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coco4649   23 avril 2018
Éloge pour une cuisine de province - La vie promise de Guy Goffette
Peut-être bien …





Peut-être bien que les hommes après tout

ne sont pas faits pour vivre dans les maisons

mais dans les arbres

et encore

pas comme l’écureuil ou le singe d’Afrique

qui sont des enfants espiègles et craintifs

mais comme les oiseaux

et encore

pas comme le loriot bavard ou le geai plus rogue

qu’un chien de ferme et plus insupportable

qu’une porte qui grince

mais comme les oiseaux de haute volée de longs

voyages

qui n’y viennent que pour le repos

échanger quelques nouvelles lier connaissance

et prendre un peu de sang nouveau

avant de s’enfoncer dans le silence et l’anonyme

gloire du ciel

loin

[…]

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Lagardiere   23 avril 2018
La Terroriste de Doris Lessing
Vous tous qui manifestez en agitant des banderolles et en chantant des petites chansonnettes pathétiques...il vous manque un peu d'amour, c'est tout. Vous n'êtes qu'une plaisanterie. Pour les gens qui dirigent le monde, vous n'êtes qu'un plaisanterie. Ils vous regardent, et se disent, Bien, voilà qui les occupe.
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coco4649   23 avril 2018
Oeuvre poétique, peintures et dessins de Béatrice Douvre
Mots humides





Ô baiser manquant

Bras qui n’étreignent



Des barques loin du bord

Au ventre ceint de miel

Pour des scories de lune



Marécages

Aux yeux ouverts

Saules bougés d’un vent

Silencieux



Je me rappelle

Une marche au bord des bois voûtés

Avec au cœur une liberté



Des mains de fougères

Aux terminaisons ondoyantes.

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coco4649   23 avril 2018
Oeuvre poétique, peintures et dessins de Béatrice Douvre
Voix d’eau





J’ai mal

Je suis la légèreté de la pierre du ciel

Creusant le pas



Je regarde la nuit grandir

Solaire et mystique

Sonnante



Je veux la terre asséchée

Pour écarter ma signifiance



Mais c’est l’eau douloureuse et verte qui me signe.

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coco4649   23 avril 2018
Oeuvre poétique, peintures et dessins de Béatrice Douvre
L’éclair





J’ai semé clair mon pas jusqu’aux portes splendides

Les racines du vent sont dehors comme des griffes

J’ai couru aux réalités priantes



La combe s’imposait sous mes pas de vertige

Les jardins riaient de peur

Sous l’eau béante



Mes mains glacées hier

Galaxies lasses

Maintenant les grilles des jardins m’indiffèrent

Me fortifient



Je regarde les arbres se pencher sur l’éclair.

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jmorvan2   23 avril 2018
Tartarin de Tarascon de Alphonse Daudet
Dans le petit monde du poil et de la plume, Tarascon est très mal noté. Les oiseaux de passage eux-mêmes l'ont marqué d'une grande croix sur leurs feuilles de route, et quand les canards sauvages, descendant vers la Camargue en longs triangles, aperçoivent de loin les clochers de la ville, celui qui est en tête se met à crier bien fort : "Voilà Tarascon ! ... voilà Tarascon !" et toute la bande fait un crochet.
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coco4649   23 avril 2018
Oeuvre poétique, peintures et dessins de Béatrice Douvre
L’alluvion





Au fer de ta métamorphose

Au pont d’acier de tes deux fleuves

Je t’ai nommée

La souveraine vive



Et je t’avais conviée

Parmi les nids

(L’oiseau de proie descend, calme et livide)

Parmi les nids et les gravats

Et les combes herbeuses



D’où venait que j’aimais l’ordre improbable de ton sang

Ta voix d’ivresse entre les feuilles

Et les feuillages de ton nom



J’ai aimé

J’ai vécu

Dans la circulation rêvée de ton passage

Et j’aimais que tes mains se répandent



Dans l’alluvion où l’autre preuve est la rosée.

