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Ambages27 juillet 2017
Deux de Irène Némirovsky
Ce qu'il y a d'effrayant, songeait Marianne, c'est que les mots que nous échangeons ne sont insignifiants que dans leur plus grossière apparence. Ils sont, en réalité, lourds de sens, chargés de souvenirs et d'émotions que nous ne pouvons partager, qui nous étouffent. Comme lui, je revois les robes blanches d’Évelyne, son beau visage, son corps à présent dissous dans la terre, l'éclat de ses épaule, de son dos nu. Mais que pouvons-nous dire d'autre ? Ah ! il vaut mieux répondre comme je vais le faire : "Vous ne comprenez rien. Laissez-moi tranquille !" Il vaut mieux jeter à terre le polissoir que je tiens dans mes mains et l'entendre claquer la porte avec fureur, plutôt que nommer par son nom le mal dont il souffre, et lui donner ainsi la vie, et le rendre invincible...
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rkhettaoui27 juillet 2017
Accident de Danielle Steel
La puberté avait ses souffrances secrètes, même au sein d'une famille unie, comme si chaque instant était source de petits malheurs cachés, imprévisibles, ignorés des adultes.
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rkhettaoui27 juillet 2017
Accident de Danielle Steel
La beauté radieuse d'Allison ne manquait jamais de l'impressionner. Avec son allure de femme-enfant et sa turbulence, Allison faisait penser à une tornade. Elle avait toujours quelque chose à faire, à dire, à terminer, tout de suite et, non, cela ne pouvait jamais attendre !
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RosenDero27 juillet 2017
Le Capuchon du moine de Edith Pargeter
Nous devons mourir tôt ou tard. Mais rien ne nous oblige à tuer.
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rkhettaoui27 juillet 2017
Accident de Danielle Steel
La nostalgie de ses voyages romantiques avec Brad l'assaillit ; le souvenir brûlant de leurs étreintes vint la hanter et elle se surprit à regretter un passé à jamais révolu. Aujourd'hui, sa vie lui semblait uniquement faite de soucis maternels. Brad et elle ne se voyaient plus qu'entre deux portes, au terme d'une journée harassante. La nuit, le plus souvent, la fatigue avait raison de leurs ardeurs, alors qu'au début de leur mariage ils n'étaient jamais rassasiés l'un de l'autre.
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Musardise27 juillet 2017
Terre de rêves de Jirô Taniguchi
Séduites par la mode des animaux de compagnie dont on parle tant depuis quelques années, de nombreuses familles ont maintenant un animal. C'est aussi notre cas. Nous aussi, nous avons eu un chien. Et aujourd'hui, nous avons trois chats qu se baladent dans la maison. Avoir un chien... C'était un de mes rêves depuis que j'étais enfant. Courir avec mon chien dans la campagne ou dans la montagne. Je prenais plaisir à me représenter la scène. Mais c’est seulement quand j'en ai eu un pour de bon que j'ai compris ce que "s'occuper d'un animal vivant" voulait vraiment dire. D'ailleurs, plutôt qu'"avoir un animal", il vaudrait mieux dire "vivre avec un animal". Les difficultés commencent avec la promenade. Bien sûr, la promenade est aussi le premier plaisir que l'on retire du fait d'avoir un chien, mais quand il s'agit de quelque chose qu'il faut faire absolument et impérativement tous les jours, cela devient vite insupportable. Tous les jours deux fois, voire trois fois. Qu'il pleuve ou qu'il vente, qu'il neige même, il fallait le sortir. Quand notre chien était jeune quel que soit le temps, il sautait de joie tellement il était content de sortir. Les chiens ne font jamais leurs besoins près de leur niche. Il se retiennent sagement jusqu’à l'heure de la promenade. Et la première raison de vivre, pour un chien, c'est de courir. Je n'avais jamais vraiment pensé à ces choses-là avant d'avoir un chien pour de vrai. Et s'occuper d'un chien mourant, cela, je n'y avais jamais pensé.



13 novembre 1992, Souvenirs...
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Hippolyte7827 juillet 2017
Les derniers hommes de Pierre Bordage
Les pères et les mères ont remplacé les vieilles religions par d'autres rituels, d'autres discours, mais les croyances restent les mêmes, reprit-elle. Ça revient à enfiler des vêtements neufs sur un corps sale.
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zanoni27 juillet 2017
Moïra de Julien Green
Quand il eut fini, il ouvrit sa Bible et, la tête dans les poings, lut quelques pages avec une application passionnée; une demi-heure plus tard, ayant d'abord éteint la lumière, il se déshabillait pour se mettre au lit.
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fanfanouche2427 juillet 2017
Entre Ciel et Terre de Jon Kalman Stefansson
Il est peu de choses aussi belles que la mer par une magnifique journée ou par une nuit limpide, quand elle rêve et que le clair de lune est la somme de ses rêves.. Pourtant la mer n'a nulle beauté et nous la haïssons plus que tout quand elle élève ses vagues à des dizaines de mètres au-dessus de la barque, au moment où la déferlante la submerge et nous noie comme des chiots (...)

