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Dix ans avaient passé, depuis ce jour funeste : qu'était elle devenue, la chère enfant, la fille aînée, celle qui la première avait partagé les soucis de sa mère ? Hélas ! Et, morte, allait-elle entraîner les autres à sa suite ? les corrompre par la puissance de cet argent dont la rencontre de Myriam l'avait comblée ? les arracher tous comme déjà Esther, Juliette, Jean-César, à leur existence de devoir et de pauvreté?... Bien des malheurs les avaient frappés; d'autres pouvaient venir encore : cette malédiction de l'or leur semblait pire que tout ce qu'ils auraient pu redouter.



L'héritage

Chapitre Il
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Les maisons œuvrent au bien-être de l'âme. Elles sont à la fois gardiennes et guerrières. Elles se dressent contre l'adversité pour préserver leurs habitants. Mais que deviennent-elles quand un occupant fait entrer le danger ?
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Apprendre à se maitriser peut valoir de l'or le jour où l'on se trouve confronté à quelque chose d'inattendu.
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Pas besoin de force quand on sait quelle carte poser.
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Dehors, tu seras responsable de ta survie, mais aussi celle des autres.
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- Tu veux faire prier des musulmans dans une synagogue. Et mes fidèles à moi, je mes mets où?

- Nous on prie le vendredi. Vous, c'est le samedi. (p.26)
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Tout son corps l'empêchait de franchir la porte d'entrée, soutenu par son esprit qui produisait des images effroyables. Partout autour de lui, des corps décharnés s'avançaient pour le dévorer. Des monstres putrides aux visages difformes escaladaient la haute clôture pour envahir le jardin. Des bêtes sauvages aux dents sanglantes rôdaient la nuit et reniflaient sa trace. Quand il réalisa que dans la maison il ne risquait rien, ses craintes se calmèrent. Protégé, derrière les murs, il était en sécurité.
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Jacques Dor
On a le droit de ne rien chercher, de ne rien vouloir.

On a le droit d'avoir les yeux ouverts, simplement, pour laisser venir à soi et se laisser prendre par l'idée même de la vie.

On a le droit de ne rien inventer de nouveau

tout en étant sensible comme personne à la vie qui s'offre.

D'un geste, d'un regard, avec délicatesse ou avec rage,

on a le droit de cultiver l'art de vivre;

sans y ajouter la moindre signature...
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— Puis tout à coup cette fantasmagorie finit dans l'horreur : Eveline périt dans l'incendie d'un hôtel de Baltimore. (...)



Les descriptions de la catastrophe arrivée à Saint-Presle, où les Cauche les lurent dans l'épouvante et la désolation. Ainsi, rien ne restait de leur fille, que ce vain bruit qui traînait dans les journaux. On n'avait pas retrouvé son corps, fondu dans le brasier comme dans un four crématoire. Seul, disait-on, un de ses bijoux, une merveilleuse opale qui ne la quittait jamais, était demeurée intacte, comme pour marquer par sa durée la disparition du beau corps, de la voix splendide, de l'esprit charmant où naissaient ses caprices. Tout ce qui faisait sa personnalité physique s'était évanoui comme un souffle, à travers quelles angoisses, quelles tortures de la chair grésillante, quels cris d'horreur et d'agonie, on ne le saurait jamais !



L'héritage

Chapitre Il
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Nous avons perdu quarante mille personnes,tout ça à cause de quelques lignes de code ratées.
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Ma patrie est le monde, mes frères, tous les hommes.
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Il faut bien voir qu'on aime que dans l'éternité, c'est pourquoi il faut prendre soin de se conduire en toute chose comme si ce qu'on fait devait être éternel.
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S'engager vers la guérison n'est pas se promener gentiment en costume d'époque dans le décor en carton-pâte de son passé, cela n'entraine pas un vrai mieux-être avant longtemps. Le processus de guérison est une mutation profonde. Il requiert toutes les ressources vive de la personne, son courage, sa persévérance et sa confiance en l'allié thérapeutique qui l'accompagne. Il désigne ce chemin a parcourir pour aller de la honte à la fierté.
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Mais comment déterminer le moment exact où une histoire commence ? Tout est déjà commencé depuis toujours, la première ligne de la première page de chaque roman renvoie à quelque chose qui a déjà eu lieu hors du livre. Ou bien la véritable histoire est celle* qui commence dix ou cent pages plus loin, et tout ce qui précède n’est qu’un prologue. Les vies humaines forment une trame continue, où toute tentative d’isoler un fragment de vécu qui ait un sens en dehors du reste – par exemple, une rencontre entre deux personnes qui deviendra décisive pour toutes les deux – doit tenir compte du fait que chacun des deux traîne avec lui un tissu de faits, de lieux, d’autres personnes, et que de la rencontre il découlera à nouveau d’autres histoires, qui à leur tour se sépareront de leur histoire commune.
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Voici venu le temps de la submersion. Voici venu le temps du choix rendu impossible. C’est le sujet de ce livre : retrouver notre liberté dans le trop-plein.
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"Aujourd'hui, maman est morte...ou peut-être hier, je ne sais pas."
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Erica se répète qu'à toute chose malheur est bon.
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M.Cauche, qui n'avait jamais ambitionné que de faire de ses enfants des gens honnêtes, de mœurs simples, de goûts modestes, les voyait courir comme à l'abîme vers des carrières incertaines ; il s'en désespérait avec sa femme, en constatant que la contagion gagnait les cadets, menaçant toute la nichée.



L'héritage

Chapitre I
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Nous avons tous besoin que quelqu'un nous regarde. On pourrait nous ranger en quatre catégories selon le type de regard sous lequel nous voulons vivre.

La première cherche le regard d'un nombre infini d'yeux anonymes, autrement dit le regard du public […]. Dans la deuxième catégorie, il y a ceux qui ne peuvent vivre sans le regard d'une multitude d'yeux familiers […]. Vient ensuite la troisième catégorie, la catégorie de ceux qui ont besoin d'être sous les yeux de l'être aimé […]. Enfin, il y a la quatrième catégorie, la plus rare, ceux qui vivent sous les regards imaginaires d'êtres absents.
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Bien entendu, de temps en temps, il est écrit qu'il faut aimer son prochain, mais tout de même pas à toutes les lignes. (p.24)
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