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Francis Picabia
coco4649   23 avril 2018
Francis Picabia
Poème d’espérance





Son regard m’amuse

comme une porte que l’on pousse

sur un parc rouillé.

Citron du soleil qui tombe.

elle passe comme le hérisson en boule

chaque soir sur les lèvres du ruisseau.

Les corbeaux de la nuit

sont des étoiles noires

et font entendre une musique déchirante.

Je voudrai flairer un parfum

semblable à la cosse du printemps

Loin des montagnes vertes et blanches.





//Des perles aux pourceaux

//Revue « Tropiques, N° 12, Janvier 1945 »

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Cielvariable   23 avril 2018
Le Montréal gourmand de Philippe Molle de Philippe Molle
En quête d’autres adresses gourmandes ?

(boucheries, poissonneries, boulangeries, pâtisseries, épiceries, marchés ou autres)

Référez-vous au chapitre « 52 découvertes gourmandes».

Il vous faut dénicher un bon resto dans un secteur spécifique de la ville?

Servez-vous des plans de localisation avec renvois aux pages où chaque adresse est décrite.

Vous avez déjà une adresse en tête et voulez savoir ce que Philippe en dit?

Utilisez l’index alphabétique pour les restos (p. 189) et les adresses gourmandes.

Envie de vous abandonner à d’autres plaisirs gourmands dans le confort de votre foyer?

Philippe vous propose 10 recettes à essayer.

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coco4649   23 avril 2018
Arbres, Soyez de Anne Goyen
Racine qui me portes…





Racine qui me portes

Feu caché de la terre

Qui fleuris ma couronne

Je t’écoute en mes songes



Fidèle je demeure

À la voix d’ombre

Qui frémit dans mes branches

Et du bourgeon au fruit

M’ouvre un chemin

Vers la clarté
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Cielvariable   23 avril 2018
Tout finit par un baiser ! de Kate Klise
Chère Madame 6B,



Je suis sincèrement désolé de vous avoir si maladroitement bousculée en embarquant. Je me ferai un plaisir de vous rembourser le nettoyage de votre chemisier ou de vous en acheter un autre. Mais à vrai dire, je serais plus heureux encore si vous me permettiez de vous inviter à dîner lorsque nous serons rentrés l’un et l’autre outre-Atlantique. Si tant est que vous ayez l’intention de retourner aux États-Unis. (Vous pourriez très bien être parisienne. Vous en avez d’ailleurs l’allure.)



Si je voyageais seul, j’aurais peut-être l’audace de me présenter à notre arrivée à Paris. Mais pour l’heure je ne peux que vous inviter à m’envoyer un e-mail, au cas où vous auriez envie de rencontrer un admirateur terriblement confus d’avoir endommagé vos atours de voyage.



Très cordialement,

Mr. 13C



Mon e-mail : Lineman@com



P.S. : Vous êtes vraiment une femme de première classe.
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Cielvariable   23 avril 2018
Tout finit par un baiser ! de Kate Klise
Un chignon ? Non, ça évoque un truc de la génération de ma mère, et cette femme était résolument postmoderne. À en juger déjà par ses lunettes rectangulaires – très chics, en parfaite harmonie avec la géométrie de son visage. Dans une autre vie, elle aurait pu être une jeune noble italienne ayant posé pour Botticelli.
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Cielvariable   23 avril 2018
Tout finit par un baiser ! de Kate Klise
– Oh, merde !



– Qu’est-ce qui t’arrive ? m’a lancé maman, de la pièce voisine.



Elle m’avait gentiment proposé de prendre la chambre, mais je préférais de loin dormir sur le futon, dans le séjour. Je n’avais qu’à ouvrir les volets en bois pour voir Paris. Paris !



Ça faisait des mois que j’attendais ce moment. À Noël, maman m’avait offert un sac de voyage noir L.L. Bean, genre sac marin, avec, en prime, plusieurs guides de Paris. J’avais passé presque tout le vol, depuis Chicago, à noter tout ce que je voulais voir pendant ces vacances de printemps.



