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MoonBear   15 décembre 2018
Le Hussard sur le toit de Jean Giono
"Et le chat ?" se dit-il. Il se rendit compte que depuis la veille au matin il ne l'avait plus vu. Il pensa aussi qu'il aurait bien pu, avant de traverser, mettre un saucisson dans sa poche. En vérité, ce n'était pas manger qui était l'essentiel. Le chat, par contre, lui manqua beaucoup jusqu'à ce que le soleil soit levé.



Dans le moment de calme qu'il passa, là, étendu sur les tuiles tièdes, il se rendit compte que depuis la veille le charroi des tombereaux n'avait pas cessé. Il avait été trop préoccupé par son idée pour les entendre. Maintenant, il les entendait de nouveau battre le tambour.



(...)



Les maisons de ce quartier n'avaient pas de galeries et Angélo eut beau chercher de tous les côtés, il n'y avait pas non plus sur ces toitures d'endroits plats où pouvoir dormir. Même pas d'endroits où il puisse se mettre à l'ombre comme sous les arcs-boutants de la rotonde. Le soleil était encore plus blanc que d'habitude, la réverbération des tuiles polies brûlait autant que les rayons directs.



Il eut toutefois la joie de voir arriver le chat. Il ne sut jamais comment l'animal avait fait pour le rejoindre. Peut-être avait-il sauté ? En tout cas, à partir de ce moment-là, il resta sur les talons d'Angélo comme un chien, profita de toutes les haltes pour se frotter contre ses jambes. Il fit avec lui tout le tour du domaine et, quand Angélo s'assit au pied d'une petite murette, dans un peu d'ombre, le chat sauta sur ses genoux et lui fit à sa façon une fête de grande affection.
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Marti94   15 décembre 2018
Amours de Léonor de Recondo
Leurs existences à tous sont finalement étrangement imbriquées, c'est ce qu'il comprend tandis qu'elle jette un deuxième corset dans un grand éclat de rire. Ils sont tous dépendants les uns des autres, chacun à sa manière, liés aux us et coutumes, liés à leur rang social.
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sabine59   15 décembre 2018
Beaux Présents, Belles Absentes de Georges Perec
Mon amour mon nombre d'or

Beau ramoneur de ma brume

Beau maraudeur de ma nue

Noue en bordure de ma demeure

Un bandeau brodé d'aurore
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Jacques Salomé
sabine59   15 décembre 2018
Jacques Salomé
Quand soudain deux désirs rient ensemble, les étoiles frémissent et l'air s'embrasse et s'illumine pour laisser plus d'espace à la vie.
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Alixone   15 décembre 2018
Les plus belles pensées de Marcel Proust de Johan Faerber
Les mondains qui ne veulent pas laisser la politique s'introduire dans le monde sont aussi prévoyants que les militaires qui ne veulent pas laisser la politique pénétrer dans l'armée. (Page 110)
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sabine59   15 décembre 2018
Instants incertitudes de Claude Pujade-Renaud
Ciel

de sel

gemme



Pré

crissant

sous le gel



Un cheval roux

réchauffe le regard
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Frédéric Chopin
Kalgan   15 décembre 2018
Frédéric Chopin
Bach est un astronome qui découvre les plus merveilleuses étoiles. Beethoven se mesure à l'univers. Moi, je ne cherche qu'à exprimer l'âme et le coeur de l'homme.
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Chocolatiine   15 décembre 2018
Le Moi divisé de Ronald David Laing
Un sentiment solide de sa propre identité autonome est indispensable pour avoir une relation normale avec autrui. Autrement, toute relation menace l'individu de la perte de son identité.
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Alixone   15 décembre 2018
Les plus belles pensées de Marcel Proust de Johan Faerber
Les passions politiques sont comme les autres, elles ne durent pas. De nouvelles générations viennent qui ne les comprennent plus. (page 110)
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Shan_Ze   15 décembre 2018
Les Choses impossibles de Arnaud Cathrine
Il y a un moment où nos rêves deviennent aussi sublimes que notre vie est moche.
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Ladybird123   15 décembre 2018
Trois chevaux de Erri De Luca
La poussière est une voile, elle émigre, elle franchit la mer. Le sirocco la porte d’Afrique, elle vole des épices au marché et en assaisonne la pluie.
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alienor44   15 décembre 2018
Une seconde d'inattention de David Baldacci
Malgré la courte distance, Michelle prit un avion pour la Caroline du Nord. Comme elle n'avait plus ni carte ni badge, elle du faire enregistrer son arme ainsi qu'un petit couteau qu'elle gardait toujours sur elle et qu'elle récupérait à l'arrivée. Au volant de sa voiture de location, il lui fallut environ une heure pour se rendre dans la petite ville de Bowlington, à quatre-vingt-dix kilomètres à l'est de la frontière du Tennessee, au pied des montagnes Great Smoky. Elle découvrit une ville en pleine décrépitude, dont la gloire datait de l'industrie textile, lui apprit un vieil homme à la station-service où elle s'était arrêtée.

