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Eroblin29 avril 2017
Adieu cousine... de Ed McBain
Le hurlement les prit à l'improviste. Elle ne se leva pas. Elle rejeta seulement la tête en arrière et le hurlement jaillit de ses lèvres, ses yeux s'agrandirent d'épouvante. Ce cri ne semblait ne jamais devoir s'arrêter. Il glaça les deux inspecteurs jusqu'à la moelle des os.
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Mimeko29 avril 2017
Le fond de la jarre de Abdellatif Laâbi
Mais son père semble n'avoir rien vu, ou, est-ce possible, ne s'en formaliserait-il pas ? Alors, mû par la morale qu'on lui a inculqué et qui ordonne qu'un homme veille en toute circonstance sur l'honneur de ses femmes, Namouss croit bien faire en rappelant les règles de la bienséance. Il se dresse sur ses ergots et lance à Ghita :

"Nous sommes dehors, Lalla, couvre toi le visage."

Cette sortie amuse plutôt Ghita, qui lui rétorque :

"Tu es devenu mon mari ou quoi ? Occupe-toi de ta morve ! Il ne manquait plus que ça. Un bambin de la taille d'un pois chiche et qui veut me gouverner !"

Et, dans un geste de défi, , elle ôte le capuchon de sa jellaba et montre sa tête nue, sauf du foulard qui retient ses cheveux.
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moravia29 avril 2017
Je vous écris d'Andalousie de Maurice Barrès
Dans cette même manufacture, à Séville, travaillent aussi quelques centaines de mules. On les emploie à tourner des machines qui hachent le tabac. C'est en ce sens que la cigarerie est bien un résumé de cette Andalousie qui vaut par ses fruits, ses fleurs, ses mules et ses femmes.
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carolinemanil29 avril 2017
Quelqu'un à qui parler de Cyril Massarotto
J'ai donc environ vingt envies quotidiennes d'homicide sur mon patron, ce qui me paraît être une moyenne assez acceptable. Le fait de ne pas être passé à l'acte fait de moi un employé modèle, me semble-t-il.
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GuyMontag29 avril 2017
La voie de Bro de Vladimir Sorokine
En outre, ils mangeaient toujours plus que nécessaire, enlaidissant leur corps et leurs volonté par cet excès. Mais le plus monstrueux était que les hommes aimaient dévorer des êtres vivants, leur retirant la vie à seule fin de se remplir le ventre de leur chair. Cette viande y était digérée, puis rejetée de leur corps en des excréments infects. La volonté de l'homme transformait un oiseau vivant en un tas de déjections, et c'était parfaitement normal pour un homo sapiens. Partageant cette planète avec les autres êtres vivants, les hommes les dévoraient. Cette monstruosité suprême s'appelait la loi de la vie.
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kuroineko29 avril 2017
Biblical de Craig Russell
Le problème, avec ce qui est remarquable ou extraordinaire, c'est que, si cela fait partie de votre quotidien, cela devient par définition anodin et ordinaire. Et on ne fait plus attention à ce qui suscite la stupeur ou l'émerveillement chez les autres.
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Malise29 avril 2017
Les vies de Mohammed Arkoun de Sylvie Arkoun
Ce livre, "Pour une critique de la raison islamique", portait en lui les germes d'un changement de paradigme absolu, une rupture radicale dans la façon d'envisager la religion islam, une subversion inouïe dans un conscience musulmane qui persistait à confondre critique et attaque.
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Malise29 avril 2017
Les vies de Mohammed Arkoun de Sylvie Arkoun
Dans son dernier livre, il certifiait que les "croyances-vérités" fondatrices de la religion islamique avaient été soustraites à toute investigation critique sérieuse depuis le XIIIe siècle, enfermant le discours religieux dans le grand corpus de la croyance orthodoxe. Il soutenait que les gestionnaires du sacré avaient entretenu au cours des sept derniers siècles cette clôture dogmatique, s'arrogeant ainsi le monopole de la parole d'Allah, de la vérité, et par là même de l'autorité politique.
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Eroblin29 avril 2017
Rançon sur un thème mineur de Ed McBain
De tous les inspecteurs du 87è district, Meyer Meyer était de loin le plus patient. Cette patience n'était pas innée. Non. Elle lui était venue au long des années, douloureusement. Son père, doué d'un curieux sens de l'humour avait trouvé très drôle de prénommer son rejeton Meyer. Meyer Meyer.
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gavarneur29 avril 2017
Mali, ô Mali de Erik Orsenna
J'ai commencé par le féliciter sur son jeu, vieille technique pour se faire aimer des jeunes. L'homme d'affaires louche et politicien français Bernard Tapie l'utilisait jusqu'à plus soif. On m'a raconté qu'à Marseille, dès qu'il voyait des enfants jouer, il faisait arrêter sa limousine et pointait son doigt vers l'un d'entre eux : « Toi, un jour, tu joueras au Barça .» Et il lui demandait ses noms et adresse que le chauffeur notait. Au terrain vague suivant, l'index de nouveau se pointait : « Toi, si tu continues comme ça, tu joueras un jour au Barça .»