Et là, tous sont égaux. Les crapule et les justes, les colosses et les mauviettes, les bienheureux et les affligés. On entend quelques cris, quelques mains s'agitent désespérément, puis c'est comme si nous n'avions jamais existé; (p. 19)
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Annette5527 juillet 2017
Je ne suis pas celle que je suis de Chahdortt Djavann
"Depuis l'âge de treize ans, c'était la première fois qu'elle se promenait sans la tenue islamique, sans craindre l'intrusion des gardiens de la Morale, ce quelle vivait ressemblait à la première promenade d'une détenue libérée après plusieurs années d'emprisonnement, et cette expérience - là ne pouvait être partagée."
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ninosairosse27 juillet 2017
Les brumes de l'apparence de Frédérique Deghelt
Tout se déroule en pleine conscience. Et parallèlement à cet étrange exercice durant lequel je sens ces êtres partir vers un ailleurs où je ne peux pas aller pour l'instant, je me dis que cette question que chacun se pose :" Où allons-nous après la mort ?" n'est absolument pas la bonne. La question serait plutôt : " Qu'avons-nous à faire tant que nous sommes là ?". Malgré tout ce qui se passe devant et en moi, la question suit son chemin, mes pensées accélèrent leur rythme, comme si j'allais enfin savoir.

P303
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zanoni27 juillet 2017
Moïra de Julien Green
A la nuit tombée, sans doute, on allumerait les bougies rouges dans les flambeaux, et, comme un enfant, il forma des voeux pour qu'il fît tout à fait sombre avant le dessert. Chez lui, on mangeait à la cuisine, et à Noel seulement on allumait des bougies, mais les gens des grandes villes avaient des idées particulières, certaines bonnes, d'autres non. Ainsi Mrs. Dare se fardait. De nouveau, ce souvenir le troubla. " Je l'aiderai, pensa-t-il, oui, je l'aiderai à se sauver." Et pris d'une ferveur subite, il se vit arrachant à cette femme des larmes de honte, des promesses, un vrai repentir, peut-être même une confession publique de ses fautes, comme cela se faisait jadis. Quelle victoire !
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Bookycooky27 juillet 2017
Courir au clair de lune avec un chien volé de Callan Wink
“Just because you have a word to put on something doesn’t mean you understand it any better. Does it?”

(Juste avoir le mot pour nommer, exprimer quelque chose ne signifie le comprendre mieux, n'est-ce-pas ?)

BREATHARIANS
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calypso27 juillet 2017
Le club des incorrigibles optimistes de Jean-Michel Guenassia
La vie, c’est comme les montagnes russes […]. Tu descends très vite, tu restes longtemps en bas et tu remontes avec peine.
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calypso27 juillet 2017
Le club des incorrigibles optimistes de Jean-Michel Guenassia
Si j’en juge par le résultat, le mensonge est, de loin, la solution la plus inutile et la plus inefficace qui soit. On n’y gagne que des emmerdements.
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calypso27 juillet 2017
Le club des incorrigibles optimistes de Jean-Michel Guenassia
On redoute toujours de perdre la mémoire. C’est elle la source de nos maux. On ne vit bien que dans l’oubli.
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calypso27 juillet 2017
Le club des incorrigibles optimistes de Jean-Michel Guenassia
Il y a dans la lecture quelque chose qui relève de l’irrationnel. Avant d’avoir lu, on devine tout de suite si on va aimer ou pas. On hume, on flaire le livre, on se demande si ça vaut la peine de passer du temps en sa compagnie. C’est l’alchimie invisible des signes tracés sur une feuille qui s’impriment dans notre cerveau. Un livre, c’est un être vivant. Les gens, rien qu’à les voir, vous savez à l’avance si vous serez leur ami.
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Annette5527 juillet 2017
Je ne suis pas celle que je suis de Chahdortt Djavann
"Il y a une mélancolie particulière à Paris, cette ville ressemble à un magnifique poème nostalgique et triste ."
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calypso27 juillet 2017
Le club des incorrigibles optimistes de Jean-Michel Guenassia
Dans une famille, on est attachés les uns aux autres par des fils invisibles qui nous ligotent, même quand on les coupe.

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calypso27 juillet 2017
Le club des incorrigibles optimistes de Jean-Michel Guenassia
On voudrait souvent que notre vie soit différente. On rêve d’autre chose, rien ne bouge. On se fait des promesses. On avance avec des si qui n’arrivent jamais. On attend, on recule le moment où notre existence sera meilleure, et les jours, les années passent avec nos serments rassis ou évanouis.
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