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Pantasiya   19 juillet 2018
L'agonie de la lumière de George R.R. Martin
Son cynisme soigneusement entretenu en avait pris un coup, un fardeau irréel était brusquement tombé sur ses épaules - le poids d'un être ayant autrefois existé, mais qui n'était plus. Les années l'avaient profondément métamorphosé- il préférait voir cela comme un surplus de sagesse, mais toute cette expérience chèrement acquise semblait brusquement s'altérer, s'aigrir. Ses pensées vagabondes s'attardèrent sur les promesses qu'il avait rompues, les rêves qu'il avait remis à plus tard, puis égarés, ses idéaux compromis, le futur forcément magnifique qui avait peu à peu perdu de son lustre.
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michfred   19 juillet 2018
Vie de Samuel Belet de Charles Ferdinand Ramuz
Son image m'accompagnait partout. Sous les arbres du verger, il y avait l'herbe qu'on fauchait et le foin plein de sauterelles: mais le beau soleil, c'était elle: et ce bruit d'eau dans les rigoles, c'était sa voix que j'entendais.
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santorin   19 juillet 2018
Nature Morte de Louise Penny
Elle avait lu un passage de l'hommage d'Auden à Hermann Melville :



Le mal n'est jamais spectaculaire et toujours humain.

Il dort dans nos lits et mange à nos tables.
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santorin   19 juillet 2018
Nature Morte de Louise Penny
Des vers du fameux poème de Ruth Zardo lui revinrent :



Je vais juste m'en aller encore plus loin, là où tu ne

pourras jamais me trouver, me blesser, ni me faire

parler.
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Lysette   19 juillet 2018
Le ballet des âmes de Céline Guillaume
L'existence avait des lois. Celles des joies et des peines, celles de l'amour et de la haine.
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Lysette   19 juillet 2018
Le ballet des âmes de Céline Guillaume
Voilà pourquoi, Kristell se trouve à côté de ces fœtus qui n'ont pas eu le temps d'avoir un âge, pourtant, ils détiennent la mémoire. La mémoire d'un instant de non-retour, tandis qu'ils traversent le temps sans aucune altération (...)
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tchouk-tchouk-nougat   19 juillet 2018
Le cimetière des innocents, tome 2 : Le feu de Saint Anthelme de Philippe Charlot
-Je suis négociant en reliques. Il y a peu, nous avons monnayé une très belle collection d'yeux d'aveugles miraculés... prélevés après leur mort, je vous rassure!

-Vous êtes en quelque sorte un marchand de superstitions... Vous achetez aux cyniques et vous vendez aux naïfs.
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diablotin0   19 juillet 2018
Cet été là de Lee Martin
C'est drôle comme quelqu'un peut arriver et ouvrir votre vie, vous montrer exactement ce qu'il y a à l'intérieur. Moi, j'étais une veuve qui stockait ses larmes en prévision des jours et des nuits solitaires qui, je le craignais, m'attendaient.
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Nastie92   19 juillet 2018
Le maître des jardins noirs de André-Marcel Adamek
C'est fou ce qu'une lessive suspendue peut livrer comme détails sur l'intimité d'une famille. La petite, c'est à peu près sûr qu'elle fait pipi dans sa culotte ; son linge à elle occupe une bonne moitié des cordes. C'est de l'austère coton blanc sans fioritures, du bon marché qu'on remplace souvent. Lui, le Quentin, il doit transpirer des aisselles et changer de chemise tous les jours. J'en ai compté six, dont les manches interminables nagent dans le vent. Quant à elle, j'ai bien vu une rangée de slips multicolores, légers comme des fumées et tout juste assez grands pour couvrir un œuf, mais pas la moindre trace de soutien-gorge. J'en déduis qu'elle n'en porte pas et que c'est dans l'ordre des choses. Aucune chaussette ne présente la trace d'un raccommodage ; sans doute qu'ils les jettent dès qu'elles sont trouées. Pour le reste, ils doivent déjà s'être enrhumés parce qu'il y a bien quarante mouchoirs qui pendent.
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mosaique92   19 juillet 2018
Manuel d'exil : Comment réussir son exil en trente-cinq leçons de Velibor Colic
Je ne suis pas très propre, je me lave occasionnellement et rapidement. J’ai une longue barbe et les cheveux attachés en queue-de-cheval. Ma sueur est mon bouclier, il y a peu de monde qui ose s’asseoir près de moi dans les trains. Pourtant je ne suis ni beatnik ni routard. Encore moins vagabond. Je suis une tâche gênante et sale, une gifle sur le visage de l’humanité, je suis un migrant.

