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Note moyenne 4.14 /5 (sur 22 notes)

Né(e) à : Japon
Biographie :

Émilie Querbalec est née au Japon. Si le japonais est sa langue maternelle, c’est en français qu'elle se sent le plus à l'aise pour écrire. Après un passage convenu en prépa littéraire, elle étudie la photographie, les langues orientales et l’histoire de l’art, avant d’exercer divers métiers qui n’ont pour seule vocation que de nourrir sa passion pour le voyage. Aujourd’hui, elle partage son temps entre son métier de nutritionniste et l’écriture.

Source : http://www.fantasy-editions-rcl.com/#!emilie-querbalec/ct
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
Bookworm84   12 août 2020
Quitter les monts d'automne de Émilie Querbalec
Les histoires sont ce que nous possédons de plus précieux, ajouta-t-il, poursuivant son idée. Que deviendrait le monde, sans elles ?
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Bookworm84   12 août 2020
Quitter les monts d'automne de Émilie Querbalec
Les mots auraient-ils alors coulé, telle l'encre noire et fluide sous la pression du pinceau ?
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gabrielleviszs   27 juin 2015
Sur les marches d'Oort de Émilie Querbalec
« Elle arrive ! Sauve-toi ! Vite !

Les visions s’évanouirent. Mei se retrouva dans un puits de ténèbres absolues au fond duquel brillait une lumière. Elle était si belle, si paisible ! Mei aurait voulu s’en imprégner toute entière, mais la lumière s’éloigna au fur et à mesure qu’elle s’en approchait.

Non ! Je t’en prie, reste !

Mei eut beau tenter de la rattraper, la clarté continua à s’amenuiser jusqu’à disparaître complètement. L’instant d’après, elle était de nouveau allongée sur sa couche. La fillette tâtonna fébrilement autour d’elle, d’abord le matelas, puis ses bras, ses épaules et son visage. La brûlure, sur sa poitrine, s’était atténuée. Ne subsistait qu’une douce pulsation dont la tiédeur l’enveloppait comme un châle de laine, posé par une main aimante.

Mei ramena lentement les couvertures à elle. Chacun de ses gestes lui pesait. Autour d’elle, il n’y avait plus que vide et noirceur. »
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EmilieQuerbalec   26 février 2014
La Reine de Zangalar de Émilie Querbalec
La créature semblait dormir. Son corps, d'une pâleur irréelle, flottait dans un gel translucide. Sa chevelure rouge, flamboyante, l'enveloppait comme une caresse, révélant des formes à peine nubiles. Ses traits à l'ossature délicate étaient encore empreints des rondeurs de l'enfance. Ses lèvres charnues, légèrement entrouvertes, se retroussaient sur de petites dents nacrées, bien alignées. Quelques tâches de rousseur parsemaient ses joues, à l'ombre des longs cils veloutés. Ses paupières fermées, fines comme des ailes de papillon, étaient closes sur un rêve sans fin.
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EmilieQuerbalec   26 février 2014
La Reine de Zangalar de Émilie Querbalec
Agglutinée contre les parois des coursives panoramiques, la foule bariolée des nobles s'extasiait du paysage aride et sauvage qui s'étendait sous leurs yeux. Mars, avec ses déserts de rocaille et de poussière, ne montrait aucun signe de vie, si ce n'étaient les embouchures des villes souterraines, petites ventouses grises ponctuant ici et là la surface uniformément ocre. Le mont Olympus apparut à l'horizon, gigantesque masse rouge sous le ciel chauffé à blanc.
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EmilieQuerbalec   26 février 2014
La Reine de Zangalar de Émilie Querbalec
Les deux adversaires se défièrent par-delà la faille qui les séparait. Leur peau luisait dans les rayons du soleil déclinant comme si elle avait été enduite de lave. Les deux demi-cercles de la plate-forme se rapprochaient avec une lenteur insoutenable. Alors qu'il restait encore trois bons mètres à franchir, le Nadjam rompit le face-à-face. Il tourna tout bonnement le dos.
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FANTASY-EDITIONS   24 janvier 2015
L'Ailleurs est Ici de Émilie Querbalec
La Gloire Ecarlate :



Les bruyères s’agitèrent. Le chevreuil avança, serein, ses sabots foulant un sol jonché de feuilles mortes. Il tendit son museau, arracha une touffe d’herbe et mâcha lentement. Une bruine se mit alors à tomber, si fine que ses clapotis résonnaient à peine dans les houppiers de la forêt.







Le jeune garçon ramena la corde de son arc contre sa joue. Ses mouvements étaient contrôlés, empreints d’un calme qu’il imposait à tout son corps. Dissimulé dans des chèvrefeuilles chargés de rosée, il ne voyait sa cible qu’à travers un espace restreint, ouvert parmi la végétation. À ses côtés, accroupi lui aussi, un vieil homme auscultait le comportement de l’archer, à la recherche du moindre écart de discipline. Après quelques battements de cœur, la corde vibra. Dans sa course, le trait frôla la fronde d’une haute fougère, disséminant quelques gouttelettes d’eau déposées là par la pluie.

L’animal s’effondra sans une plainte. Le chasseur et son mentor se levèrent et sortirent des fourrés. Ils s’approchèrent du chevreuil qui, les yeux grands ouverts, semblait les toiser depuis les limbes de la mort, comme si une étincelle accusatrice brasillait encore au fond de ses pupilles. Mais ce n’était qu’une impression fugace dont le jeune garçon se débarrassa en détournant le regard.