Et maintenant, je n’avais plus qu’une envie : me suicider.



– Merde ! ai-je répété.

– Tu sais que je déteste ce mot, m’a dit maman en parcourant la courte distance qui séparait la chambre à coucher du séjour, dans le petit appartement qu’on nous avait prêté, rue des Trois-Frères.



– Oui, eh bien moi je me déteste, ai-je répliqué en me laissant tomber sur le futon.



– Mais qu’est-ce qu’il y a, à la fin ? a insisté maman.



Un seul regard à l’infâme tas de fringues qui gisait par terre a répondu à sa question. Au lieu des vêtements que j’avais soigneusement choisis et méticuleusement rangés dans mon sac, elle avait sous les yeux une pile de vieux tee-shirts, de jeans sales (Il y a vraiment des gens qui emportent en voyage des jeans pas lavés ?), des chaussures de marche qui puaient les pieds, des caleçons et une chemise blanche toute chiffonnée.



– C’est à qui, toutes ces affaires ? a demandé maman.



– J’en sais rien.



– Mais alors, comment sont-elles arrivées là ? Et où est ton sac ?– J’en sais rien, ai-je répété d’un ton glacial. Et aussitôt je m’en suis voulu encore plus de répondre aussi mal à ma mère. J’ai péniblement avalé ma salive et changé de ton pour achever de m’expliquer : Je me suis trompée de sac à l’aéroport. Comme une idiote !



– Tu n’es pas une idiote, a martelé maman, en regardant partout autour d’elle. Tu as ton sac à dos ?
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coco4649   23 avril 2018
Arbres, Soyez de Anne Goyen
Peux-tu m’accueillir ?...





Peux-tu m’accueillir ?

Chuchote la feuille

Je vis de sève

Et de lumière

Paume toujours ouverte

Vivante lyre au vent





Me hèle de loin

La montagne :

Ami des solitudes

Vers ma rude allégresse

Veux-tu cheminer

Et dans mon silence

Grandir ?
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Cielvariable   23 avril 2018
Tout finit par un baiser ! de Kate Klise
– Oh non, j’y crois pas !



Dès que j’ai ouvert la fermeture Éclair de mon sac de sport noir, j’ai compris qu’il y avait un problème. Ces fringues, bien rangées sur deux piles, n’étaient pas les miennes. Mais alors, pas du tout.Des tee-shirts aux couleurs vives (taille S). Des jeans repassés. (Il y a encore des gens qui repassent leurs jeans ?) Une paire de tongs. Des sandales à talons. Une jupe. Une espèce de tunique style gitan. Des slips et des soutiens-gorge à fleurs.



– Oh, non, j’y crois pas ! ai-je grommelé, plus fort, cette fois.



– Qu’est-ce qui t’arrive ? Drapé dans le peignoir en éponge de l’hôtel, mon père sortait de la salle de bains en s’essorant les cheveux.– C’est pas mes fringues.



– Comment ça ?



– Ce sac, c’est pas mon sac. J’ai dû prendre celui de quelqu’un d’autre, à l’aéroport.



– Oh, bon Dieu, Webb !



Chaque fois qu’il blasphémait comme ça, j’avais l’impression que mon prénom lui-même devenait un juron, du style : « Webb, alors ! ».Une demi-heure plus tôt, nous étions arrivés à l’hôtel Palace, en plein centre de Madrid. Papa venait pour installer, dans un musée d’art contemporain, une exposition dont il avait conçu la mise en espace. L’inauguration était prévue pour dans deux jours, ce qui voulait dire qu’il bosserait tout le temps et que je pourrais passer mes vacances de printemps à me balader dans la ville. C’était pour ça, d’ailleurs, que j’avais emporté mes chaussures les plus confortables.Et maintenant, j’avais quoi à me mettre ? Des sandales à talons, une tunique gitane et des soutiens-gorge.



– Qu’est-ce que je vais faire ? ai-je gémi, assis sur mon lit.



