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Citations à l'affiche
rabanne22 mai 2017
Le dernier gardien d'Ellis Island de Gaëlle Josse
Tous ne ressentent pas la peur de la même façon, l'angoisse se traduit autant en paroles qu'en silences.
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palamede23 mai 2017
Mémoires d'Hadrien de Marguerite Yourcenar
Les poètes nous transportent dans un monde plus vaste ou plus beau, plus ardent ou plus doux que celui qui nous est donné, différent par là même, et en pratique presque inhabitable.
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André Dussolier
glennherbertgould24 mai 2017
André Dussolier
C'est un asile de fous, pas un asile de cons. Il faudrait construire des asiles de cons, mais vous imaginez un peu la taille des bâtiments.



TAIS-TOI (2002)
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rabanne24 mai 2017
Le coeur du pélican de Cécile Coulon
Anthime n'y connaissait rien. Le corps, l'horloge interne, l'angoisse d'avant, l'angoisse d'après, les grilles, les chronos, les régimes... Il n'aimait pas courir : il aimait gagner.
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palamede26 mai 2017
Oeuvres Poétiques de Octavio Paz
Vent, eau, pierre



L'eau perce la pierre,

le vent disperse l'eau,

la pierre arrête le vent.

Eau, vent, pierre.



le vent sculpte la pierre,

la pierre est coupe de l'eau,

l'eau s'échappe et elle est vent.

Pierre, vent, eau.



Le vent dans ses tours chante,

l'eau en marchant murmure,

la pierre immobile se tait.

Vent, eau , pierre.



On est autre et personne :

entre leurs noms vides

passent et s'évanouissent

eau, pierre, vent.



A Roger Caillois (p. 520)
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 Coluche
canel21 mai 2017
Coluche
La France va mieux. Pas mieux que l'année dernière. Mais mieux que l'année prochaine.
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Eric7623 mai 2017
La dernière leçon de Noëlle Châtelet
J'ai caressé ton front, tes cheveux blancs, ton visage chaviré de fatigue, de déception.

Les choses ne s'étaient pas passées comme tu l'aurais souhaité.

Tes yeux étaient fermés. Tu étais si pâle que tout à coup, sans effort, je t'ai vue en gisante. J'ai pu t'imaginer dans la mort. On aurait dit qu'elle était déjà en toi, que déjà elle travaillait pour toi, en alliée, en amie, alors que nous... Alors que moi qui disait t'aimer en caressant ton front, tes cheveux... Moi, ta fille, si sûre, jusque-là, de mon amour... J'ai trouvé la mort plus aimante que moi. Oui, c'est cela : plus aimante.

Ce doit être à cet instant que tout a basculé, que tout s'est décidé avant même que tu ne me parles, dans cet instant stupéfiant, encore inexplicable, je me suis sentie comme prise en défaut, en défaut d'amour. Jusqu'à être jalouse, oui, jalouse de la mort, ton amie la mort.

Je t'avais donc déçue, et penaude j'étais, assise sur ton lit. L'as-tu sentie ? Tes yeux se sont ouverts. Les deux larmes chétives qui ont mouillé ta peau transparente semblaient les dernières gouttes d'une source qui s'épuise et qui le sait. Au bout de vos forces, au bout des larmes vous étiez, la source et toi.

Sans me regarder, tu as prononcé ces mots, plus épuisés encore que les larmes : " Vous ne comprenez pas. Il faut m'aider maintenant."
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palamede24 mai 2017
Oeuvres Poétiques de Octavio Paz
Un poète



... L'homme est l'aliment de l'homme. Le savoir ne se distingue pas du songe, ni le rêve du faire. Le poète a mis le feu à tous les poèmes. C'en est fini des mots et des images. Abolie, la distance entre le nom et la chose ; nommer c'est créer, imaginer c'est naître. (p. 95)

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palamede25 mai 2017
Toute la lyre de Victor Hugo
Printemps



Voici donc les longs jours, lumière, amour, délire !

Voici le printemps ! mars, avril au doux sourire,

Mai fleuri, juin brûlant, tous les beaux mois amis !

Les peupliers, au bord des fleuves endormis,

Se courbent mollement comme de grandes palmes ;

L’oiseau palpite au fond des bois tièdes et calmes ;

Il semble que tout rit, et que les arbres verts

Sont joyeux d’être ensemble et se disent des vers.

Le jour naît couronné d’une aube fraîche et tendre ;

Le soir est plein d’amour ; la nuit, on croit entendre,

A travers l’ombre immense et sous le ciel béni,

Quelque chose d’heureux chanter dans l’infini.
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palamede21 mai 2017
Chronique d'une mort annoncée de Gabriel Garcia Marquez
Maîtresse pour la première fois de son destin, Angela Vicario découvrit que la haine et l'amour sont deux passions réciproques.
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ClaireG27 mai 2017
Eldorado de Laurent Gaudé
Combien de fois as-tu vraiment demandé à quelqu’un ce que tu voulais ? Nous n’osons plus. Nous espérons. Nous rêvons que ceux qui nous entourent devinent nos désirs, que ce ne soit même pas la peine de les exprimer. Nous nous taisons. Par pudeur. Par crainte. Par habitude. Ou nous demandons mille choses que nous ne voulons pas mais qu’il nous faut de façon urgente et vaine, pour remplir je ne sais quel vide.



p. 61
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Eric7627 mai 2017
Tragédie à l'Everest de Jon Krakauer
Installé sur le toit du monde, un pied en Chine, un pied au Népal, j'essuyai la glace qui s'était formé sur mon masque à oxygène, me recroquevillai pour me protéger du vent et contemplai distraitement l'immense Tibet. Avec une conscience affaiblie et détachée, je comprenais que j'avais devant moi un paysage spectaculaire. Pendant de nombreux mois, j'avais imaginé ce moment et anticipé l'émotion qu'il provoquerait. Mais maintenant, alors que je me tenais vraiment au sommet de l'Everest, je n'avais même plus la force de m'en soucier.

