AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Dernières citations /RSS
Antonin Artaud
Parataxe   17 février 2020
Antonin Artaud
portes, cellules, grenier, repas, la chambre que j’avais à choisir était-elle une chambre ou une cellule, un abri ou une prison ?

étais-je un homme ou un animal ?

un monde inépuisable de pensées était là, dont je savais très bien avoir la clef, – mais qui ne se décidaient jamais à me la rendre, parce qu’aucune de ces pensées n’était moi, bien qu’elles fussent tout ce qu’en fait je pensais.
Commenter  J’apprécie          00
Antonin Artaud
Parataxe   17 février 2020
Antonin Artaud
Je sais que j’étais né autrement [que « d’être copulé »], j’étais né de mes œuvres et non d’une mère
Commenter  J’apprécie          00
Chrichrilecture   17 février 2020
La vie est gay de Caroline Ellen
D'habitude elle était d"une vigilance extrême. Jamais, surtout ne jamais s'endormir. Il faut trop de confiance pour fermer les yeux à coté de quelqu'un qu'on ne connait pas. D'ailleurs, même à coté de quelqu'un qu'on connait, ce n'est pas toujours simple. Elle interdit ce genre de fantaisie. Interdit de sombrer sans plus penser à rien. D'habitude, elle ne dormait qu'une fois rentrée chez elle. Qu'elle que soit l'heure. Mais c'était plus comme d'habitude.
Commenter  J’apprécie          00
Parataxe   17 février 2020
Ombre de la mémoire : Anthologie de la poésie hispano-américaine de Philippe Ollé-Laprune
A l’intérieur de mon jardin

Chloe Douglas



Parmi le vert

et la floraison

de toutes les plantes les plus belles

je flâne.

Je délibère ici

Je rêve par là.

L’heure s’arrête

ou plutôt s’étend pleinement,

se déplier et s’amplifier.



Ces tournoiements et ondulations soudaines

de brises d’été,

envoient tous les parfums

dans l’air chaud.

Contempler une feuille

ou le motif sur le mur

créés par des branches les plus près.



Ces têtes-là de fleurs dansantes

exposent délicatement

toute leur gloire.



Quelle simplicité à se perdre.

Et quelle aisance à respirer

doucement.

Et quelle aisance

à avoir des pensées profondes.
Commenter  J’apprécie          00
moravia   17 février 2020
La semence du démon de Dean Koontz
Susan tendit le bras pour aller tâter les deux petits trous qui marquaient la peau douce de sa nuque et l'obligeaient à porter en public des robes à col montant ; deux îlots de résistance, glacés et perdus au milieu d'un océan de chairs tendre. Telle une jeune épousée arquant les bras pour nouer ses longs cheveux en une queue de cheval, elle passa les fiches derrière son cou et introduit les broches d'acier dans sa colonne vertébrale avec la dextérité d'une adolescente nouant un ruban rouge autour de ses tresses.

"Que désires-tu ? demanda le Père-Amant.

- Je veux voir."

Aussitôt, elle eut une vision directe du paysage entourant la maison.
Commenter  J’apprécie          00
Parataxe   17 février 2020
Littérature allemande de Georges Zink
Après la bombe

William Braumann



Sur le tapis roulant de l’aérogare désaffecté

Des valises oubliées tournent sans fin

Dans les rayons clandestins

D’une lumière hébétée



Des squelettes livrés à eux-mêmes

Se sourient comme ils peuvent

Pour tenter de faire peau neuve

Sur le carrelage froid de leurs mâchoires brisées



Plus un chien policier sur la piste

D’un quelconque atterrissage



Derrière les fenêtres poussiéreuses

De la salle d’attente de l’ancien terminal

Subsiste Jack l’animal,

Le grand avion cargo à l’haleine boueuse



Échoué comme un cygne de plomb

À la carcasse éventrée,

Le vieux squale édenté

Rêve de marais salants



L’aéroport Hartsfield-Jackson,

Prince des airs

Né il y a longtemps déjà

De l’éclatant sourire révolutionnaire

Du tout premier maire

Afro-américain d’Atlanta,

Se souvient de ses heures graciles



De ce temps où les hommes rêvaient encore

En couleur,

Quand la fraternité avait le regard perçant,

C’était avant

La triste pause

Avant

Que la bombe n’explose.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
leonce   17 février 2020
Mankell (par) Mankell : Un portrait de Kirsten Jacobsen
Ondaatje : " Oui. Je voudrais revenir à L'Homme inquiet. Tu dis que, pour toi,

