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Note moyenne 3.88 /5 (sur 21 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 22/07/1966
Biographie :

Eric Dubois est l'auteur de nombreux livres ( poésie, récits, roman) aux éditions Le Manuscrit, Encres Vives, Hélices, Publie.net, L'Harmattan, Unicité et sur Amazon.. Responsable de la revue de poésie en ligne et maison d'édition associative « Le Capital des Mots ». Blogueur : « Les tribulations d'Eric Dubois ».

Source : http://www.m-e-l.fr/eric-dubois,ec,1140
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Eric Dubois et ses lectures



Quel est le livre qui vous a donné envie d`écrire ?



Il y en a beaucoup ! Au-delà d’un livre c’est peut-être le mouvement du surréalisme. Breton, Antonin Artaud, Paul Eluard, Louis Aragon, qui n’a pas tout le temps été surréaliste d’ailleurs, Tristan Tzara…
Le mouvement surréaliste des années 1930 a été un choc avec les dadaïstes avant. J’ai découvert qu’on pouvait écrire autrement que sous la contrainte d’une forme : celle d’écrire en vers rimé, en Alexandrin, en sonnet etc… On pouvait écrire en vers libre, en vers non rimé et puis la liberté de lier les mots entre eux, la métaphore, la part d’inconscient qu’il peut y avoir dans l’écriture -parce que les surréalistes pratiquaient l’écriture automatique-, le récit de rêve, les jeux de mot…
Je les ai découverts tout seul, vers 16 ans.


Quel est l`auteur qui vous a donné envie d`arrêter d`écrire (par ses qualités exceptionnelles...) ?


Je ne vois pas…

Quelle est votre première grande découverte littéraire ?



J’ai lu à partir de 12 ans 13 ans. J’ai lu les classiques, Balzac, Zola, influencé par mes parents, mes amis, je lisais L`Etranger de Camus, quelques livres de Sartre…


Quel est le livre que vous avez relu le plus souvent ?



Je relis souvent les œuvres de Rimbaud, je relis souvent, de façon fragmentaire,Alcools de Guillaume Apollinaire,…

Je ne relis pas souvent de romans d’ailleurs mais de la poésie oui, évidemment. L’Etranger de Camus je le relis parfois. L’Etranger ou La Peste


Quel est le livre que vous avez honte de ne pas avoir lu ?



Il y en a Beaucoup ! Je n’ai jamais lu don Quichotte de Cervantès et ça fait partie des livres que je dois lire. La Bible je l’ai lu de manière fragmentaire : les psaumes de David, les proverbes de Salomon, le Nouveau Testament… cela fait partie de la littérature mondiale…

Mais il y a beaucoup de choses que je n’ai pas lues et j’espère que la vie me donnera le temps de les lire.



Quelle est la perle méconnue que vous souhaiteriez faire découvrir à nos lecteurs ?



Patricia Laranco, une poétesse qui est aussi critique littéraire, une autre poétesse qui s’appelle France Burghelle-Rey ; Jean Gédéon ou Emmanuel Berland.

Quel est le classique de la littérature dont vous trouvez la réputation surfaite ?



Paul Claudel mais en même temps je le connais très mal.

Je suis curieux de tout. Je pense que la curiosité intellectuelle c’est important. Il y a des auteurs que j’apprécie mais avec qui je ne vais pas partager les points de vue ou une idéologie. Je peux lire François Mauriac, aimer le lire tout en étant à l’opposé. Mais je fais toujours un effort pour lire. Sauf peut-être les écrivains dont on parle un peu trop. Les « écrivains de supermarché »…



Avez vous une citation fétiche issue de la littérature ?



« Deviens ce que tu es » une phrase qu’on attribue à Nietzsche, que l’on trouve dans Ainsi parlait Zarathoustra , mais lui-même l’attribue à Pindare, un écrivain de l’antiquité. « Deviens ce que tu es », j’aime bien cette phrase.



Et en ce moment que lisez-vous ?