— Un joli coup, petit, déclara le vieillard. Néanmoins, tu as tiré trop tôt. Tu aurais dû laisser passer cette brise qui souffle par intermittence. Ta flèche a légèrement dévié de sa trajectoire. D’ailleurs, tu visais le poitrail et tu as finalement touché la gorge. La bête a été foudroyée, ce qui est un coup de chance, soyons clairs.



Il ne servait à rien de contredire Calabos, et le garçon en était conscient. Le vieux maître avait raison, comme bien souvent.



— Il faut que tu comprennes ceci, Bastan : la souffrance est une chose qu’un bon chasseur n’inflige pas à sa proie. Cet animal est mort pour remplir nos estomacs.



— Il mérite donc le respect, poursuivit l’intéressé, qui connaissait la rengaine par cœur.

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FANTASY-EDITIONS   24 janvier 2015
L'Ailleurs est Ici de Émilie Querbalec
Sombre-Mort



« À l'heure où l'aube rayonne, éveillé par la victoire de l'astre solaire sur les derniers replis de brume, un tapis de boutons-d'or flamboyait sous la dentelle dorée de la rosée. Des quelques masures blotties dans le giron du fief de Tailledur cheminaient déjà les silhouettes courbes des travailleurs des champs, l'outil sur l'épaule et le pas laborieux, ralenti par le poids des sabots. Par-delà les maisonnettes, de petites taches colorées couraient avec la légèreté des pieds nus derrière quelques chèvres, la laine d'un maigre troupeau de moutons et une vache suitée de son veau tout frais vêlé. Sur la droite, trois robes aux couleurs éteintes, des paquets sous le bras, gravissaient le sinueux sentier du château fort qui ombrait de sa rocailleuse tutelle le modeste hameau.



Chacun affairé à son labeur du jour, aucune de ces petites gens ne prit garde à l'ombre dissimulée à l'orée de la forêt. Il leur fallut le grondement grandissant d'un galop pour lever la tête.



Chacun resta d'abord figé face au spectacle de la monture dévalant la colline à un train d'enfer. Il faut dire qu'il y avait de quoi ! Le cheval, un solide destrier de bataille à la robe plus sombre qu'une nuit sans lune, éteignait littéralement le soleil des fleurs décapitées par l'assaut de ses sabots furieux ; ses crins ondulés au rythme de sa course frénétique soufflaient l'image d'un voile endeuillé offert au vent. L'animal était chevauché par un chevalier cuirassé de noir ; le métal enténébré de son armure ne renvoyait aucun éclat, il semblait boire la lumière. Heaume abaissé, l'assaillant brandissait une longue épée forgée dans un acier damassé aux couleurs obscures.



Un cri d'alarme surpassa le roulement de la charge : « Sombre-Mort ! »



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FANTASY-EDITIONS   24 janvier 2015
L'Ailleurs est Ici de Émilie Querbalec
La Reine de Zangalar :

« Analaya s’avança, le cœur battant. Sous la lumière crue qui tombait du plafond lointain, les cocons de vie s’alignaient par milliers. Reliés par des câbles à des tuyères d’alimentation, sur plusieurs niveaux, ils lui firent penser à des éprouvettes géantes dressées sur des pattes d’araignée, toutes identiques. Les silhouettes blanches des androïdes s’affairaient entre les travées, accompagnées de leurs automates de service.



Nul humain n’était admis ici, hormis le terne, le gris, le servile professeur Ef. Analaya avait dû user de toutes les ruses possibles pour obtenir son passage sur ce caillou ignoré des cartes stellaires. Alors ce n’était pas Ef, si seul, si éloigné des subtilités de la cour, qui lui eut résisté. Un battement de cil avait suffi pour le gagner à sa cause. Quelle ironie ! Séduire un homme était encore un jeu d’enfant pour elle, Analaya, reine incontestée des douze mondes habités. Hélas ! Les vestiges de sa beauté ne parvenaient plus à émouvoir son Roi. Et voilà qu’il fomentait contre elle le plus sinistre des complots ! »

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FANTASY-EDITIONS   24 janvier 2015
L'Ailleurs est Ici de Émilie Querbalec
la Déesse des sables :



Lorsque le prêtre Etei sortit de la fraîcheur du temple où il passait la plus grande partie de ses journées, la chaleur l’assaillit si brutalement, qu’il s’en sentit presque mal. Ce n’était pourtant pas faute d’habitude. Si pendant la nuit un froid sec régnait, de jour la ville était toujours une vraie fournaise. Après la douce semi-obscurité qu’il quittait, il dut plisser les yeux pour affronter l’éblouissement. Asmuldors, aussi blanche que toutes les autres cités de l’Empire Soarte, renvoyait la lumière du soleil à la façon d’un gigantesque miroir de marbre poli. Avec ses hautes tours graciles s’élevant vers le ciel telle une forêt de pierre, elle en imposait, de loin, quand on la voyait surgir dans les sables du désert. Mais pour l’heure, tant de clarté s’avérait insoutenable. Dans l’air brûlant, les murs vibraient, se distordaient comme un mirage, si bien qu’Etei avait l’impression que, s’il essayait de les toucher, sa main ne rencontrerait que le vide.
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