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Citations à l'affiche
Yvan Audouard
Snail11   30 mai 2020
Yvan Audouard
La connerie n’est pas héréditaire mais, avec les progrès de la science, cela doit pouvoir s’arranger.
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 Épicure
denis76   05 juin 2020
Épicure
Quand on est jeune, il ne faut pas hésiter à s’adonner à la philosophie, et quand on est vieux, il ne faut pas se lasser de philosopher. Car jamais il n’est trop tôt ou trop tard pour travailler à la santé de l’âme.
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 Averroès
Nowowak   03 juin 2020
Averroès
L'ignorance mène à la peur, la peur mène à la haine et la haine conduit à la violence.
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Virginie Despentes
Sebthocal   05 juin 2020
Virginie Despentes
Paris, le 3 juin 2020



Lettre adressée à mes amis blancs qui ne voient pas où est le problème.



En France nous ne sommes pas racistes mais je ne me souviens pas avoir jamais vu un homme noir ministre. Pourtant j’ai cinquante ans, j’en ai vu, des gouvernements. En France nous ne sommes pas racistes mais dans la population carcérale les noirs et les arabes sont surreprésentés. En France nous ne sommes pas racistes mais depuis vingt-cinq ans que je publie des livres j’ai répondu une seule fois aux questions d’un journaliste noir. J’ai été photographiée une seule fois par une femme d’origine algérienne. En France nous ne sommes pas racistes mais la dernière fois qu’on a refusé de me servir en terrasse, j’étais avec un arabe. La dernière fois qu’on m’a demandé mes papiers, j’étais avec un arabe. La dernière fois que la personne que j’attendais a failli rater le train parce qu’elle se faisait contrôler par la police dans la gare, elle était noire. En France on n’est pas raciste mais pendant le confinement les mères de famille qu’on a vues se faire taser au motif qu’elles n’avaient pas le petit papier par lequel on s’auto-autorisait à sortir étaient des femmes racisées, dans des quartiers populaires. Les blanches, pendant ce temps, on nous a vues faire du jogging et le marché dans le septième arrondissement. En France on n’est pas raciste mais quand on a annoncé que le taux de mortalité en Seine Saint Denis était de 60 fois supérieur à la moyenne nationale, non seulement on n’en a eu un peu rien à foutre mais on s’est permis de dire entre nous « c’est parce qu’ils se confinent mal ».



J’entends déjà la clameur des twitteurs de service, s’offusquant hargneusement comme ils le font chaque fois qu’on prend la parole pour dire quelque chose qui ne corresponde pas à la propagande officielle : « quelle horreur, mais pourquoi tant de violence ? »



Comme si la violence ce n’était pas ce qui s’est passé le 19 juillet 2016. Comme si la violence ce n’était pas les frères de Assa Traoré emprisonnés. Ce mardi, je me rends pour la première fois de ma vie à un rassemblement politique de plus de 80 000 personnes organisé par un collectif non blanc. Cette foule n’est pas violente. Ce 2 juin 2020, pour moi, Assa Traoré est Antigone. Mais cette Antigone-là ne se laisse pas enterrer vive après avoir osé dire non. Antigone n’est plus seule. Elle a levé une armée. La foule scande : Justice pour Adama. Ces jeunes savent ce qu’ils disent quand ils disent si tu es noir ou arabe la police te fait peur : ils disent la vérité. Ils disent la vérité et ils demandent la justice. Assa Traore prend le micro et dit à ceux qui sont venus « votre nom est entré dans l’histoire ». Et la foule ne l’acclame pas parce qu’elle est charismatique ou qu’elle est photogénique. La foule l’acclame parce que la cause est juste. Justice pour Adama. Justice pareille pour ceux qui ne sont pas blancs. Et les blancs nous crions ce même mot d’ordre et nous savons que ne pas avoir honte de devoir le crier encore, en 2020, serait une ignominie. La honte, c’est juste le minimum.



