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TheReadingBee   05 juin 2020
Ceux qui voulaient voir la mer de Clarisse Sabard
- Oui, et pendant que moi, je peux me targuer d'avoir un bel appartement et un fils bien élevé qui envisage une carrière dans le droit, d'autres errent dans les rues, font les poubelles, tuent pour un peu de drogue, s'entassent dans des taudis. Est-ce donc ça, la splendeur de l'Amérique ?

Les tensions raciales, l'homophobie, le chômage et la corruption étaient en train de gangrener tout le système.
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tristantristan   05 juin 2020
La Dame de l'aube de Alejandro Casona
La vie ne t'a pas épargné. Lorsqu'on a eu le courage de renoncer à tout pour une passion, on ne peut revenir ensuite, lâche comme un chien qui a froid, pour mendier les miettes de ta propre table.

Traduction libre du contributeur à partir du texte original:

Mucho te ha doblegado la vida. Cuando se ha tenido el valor de renunciar a todo por una pasion no se puede volver luego, cobarde como un perro con frio, a mendigar las migajas de tu propia mesa.

p. 141
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rkhettaoui   05 juin 2020
Mon enfance volée de Mélinda Morisset
C'est fini, il ne pourra jamais plus m'atteindre, me

toucher, me faire du mal. Il n'existe plus. J'ai dû mal à réaliser

mon geste et en même temps je suis heureuse d'avoir pu en

venir à bout. C'est comme si toute ma peine et toute ma

douleur avaient plongé avec lui. J'attrape mon sac à dos où se

trouve mon arme et y met du poids à l'intérieur et le jette à

l'eau pour m'en débarrasser. Je n'en aurais plus jamais

besoin. Et je reprends la direction du port presque soulagée.
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rkhettaoui   05 juin 2020
Mon enfance volée de Mélinda Morisset
J'ai vraiment l'impression d'être

dans un mauvais rêve. Ça ne s'arrête pas, jamais. Je suis

fatiguée, j'en ai plein la tête de tout ça, de Léna, de toi ! Mais

à qui je peux faire confiance maintenant ! Criais-je les larmes

aux yeux.

Je me retrouve désormais seule, trahie par tous ainsi que par

l'homme que j'aime, celui que j'avais choisi parce que je le

pensais différent. Je n'ai plus personne sur qui me reposer,

me confier et me sentir mieux. Personne sur qui compter

pour me soutenir dans ce procès.

Je suis complètement seule

comme jamais je ne me suis sentie.
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helene2903   05 juin 2020
L'épreuve, tome 2 : La terre brûlée de James Dashner
Le soleil flamboyait toujours dans le ciel quand une voix résonna dans son esprit, le réveillant.

Une voix féminine.

Teresa.
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sweetie   05 juin 2020
L'exposition coloniale de Erik Orsenna
Les humains présentaient cet avantage sur les bacilles qu'ils sont visibles à l'oeil nu et bavards : pour savoir leurs intentions, il suffit de tendre l'oreille.
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rkhettaoui   05 juin 2020
Mon enfance volée de Mélinda Morisset
Quelle personne censée

reviendrait directement se jetter dans la gueule du loup

lorsqu'elle aurait eu l'occasion de pouvoir lui échapper ? Les

bleus sur ses bras se sont estompés et ont laissés la place à

une toute autre forme de bleus. De tous petits points comme

des aiguilles. Ils ont dû lui faire ça quand elle était à l'hôpital.

Elle a un peu moins de cernes aussi comme si elle avait pu

dormir sereinement pour la première fois depuis très

longtemps. Quel bien ça fait de la voir, de pouvoir la toucher

et de la serrer dans nos bras.
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rabanne   05 juin 2020
L'Autre de Andrée Chedid
- Jeph, je pense parfois que tu es le fils de mon fils. Toi, la graine de demain. Moi, le tronc qui respire pour toi tout autour. Quand tu deviendras arbre, tu perceras la terre, et je disparaîtrai.

- Ça ne te fait rien de disparaître ?

