cessent de réemployer les phrases les plus aptes à traduire l’idéal social et politique qu’ils défendent
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l-ourse-bibliophile   18 janvier 2016
Non, le masculin ne l'emporte pas sur le féminin ! de Éliane Viennot
Sauf exceptions bien sûr, on continuera d’employer des substantifs masculins pour parler de femmes, en croyant de plus en plus que « en France, c’est comme ça ». Quitte à infliger le même sort aux mots qui dépendent de ces substantifs (articles, pronoms, adjectifs, participes), et donc à occulter totalement le sexe de la personne dont on parle, ou à provoquer la surprise au bout de quelques lignes. Ou quitte à multiplier les fautes de français, en mettant dans la même phrase certains mots au masculin et certains au féminin (Madame la maire est sortie, le professeur est arrivée…).
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sophronie   27 avril 2019
Le langage inclusif. Pourquoi? Comment? de Éliane Viennot
De nouveau dans cette critique, l'écriture inclusive est réduite au point milieu. Mais le recours aux termes féminins, la double flexion, l'utilisation de termes ou de reformulations épicènes, l'accord de proximité ou l'accord de majorité ne posent pas de difficultés particulières. Quant au point milieu, il est de plus en plus accessible et la réforme du clavier AZERTY en cours permettra d'accroître cette accessibilité.

Par ailleurs, sur le plan technique, de nombreuses initiatives existent pour faciliter l'apprentissage et l'utilisation de l'écriture inclusive. Le Hackathon Écriture Inclusive, premier événement d'ampleur à avoir abordé cet enjeu sous un prisme technique, a permis la création de nombreux outils. Convertisseurs en écriture inclusive, buzzer, point milieu, sites de référence en ligne, plateforme collaborative de monitoring des pratiques, et même un logiciel de lecture automatique pour les personnes malvoyantes sont autant de réalisations qui facilitent l'adoption de l'écriture inclusive.
+ Lire la suite
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l-ourse-bibliophile   30 juin 2016
L'Académie contre la langue française de Éliane Viennot
Au vrai, le ridicule est une notion très subjective, qui dépend du degré d’acceptation ou de condamnation de la société – ou des autorités qui s’expriment en son nom. Les mots jugés risibles par l’Académie sont bel et bien employés dans d’autres pays francophones, ou l’ont été en France à d’autres époques. Et il est aisé de voir pourquoi elle voudrait qu’on en rie : ils désignent des positions de pouvoir dans lesquelles les femmes doivent continuer à se sentir illégitimes, ce que la Compagnie se garde bien d’expliciter. En se contentant de les frapper de ridicule et en s’en moquant lourdement, elle fait sentir aux femmes qu’elles risquent des moqueries si elles les utilisent ; et elle fait savoir aux hommes qu’ils peuvent se moquer de celles qui en usent.
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Lenocherdeslivres   06 juin 2020
L'âge d'or de l'ordre masculin de Éliane Viennot
L'ignorance du "fait féminin" demeure de mise au milieu du siècle [le XIXe] chez des penseurs pourtant soucieux de parler des hommes et de prendre parti pour l'émancipation des groupes dominés.
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l-ourse-bibliophile   16 septembre 2018
Le langage inclusif. Pourquoi? Comment? de Éliane Viennot
Ce changement ne consiste pas seulement à ajouter des points ici et là, ou à admettre la féminisation de certains titres. En attirant l’attention sur les modalités de l’expression, sur le fonctionnement de l’outil qui nous sert à penser et à écrire, sur les lieux parfois bien obscurs où se cache le sexisme, l’écriture inclusive jette une lumière crue sur les mécanismes de la domination ordinaire.

(Postface de Raphaël Haddad et Chloé Sebagh)
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Prudence   03 janvier 2020
Le langage inclusif. Pourquoi? Comment? de Éliane Viennot
La règle de proximité



Les Éditions iXe invitent leurs autrices et leurs auteurs à appliquer la règle dite de proximité, de voisinage ou de contiguïté, qui accorde en genre, et en nombre, l'adjectif, le participe passé et le verbe avec le nom qui les précède ou les suit immédiatement. Couramment appliquée jusqu'au XVIe siècle, elle fut attaquée au début du XVIIe par Malherbe et dans une moindre mesure par Vaugelas, en raison de la plus grande "noblesse" reconnue au genre masculin. Un siècle plus tard, Beauzée revenait à la charge avec cet argument explicite: "Le genre masculin est réputé plus noble que le féminin, à cause de la supériorité du mâle sur la femelle."

Au lieu d'ancrer ainsi la domination dans la langue, la règle de proximité amène à écrire: "Les hommes et les femmes sont belles", "Toutes sortaient les couteaux et les dagues qu'elles avaient affûtées", "Joyeuses, des clameurs et des cris montaient de la foule", ou, comme Racine dans Iphigénie, "Mais le fer, le bandeau, la flamme est toute prête".



[Note avant l'avertissement de début d'ouvrage]
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