ça commence toujours par l'histoire et non par le personnage de Wallander, mais dans ce dernier livre Wallander est l'histoire. Sans entrer dans les détails de l'intrigue, que nous n'allons pas révéler ici, le noyau du livre est la vision que Wallander a de lui-même, de sa vie, de son passé....."
Commenter  J’apprécie          00
Parataxe   17 février 2020
Anthologie de la poésie de langue française du XIIe au XXe siècle de Michel Cazenave
Gris, gris, gris…



De ma fenêtre le ciel est gris

Des gens se pressent je ne sais pourquoi

La rue est remplie de débris

Et les chats hurlent sur les toits.

Je suis enfermée dans ma chambre

La musique inonde les murs

Est-ce le mois de mai ou décembre

Je ne sais plus, je te le jure.

De ma fenêtre le ciel est gris

J’ai la tête farcie de pourquoi

Mon intellectuel est tari

Une cigarette me tend les bras.

Plus rien ne compte, je divague

Le soleil peut pointer son nez

Je lui dirais peut-être une blague

Ou l’inviterait à dîner.

De ma fenêtre le ciel est gris

Je vais refermer les volets

Entends-tu la petite souris

Te chantonner un petit couplet.

La mélodie s’est égarée

Quelque part au fond de la nuit

Ma chambre je veux redécorer

Pour emmenoter tout ce gris.
Commenter  J’apprécie          00
Parataxe   17 février 2020
Anthologie de la poésie de langue française du XIIe au XXe siècle de Michel Cazenave
Gris, gris, gris…



De ma fenêtre le ciel est gris

Des gens se pressent je ne sais pourquoi

La rue est remplie de débris

Et les chats hurlent sur les toits.

Je suis enfermée dans ma chambre

La musique inonde les murs

Est-ce le mois de mai ou décembre

Je ne sais plus, je te le jure.

De ma fenêtre le ciel est gris

J’ai la tête farcie de pourquoi

Mon intellectuel est tari

Une cigarette me tend les bras.

Plus rien ne compte, je divague

Le soleil peut pointer son nez

Je lui dirais peut-être une blague

Ou l’inviterait à dîner.

De ma fenêtre le ciel est gris

Je vais refermer les volets

Entends-tu la petite souris

Te chantonner un petit couplet.

La mélodie s’est égarée

Quelque part au fond de la nuit

Ma chambre je veux redécorer

Pour emmenoter tout ce gris.
Commenter  J’apprécie          00
Parataxe   17 février 2020
Anthologie de la poésie de langue française du XIIe au XXe siècle de Michel Cazenave
Gris, gris, gris…



De ma fenêtre le ciel est gris

Des gens se pressent je ne sais pourquoi

La rue est remplie de débris

Et les chats hurlent sur les toits.

Je suis enfermée dans ma chambre

La musique inonde les murs

Est-ce le mois de mai ou décembre

Je ne sais plus, je te le jure.

De ma fenêtre le ciel est gris

J’ai la tête farcie de pourquoi

Mon intellectuel est tari

Une cigarette me tend les bras.

Plus rien ne compte, je divague

Le soleil peut pointer son nez

Je lui dirais peut-être une blague

Ou l’inviterait à dîner.

De ma fenêtre le ciel est gris

Je vais refermer les volets

Entends-tu la petite souris

Te chantonner un petit couplet.

La mélodie s’est égarée

Quelque part au fond de la nuit

Ma chambre je veux redécorer

Pour emmenoter tout ce gris.
Commenter  J’apprécie          00
Parataxe   17 février 2020
Anthologie de la poésie de langue française du XIIe au XXe siècle de Michel Cazenave
Gris, gris, gris…



De ma fenêtre le ciel est gris

Des gens se pressent je ne sais pourquoi

La rue est remplie de débris

Et les chats hurlent sur les toits.

Je suis enfermée dans ma chambre

La musique inonde les murs

Est-ce le mois de mai ou décembre

Je ne sais plus, je te le jure.

De ma fenêtre le ciel est gris

J’ai la tête farcie de pourquoi

Mon intellectuel est tari

Une cigarette me tend les bras.

Plus rien ne compte, je divague

Le soleil peut pointer son nez

Je lui dirais peut-être une blague

Ou l’inviterait à dîner.

