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Dernières citations /RSS
marlene50   04 août 2020
Le Ruban de Ito Ogawa
Je ne sais plus quand c'était , mais un jour, un habitué a comparé la mousse de la bière servie par la patronne à son premier baiser. (...)

ça me rappelle la première fois que j'ai embrassé une fille, la douceur de ses lèvres, a t-il raconté.

(...)

Moi aussi, je suis sur le point de retrouver cette sensation.
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paulallan380   04 août 2020
Plaidoyer pour la mondialisation capitaliste de Johan Norberg
« La dernière fois que vous étiez ici, les gens avaient l’esprit fermé, leur pensées étaient bâillonnées », explique Yang Zhengming, l’un des fermiers de l’endroit [le village chinois de Tau Hua Lin]. Mais quand ils ont obtenu le contrôle de leur lopin de terre, ils ont pu, pour la première fois, prendre des décisions dans leur propre intérêt. Même une modeste avancée de liberté comme celle-ci a eu un impact révolutionnaire. Ces fermiers ont été forcés d’élaborer de nouveaux modes de pensée et de réfléchir par eux-mêmes lorsqu’on leur a permis de se préoccuper de leurs propres besoins et de ceux de leurs familles au lieu de suivre les ordres des dirigeants.

[…] Les gens qui comprennent qu’ils ne sont pas simplement des outils manipulés par la société mais des êtres à part entière n’accepteront plus de se soumettre.

(Ch. 7 Il faut libéraliser, pas standardiser, p. 261-262)
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AnnaDelRio   04 août 2020
Juste au-dessus du silence de Anna Greki
L'Afrique a intérêt à établir le socialisme, mais il faut des techniciens, et "l'Europe, qui est littéralement la création du Tiers-Monde, nous les doit."
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marlene50   04 août 2020
Le Ruban de Ito Ogawa
Quand il est sur mon épaule, je lui dis "Ruban, un bisou" et je tourne la tête sur le côté.

Et puis je tends les lèvres à la manière d'un bec d'oiseau.

Alors, Ruban me fait un bisou en posant son bec sur mes lèvres.
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ADAMSY   04 août 2020
Un petit carnet rouge de Sofia Lundberg
Assez est le mot que je veux te donner pour t'accompagner dans ton voyage, a-t-elle murmuré. Assez de soleil pour illuminer tes jours, assez de pluie pour apprécier le soleil, assez de joie pour nourrir ton âme, assez de peines pour pouvoir profiter des petits plaisirs et assez de rencontres pour savoir dire adieu.
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Chrysantheme   04 août 2020
Féminisme et philosophie de Geneviève Fraisse
Si l'on regarde les affaires DSK, Baupin ou Weinstein, il y a chez eux, dans leur imaginaire, une confusion entre jouissance du pouvoir et jouissance sexuelle. Car la symbolique du pouvoir est encore très masculine. Et au-delà du harcèlement, la jouissance du pouvoir se retrouve aussi dans la disqualification systématique de la femme. C'est le terme que j'aime employer pour redéfinir le mot "sexisme". Je ne pense pas m'être fait harceler ou agresser à de multiples reprises dans ma vie. Mais j'ai été continuellement disqualifiée, dans mon travail notamment.
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chartel   04 août 2020
Le territoire du crayon : Proses des microgrammes de Peter Utz
Tous ces gens si extraordinairement lettrés sont entièrement dépourvus d'un rapport heureux au quotidien, ils sont absents, en un sens, ils vivent dans une rêverie continuelle, ils expriment des choses peut-être très vraies, très justes, mais qui, loin de leur servir à quoi que ce soit, ni à eux ni aux autres, leur nuisent au contraire, essentiellement, à eux et à notre temps, et du moment qu'il y a quelque chose d'aussi impuissant, d'aussi pitoyable qui est tapi comme une ombre auprès des gens de cette sorte, je n'aime pas les fréquenter, ils veulent entendre mon bavardage, et puis se sentir supérieur, ils veulent voir mon visage et se repaître de sa spontanéité, "n'est-ce pas", disent-ils alors, "il n'y comprend rien", mais c'est bien eux, qui n'y comprennent rien, et ils sont toujours à mener une guerre secrète contre ce qui vit là, et du moment qu'ils mènent cette guerre tout en jouant en public les pacifiques, les doux, les aimants et les débonnaires, ils sont divisés, déchirés, partagés, et se haïssent, ruminant sans cesse une haine dont les turpitudes ne leur laissent aucune trêve, ils n'osent être ni vertueux, ni vicieux, ils sont l'un et l'autre et aucun des deux, et peut-être en ces quelques lignes vous ai-je fait le portrait des meilleurs acteurs de notre époque actuelle, si flottante.
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Hanahok   04 août 2020
Un livre de martyrs américains de Joyce Carol Oates
On ne peut pas s'interposer entre des gens désespérés et leur Dieu : ils vous mettront en pièces. Par définition, un martyr est un idiot.



En Amérique, ces tragédies ne sont pas rares. La mort de l'idéaliste, d'un homme désintéressé. C'est le prix à payer quand on affronte la marée noire de l'ignorance et de la superstition. Il y a une guerre aux Etats Unis - cette guerre est là.
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Carciofi   04 août 2020
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Enagrom   04 août 2020
Le Bâtard de Kosigan, tome 2 : Le fou prend le roi de Fabien Cerutti
La vérité... Par les noirs subterfuges de Maponos, mon jeune ami, la vérité n'est qu'une traînée farouche et volage; on croit la saisir et on se retrouve soudain de l'autre côté du miroir, et si on lui attrape le cou pour l'étrangler, on se trucide avec la même main...
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Tatooa   04 août 2020
L'homme et ses symboles de Carl Gustav Jung
Suivre la voie d'un maître spirituel ne signifie pas qu'il faille le copier et se conformer au modèle du processus d'individuation de ce guide. Cela signifie que chacun doit essayer de vivre sa propre vie avec une sincérité et une dévotion égales à celles du maître.

