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Jenta328 juin 2017
Les Vendanges Tardives de Françoise Dorin
- Pense qu'en plus tu pourrais être, comme tant d'autres, en prison victime d'un maton sadique ; malade incurable ; infirme ; sans bons souvenirs à te raconter ; sans ressources intellectuelles ; sans...

- Ma pauvre Iris ! Tu as parfois des raisonnements de primate : les plus grands emmerdements qui atteignent les autres ne sont d'aucuns secours contre le petit qui te touche personnellement.
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SZRAMOWO28 juin 2017
L'autre Tartuffe, ou La mère coupable de Beaumarchais
ACTE I

Le théâtre représente un salon fort orné.

SCÈNE PREMIÈRE.

SUZANNE seule, tenant des fleurs obscures dont elle fait un bouquet.

Que Madame s'éveille et sonne, mon triste ouvrage est achevé.

Elle s'assied avec abandon.

À peine il est neuf heures, et je me sens déjà d'une fatigue... Son dernier ordre, en la couchant, m'a gâté ma nuit toute entière.

« Demain, Suzanne, au point du jour, fais apporter beaucoup de fleurs, et garnis en mes cabinets. Au portier ; que de la journée il n'entre personne pour moi. Tu me formeras un bouquet de fleurs noires et rouge foncé ; un seul billet blanc au milieu. »

Le voilà. Pauvre Maîtresse ! Elle pleurait ! Pour qui ce mélange d'apprêts ?

Eeeh ! Si nous étions en Espagne, ce serait aujourd'hui la fête de son fils Léon.

Avec mystère.

Et d'un autre homme qui n'est plus !

Elle regarde les fleurs. Les couleurs du sang et du deuil !

Elle soupire.

Ce coeur blessé ne guérira jamais. Attachons-le d'un crêpe noir, puisque c'est-là sa triste fantaisie.

Elle attache le bouquet.
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SZRAMOWO28 juin 2017
Le mariage de Figaro Tome 2 de Beaumarchais
Acte 3 - Scène IV

LE COMTE, seul, marche en rêvant.

J’ai fait une gaucherie en éloignant Basile !… La colère n’est bonne à rien. — Ce billet remis par lui, qui m’avertit d’une entreprise sur la comtesse ; la camériste enfermée quand j’arrive ; la maîtresse affectée d’une terreur fausse ou vraie ; un homme qui saute par la fenêtre, et l’autre après qui avoue… ou qui prétend que c’est lui… Le fil m’échappe. Il y a là-dedans une obscurité… Des libertés chez mes vassaux, qu’importe à gens de cette étoffe ? Mais la comtesse ! si quelque insolent attentait… Où m’égaré-je ? En vérité, quand la tête se monte, l’imagination la mieux réglée devient folle comme un rêve ! — Elle s’amusait ; ces ris étouffés, cette joie mal éteinte ! — Elle se respecte ; et mon honneur… où diable on l’a placé ! De l’autre part, où suis-je ? Cette friponne de Suzanne a-t-elle trahi mon secret ?… Comme il n’est pas encore le sien !… Qui donc m’enchaîne à cette fantaisie ? j’ai voulu vingt fois y renoncer… Étrange effet de l’irrésolution ! si je la voulais sans débat, je la désirerais mille fois moins. — Ce Figaro se fait bien attendre ! il faut le sonder adroitement (Figaro paraît dans le fond, il s’arrête), et tâcher, dans la conversation que je vais avoir avec lui, de démêler d’une manière détournée s’il est instruit ou non de mon amour pour Suzanne.
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SZRAMOWO28 juin 2017
Le mariage de Figaro Tome 1 de Beaumarchais
Le théâtre représente une chambre à demi démeublée ; un grand fauteuil de malade est au milieu. Figaro, avec une toise, mesure le plancher. Suzanne attache à sa tête, devant une glace, le petit bouquet de fleurs d’orange, appelé chapeau de la mariée.



Scène I

FIGARO, SUZANNE.



Figaro.

Dix-neuf pieds sur vingt-six.



Suzanne.

Tiens, Figaro, voilà mon petit chapeau : le trouves-tu mieux ainsi ?



Figaro lui prend les mains.

Sans comparaison, ma charmante. Oh ! que ce joli bouquet virginal, élevé sur la tête d’une belle fille, est doux, le matin des noces, à l’œil amoureux d’un époux !…



Suzanne se retire.

Que mesures-tu donc là, mon fils ?



Figaro.

Je regarde, ma petite Suzanne, si ce beau lit que monseigneur nous donne aura bonne grâce ici.



Suzanne.

Dans cette chambre ?



Figaro.

Il nous la cède.