- J'aurai eu mon temps... Parfois tu es mon enfant, parfois je suis le tien. Est-ce que tu comprends ? Nous naissons ensemble... Pour ceux qui s'aiment, ça devrait être comme ça, tu ne crois pas, Jeph ?
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tristantristan   05 juin 2020
La Dame de l'aube de Alejandro Casona
- Tu sabes algun juego?

- Creo que los olvidé todos. Pero si me ensenais, puedo aprender.

traduction du contributeur:

- Connais-tu un jeu?

- Je crois les avoir tous oublié. Mais si vous me montrez, je peux apprendre.
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karamzin   05 juin 2020
Sous l'imperturbable clarté: Choix de poèmes 1983-2014 de Jean-Marie Barnaud
...



Maintenant c'est l'hiver sur ta page

Tu ouvres la fenêtre

La nuit a lessivé le ciel des rues

Tu ne sais comment nommer cet écheveau

des antennes des fils des tuyaux

luisant sur le vernis des ardoises

Le tout proche se dédouble

tressaute dans la brume jusqu'aux lointains

sur les colliers de feux et de balises

tendus sur le vide

jusqu'aux tours inertes

que midi n'a pas encore jetées

les unes dans les autres

suspendant aux nuages les branches nues

les réverbères la muraille d'en face

le flot des voitures anonymes

et la foule minuscule



Est-ce toujours Elseneur sur ces terrasses

où l'ombre des pères revient crier vengeance

et toujours les orphelins incapables

jetés dans les bras de la force par ces fantômes

et titubant dans des postures anciennes



Mais ce qui vient en gloire dans le petit jour

a-t-il jamais manqué aux errants

La lumière la fidèle dresse comme une poursuite sur la ville

le flambeau de son soleil tout rouge

Pas étonnant que chante le colosse de Memnon

sous cette main gracieuse



Et c'est la même qui coule jusqu'ici

passe ses doigts sur le ciment

laisse traîner sa chevelure sur les vitrages

les cheminées d'usine les tubes d'acier bleus

découpe en plans multiples les redents

les arêtes vives des immeubles

jetés comme des falaises

sur le glacis des rues en bas dans l'ombre



(dirait-on pas ce filet plus fragile

que les feuilles d'un livre

entre les mains tremblantes du lecteur)



Puis elle se fond dans les vapeurs qui montent

noyée sous les éclats cinglants

des vitrines et des feux

dans la rumeur mécanique

Si frêle et si discrète qu'on perd sa trace

au long du jour où l'on avance courbé



(sur la nuque ce seraient plutôt

les doigts froids de la nécessité

et aux reins une violence sans visage

puisque jamais on ne se retourne

dans ces rues et sous ces voûtes toujours avides

toujours trop vastes pour nos cris)



Mais elle persiste la clarté

comme en hiver

dans les collines ou les squares

la neige de la nuit montre

les arbres nus

et la sagesse des oiseaux



Toujours juste la constante

venue du bleu lointain

beauté sans faille

comme un couteau

elle tranche à vif dans le noir



Tu lui souris

Le monde est sauf
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rkhettaoui   05 juin 2020
Mon enfance volée de Mélinda Morisset
-Je crois que moi aussi, je suis amoureux de toi.

Mon cœur est sur le bord de l'explosion en entendant ces

quelques mots. C'est la première fois qu'on me les

prononçaient et cela m'a fait quelque chose. Pour la première

fois de ma vie, je me suis sentie désirée et aimée. Nous

finissons ce que nous n'avions pas eu le temps de terminer

l'autre soir lorsque la frustration était à son comble.