Page 294
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Malise29 avril 2017
Les vies de Mohammed Arkoun de Sylvie Arkoun
Parler de tolérance eût constitué une maladresse, car ce mot sous-entend une forme d'indulgence qui n'est autre qu'un sentiment de supériorité déguisé derrière une politesse de façade.
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grm-uzik29 avril 2017
La Tour Sombre, Tome 4½ : La clé des vents de Stephen King
- "Prie pour avoir de la pluie, mais creuse pour avoir un puits."
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Malise29 avril 2017
Les vies de Mohammed Arkoun de Sylvie Arkoun
Les nombreux observateurs et spécialistes de l'islam contemporain n'ont pas assez remarqué que les nouveaux acteurs sociaux qui s'en réclament lui assignent des fonctions conjoncturelles, idéologiques, voire perverses, fort éloignées des visées durables transculturelles communes au fait religieux. J'ai montré dans divers essais que l'islam actuel est un refuge identitaire pour tous les types de contestataires là où les libertés civiques sont confisquées obligeant les citoyens à se terrer pour guetter le moment favorable à l'attaque, un tremplin pour les ambitieux attirés par des réussites sociales, politiques ou cléricales.



Citation de M. Arkoun extraite de "Humanisme et islam", Paris, Vrin, 2005
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KateLine29 avril 2017
Brisé de Nicola Haken
Ça me démange le poing d’effacer son sourire obséquieux de son visage. C’est quoi le problème dans cette boîte ? Je commence à me demander s’il ne faut pas un diplôme en Fils-de-puterie pour progresser ici.
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Kichigai29 avril 2017
Jean-Paul Desbiens,... Sous le soleil de la pitié de Jean-Paul Desbiens
Un bon nombre de Canadiens français, montréalais surtout, représentent un monde en dissolution. Parti pris est le seul morceau un peu solide qui flotte dans ce « consommé ». Doctrinaires de la dissolution et non pas artisans de l'unité. Si le Canada français a un avenir, symétriquement, ce monde en dissolution n'en a pas. Pourquoi ? Parce qu'on ne bâtit rien quand on se définit soi-même par le refus. La gauche systématique comme la droite systématique se définissent, partout dans le monde, par le refus. Le dialogue qu'ils poursuivent est un dialogue de déracinés, parce que c'est un dialogue d'hommes sans amour. Ils n'aiment rien. Parce qu'ils ont été gavés de curés et de culture littéraire, ils croient être pour Marx et pour l'économique. Ils se prennent au sérieux, mais ils ne sont pas sérieux. Quand on veut s'occuper d'économique, on ne fait pas de dissertation économique. on investit 10 ans dans l'étude. Ils ont été formés à faire des dissertations. Des dissertations littéraires. Ils continuent à faire des dissertations : des dissertations économiques et des dissertation marxistes. Ils ont seulement changé de chanoines : au lieu de réciter les encycliques, ils récitent Jacques Berque. À cause de leur formation, ils prêchent, là où il faudrait étudier. Étudier la réalité canadienne-française, étudier les maîtres, mais les maîtres actuels, ceux qui prédestinent les 10 ou 20 prochaines années et non pas ceux qui n'en finissent plus de prophétiser ce qui aurait dû arriver pour que Marx ait raison.



pp. 83-4

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canel29 avril 2017
Le groupe de Jean-Philippe Blondel
Ma mère et mon frère avaient trouvé la mort dans un accident de voiture deux ans auparavant. C'est mon père qui conduisait. Il se sentait terriblement coupable et il avait raison. Il prenait des cachets pour que disparaissent les couleurs de cette vie qu'il détestait maintenant. Pour que ce qui l'entoure devienne d'un noir et blanc supportable. Je faisais partie de ce qui l'entourait. J'étais en noir et blanc.

(p. 57)
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missmolko129 avril 2017
Ciao Amore de Helena Noguerra
Cléophée arrivait à un âge où on commence a pleurer sur sa vie. Ce matin-là, comme chaque matin, elle se réveilla d'humeur morose. Quand elle ouvrit les yeux, l’idée de se lever et d'aller travailler lui parut insurmontable. Pourquoi ne pouvait-elle pas passer sa vie à danser toute la nuit, sans se soucier de la gagner le jour. Du haut de ses vingt-huit ans, Cléophée n’était plus une minaude et pas encore une femme, mais une créature entre deux temps, effrayée par l'existence.
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volubilae29 avril 2017
Souvenirs d'un pas grand-chose de Charles Bukowski
La structure familiale. La victoire sur l'adversité par la famille. Il y croyait. On prenait la famille, ont mélangeait avec Dieu et la Patrie, on y ajoutait la journée de dix heures et ça y était : on n'avait plus besoin de rien.
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rabanne29 avril 2017
Un clafoutis aux tomates cerises de Véronique de Bure
(...) Qu'une certaine rugosité est plus enivrante que le lisse et le plane. Je n'osais utiliser des mots trop crus pour lui décrire ce qui fait l'attrait physique, provoque la bouffée de désir, tout ce qui recouvre le beau mot de "sensualité". Puis, je regardais ma vie, René si sage, si prévisible, alors venait le vague à l'âme.
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Mimeko29 avril 2017
L'abominable homme de Säffle de Per Wahlöö
Martin Beck repensa à cet été, vingt deux ans plus tôt, qu'il avait passé comme simple gardien de la paix dans ce district. Stockholm était bien différente, alors. La Vieille ville était une sorte de petite bourgade de province. Il y avait bine sûr plus de misère, de pauvreté et d'ivrognerie, avant que l'on se mette à restaurer les immeubles un peu partout et augmenter les loyers de telle façon que les anciens locataires avaient été forcés de partir. Maintenant c'était devenu un quartier chic et il faisait lui-même parti des privilégiés.
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