Un polar : Metropolis C`Est Tous les Jours Vendredi 13 de Jean-Paul Giraux qui est par ailleurs un grand amateur de poésie et qui est aussi critique littéraire. Je lis ce livre et je compte lire « La carte et le territoire » de Houellebecq ainsi que le dernier livre d’Ann Scott (A la folle jeunesse ). On m’a aussi offert récemment le dernier livre de Paul Auster, Invisible . Sinon je dois lire des livres de poésie mais à vrai dire j’en lis tout le temps des livres de poésie. Je les lis entre les romans.

Un livre de poésie on peut le lire en une journée et même en une après-midi. En revanche un roman, c’est déjà plus difficile.



L`entretien de Eric Dubois à propos de son œuvre et de la poésie




Eric Dubois, vous écrivez depuis longtemps ?



J’écris depuis l’adolescence mais je publie des textes dans les revues littéraires depuis 15 ans, depuis mars 1995.

Je fais partie d’une association, Hélices, qui compte une cinquantaine de membres, je fais partie d’un club de poésie à Champigny-sur-Marne. Pendant 15 ans j’ai fait partie de plein d’associations. J’ai fréquenté Vincent Jarry, Denis Lavant,… J’ai fait partie des premiers slammeurs puis je me suis éloigné au bout de deux, trois ans.



Le fonctionnement est-il le même depuis 1995 ?



Oui. J’envoie des textes à des revues papier et elles me répondent, elles choisissent les textes ou pas.

Mais il y a une chose qui s’est ajouté, c’est les sites internet. Les revues de poésie sur Internet, Les blogs, etc…

C’est vrai qu’en France la poésie est très peu médiatisée. J’hésite entre le « très peu » et le « pas du tout ». Internet permet de dépasser ce confinement mais je n’espère pas au détriment de la qualité des textes. Dans une revue, les textes sont sélectionnés. Il y a un comité de lecture. Les textes sont choisis selon plusieurs critères. Ce qui veut dire que les textes publiés ont une certaine valeur. Vous avez un barrage critique. Avec Internet vous ne passez pas par ça.



Entre vos publications dans les revues, sur votre blog, sur des sites comme WeloveWords, au final savez-vous à qui vous vous adressez, quel est votre public ?



Une revue, vous avez les abonnés et les lecteurs potentiels dans les médiathèques et les bibliothèques et pour les sites internet ça peut être n’importe qui. Quelqu’un qui peut rester deux secondes et qui s’en va. Pour mon blog, (Les Tribulations d`Eric Dubois ) je vais vous donner un chiffre ridicule comparé à d’autres blogs mais j’ai eu plus de 8000 visites. Ce qui est beaucoup pour un auteur de poésie.



Existe-t il une communauté solidaire de poètes en France ?



Oui les poètes se connaissent pratiquement tous entre eux. Presque. En tout cas les plus connus et les « un peu moins connus » à partir du moment où [ils] publient dans des revues de poésie, dans les sites internet, dans des blogs, qu’ils publient aussi des recueils. Les poètes se lisent entre eux et certains rédigent des articles critiques sur les livres, sur les recueils de poésie qu’ils ont lus. (Ça peut être des amis). Il existe des échanges et une vraie entraide entre les poètes.

Internet amplifie ce phénomène mais tous les ans il y a le marché de la poésie place Saint Sulpice à Paris, qui existe depuis 25 ans, et qui regroupe des éditeurs et des associations. -En novembre il se tiendra d’ailleurs place des Blancs-Manteaux.-
Je fréquente le marché de la poésie depuis presque 15 ans et j’y rencontre toujours les mêmes personnes.

Sur votre blog, vous parlez d’ailleurs beaucoup des poètes contemporains parfois méconnus. Ça fait donc aussi partie du travail du poète contemporain que de faire connaître la poésie ?



Oui je m’efforce de faire connaître des gens qui ne sont pas très connus. Depuis 2003, je fais partie d’une association qui s’appelle Hélices, présidée par Emmanuel Berland, dans laquelle je fais des lectures publiques de mes textes et de textes d’auteurs contemporains.

J’ai aussi une chronique depuis quelques mois sur Paris Plurielles dans laquelle je présente des auteurs avec Jean-Claude Caillette qui est le responsable de l’émission et l’animateur principal.