-Maintenant, tout ça c'est fabriqué en Chine et à Taïwan pour des queues de cerise, se lamenta le vieux pompiste, et on se fiche pas mal de ces vieux Etats-Unis d'Amérique. Ici, c'est la dèche.
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Carmendb   15 décembre 2018
Se souvenir des beaux lendemains de Nicolas Carteron
On est peu de chose pour plus grand que soi

Quiconque dans sa vie a été dépendant du dernier métro, sait que les gens se dévoilent vraiment au couvre-feu.

…les cons ça ose tout, c'est d'ailleurs à ça qu'on les reconnaît et c'est pour ça que j'avais osé.

J'étais un chanteur malheureux que l'on n'écoute plus, que les gens n'aiment plus.

…j'ai toujours aimé voir la vie en couleur, c'est toujours mieux que voir la vie en rose.

Aucune idée ne me vient, je suis comme Lennie devant une souris ou après les réprimandes de Georges dans le roman de Steinbeck.

Je ma demande si ce connard de Willis aurait fait payer autant à Anita Ekberg dans la dolce vita.

La bourgeoise se rafraîchit au champagne dans une coupe Crystal pour panser sa neurasthénie. La ménagère, elle, prend un cachet effervescent dans un verre d'eau taché par le calcaire du lave-vaisselle pour atténuer son mal de crâne.

Il est important d'avoir de belles dents blanches pour rire jaune et faire de l'humour noir.

J'appris que toujours n'est pas éternel..

Douze minutes avant le départ, le train ne sifflera pas trois fois.



Ne pas attacher d'importance, ce n'est pas immoral

Se souvenir, ce n'est pas incompréhensible.

L'impulsivité, ce n'est pas incontrôlable.

Le surpassement de soi, ce n'est pas le désintéressement de l'autre.

Tricher, ce n'est pas incommode.

La gourmandise, ce n'est pas immodéré.

Un cliché, ce n'est pas immortel.

La grandeur ce n'est pas indomptable.

Faire attention à son grain de peau, ce n'est pas inaccordable.

Avoir un destin à la James Dean, ce n'est pas ineffaçable.

…la galanterie, ce n'est pas inaccordable.

L'amour, ce n'est pas intemporel.

La mort, ce n'est pas la pire des fins.

Je suis ce que je dois être et non ce que je devrais être.
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rabanne   15 décembre 2018
Confession d'un masque de Yukio Mishima
La période de l'enfance est une scène de théâtre sur laquelle l'espace et le temps s'enchevêtrent.
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Vianna   15 décembre 2018
Le président des riches : Enquête sur l'oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy de Monique Pinçon-Charlot
La force de l'oligarchie est énorme,elle contrôle l'économie, la finance, les médias. Ses représentants sont au coeur du pouvoir politique. Nos recherches donnent à voir aux classes moyennes et populaires la puissance de l'adversaire, en cela elles peuvent décourager. Mais elles sont aussi des instruments de connaissances utiles à l'organisation de la lutte pour un meilleur partage des richesses produites par la nation.
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raynald66   15 décembre 2018
Le Trône de fer, tome 5 : L'Invincible forteresse de George R.R. Martin
Tu ne sens plus tes blessures, alors, ni les douleurs de ton dos accablé par le poids de l'armure, ni la sueur qui te dégouline dans les yeux.

