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enkidu_24 septembre 2017
C'est pour cela qu'on aime les libellules de Marc-Alain Ouaknin
« Israël », dans la terminologie biblique, renvoie à tout homme qui, à l’instar du patriarche Jacob, devient Israël à la suite de son combat avec l’Ange (Genèse 32).



Jacob tomba ; victorieux, il reste cependant boiteux. Le « devenir boiteux » appartient à sa victoire. Mais la lutte n’est jamais terminée. La lutte de Jacob avec l’ange c’est abord cela : surmonter, dans l’existence humaine, l’angélisme d’une histoire écrite dans la facilité. C’est refuser une histoire dont le chemin est écrit à l’avance comme un destin.



« Il n’y a pas d’astres pour Israël » signifie que l’homme n’a pas à se soumettre au destin astrologique, au déterminisme astral ou au déterminisme tout court.



La soumission à l’astre est un « désastre » selon le jeu de mots forgé par Maurice Blanchot (L’Écriture du désastre, op. cit.).



L’histoire du peuple en général et de l’individu en particulier réside précisément dans ce « ne pas être destiné ». L’action des hommes, leurs gestes et leurs paroles peuvent produire des ruptures, des cassures, des infléchissements possibles du cours de l’histoire.



« Le destin ne précède pas l’Histoire, il la suit. »



L’homme qui ne s’arrache pas au destin est, selon la terminologie de Patocka, un homme « préhistorique ».



Le « préhistorique » n’est pas une période, une époque, mais une attitude face au monde. Le « préhistorique » c’est le non-problématique, lorsque l’homme accepte le monde dans la passivité, dans l’évidence naïve d’une simplicité non questionnée, qui semble connaître les réponses avant même que les questions ne soient posées.



L’homme « préhistorique » est l’homme « des astres », de la destinalité préfabriquée, de l’écoute non révoltée des horoscopes et d’autres diseuses de bonne aventure. (p. 139)
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Sachenka24 septembre 2017
Journal de la guerre au cochon de Adolfo Bioy Casares
- Ce qui m'agace dans cette guerre au cochon (il s'irrita d'avoir involontairement appelé ainsi la persécution des vieux), c'est le culte rendu à la jeunesse. Les jeunes, ils sont grisés par la jeunesse. C'est stupide.
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JIMEDE24 septembre 2017
Graffitivre de Graffitilivre
Une pensée aux familles des vitrines.
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JIMEDE24 septembre 2017
Graffitivre de Graffitilivre
Ensemble, bâtissons un monde sans brocolis !
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gouelan24 septembre 2017
La tête en friche de Marie-Sabine Roger
- Il est petit, j'ai fait.

Elle a répondu que ce n'est pas à ça qu'on doit juger un livre.

- Pas plus qu'on peut juger les gens sur leur taille, j'ai dit. Tant qu'on a les deux pieds qui touchent terre, c'est qu'on est assez grand, pas vrai ?

Et tout de suite après je me suis senti con, parce qu'elle balançait ses deux petites cannes dans le vide. Elle n'a pas le format adulte, pour les bancs.
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benifabs24 septembre 2017
Autour du Monde de Laurent Mauvignier
En attendant, Ernesto s’assied à sa table. Il boit son café et, comme tous les matins, il pense à la première cigarette, celle qu’il ne fume plus depuis trente-trois ans parce que Marietta avait voulu qu’il arrête alors que c’est elle qui, pour ainsi dire, était partie en fumée, le laissant tous les matins avec le même regret à la fois de sa femme et de sa première dose de nicotine. (Page 265)
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gouelan24 septembre 2017
Le garçon sauvage de Paolo Cognetti
Tu sais comment on dit quand on est triste ? me demanda-t-il. On dit mi sembra lungo : je le trouve long, en parlant du temps. C'est le temps, quand on est triste, qui ne veut plus passer.
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hesbert324 septembre 2017
Vernon Subutex, tome 3 de Virginie Despentes
Il y a cinquante ans que l'Église aurait dû construire des cathédrales au milieu de chaque banlieue. Et y envoyer ses meilleurs prêtres. Qu'ils serrent quelques enfants de choeur n'aurait pas été un problème...Au lieu de quoi ces cons de chrétiens se sont rassemblés dans les quartiers les plus riches pour célébrer des messes en latin.
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Colibrille24 septembre 2017
La fourmi rouge de Emilie Chazerand
J'aime que tu sois pleine d'impasses, de sens interdits, que t'aies des zones piétonnes en toi, où je ne peux pas me rendre avec mon bulldozer. J'aime ne pas tout connaître de toi et deviner que je vais aimer ce qui me reste à découvrir. J'aime être un personnage de tes scènes en papier, dans tes boîtes à chaussures. Mais j'aimerais encore plus qu'on les vive pour de vrai. Tous les deux.
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 Spinoza
Pavlik24 septembre 2017
Spinoza
Les pires tyrans sont ceux qui savent se faire aimer.
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gouelan24 septembre 2017
A l'Ouest rien de nouveau de Erich Maria Remarque
Les bruits du dehors forment une sorte de chaîne, un rêve, mais dans lequel le souvenir ne s'efface pas complètement. Dans un demi-sommeil je vois Kat lever et abaisser la cuiller ; je l'aime, avec ses épaules, sa silhouette anguleuse et penchée, et en même temps je vois derrière lui des forêts et des arbres et une voix bonne dit des paroles qui m'apaisent, moi, tout petit soldat qui marche sous le grand ciel, avec ses grosses bottes, son ceinturon et sa musette, suivant le chemin qui est devant lui, prompt à oublier et qui n'est plus que rarement triste et avance toujours sous le vaste ciel nocturne.



