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LadyOsoleil26 juillet 2017
Raison et Sentiments de Jane Austen
Cinquante mille livres, ma chère; on est toujours belle avec une telle dot.
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LadyOsoleil26 juillet 2017
Raison et Sentiments de Jane Austen
Quand il y a tant d'argent d'un côté et presque point de l'autre, la balance l'emporte.
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LadyOsoleil26 juillet 2017
Raison et Sentiments de Jane Austen
Les hommes trop souvent incapables de ressentir la passion qu'ils inspirent en sont ennuyés lorsque le goût léger qui les a entraînés n’existe plus.
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coco464926 juillet 2017
Le Centre de Gravite de Marc Alyn
          Le Guérisseur des morts





 La lettre d'Alep règne sur le souffle, Mem sur l'eau, Shin

sur le feu… Comme un graveur burine le premier jeu de

caractères destinés à imprimer le Grand Livre de l'univers,

avec ses myriades de nébuleuses, de comètes, de créatures

vivantes, le Maître du Commencement sculpte à même les

éléments les vingt-deux lettres et les dix sefirot : trente-deux

portes, trente-deux chemins pour accéder à la pluralité des

mondes. Et les deux alphabets – le sacré, le prophane –échan-

gent sans fin des énigmes que, parfois, un poète insom-

niaque intercepte, lui qui s'interrogeait sur la résurrection

des langues mortes.



p.77
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LadyOsoleil26 juillet 2017
Raison et Sentiments de Jane Austen
Le malheur, chère Marianne, va presque toujours avec la vie.
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LadyOsoleil26 juillet 2017
Raison et Sentiments de Jane Austen
On se trompe bien souvent, reprit Elinor en jugeant le caractère ou l'esprit de ceux que l'on ne voit que dans le monde;
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LadyOsoleil26 juillet 2017
Raison et Sentiments de Jane Austen
C'est tout simple, on se calme avec les années; et moi-même si j'arrive un jour à l'âge de trente-cinq ans, je deviendrai peut-être plus raisonnable.
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coco464926 juillet 2017
La petite baie du houx / Lo Cocotin de l’argfuelh de Marcelle Delpastre
 

 

Ah ! La petite baie du houx – cerise rouge de l'hiver –

entre la neige et l'arbre noir.





Est-elle si noire, la nuit ? Mes yeux ! Mes yeux qui ne se ferment

que sur la peur.

Mes yeux – qui ne se ferment que sur l'amour. Qui ne se ferment

que pour dormir.

Mes yeux qui ne se ferment que sur la mort.



Hélas mes yeux.



Mais la nuit n'oublie pas le soleil. La nuit se souvient du jour.



Même lorsque la lune a pris l'autre chemin et qu'elle espère l'aube

avant de reposer courbe sur la colline,

corbeille nue, corbeille vide ; même quand les étoiles – pourquoi ? –

ont quitté le désert,

Une clarté demeure au ciel, pâle, éclatante, et les eaux ne s'y

trompent pas, la source ni le fleuve….



p.5

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coco464926 juillet 2017
Le Centre de Gravite de Marc Alyn
          Le Guérisseur des morts





 Lorsque j'écris, je m'imagine avoir vaincu le temps ; mais

au bout de la page, le temps en personne me présente l'ad-

dition, qui se trouve être une soustraction : tant d'heures de

vie qui ne seront jamais vécues, sinon par des lecteurs à l'état

d'hypothèse.



p.77
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mandrake1726 juillet 2017
Du soleil sur la joue de Marilyn Sachs
La dernière personne au monde qui devrait danser, c'est vous. Qu'éprouvez-vous donc pour vos parents, pour votre soeur? Je suis certaine, où qu'ils se trouvent, sans nouvelles de vous, et en train d'endurer Dieu seul sait quelles souffrances, je suis certaine qu'ils n'auraient, eux, jamais l'idée de danser. Je crois que vous êtes sans coeur.
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coco464926 juillet 2017
En route pour Haida Gwaii de Jean-Claude Caër
extrait 4





Plus le gain est petit

Plus la bataille est féroce, me dit Colin Browne.

Dans ce monde crépusculaire

Apparut le tanker Golden Energy.

Ah la belle énergie !

À Dollarton, au fond de Deep Cove,

Le chien poursuivait à la nage une Canadian Goose

Jusqu’à épuisement et, sur le point de se noyer,

Il regagna la rive, à bout de force,

Son museau s’enfonçant peu à peu sous la ligne de l’eau.