Vous parliez du mouvement Slam que vous avez côtoyé dès le début des années 2000. Quel regard portez-vous sur l’évolution de cette pratique ?



C’est un phénomène qui est à la mode. Mais il y a la confusion entre Slam et Spoken Word. Les gens sont persuadés que le Slam c’est-ce que fait Grand Corps Malade. C’est ce qu’il a fait d’ailleurs avant d’être connu comme chanteur. Le Slam c’est simplement une scène ouverte où chacun passe à tour de rôle pour lire un texte de 4,5 minutes sans musique, sans accompagnement, sans mise en scène théâtrale, sans artifice, sans accessoire.

C’est apparu dans les années 1980 avec Marc Smith à Chicago dans les cafés. C’est une sorte de cousin de la beat generation mais aussi du hip-hop.

Grand Corps malade ne fait pas du Slam. Il vient de ce monde mais quand il dit des textes sur de la musique c’est du Spoken Word. Le Slam c’est simplement dire un texte dans une scène ouverte parfois lors d’un tournoi où les gens sont notés.


Des tournois auxquels vous avez participé?



Oui de 1999 à 2004 à peu près. Aujourd’hui il m’arrive parfois d’écumer les scènes Slam mais c’est rare désormais.



Le genre en tant que tel a-t-il évolué ?



Il y a des rappeurs qui sont entrés dans le monde du Slam pour se faire connaître. Des comédiens qui ont décidé d’écrire et qui sont entrés dans ce monde.
Beaucoup de gens qui viennent de cet univers décident de sortir un disque. Ce que fait Rouda. Grand Corps Malade va sortir son troisième album prochainement….
Quelques-uns écrivent des recueils mais finalement ils sont plus attirés par la musique que par la littérature.

En tant qu’auteur que pensez-vous du numérique ? Vous publiez aussi sur Publie.net c’est-à-dire en format uniquement numérique…



J’ai deux livres qui vont sortir. « Radiographie » qui est une petite plaquette de poésie sur Publie.net et « Entre gouffre et lumière » chez l’Harmattan qui est un poème qui court sur 70 pages avec une préface de Charles Dobzynski.

Pour publie.net et le format numérique, J’ai fait ça par hasard. Je suis ouvert à tout. Attention c’est sérieux François Bon. Son catalogue est riche, dans tous les genres. On trouve même de l’avant-garde et du classique. Il y a des auteurs intéressants. J’ai proposé mon texte, ça a été accepté. Voilà.

Mais je ne quitte pas le support physique avec l’Harmattan. Je ne pourrai pas m’en passer. Le support papier est important pour moi. Il existera toujours. Je pense.



A propos de votre style, il semble que vous écrivez vos poèmes avec une volonté d’utiliser assez peu de mot.



Une économie de mots, oui. J’aime bien contrôler ce que j’écris. Pas de censure mais une espèce de « surmoi ». Pas pour le fond mais pour la forme.



Vous retravaillez beaucoup avant de considérer un texte comme terminé ?



Ça dépend. Parfois ça peut être au premier jet parfois au deuxième. Ou au troisième. Je rature très peu finalement. Ma manière d’écrire est un peu laborieuse. Je ne suis pas graphomane à écrire toutes les heures pendant des heures et des heures, à pratiquer une logorrhée… C’est laborieux mais c’est nécessaire.

Est-ce que vos écrits sont influencés par vos nombreuses lectures ?



On est influencé par des écrivains. Il y a des choses que j’écris, je ne sais pas d’où ça vient. Tout est réminiscence, souvenir littéraire, souvenir de lecture, des mots, des phrases, des morceaux de phrases… On ne sait plus qui a écrit quoi mais peu importe, à un moment on malaxe tout ça et on personnalise. On personnalise nos influences et après on écrit avec nos propres mots. L’important dans la littérature, dans la poésie, c’est de prendre ses propres mots pour dire les choses. Pas d’écrire « à la manière de » mais d’utiliser ses propres mots et surtout de parler de soi. Toute œuvre est autobiographique.