De ma fenêtre le ciel est gris

Je vais refermer les volets

Entends-tu la petite souris

Te chantonner un petit couplet.

La mélodie s’est égarée

Quelque part au fond de la nuit

Ma chambre je veux redécorer

Pour emmenoter tout ce gris.
Commenter  J’apprécie          00
Parataxe   17 février 2020
Anthologie de la poésie de langue française du XIIe au XXe siècle de Michel Cazenave
Gris, gris, gris…



De ma fenêtre le ciel est gris

Des gens se pressent je ne sais pourquoi

La rue est remplie de débris

Et les chats hurlent sur les toits.

Je suis enfermée dans ma chambre

La musique inonde les murs

Est-ce le mois de mai ou décembre

Je ne sais plus, je te le jure.

De ma fenêtre le ciel est gris

J’ai la tête farcie de pourquoi

Mon intellectuel est tari

Une cigarette me tend les bras.

Plus rien ne compte, je divague

Le soleil peut pointer son nez

Je lui dirais peut-être une blague

Ou l’inviterait à dîner.

De ma fenêtre le ciel est gris

Je vais refermer les volets

Entends-tu la petite souris

Te chantonner un petit couplet.

La mélodie s’est égarée

Quelque part au fond de la nuit

Ma chambre je veux redécorer

Pour emmenoter tout ce gris.
Commenter  J’apprécie          00
Parataxe   17 février 2020
Francis-Étienne Sicard
Armatures de songes



Dans un prisme de sable aux arêtes sans âge

Un saphir de soleil serti d’un fil de chair

Brise en éclats le ciel d’où s’effrite un éclair

Dont la bouche de feu vient mourir sur la plage.



La pyramide en grain d’une dune au mouillage

Coule le long des mains comme un ruisseau dans l’air

Et couvre de sa soie une étoile au teint clair

Que l’horizon câlin rouille à son babillage.



Sous un tulle de glace un souffle de sel pur

Caresse la rondeur d’une larme d’azur

Et fuit sous le frisson d’une plume de lune.



Un vitrail de silice enflamme le désert

Puis l’ombre d’un calice au silence disert

Passe comme un instant sous un dais de fortune.
Commenter  J’apprécie          00
Parataxe   17 février 2020
Vitraux de songes de Francis-Étienne Sicard
Brumes de parcs



Pointillé d’or,

votre parole

trace,

à l’envers,

le cercle

de mes mains,

sur le soleil

couché

à l’ombre

de vos doigts.



Y-a t’il un rêve

dont la suave sève

vaille que l’on vieillisse

sans valise,

ni valse,

sans salive

ni liasse ?



Or,

telle la Sybille de Delphes,

à foison,

vous répandez

le verbe obscur

qui habite mes caves,

puis

vous glissez

enfin

entre mes cils éteints.
Commenter  J’apprécie          00
Parataxe   17 février 2020
Ballades et réflexions à ma façon de Esther Granek
Attente



Cette graine que je tiens

dans le creux de ma main,

qu’en naîtra-t-il demain ?

Un roseau ou un chêne ?

Quelque plante de jardin ?

J’ignore et ne m’en plains.

Mais le coeur me palpite,

sachant qu’en elle habite

une vie qui attend

mon plaisir du moment

et qui dira : présent

pourvu que je lui trouve

bonne terre qui la couve.

Ainsi, bonne graine attend.



Cet amour que tu tiens

dans le creux de ta main,

qu’en naîtra-t-il demain ?

Mon bonheur, ou ma peine ?

Ou mes regrets sans fin ?

Je l’ignore, ô combien.

Mais là, mon coeur se glace

de ne savoir ma place

au destin qui attend

ton plaisir du moment.

Car c’est toi qui choisis,

et c’est moi qui subis.

Bonne chienne qui attend.

Et bon chien s’y entend.
Commenter  J’apprécie          00
Jules Laforgue
Parataxe   17 février 2020
Jules Laforgue
Complainte d'une convalescence en mai



Nous n'avons su toutes ces choses qu'après sa mort.

Vie de Pascal par Mme Perier

Convalescent au lit, ancré de courbatures,

Je me plains aux dessins bleus de ma couverture,

Las de reconstituer dans l'art du jour baissant

Cette dame d' en face auscultant les passants :



Si la Mort, de son van, avait chosé mon être,

En serait-elle moins, ce soir, à sa fenêtre ? ...