Un petit soldat et une voix bonne ; et si on voulait le cajoler, peut-être qu'il ne serait plus capable de comprendre la chose, maintenant, ce soldat qui marche avec de grandes bottes et le cœur délabré, ce soldat qui marche parce qu'il a des bottes et qui a tout oublié, sauf l'obligation de marcher. À l'horizon n'y a-t-il pas des fleurs et un paysage si calme qu'il voudrait pleurer, le soldat ? N'y a -t-il pas de images, qu'il n'a pas perdues parce qu'il ne les a jamais possédées, des images troublantes, mais qui, cependant, sont pour lui chose passée , N'y a-t-il pas là ses vingt ans ?
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graslionel24 septembre 2017
Petit pays de Gaël Faye
Quand on quitte un endroit, on prend le temps de dire au revoir aux gens, aux choses et aux lieux qu'on a aimés. Je n'ai pas quitté le pays, je l'ai fui. J'ai laissé la porte grande ouverte derrière moi et je suis parti, sans me retourner. Je me souviens simplement de la petite main de Papa qui s'agitait au balcon de l'aéroport de Bujumbura.
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AnneLiseM24 septembre 2017
Les devoirs de vacances de Adèle Bréau
Mais, tu l aimes ?

Interloquées, Lucie et Mathilde regardèrent Eva comme si elle venait d emettre un pet en plein office religieux.

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iris2924 septembre 2017
Snobs de Julian Fellowes
(...) lady Caroline Chase était une de ces gosses de riches qui renient leur éducation par leur façon de vivre, leur philosophie, le partenaire qu'ils choisissent ou le quartier qu'ils habitent, tout en gardant le snobisme d'antan absolument intact .
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popie2124 septembre 2017
Anna Karénine de Léon Tolstoï
Quant à lui, bien que ses voeux les plus ardents fussent réalisés, il n'était pas complètement heureux. Il ne tarda pas à s'apercevoir que la satisfaction de son désir ne lui donnait qu'une faible parcelle de l'immense félicité qu'il avait espérée. L'éternelle erreur des gens qui s'imaginent que le bonheur consiste dans l'accomplissement de leurs souhaits lui apparut alors dans toute sa vanité.
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gouelan24 septembre 2017
La tête en friche de Marie-Sabine Roger
Margueritte dit que se cultiver, c'est tenter de grimper en haut d'une montagne. Je comprends mieux ça, aujourd'hui. Tant qu'on est dans son pré, on croit tout voir et tout savoir du monde : la prairie, la luzerne et les bouses de vaches (cet exemple est de moi). Un beau matin, on prend son sac à dos, on commence sa marche. Ce qu'on quitte, plus on s'en éloigne et plus ça rétrécit : les vaches deviennent pas plus grosses que des lapins, des fourmis, des chiures de mouches. Et tout le paysage qu'on découvre en montant, au contraire, ça paraît de plus en plus grand. On croyait que le monde s'arrêtait à la colline en face, mais non ! Derrière il y en a une autre, et encore une, un peu plus haute, et une autre encore. Et puis plein. Cette vallée où on vivait peinard, c'était qu'une vallée parmi d'autres, même pas la plus grande. C'était le trou du cul du monde en fait ! En marchant, on croise d'autres gens, mais plus on va vers le sommet, moins il y a de monde avec soi, et plus on se les gèle ! c'est toujours façon de parler. Une fois qu'on est tout en haut, on est content, on se trouve très fort d'être arrivé au-dessus des autres. On peut regarder loin devant soi. Seulement, au bout d'un moment, on se gaffe d'un truc tout con : c'est qu'on est seul, sans plus personne à qui causer. Tout seul et minuscule.

Et du point de vue du Seigneur, grâce Lui soit rendue, on n'est sûrement pas plus gros , nous non plus, qu'une putain de chiure de mouche.

C'est sans doute à ça qu'elle pense, Margueritte, quand elle dit, Savez-vous, Germain, que la culture isole ?

Je crois qu'elle n'a pas tort, et qu'en plus, ça doit foutre méchamment le tournis de voir la vie en contrebas.

Moralité, je vais m'en tenir à mi-pente, et bien heureux si j'arrive à grimper jusque-là.
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Allaroundthecorner24 septembre 2017
Petites reines de Jimmy Lévy
Des éclaires démasquent ce que la nuit nous vole.
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Renod24 septembre 2017
La côte barbare de John Ross MacDonald
J'étais occupé par des pensées profondes bien à moi. Elles s'allumaient puis s'éteignaient comme de brillantes images projetées dans mon esprit par une lanterne magique. Hollywood naissait comme un rêve absurde, inventé pour l'argent. Mais ses couleurs passaient, fuyaient par tous les orifices que les hommes ont dans la tête, s'écoulaient en nappes sur le paysage puis se solidifiaient. Du nord au sud, le long de la côte, vers l'est à travers le désert, sur tout le continent. Nous étions maintenant englués dans un rêve dépourvu de tout sens. C'était le cauchemar dans lequel nous vivions. Pensées profondes.
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Gilles Legardinier
lejardinauxlivres24 septembre 2017
Gilles Legardinier
N'oublie jamais qu'un adulte n'est qu'un enfant qui a vieilli.
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Paul Verlaine
Fragaria24 septembre 2017
Paul Verlaine
Par notre manière de penser et nos attitudes, nous construisons notre bonheur ou notre malheur.
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