La Marne et les paysages du Val de Marne semblent très présents dans votre œuvre …



Oui j’habite depuis très longtemps à Joinville-le-Pont et j’ai connu des anciens quartiers qui ont été rasés, des immeubles vétustes à l’époque, au début des années 1970, là où s’est opérée une certaine mutation dans le paysage urbain. On est passé du tout horizontal au tout vertical avec la construction des HLM. J’ai vu apparaître le centre commercial. Il y a un écrivain, Philippe Di Folco, qui parle de ça dans son roman My Love Supreme .


Vous écrivez tous les jours ?



Je suis assis à la terrasse d’un café, j’écris sans écrire. Mes pensées vagabondent, je regarde les gens, j’écris, je pense à écrire. Penser à écrire c’est déjà écrire. J’ai un carnet, j’écris des phrases. Peut-être pour un roman…

Le café en tant que tel c’est un lieu important ?



Oui quand je séchais les cours, -ça m’arrivait !- j’allais dans les cafés. Il existe encore des cafés où l’on trouve des réunions de poètes. La brasserie François Coppée par exemple…Mais ce n’est plus forcément dans les mêmes quartiers que cela se passe, plus dans les mêmes quartiers qu’autrefois.



Vous mettez-vous dans certaines conditions pour écrire ? Sur votre blog, vous postez beaucoup de liens musicaux…



J’écris souvent en écoutant de la musique. Du jazz ou de la musique classique. Rarement des chansons parce que l’on est trop attiré par les paroles et on va être désorienté. Non j’écoute de la musique pure, donc du jazz et de la musique classique. Il faut que je me concentre sur ce que j’écris.


Maintenant la chanson a certainement une influence sur mes textes. J’aime bien ce que faisait Bashung avec Boris Bergman et Jean Fauque. Il y avait une grande poésie dans les textes d’Alain Bashung. J’ai été influencé par la chanson à texte pas seulement la poésie. Léo Ferré, Jacques Higelin, Jacques Brel….

J’aimerais bien écrire des chansons. J’ai essayé plusieurs fois. Deux de mes textes ont été mis en musique par Pierre Desbruères dans le cadre d’un projet de l’association Hélices. On avait fait un cd en 2008 intitulé « Héliopolis ». Deux de mes textes ont été choisit : Semeurs et Soleil


Est-ce que cela vous tenterait d’écrire un roman ?



J’ai fait des tentatives. Mais j’envisage sérieusement de le faire. Ça va être difficile. C’est un travail de longue haleine. On passe d’une course de 50 mètres à une course de fond.


Qu’avez-vous pensé de la récente polémique autour de Houellebecq?



Je n’en pense pas grand-chose. Après tout, il y a des auteurs qui ont utilisé le copier-coller et le cut-up en utilisant des éléments d’une œuvre littéraire. Notamment des écrivains américains comme William Burroughs ou d’autres écrivains de la Beat Generation.

Houellebecq c’est à la fois un auteur et un personnage de roman. Un peu comme Modiano ou Françoise Sagan.

Houellebecq je ne suis pas toujours d’accord avec ce qu’il écrit. J’ai lu une bonne partie de ses romans et de ses œuvres, aussi ses poèmes parce que c’est un poète. Je ne suis pas tout à fait d’accord avec ses idées mais il a une certaine vision de la société qui est intéressante.



Le romancier et le poète ont-ils des rôles distincts dans la société ?



Non je ne pense pas. C’est à peu près la même chose. De toute façon on ne se déclare pas poète. Ce n’est pas une profession. C’est peut-être une profession de foi, peut-être une attitude. Certains sont poètes sans écrire un seul mot.

Le premier genre littéraire c’était la poésie. Le roman l’a ensuite supplanté. Les gens sont sensibles au fait qu’on leur raconte des histoires, ils sont sensibles aux intrigues, aux personnages aux rebondissements. La poésie c’est l’art du langage pour dire quelque chose. Mais c’est difficile de théoriser là dessus. La poésie ne supporte pas la définition. Pour les médias la poésie rime avec « fleur bleue », « suranné », « sentimentalisme ». On parle de poésie à l’école, au collège, au lycée puis on n’en parle plus.