Suzanne.

Et moi je n’en veux point.



Figaro.

Pourquoi ?



Suzanne.

Je n’en veux point.



Figaro.

Mais encore ?



Suzanne.

Elle me déplaît.



Figaro.

On dit une raison.
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Gwen2128 juin 2017
Eureka Street de Robert McLiam Wilson
Il aimait le nom de l'Américaine. Max. Et il était très content qu'elle soit américaine. Il n'était pas entièrement certain qu'il l'aimerait ou qu'il devrait l'aimer. L'amour était un peu ambitieux. L'échange de fluides corporels suffirait pour commencer.
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visages28 juin 2017
Par le feu de Tahar Ben Jelloun
L'histoire de Mohamed n'appartient à personne; c'est l'histoire d'un homme simple, comme il y en a des millions, qui, à force d'être écrasé, humilié, nié dans sa vie, a fini par devenir l'étincelle qui embrase le monde
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rkhettaoui28 juin 2017
Le Prisonnier de Bérengère de Magali
— Je les trouve dangereuses…

— Dangereuses ! Comment ça ?

— Naturellement ! Avec elles, il faut tout de suite parler mariage, jette-t-il, brutal.

— Mais ce n’est pas indispensable de parler « mariage » !
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rkhettaoui28 juin 2017
Le Prisonnier de Bérengère de Magali
Ne revenons pas sur le passé et sur les griefs qui nous ont tenus, vous et moi, éloignés l’un de l’autre comme deux roquets qui se boudent.
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joedi28 juin 2017
Raoul en milieu naturel de Véropée
Maman, je peux regarder la télé ?



T'as plein d'autres choses à faire mon Raoul.

Pourquoi tu dessines pas ?



J'vais dessiner un petit garçon qui regarde la télé.
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ANASTASY28 juin 2017
Le Rêveur d'étoiles de Yves Pourcher
J'entendis un cri en face, une menace et aussitôt je sentis une vive douleur dans mon bras droit. Je m'immobilisai. J'attendis encore, puis, rassemblant mes forces, je rampai. Je tombai dans un trou. Les mitrailleuses continuaient à tirer. Je crois que je me suis évanoui. Quand je repris connaissance, je réussis à quitter ma vareuse et à déchirer ma chemise. Je serrai mon bras avec ma bande de pansement. Elle dut faire un garrot. Je fermai les yeux.

Quand je me réveillai, le soleil était haut. Avais-je dormi ou étais-je malade? Je crus pouvoir me lever. J'essayai, mais je n'arrivai pas à remuer. Mon côté droit semblait paralysé. J'avais soif. Mais comment faire pour atteindre la lanière de ce maudit bidon? Je tendis mon bras gauche. Mes doigts se crispèrent sur le vide. Ma tête était brûlante. Je sentais la sueur couler sur mon corps. Le rythme de mon cœur s’accélérait puis se ralentissait étrangement. Je fis d'horribles cauchemars. Tantôt je me noyais et, à d'autres moment, je voyais des flammes m'entourer. J'avais froid sous le soleil.

La nuit revint. Elle était claire et je ne souffrais plus. Étrangement, la douleur semblait s'être envolée. Je cherchai les étoiles. Je trouvai la Grande Ourse, le Dragon, la Petite Ourse, le Cocher et la Chèvre. Je vis aussi à l'est, le Cygne avec sa Croix couchée, l'éclatante Véga et, au sud, Hercule, l'Homme à genoux, Atlas avec la couronne boréale. Soudain, j'étais à Coulagnettes. Je me voyais dans la grande maison. C'était le soir. Nous nous serrions autour de la cheminée. Le feu était doux. Ma mère cousait, Hélène lisait.
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rkhettaoui28 juin 2017
Le Prisonnier de Bérengère de Magali
Il est bon qu’un petit bout d’homme, qui doit être plus tard un homme à son tour, subisse les mêmes épreuves pour pouvoir comprendre la valeur de l’effort. Le luxe, l’argent facile t’ont gâté, comme ils en ont gâté tant d’autres qui auraient pu, peut-être, faire besogne utile. Moi, je ne veux pas que mon fils soit un raté. C’est pourquoi je cherche à réagir, alors qu’il en est temps encore !
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grm-uzik28 juin 2017
La Tour Sombre, Tome 6 : Le chant de Susannah de Stephen King
- "Le ka n'a ni cœur ni esprit."