– Appeler la compagnie, a répondu mon père. Si ton sac de voyage est toujours à Paris, ils le mettront dans un avion et l’enverront ici. On peut leur demander de le faire, en tout cas. Il n’avait pas l’air convaincu.



– Et ça, c’est ton sac à dos ?– Ouais, ai-je répondu en donnant un coup de pied dans le sac en nylon vert posé à mes pieds.



– Et ton autre sac, tu l’avais quand on est passés à la douane, à Paris ?



J’ai fait un effort pour me souvenir. J’avais dormi pendant presque tout le vol et j’étais à peine réveillé quand on avait passé la douane.



– Ils n’ont pas ouvert mes bagages, ça je m’en souviens, ai-je remarqué, en fouillant dans mon sac à dos à la recherche de mon portable. C’est alors que la mémoire m’est revenue.



– Oh, non !



– Quoi encore ? a lancé mon père.



– Je crois que j’ai oublié mon portable au lycée.



Nouveau soupir, plus prononcé, celui-là.



– Tu as gardé ton ticket de retrait des bagages, au moins? Ou ta carte d’embarquement?

J’ai vidé les poches de mon jean : papiers de chewing-gum, une pièce de dix cents, un Tic Tac tout poussiéreux.



– Je sais pas.



Avançant jusqu’à la chaise où il avait jeté sa veste, mon père a fouillé dans ses poches.



– Tiens.



Il brandissait une poignée de papiers.



– Au moins avec ça, on va savoir sur quels vols on était.
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Cielvariable   23 avril 2018
Irrésistible noix de coco de Sasha Seymour
En tant que nutritionniste, je considère que les produits à base de noix de coco, particulièrement l'huile de noix de coco, sont essentiels dans ma cuisine.
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coco4649   23 avril 2018
Le Saint masqué de Francis Picabia
Ma vie est passée





Extrait 2



Tout bonheur sur terre

Me plaît

                      Mais il vient trop tôt

                      Ou trop tard



  Que m’importe ce que dit le monde

      Je viens pour toujours



         Le plus grand bonheur

         Est un malheur



      Je suis mon chemin

         Et toujours au-dessus du peuple



Que toutes les clefs

         Se perdent

         En passe-partout



  Un homme vient de perdre la raison

         Tantôt soleil

                  Tantôt nuage



      Celui qui est lui-même

      Est un passe-partout.

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coco4649   23 avril 2018
Le Saint masqué de Francis Picabia
Ma vie est passée...





Extrait 1



        Ma vie est passée

Je cherche et n’ai pas trouvé

        Elle fut douleur et erreur



        La raison de ma recherche

        C’est ce que je cherche

        Mais ne trouve pas



             À partir d’aujourd’hui

             Je suspends à mon cou

Tout ce que le temps n’a jamais proclamé



  Je dois manger mon pain

  À la sueur de mon front

  Mais j’ai toujours froid



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Cielvariable   23 avril 2018
Histoire d'O, suivi de Retour à Roissy de Dominique Aury
Et je ne me sentais que plus belle, désirable et amoureuse ces fers ainsi passés à mes poignets, le fouet claquant mes reins.
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Cielvariable   23 avril 2018
Histoire d'O, suivi de Retour à Roissy de Dominique Aury
Son amant emmène un jour O se promener dans un quartier où ils ne vont jamais, le parc Montsouris, le parc Monceau. À l’angle du parc, au coin d’une rue où il n’y a jamais de station de taxis, après qu’ils se sont promenés dans le parc, et assis côte à côte au bord d’une pelouse, ils aperçoivent une voiture, avec un compteur, qui ressemble à un taxi. «Monte», dit-il. Elle monte. Ce n’est pas loin du soir, et c’est l’automne. Elle est vêtue comme elle l’est toujours : des souliers avec de hauts talons, un tailleur à jupe plissée, une blouse de soie, et pas de chapeau. Mais de grands gants qui montent sur les manches de son tailleur, et elle porte dans son sac de cuir ses papiers, sa poudre et son rouge.
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