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Bencot   12 décembre 2018
La bête et sa cage de David Goudreault
Outre l’hydroponique, les criminels n’ont aucun intérêt pour la culture.
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Bencot   12 décembre 2018
La bête et sa cage de David Goudreault
On n’a jamais une deuxième chance de faire une première bonne dépression.
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Bencot   12 décembre 2018
La bête et sa cage de David Goudreault
Steve Jobs affirmait que la pomme ne tombe jamais loin du pommier.
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Bencot   12 décembre 2018
La bête et sa cage de David Goudreault
C’était bel et bien une lettre de ma mère. Paul, un agent indiscret, me l’avait confirmé. Presque. Il avait parlé de courrier personnel, une longue lettre, écrite par une femme. Ce ne pouvait être qu’elle. À moins que Bell, dans ses stratégies de harcèlement, relance ses anciens clients jusqu’en prison.
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Bencot   12 décembre 2018
La bête et sa cage de David Goudreault
On me proposait un changement de poste: passer d’enculé de service à tueur à gages? Des vies étaient en jeu. La mienne sûrement, et celle de Papillon, peut-être. Trop stressant, je voulais fuir et pisser, dans cet ordre, si possible.
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Bencot   12 décembre 2018
La bête et sa cage de David Goudreault
J’avais mal, mais je ne le montrais pas. En-dedans, il ne faut jamais exprimer ses émotions, sauf la colère, l’agressivité, la haine, la rage, l’amertume, la rancune, le dégoût, la révulsion, l’exaspération, l’insoumission, le ressentiment et l’irritation.
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Bencot   12 décembre 2018
La bête et sa cage de David Goudreault
Quand t’es rien, devenir un moins que rien, ça donne de la valeur. C’est difficile d’être un inconnu dans un monde érigé sur la reconnaissance. Alors tous les moyens sont bons, même les mauvais. Faut pas sous-estimer la valorisation négative.
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Bencot   12 décembre 2018
La bête et sa cage de David Goudreault
Même pour une bande de tueurs, tuer le temps, c’est pas simple.
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Bencot   12 décembre 2018
La bête et sa cage de David Goudreault
Comme le rappellent les grands-mères africaines: un homme de lettres qui nous quitte, c’est une bibliothèque qui brûle, avec un vieux dedans.
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coco4649   12 décembre 2018
Pierre Gallissaires. Vingt-deux poèmes pour en rire de Pierre Gallissaires
L'occis gène





bien pardon

nous dit-il

     mais n'allez surtout pas

croire que

j'aurais pu

          non

               je ne suis pas de ceux

si seulement

           j'avais su

                    vous eussiez

prévenu vos huissiers

               fait

                    venir

vos prévôts

          vos

              poulets

                      vos

                           sergeots

                                     vos
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coco4649   12 décembre 2018
Poésie sournoise de André Frédérique
Le homard





Cuisez-moi bleu

Cuisez-moi brique

Dit le homard au cuisinier

Moi je m'en fiche

Moi je m'embisque

Je suis cuit

Je suis cuirassé
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coco4649   12 décembre 2018
AIGREMORTS de FREDERIQUE ANDRE
 

 

Le mystère de la sottise

élucidé par un sot.





Le poulet rôti

pondit

un œuf à la coque.
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david19721976   12 décembre 2018
Loin de Sils Maria - La prodigieuse ascension de Johann josty de Michèle Kahn
Je ne sais pas pourquoi, Johhann s'intéresse beaucoup

au général Bonaparte, observe Barbla. Quant à Michel il s'impatiente. Ça ne dit pas ce que les Français viennent faire chez-nous, monsieur Gaudenz, sauf votre respect! Le jeune homme veut toujours brûler les étapes. A-t-il le sentiment que sa vie sera brève?
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coco4649   12 décembre 2018
AIGREMORTS de FREDERIQUE ANDRE
La face





Il était laid avec ses deux bouches

sous le nez sans cesse agitées

oui disait la droite non disait la gauche

et patati et patata

Il mit ses énormes moustaches

sur elles comme un drap
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saindond   12 décembre 2018
pensees pensives Tome 2 de Patrick Coppens
Aphorisme no 512

J'invente donc j'existe



Aphorisme no 513

Méditation.