~ Dicton de Gilead ~
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rkhettaoui28 juin 2017
Le Prisonnier de Bérengère de Magali
Il ne s’était jamais soucié des femmes et l’amour lui apparaissait chose superflue dans la vie d’un homme occupé-

Mais l’éblouissement dans lequel le plongea la vue de Mlle de Rovel changea complètement ses idées là-dessus. Il s’informa des antécédents de la jeune fille et apprit que sa présence à Angers était toute fortuite. De vieille noblesse angevine, par sa mère, elle n’avait plus dans cette province que des cousins éloignés chez qui elle venait rarement. Le reste du temps, elle habitait au pays de son père, en terre basque, avec une tante restée fille, un vieux château qu’elle ne quittait guère. Il sut que sa fortune était minime, pour ne pas dire inexistante. Le château croulait, les fermiers payaient à peine… Bref, c’était presque la misère.
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rkhettaoui28 juin 2017
Le Prisonnier de Bérengère de Magali
En réalité, lorsque vous dissertez, derrière le tapis vert de votre grande salle, c’est uniquement une façon de discuter avec vous-même sans crainte qu’on vous contredise. Et ils s’en garderaient bien, de vous contredire, les membres de votre soi-disant conseil ! Nul n’ignore que les capitaux qui soutiennent votre société de charbonnages sont votre entière propriété, et que vous n’avez besoin de personne pour mener votre barque. Dieu merci, vous offrez cet exemple, rare à notre époque, d’être un homme d’affaires remarquable doublé d’un parfait honnête homme…
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iris2928 juin 2017
La Fille de braises et de ronces, Tome 1 de Rae Carson
Celui qui sert le Destin ne doit pas perdre la pureté de son dessein ...
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patatarte200128 juin 2017
La Maison dans la dune de Maxence Van der Meersch
Il s'accouda sur l'appui; il regarda au- dehors la tristesse de cette lande sablonneuse, de ce ciel d'un vert clair, où passait un vent vif, qui chassait devant lui des traînées de nuages étirés, et frangés de rouge. Et il découvrait dans cette désolation de terre stérile, dans la pâleur de ce ciel vide et froid quelque chose de tragique, qui, sans qu'il sût pourquoi, lui faisait songer à sa destinée...
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grm-uzik28 juin 2017
La Tour Sombre, Tome 6 : Le chant de Susannah de Stephen King
- "Vois la TORTUE comme elle est ronde

Sur son dos repose le monde

Son esprit, quoique lent, est toujours très gentil ;

Il tient chacun de nous dans ses nombreux replis.



Sur son dos la vérité va bien accompagnée

Et voici l'amour et le devoir comme mariés.

La mer et la terre elle aime également,

Et même moi, malheureux enfant."
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rkhettaoui28 juin 2017
Magali. Les Coeurs altiers, roman de Magali
La vie m’a appris de bonne heure à donner à chaque chose sa réelle importance… Et rien n’a de l’importance… même pas les blessures d’amour-propre.

« Et puis, l’amour-propre est très relatif. Ce qui pourrait m’humilier dans ma nouvelle position, ce serait de voir autour de moi des témoins de mon passé. Or, il n’y a plus de témoins… que ceux qui sont muets et immuables : les pierres, le ciel, le décor… A part eux, aucun visage familier : tu sais, autant que moi, qu’on a remplacé toute la domesticité et jusqu’aux gardes-chasse…
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sevm5728 juin 2017
Les falsificateurs de Antoine Bello
Même si j'avais l'impression de reconnaître mieux que la plupart de mes condisciples la mélodie enfouie dans la cacophonie de l'histoire, je n'avais jamais imaginé pouvoir contribuer à en écrire la partition.
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rkhettaoui28 juin 2017
Magali. Les Coeurs altiers, roman de Magali
Il est évident que les « rois de l’argent » sont habitués à plus de confort et que vos palaces et vos gratte-ciel de New-York n’ont rien de comparable à nos modestes demeures, fussent-elles seigneuriales.

« Ce que nous aimons ici, nous, les fils de la vieille Europe, c’est… mon Dieu ! presque rien en somme : tout un passé qui dort là au creux des arbres moussus et dans les allées centenaires… c’est l’histoire, toujours vivante pour nous, des générations évanouies qui contribuèrent, au cours des siècles accumulés, à mettre sur notre sol, sous notre ciel, un peu de beauté et d’art – cet art et cette beauté que vous essayez d’acquérir à coups de dollars et de bank-notes – c’est l’âme de nos aïeux, éparse dans nos tourelles et sous les clochers de nos églises ou enfermée dans les lambris assombris par les ans de nos manoirs et de nos gentilhommières… toutes ces choses qui n’ont d’autre valeur que celle que notre souvenir leur donne et qui, pour les étrangers, ne sont en réalité, comme disait Mademoiselle tout à l’heure, qu’un amas de vieilles pierres…
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