Oh ! mort, tout mort ! Au plus jamais, au vrai néant

Des nuits où piaule en longs regrets un chant-huant !



Et voilà que mon Âme est tout hallucinée !

Mais s'abat, sans avoir fixé sa destinée.



Ah ! Que de soirs de mai pareils à celui-ci,

Que la vie est égale; et le coeur endurci !



Je me sens fou d'un tas de petites misères.

Mais maintenant, je sais ce qu'il me reste à faire.



Qui m'a jamais rêvé ? Je voudrais le savoir !

Elles vous sourient avec âme, et puis bonsoir,



Ni vu ni connu. Et les voilà qui rebrodent

Le canevas ingrat de leur âme à la mode ;



Fraîches à tous, et puis reprenant leur air sec

Pour les christs déclassés et autres gens suspects



Et pourtant, le béni grand bol de lait de ferme

Que me serait un baiser sur sa bouche ferme !



Je ne veux accuser personne, bien qu'on eût

Pu, ce me semble, mon bon cœur étant connu...



N'est-ce pas ; nous savons ce qu'il nous reste à faire,

Ô cœur d' or pétri d'aromates littéraires,



Et toi, cerveau confit dans l'alcool de l'orgueil !

Et qu'il faut procéder d'abord par demi-deuils...



Primo : mes grandes angoisses métaphysiques

Sont passées à l'état de chagrins domestiques ;



Deux ou trois spleens locaux. -ah ! Pitié, voyager

Du moins, pendant un an ou deux à l'étranger...



Plonger mon front dans l'eau des mers, aux matinées

Torrides, m'en aller à petites journées,



Compter les clochers, puis m'asseoir, ayant très chaud,

Aveuglé des maisons peintes au lait de chaux...



Dans les Indes du rêve aux pacifiques Ganges,

Que j'en ai des comptoirs, des hamacs de rechange !



-Voici l'œuf à la coque et la lampe du soir.

Convalescence bien folle, comme on peut voir.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
pit31   17 février 2020
Journal d'un curé de campagne de Georges Bernanos
Mon Dieu, je sais parfaitement que l'hérédité p-s lourd sur des épaules comme les miennes, mais ce mot d'alcoolisme est dur à entendre. En me rhabillant, je me regardais dans la glace, et mon triste visage, un peu plus jaune chaque jour, avec ce long nez, la double ride profonde qui descend jusqu'aux commissures des lèvres, la barbe rase mais dure dont un mauvais rasoir ne peut venir à bout, m'a soudain paru hideux.

Sans doute le docteur a-t-il surpris mon regard, car il s'est mis à rire. Le chien a répondu par des aboiements puis par des sauts de joie. "A bas, Fox ! A bas, sale bête". Finalement nous sommes entrés dans la cuisine. Tout ce bruit m'avait rendu courage, je ne sais pourquoi. La haute cheminée, bourrée de fagots, flambai comme une meule.
Commenter  J’apprécie          10
leonce   17 février 2020
Balade avec Épicure de Daniel M. Klein
kierkegaard non plus ne nous ménage pas lorsqu'il nous défie de prendre des risques philosophiques et spirituels: "Oser, c'est perdre l'équilibre un instant. Ne pas oser, c'est se perdre soi-même ".
Commenter  J’apprécie          00
ThomasSpoketcompagnie   17 février 2020
Henri Beauclair. L'Éternelle Chanson. Triolets de Henri Beauclair
II

JAMAIS ! (extrait)



Pourquoi donc répondre : « Jamais ! »

O jeune et blonde charmeresse ?

Quand je t’ai dit que je t’aimais,

Pourquoi donc répondre : Jamais.

C’est un mot, je te le promets,

Qui n’ira pas à son adresse.

Pourquoi donc répondre : « Jamais ! »

O jeune et blonde charmeresse ?
Commenter  J’apprécie          00
Elzearjacob   17 février 2020
La Guerre et la Paix, tome 2 de Léon Tolstoï
La description d'une bataille contient toujours une part de mensonge due à ce qu'on est obligé de décrire en peu de mots l'action de milliers d'hommes qui, disséminés sur plusieurs verstes, sont dans un état d'extrême surexcitation, en proie à la peur de la mort et de l'opprobre.
Commenter  J’apprécie          00