Apprendre ce que l'on sait.
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saindond   12 décembre 2018
Patrick Coppens
Aphorisme no 321

Aux défaillances, on reconnait le virtuose.
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saindond   12 décembre 2018
pensees pensives Tome 2 de Patrick Coppens
Aphorisme no 286



Écrire rend sourd.
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coco4649   12 décembre 2018
Les Parasols de Jaurès de Lambert Schlechter
39.





Féerique aurore, chaque matin, depuis dix jours, émerveillement d'année en année, de jour en jour plus ardent, émerveillement devant la beauté du monde, la douce véhémente déchirante beauté de tout ce qui est, encore un jour, encore un jour, et tout cela je l'emmagasine, thésaurise, mais y touchant à peine, toujours en tangence, conscience de plus en plus aiguë que j'existe à peine, oui, insoutenable légèreté, immense gratitude, précarité de tout instant — pendant deux jours promenades dans Florence, les rues, les places, les passants, la vie qui grouille, tous ces gens dont je ne sais rien, dont je ne connais ni les pensées ni les bonheurs ni les soucis ni les souffrances, je suis allé à Florence avec ma sœur accueillir ma fille qui arrive le matin de Provence avec l'autobus de nuit, incommensurable bonheur de la serrer dans mes bras, nous serons ensemble quelques jours, — visitons le cloître San Marco, « Jugement dernier » de Fra Angelico, i dannati e i beati... ite maledicti in ignem eternum [« allez maudits dans le feu éternel »], un des damnés est tellement désespéré qu'il se mord l'avant-bras jusqu'au sang, puis au premier étage du cloître la grande fresque de « L'Annonciation », ineffable douceur — les peintres, encore et encore, racontent, récitent, évoquent, font voir cette pathétique et repoussante religion, la beauté pendant des siècles était contrainte à s'incarner dans les thèmes de cette maladive malsaine foi.



10 octobre 2008, Sole
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coco4649   12 décembre 2018
Les Parasols de Jaurès de Lambert Schlechter
28.





Jours de glandouille, d'insouciance, d'euphorie, jours funèbres, la mort présente sans interruption, absence à jamais de l'ami, cela fait onze jours, cendres éparpillées, je n'irai jamais devant sa tombe, mes molécules à moi harmonisent encore, pure mécanique, s'accrochent l'une à l'autre, sans se crisper, et dans les rues soleilleuses le spectacle ininterrompu de la tendre féminine beauté, ces belles jeunes passantes, je les regarde sans impatience, avec désireuse sérénité, elles me dilatent le cœur sans me gonfler le sexe — petite reine devait venir un jour ou deux, mais ne vient pas, otage là-bas de ses mâles enfants, on aurait eu des moments de tendresse & de douceur, proximité de son corps, je la toucherais sans la menacer, sans revendiquer de la posséder, on aurait été amoureusement ensemble — c'est dimanche matin, à neuf heures, la plupart des terrasses sont encore désertes, puis je trouve à m'installer au Café des Arts, sous un angle de soleil, trois éboueurs en combinaison vert fluor prennent leur café, lisent Midi libre, hier soir match de rugby Montpellier-Perpignan, pendant des heures j'ai étudié la question de la rédaction du Coran, la mythique intervention de l'ange Gabriel, j'ai toujours l'enthousiasme de l'étude, l'envie de comprendre, le besoin de clarifier, exercer la réflexion, méditer, registrer et mettre en ordre des bribes de savoir — puis placer sur la page mes bribes de phrases, clarifications, n'être passagèrement pas dupe, avant de tomber tête première dans la trappe...



21 septembre 2008, Montpellier
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coco4649   12 décembre 2018
La joie, pourtant de Ghyslaine Leloup
La joie c’est ta bohème





À vagabonder au plus près de l’écorce

Tu hausses les épaules à l’ordinaire des jours

Nulle cage pour elle

Nulle barrière

Les sens guident mieux que des preuves

Une miette de lumière

Un frémissement de feuilles quand le vent est ailleurs

Un reflet furtif sur une vitre

Reflux des voiles au fond de nos geôles

Grains d’éternité dans le mécanisme des heures

Un chant s’élève de la mer

L’élan dans ton plexus l’ange entrevu

C’est toujours le début du monde

Et tu hausses les épaules

Ton rire auréolé d’écume
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