Désormais, nous étions tous les deux apaisés.
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rkhettaoui   05 juin 2020
Mon enfance volée de Mélinda Morisset
J'ai besoin de souffler un peu avant

de poursuivre quoi que ce soit. Je sais ce qui m'attends à la

page suivante. J'ai besoin de m'aérer, j'ouvre la porte

d'entrée en essayant de ne pas faire de bruit mais Joshua à

l'ouïe fine. Il se redresse aussitôt et me regarde perplexe.
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Joseph Droz
Luxille   05 juin 2020
Joseph Droz
L'amitié est l'estime ce qu'une fleur est à la tige qui la soutient.
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Jean de La Fontaine
Luxille   05 juin 2020
Jean de La Fontaine
Chacun se dit ami ;

mais fou s'y repose :

Rien n'est plus commun que ce nom,

Rien n'est plus rare que la chose.
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Antoine de Saint-Exupéry
Luxille   05 juin 2020
Antoine de Saint-Exupéry
Quand tu donnes, tu perçois plus que tu ne donnes, car tu n'es rien et tu deviens.
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Radwan74   05 juin 2020
Seul survivant, tome 1 : Atlanta-Miami de Jorge Miguel
Je vais aller tout droit dans cette purée de pois, j’en ai vu d’autres, et les jeunes excités que je transporte ne supporteraient pas d’arriver une heure en retard à leur biture annuelle.
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Emnia   05 juin 2020
L'apprenti sorcier de Hanns Heinz Ewers
Il le connaissait bien ce besoin d'épanchement commun à tous les hommes. Les croyants avaient leur confesseur, les autres leurs maîtresses, ou leurs amis ; lui n'avait ni confesseur, ni maîtresse, ni ami. Jadis, il avait eu un caniche. Quand le chien lui léchait la main ou remuait la queue, il se sentait soulagé, pardonné. Depuis, son caniche était mort.
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latitestella   05 juin 2020
Le berceau de Fanny Chesnel
Il veut pouvoir lui raconter un jour ses origines ou, à tout le moins, lui fournir une bêche pour défouir ses racines.
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Osmanthe   05 juin 2020
Dans l'oeil du démon de Junichirô Tanizaki
La femme passa un double kimono de nuit en duvet blanc. Ses pieds s'enfonçaient comme dans une mare en montant sur le futon. Dressée telle la dame des neiges, elle leva la main et tourna l'interrupteur de la lumière.
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PatriceG   05 juin 2020
Un musicien déchu de Léon Tolstoï
Albert



"Les notes du thème s'écoulèrent avec aisance et grâce à la suite de la première, illuminant soudain d'une clarté étonnamment limpide et apaisante le monde intérieur des chacun. Pas une fausse note, pas une sonorité excessive qui vînt troubler les auditeurs subjugués, tous les sons étaient clairs, gracieux et pleins de sens. Tout le monde suivait en silence, avec le frémissement de l'espoir, le développement de leur mélodie. De l'état d'ennui, de distraction bruyante et le sentiment de l'âme où se trouvaient ces gens, ils étaient soudain transportés sans le savoir dans un monde différent, oublié. Tantôt ils sentaient se lever dans leur âme une sensation de contemplation paisible du passé, tantôt c'était le souvenir passionnel d'un moment de bonheur, tantôt un besoin infini de pouvoir et d'éclat, tantôt un sentiment de soumission, d'amour insatisfait et de tristesse"



En déplaçant le centre de gravité sur la personne de l'artiste et en nous ouvrant son monde intérieur à travers un rêve, Tolstoï aiguise et dramatise dans Albert le conflit qui oppose l'art à la vie.



Albert, le violoniste déchu qui a fui la protection asservissante du riche mélomane Délessov, ne le trouvera que dans la rêverie délicieuse qui s'empare de lui au moment où il va mourir de faim et de froid sur le seuil d'une maison où il n'a même plus la force de frapper. Le conflit de l'art et de la vie est ici celui du rêve et de la réalité, c'est-à-dire de deux univers inconciliables.



C'est là une conclusion bien pessimiste . Elle rejoint celle des deux longs récits (ou courts romans) des années 1856-1862. Le Bonheur conjugal et Les Cosaques, qui sont l'un et l'autre l'histoire d'une résignation à l'échec dans la quête ardente du bonheur.

Michel Aucouturier, spécialiste de Tolstoï en France, 1960, Gallimard
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