C'était au début de l'après-midi du 10 mai 1996. Je n'avais pas dormi depuis cinquante-sept heures. La seule nourriture que j'avais réussi à avaler se réduisait à un bol de potage soluble et à une poignée de cacahuètes enrobées de chocolat. Une toux violente, qui durait depuis des semaines, transformait chacune de mes respirations en épreuve douloureuse. A 8848 mètres, dans la troposphère, l'oxygène était si raréfié que mes aptitudes mentales étaient ramenées à celles d'un enfant attardé. Dans ces conditions, je sentais que j'avais froid, que j'étais fatigué, et rien d'autre.

J'étais arrivé au sommet quelques minutes après Anatoli Boukreev, un guide russe qui travaillait pour une expédition américaine, et juste devant Andy Harris, guide de l'équipe néo-zélandaise à laquelle j'appartenais. Je connaissais à peine Boukreev, mais en revanche j'avais appris à apprécier Harris au cours des semaines précédentes. Je pris rapidement quelques photos des deux hommes puis je me retournai et commençai à redescendre. A ma montre, il était 13 h 17. J'avais passé moins de cinq minutes sur le toit du monde.
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michemuche24 mai 2017
Martin Eden de Jack London
La masse de livres qu'il lut ne lui servit qu'à stimuler son impatience. Chaque page de chaque volume n'entrebâillait qu'une fenêtre minuscule du paradis intellectuel, et son appétit, aiguisé par la lecture, augmentait à mesure.
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fnitter26 mai 2017
Seawolf de Michael DiMercurio
Choisis bien ton vocabulaire,

Qu'il soit précis et clair,

Que jamais, inflexible,

Tu n'emploies le mot "impossible".
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Eric7626 mai 2017
La dernière leçon de Noëlle Châtelet
Tout devenait trop loin, trop lourd, trop haut, trop bas, inaccessible en un mot, ou au prix de tant d'efforts que ta tête, encore vive et fière, ne voulait plus. Elle ne voulait plus que le corps fourbu, moulu, rompu, peine davantage. Et puis, après le corps, qui dit que le lierre ne gagnerait pas la tête, vive et fière, pour l'étouffer à son tour, l'empêcher de marcher droit ?
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Sarindar26 mai 2017
Louis XI de Jean Favier
Deux noms, Louis et Charles, n'ont cessé de se croiser dans la généalogie des rois de France. Charles, c'est un nom royal, le nom du fondateur de l'empire chrétien d'Occident, celui du roi légitimé par l'onction sacrée. Les Capétiens n'ont jamais manqué, depuis le XIIème siècle, de revendiquer un lien avec Charlemagne, un lien par le sang, aussi réel, il est vrai que ténu, mais renouvelé à bien des occasions entre le Xème et le XIIème siècle par des mariages avec la famille de Vermandois et avec la famille de Champagne.

[...] Ce culte dynastique de Charlemagne, entretenu par les Capétiens depuis leur origine, a été ravivé par [le Valois] Charles V pour faire pièce aux prétentions du Saint Empire [romain germanique].

[...] Les Valois ont donc eu [...] les trois rois Charles V, Charles VI et Charles VII.

[...] Différemment significatif est le nom de Louis. Il s'attache d'abord au souvenir de Clovis, Chlodovic ayant donné Clovis avant d'aboutir à Ludwig en Allemagne et à Louis en France.

Pages 35 et 36
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Jacques Brel
marina5321 mai 2017
Jacques Brel
Il y en a qui ont le coeur si large qu'on y rentre sans frapper. Il y en a qui ont le coeur si frêle qu'on le brise d'un doigt.

Les coeurs tendres
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Nick Cave
le_Bison21 mai 2017
Nick Cave
J'ai énormément de respect pour tous ceux qui sont toujours de la partie après leur 70 ans, ils sont des miraculés. Il existait, quand on était gamins, une croyance enracinée et idiote qui racontait que l'on ne pouvait pas faire du rock et vieillir. Dylan, les Stones, Neil Young, Iggy Pop ou Lou Reed ont prouvé le contraire. On ne peut pas leur retirer leur amour de la scène. C'est quand même plus excitant pour un septuagénaire de jouer du rock sur scène plutôt que de regarder Netflix le cul sur le canapé...



[Les Inrocks, mai 2017]
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Oscar Wilde
nannou7122 mai 2017
Oscar Wilde
Vivre est la chose la plus rare. La plupart des gens se contente d'exister.
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fnitter24 mai 2017
Seawolf de Michael DiMercurio
A tous ceux qui ont plongé dans les abysses, ont entendu le craquement sec d'une coque d'acier, ont ressenti les privations de sommeil, le besoin d'air frais, l'envie d'une bonne douche et d'une parie de draps propres, tous ceux qui y ont rencontré la mort , de la mains, de l'ennemi ou par la puissance de la mer,

A tous ceux qui ont été, sont ou seront un jour sous-mariniers,

Je dédie ce livre.
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