L’aigle famélique glatit… Krit Krit Krit.

C’est ici dans ce monde voué à l’oubli

Que Malcolm Lowry écrivit Under the Volcano.

Nous prîmes le chemin Path to the Spring…

Le sentier où les jeunes mélèzes poussent au milieu des troncs pourrissants,

Par lequel Lowry allait chercher de l’eau ou plus sûrement du whisky

Pour trinquer avec les pêcheurs de palourdes.

Plus tard prenant le ferry sous la pluie

Les îles apparurent presque irréelles

Couvertes d’épinettes sur la mer.
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coco464926 juillet 2017
Alaska de Jean-Claude Caër
 

 

Au petit matin sous le ciel nuageux

C’est une ville étrange qu’Anchorage

Pas un passant je suis le seul homme qui marche

Seulement des voitures

Qui roulent dans de larges avenues

Qui vont vers la mort

Et qui m’éclaboussent
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marina5326 juillet 2017
Week-end avec préméditation de Pierre Wazem
Il y a quelque chose de simple et de beau dans les amours d'ados. Quelque chose d'entier. Comme s'il y avait peu d'éléments à réunir pour que ça marche...Quelque chose de tellement flou et irrationnel qu'il paraît incongru de vouloir en dessiner les contours. De quoi s'ankylose-t-on plus tard ? Je me le demande...
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mandrake1726 juillet 2017
Du soleil sur la joue de Marilyn Sachs
Les tripes, ça sent les tripes. Quand vous avez humé cette odeur une fois, vous ne risquez plus de la confondre jamais avec une autre.
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mandrake1726 juillet 2017
Du soleil sur la joue de Marilyn Sachs
Aujourd'hui, c'était le plus lugubre de tous les jours lugubres d'un mois lugubre.
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coco464926 juillet 2017
En route pour Haida Gwaii de Jean-Claude Caër
extrait 3





Tous ces livres ne nous protègent de rien

Ils tomberont en poussière,

Ces beaux livres longtemps convoités, caressés du regard,

Touchés, feuilletés page à page.

Tous ces livres lus tard dans la nuit, parfois jusqu’à l’aube glacée,

Tomberont en poussière.

Tous ces livres où j’ai vibré à chaque ligne s’évanouiront

Comme si ce monde était sans consistance, sans substance

Comme la surface argent et noire de la baie de Vancouver

Et ces montagnes dans les nuages

Vues de la fenêtre du Victorian Hotel.
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mandrake1726 juillet 2017
Du soleil sur la joue de Marilyn Sachs
Le chagrin est n'est pas une chose que l'on porte sur son visage. Il est en vous, la nuit, quand vous êtes allongé dans votre lit.
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coco464926 juillet 2017
Sépulture du souffle de Jean-Claude Caër
JE SUIS VENU ICI…





Je suis venu ici

Voir les Indiens, les grandes mesas,

Les Indiens Hopis, cœurs du ciel.

La danse du serpent appelle la pluie.

Ainsi je suis venu ici

Au Woodlawn Cemetery.







Sur la tombe de Melville et de son fils Malcom

Ce bouquet de fleurs jaunes

Du Désert de la mort rapporté ici

Sur la pelouse ombragée

Alors que mon père se vide de son sang

Et va mourir.

Il me souhaite un bon voyage

Lui qui va bientôt partir

S’est tourné vers le mur.

Le dernier mur. Le dernier murmure.

Et moi que suis-je venu faire ici par un lent détour

Si ce n’est retrouver sa vie ?
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mandrake1726 juillet 2017
L'Avare de Molière
Le monde aujourd'hui n'est plein que de ces larrons de noblesse, que de ces imposteurs, qui tirent avantage de leur obscurité, et s'habillent insolemment du premier nom illustre qu'ils s'avisent de prendre.
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lsapy26 juillet 2017
Venise n'est pas en Italie de Ivan Calbérac
La bonne femme à l'accueil, elle a les esgourdes ensablées et un œil qui dit merde à l'autre, nous déclara-t-elle. Ce qui signifie, quand on traduit, qu'elle devait être un peu dure d'oreille et affublée d'un strabisme divergent. Pour les strabismes convergents, j'ai jamais réussi à savoir s'il y avait une expression – un œil qui dit je t'aime à l'autre, ce serait romantique.
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