En 1995, avant de mourir, André Laude parle de la situation de la poésie dans les années 1990 et on a l’impression que rien n’a changé.

Il y a plus de gens qui s’expriment, grâce à internet Les gens ont plus le droit à la parole. Maintenant, vu la situation actuelle, comment un auteur peut-il se faire entendre parmi les milles autres auteurs ? Un roman disparait au bout de deux trois mois. Il va soit au pilon, soit, au meilleur des cas, dans les bouquinistes à St Michel….

La visibilité ne nuit pas à la qualité de l’œuvre. Mais on vit une époque ou on met en avant des œuvres médiocres, qui sont à la mode, dans l’air du temps.


La critique n’est peut être plus aussi exigeante que par le passé?



Il y a un mélange entre éditeurs, journalistes, écrivains. Les critiques sont des écrivains qui se connaissent tous, donc il y a un côté un peu incestueux dans la critique littéraire. Et en même temps pour se faire connaitre il faut avoir des relations. Donc bon…


Pour conclure, pouvez-vous nous présenter votre prochain recueil “Entre Gouffre et lumière” qui sort prochainement ?


Il s`agit d`un long poème autobiographique, assez personnel dans lequel je me dévoile quelque peu mais transfiguré par l`expression poétique. Je tutoie à la fois à des années de distance le lycéen que j`étais à seize ans et qui rêvait d`être un grand écrivain

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Citations et extraits (80) Voir plus Ajouter une citation
Éric Dubois
sabine59   14 décembre 2018
Éric Dubois
La nuit est bleue des mots infinis

Des escaliers de velours

La nuit est une divinité absolue

Dont les blessures sont éternelles

Et dont les regrets nous font pleurer

Des larmes silencieuses
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brigetoun   18 février 2010
C'est encore l'hiver de Éric Dubois
Quand l'amour vous quitte

et que le ciel est bleu

Solitude de certains soirs

chercher les mots

Il faut attendre

la main sur le verre

Désapprendre à aimer

pour mieux aimer plus tard
Commenter  J’apprécie          130
brigetoun   05 septembre 2011
Mais qui lira le dernier poème ? de Éric Dubois
Je suis dans un trou du temps



Les années je les regarde



Avec la bienveillance du berger


pour son troupeau
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brigetoun   18 février 2010
C'est encore l'hiver de Éric Dubois
On peut penser

qu'il n'y a rien

L'hiver

métaphore de la pensée

L'esprit vide

recroquevillé

Penser à rien

comme tout

Se résumant

à rien

Ni Dieu

ni quoi

Que l'esprit n'anime

pas les êtres

C'est nous réduire

à l'état de choses

Sans une intelligence

extérieure

Mais l'esprit

n'a pas de fin

C'est l'espoir
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brigetoun   05 septembre 2011
Mais qui lira le dernier poème ? de Éric Dubois
L’instant choisi



Il y a du soleil


sur le canapé



Un bouquet de fleurs


résume le lieu



Et la nuit viendra


une enveloppe

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brigetoun   18 février 2010
C'est encore l'hiver de Éric Dubois
Des rues désertes

et des villas oubliées

Des visages sans visages

des mains sans mains

On ne sait pas

définir le temps

Si c'est du passé

ou du présent

Si on peut encore parler

d'avenir

Les pas ne sont pas attachés

à leur propriétaire

Ils marchent seuls

dans la nuit

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brigetoun   05 mars 2011
Radiographie de Éric Dubois
Accorder du temps à

comme une voix



Ce chant entendu d’une oreille

un souffle



De l’âme entendu par les pores

une respiration
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brigetoun   05 mars 2011
Radiographie de Éric Dubois
La vie est une victoire

sur les jours qui passent
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brigetoun   05 mars 2011
Radiographie de Éric Dubois
Cette faculté d’oubli

d’autres réunions de famille



Qui est si facile

certains se sont perdus de vue
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brigetoun   05 mars 2011
Radiographie de Éric Dubois
Mais qui j’ai oublié

la lune en larmes



Dans son nuage de pluie

qui je tente de m’en souvenir
Commenter  J’apprécie          60

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