(…)

Plus que jamais je suis perdu dans une Europe aveugle, indifférente au sort des nouveaux apatrides. Mes rêves de capitalisme et de monde libre, de voyage et de villes des arts et des lettres sont devenus des mouchois en papier usagés, utiles pendant un bref instant mais gênants après l’utilisation. Rien que des cendres. J’ai échangé la fin du communisme pour le crépuscule du capitalisme.
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Agillian   19 juillet 2018
Lady Helen, tome 1 : Le Club des Mauvais Jours de Alison Goodman
Le testament de ton père t'a confiée à ma garde jusqu'à tes 25 ans, à moins qu'un homme accepte avant cette date de se charger et d'assurer ton bien-être. Si jamais tu veux te marier, tu dois apprendre que l'obéissance est la pierre angulaire de la féminité.
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Sovane   19 juillet 2018
Comment faire tomber un dictateur quand on est seul, tout petit, et sans armes de Srdja Popovic
Croire que le changement peut survenir chez vous, voir grand et commencer petit, avoir une vision pour demain, pratiquer le dérisionnisme, retourner l'oppression contre elle-même : telles sont les bases de la réussite d'un mouvement non violent. Mais si les fondations sont nécessaires, elles ne suffisent pas. Votre mouvement, pour ne pas s'effondrer, doit aussi être bâti lentement et délibérément. Et la condition indispensable à cette solide construction, c'est que tout le monde y œuvre dans l'unité. (pp. 164-165)
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Aveline   19 juillet 2018
Roomies de Christina Lauren
You don’t need to have it all figured out.
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Tennessee Williams
Under_The_Moon   19 juillet 2018
Tennessee Williams
At the age of fourteen I discovered writing as an escape from a world of reality in which I felt acutely uncomfortable. It immediately became my place of retreat, my cave, my refuge. From what ? From being called a sissy by the neighbourhood kids, and Miss Nancy by my father, because I would rather read books in my grandfather's large and classical library than play marbles and baseball and other normal kids games, a result of a severe childhood illness and of excessive attachment to the female members of my family, who had coaxed me back into life.



(Foreword to " Sweetbird of Youth")
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Mimimelie   19 juillet 2018
Frida Kahlo autoportrait d'une femme de Rauda Jamis
Le petit train n'allait pas vite, le bus avait peut-être le temps de passer.

Peut-être pas.

...

Il est faux de dire qu'on se rend compte du choc, faux de dire qu'on pleure. Je n'eus aucune larme. Le choc nous déporta vers l'avant et la main courante me traversa comme l'épée le taureau.
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tchouk-tchouk-nougat   19 juillet 2018
Elfes, tome 21 de Jean-Luc Istin
-Feday'n, je ne t'aimerai jamais.

-Rien n'est gravé dans la pierre. Tout peut changer... Même les sentiments.
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Allantvers   19 juillet 2018
La Ballade du café triste et autres nouvelles de Carson McCullers
C'était une de ces nuits où l'on aime écouter, à travers l'obscurité des champs, la voix heureuse et lointaine du Noir qui va faire l'amour. Où l'on voudrait s'asseoir doucement et gratter sa guitare, ou simplement être seul et ne penser à rien.
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moravia   19 juillet 2018
La vie sauvage de Jean-Paul Clébert
- C'est con, dit-il, j'ai pas de nouvelles d'Alfredo. Il devait me trouver une placarde à la Shell-Berre, un job de première. S'il me laisse tomber, j'ai plus qu'à revenir chez mon ancien patron de Lyon, un salopard. Et puis moi, les gonzesses de là-bas, je les encadre pas. Elles puent la brouillasse et la blanchisserie. J'en ai ma claque de ce turbin. Quinze cent bornes deux fois la semaine, tu parles d'un manège...
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rabanne   19 juillet 2018
La part des nuages de Thomas Vinau
Le rosé se boit vite. Il présente l'avantage de ne pas nécessiter de dégustation poussée. Après l'équivalent d'un premier verre il a le goût d'alcool blanc, de raisin vert et de terre. Au-delà du premier tiers de la bouteille, on peut enfin lui trouver des effluves de grenadine, un parfum de sous-bois et de pêche ou d'amande verte et de groseille, ou de ce qu'on veut. Le rosé se boit bien à la bouteille, les pieds dans l'eau et la clope au bec, la nuit, sans manières pour la terre et les étoiles.
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marlene50   19 juillet 2018
La Sorcière d'Avril de Majgull Axelsson
Fascinée, Christina écoutait ce rire qui secouait tante Ellen à tout bout de champ.

On aurait dit qu'une colombe s'était préparé un nid dans sa gorge et roucoulait avant de s'y installer.
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