(Dans "le processus d'individuation" de M.L Von Franz)
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Dubsjp   04 août 2020
La philosophie pour les débutants : A l'usage des humains et autres créatures de Max Charlesworth
Les scientifiques utilisent une façon de raisonner particulière qu’ils nomment « induction ». Par exemple, en étudiant un nombre limité de gaz, ils observent que, dans chaque cas, quand la pression augmente, le volume de ces gaz diminue. Ils en déduisent que pour tous les gaz passés, présents et futurs la pression et le volume sont liés de façon constante.

Or, comment passent-ils de l’observation d’un nombre limité de gaz à une généralité ? Comment justifient-ils la démarche, le raisonnement inductif ? Encore une fois, ils ne se posent pas la question. Ils concluent simplement que tous les gaz se comportent de la même façon.

(page 15)
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Enagrom   04 août 2020
Le Bâtard de Kosigan, tome 2 : Le fou prend le roi de Fabien Cerutti
La culpabilité, ainsi que je l'ai déjà écrit, me côtoie depuis de très nombreuses années; elle m'a affronté les yeux dans les yeux à maintes reprises, et elle sait pertinemment aujourd'hui que, si elle demeure capable d'attrister mon coeur, le chemin de mon âme lui est définitivement fermé. Qu'elle aille d'ailleurs au Diable avec ses doutes, son accablement, ses remords et ses regrets. Quiconque exerce un commandement est conscient que toute décision, si bonne soit-elle, porte en elle les germes de la tragédie; et que l'avenir présente toujours une fâcheuse tendance à se révéler approximativement aussi transparent qu'un billot de chêne.
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berni_29   04 août 2020
Carnaval de Hector Mathis
C'est une nuit pâle, rouge comme une guerre. En tout cas pour le moment, parce qu'on sent tout de même que l'obscurité va peser sur le monde d'un instant à l'autre. Moi je n'ai plus l'âme à rien. Je m'engouffre dans la ville sans savoir. Je projette des trajectoires hasardeuses. Je ne fais d'ailleurs plus partie des précis. De ceux qui ont une direction en tête, qui n'agissent pas à l'humeur mais à la trotteuse. Près à monter dans le bus, je fais soudain demi-tour. Je bouscule tous ces gens qui épousaient le même élan que moi il y a encore quelques secondes. Je sais bien que depuis le plancher du bus on me condamne du regard, qu'on soupire et qu'on me méprise pour mon indécision. Mais c'est comme ça, ce soir je sens les convenances me quitter. Je ne fais bientôt plus attention à ma posture. Je me sens marcher tête en avant, penché vers l'impossible horizon, mû par un etrange élan, celui du désespoir.
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Dubsjp   04 août 2020
La philosophie pour les débutants : A l'usage des humains et autres créatures de Max Charlesworth
Si je fabrique un filet de pêche en espaçant les mailles de dix centimètres, les petits poissons s’échapperont et je ne prendrai que des poissons de plus de dix centimètres. Pour autant, je ne pourrai pas en conclure que la mer ne contient que des poissons de cette taille.

Il en va de même pour le « filet » de la science, qui ne permet de récolter que les produits et événements du monde sensible. Mais cela ne veut pas dire qu’il n’existe pas autre chose. (page 17)
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Fandol   04 août 2020
Les trois femmes du consul de Jean-Christophe Rufin
Il régnait au Mozambique une manière d’éternel printemps qui n’avait certes pas le charme des automnes de la Mitteleuropa mais qui était moins insupportable que les touffeurs sahéliennes.
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Michelinaix   04 août 2020
Jacquou le Croquant de Eugène Le Roy
De tous côtés, presque, les puys, les coteaux et les vallons s’enchevêtraient et s’étageaient pour gagner les plateaux du haut Périgord, tandis qu’au midi, dans le lointain, au delà de la Vézère, les grandes collines du Périgord noir fermaient l’horizon bleuâtre.



Autour de moi, nul bruit : quelquefois seulement, le battement d’ailes d’un oiseau effarouché, ou le passage, dans le fourré, d’un renard cheminant la queue traînante.



Au loin, c’était le jappement clair d’un chien labri sur la voie du lièvre, ou la corne d’appel de quelque chasseur huchant ses briquets, ou bien encore une vache bramant lamentablement après son veau, livré au boucher de Thenon.
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jonspitaels   04 août 2020
Diotime et les lions de Henry Bauchau
Puisque tu es un lion, sois-le! Va à la fête rituelle, je t'y autorise et même je te le demande.
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NathalC   04 août 2020
Auschwitz et après, tome 2 : Une connaissance inutile de Charlotte Delbo
Il est mort

parce qu'il faut à une histoire d'amour

pour qu'elle soit belle

une fin tragique

La nôtre était magnifique
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jamiK   04 août 2020
Les frères Kip de Jules Verne
Actuellement, grâce au génie colonisateur de l'Angleterre, c'est un pays d'hommes libres où la civilisation a jeté des racines profondes et règne là où régnait jadis la plus complète sauvagerie.

Du reste, la population indigène a entièrement disparu. On a pu montrer en 1884, comme une curiosité ethnologique, le dernier Tasmanien ou plutôt la dernière Tasmanienne, une vieille femme du pays. De ces nègres stupides et farouches, placés au plus bas échelon de l'humanité, il n'existe plus un seul représentant, et, sans doute, c'est le sort qui attend leurs frères de l'Australie sous la puissante main de la Grande-Bretagne.
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