Tu cesses de sentir, tu cesses de penser, tu cesses d'être toi,

seuls subsistent la lutte et l'adversaire
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raynald66   15 décembre 2018
Le Trône de fer, tome 5 : L'Invincible forteresse de George R.R. Martin
Je ne t'ai jamais aimée, Cersei, mais comme tu n'en étais pas moins

ma propre soeur, jamais je ne t'ai fait de mal.

Tu viens de clore ce chapitre.

Le mal que tu as fait ce soir, je te le revaudrai.

J'ignore encore comment, mais laisse moi le temps.

Un jour viendra où, te croyant heureuse et en sûreté, tu sentiras brusquement

ta joie prendre un goût de cendre, et tu sauras alors que la dette est payée
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raynald66   15 décembre 2018
Le Trône de fer, tome 5 : L'Invincible forteresse de George R.R. Martin
Un Lannister paie toujours ses dettes, dit Cercei.

C'est contre moi que tu t'es mis, Tyrion, dès le jour de ton arrivée à Port-Real, à ourdir tes machinations.

Tu m'as vendu Myrcella, dérobé Tommen, et voici que tu mijotes la mort de Joffrey.

Lui disparu, tu t'adjugerais le pouvoir au nom de Tommen.
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MoonBear   15 décembre 2018
Les Rougon-Macquart, tome 13 : Germinal de Émile Zola
C'était Bataille, le doyen de la mine, un cheval blanc qui avait dix ans de fond. Depuis dix ans, il vivait dans ce trou, occupant le même coin de l'écurie, faisant la même tâche le long des galeries noires, sans avoir jamais revu le jour. Très gras, le poil luisant, l'air bonhomme, il semblait y couler une existence de sage, à l'abri des malheurs de là-haut. Du reste, dans les ténèbres, il était devenu d'une grande malignité. La voie où il travaillait avait fini par lui être si familière, qu'il poussait de la tête les portes d'aérage, et qu'il se baissait, afin de ne pas se cogner, aux endroits trop bas. Sans doute aussi il comptait ses tours, car lorsqu'il avait fait le nombre réglementaire de voyages, il refusait d'en recommencer un autre, on devait le reconduire à sa mangeoire. Maintenant, l'âge venait, ses yeux de chat se voilaient parfois d'une mélancolie. Peut-être revoyait-il vaguement, au fond de ses rêvasseries obscures, le moulin où il était né, près de Marchiennes, un moulin planté sur le bord de la Scarpe, entouré de larges verdures, toujours éventé par le vent. Quelque chose brûlait en l'air, une lampe énorme, dont le souvenir exact échappait à sa mémoire de bête. Et il restait la tête basse, tremblant sur ses vieux pieds, faisant d'inutiles efforts pour se rappeler le soleil.



(...)



Bientôt, Trompette fut couché sur les dalles de fonte, comme une masse. Il ne bougeait toujours pas, il semblait dans le cauchemar de ce trou obscur, infini, de cette salle profonde, retentissante de vacarme. On commençait à le délier, lorsque Bataille, dételé depuis un instant, s'approcha, allongea le cou pour flairer ce compagnon, qui tombait ainsi de la terre. Les ouvriers élargirent le cercle en plaisantant. Eh bien, quelle bonne odeur lui trouvait-il ? Mais Bataille s'animait, sourd aux moqueries. Il lui trouvait sans doute la bonne odeur du grand air, l'odeur oubliée du soleil dans les herbes. Et il éclata tout à coup d'un hennissement sonore, d'une musique d'allégresse, où il semblait y avoir l'attendrissement d'un sanglot. C'était la bienvenue, la joie de ces choses anciennes dont une bouffée lui arrivait, la mélancolie de ce prisonnier de plus qui ne remonterait que mort.



"Ah ! cet animal de Bataille ! criaient les ouvriers, égayés par ces farces de leur favori. Le voilà qui cause avec le camarade."
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bilodoh   15 décembre 2018
Moustache de Pierre Gagnon
Ma mère refuse d’adopter un animal, « on s’attache », qu’elle dit, avant d’ajouter « ensuite on a mal… » 


Sans trop comprendre, je retiens que l’attachement est quelque chose de dangereux.


Probablement plus dangereux que la morsure d’un animal.



(Druide, p.59)
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