Je suis blanche. Je sors tous les jours de chez moi sans prendre mes papiers. Les gens comme moi c’est la carte bleue qu’on remonte chercher quand on l’a oubliée. La ville me dit tu es ici chez toi. Une blanche comme moi hors pandémie circule dans cette ville sans même remarquer où sont les policiers. Et je sais que s’ils sont trois à s’assoir sur mon dos jusqu’à m’asphyxier – au seul motif que j’ai essayé d’esquiver un contrôle de routine – on en fera toute une affaire. Je suis née blanche comme d’autres sont nés hommes. Le problème n’est pas de se signaler « mais moi je n’ai jamais tué personne » comme ils disent « mais moi je ne suis pas un violeur ». Car le privilège, c’est avoir le choix d’y penser, ou pas. Je ne peux pas oublier que je suis une femme. Mais je peux oublier que je suis blanche. Ça, c’est être blanche. Y penser, ou ne pas y penser, selon l’humeur. En France, nous ne sommes pas racistes mais je ne connais pas une seule personne noire ou arabe qui ait ce choix.



Virginie Despentes.



[Lettre lue sur France Inter, dans l’émission "Lettres d’intérieur", par Augustin Trapenard, le 4 juin 2020]
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Lao Tseu
sagesse66   02 juin 2020
Lao Tseu
C'est au moment où tu vois un moustique se poser sur tes testicules que tu te rends compte qu'il y a moyen de régler certains problèmes autrement que par la violence....😉
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Pascale Bauwens
babounette   30 mai 2020
Pascale Bauwens
C'est par la présence, le regard et le coeur que tout se dit, que tout se vit. Pge 56
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palamede   31 mai 2020
L'aveuglement de José Saramago
Avec le passage du temps ... nous avons fait de nos yeux des sortes de miroirs tournés vers le dedans, avec pour conséquence, très souvent, qu’ils montrent sans réserve ce que nous nous efforçons de nier avec la bouche. 
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Bobby_The_Rasta_Lama   31 mai 2020
Les Carnets de Léonard de Vinci, tome 1 de Léonard de Vinci
Je me rends bien compte que, du fait que je ne suis pas un lettré, certains présomptueux croiront pouvoir me blâmer en alléguant que je suis un ignorant. Stupide engeance ! Ils ne savent point que je pourrais leur répondre comme Marius aux patriciens romains : "Ceux qui vont se parant des travaux d'autrui ne veulent pas me concéder les miens." Ils diront que mon ignorance des lettres m'empêche de bien m'exprimer sur le sujet que je veux traiter. Mais mes sujets, pour être exposés, requièrent l'expérience plus que les paroles d'autrui. Et l'expérience ayant été la maîtresse de ceux qui écrivent bien, je la choisis pour maîtresse, et en tout cas, ferai appel à elle.

(préambule)
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 Anonyme
sabine59   31 mai 2020
Anonyme
Coquelicots légers

Flammes fragiles des prés

Bercées par le vent



S.H
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Gabriela Mistral
sabine59   02 juin 2020
Gabriela Mistral
Si tu me contemples, je resplendirai

Je serai l'herbe emperlée de rosée.
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Al Berto
Derfuchs   02 juin 2020
Al Berto
C'est vrai, on a frappé à la porte mais tu ne pouvais pas ouvrir,

Dans cette maison où seule survit la mémoire trouble des poèmes aimés,

Plus personne, plus rien,

Par-delà le mur de boue et la boîte à chaussure remplie de syllabes précieuses,

Et une petite table avec un albatros empaillé pour surveiller ton âme.

Dans un coin de la pièce, la cigarette continue de brûler,

Au bout des doigts de ton portrait caché,

Derrière le canapé,

Tourné vers le mur,

Comme toi couvert de moisissures, de craintes et d'ennui.



"Fantômes" Extrait - Al Berto
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 Anonyme
Derfuchs   03 juin 2020
Anonyme
Ah, je voudrais que nous nous soyons rencontrés

Au temps où je brûlais ma jeunesse !

Mais j’ai vieilli parmi les rêves,

Triton de marbre usé par les pluies et les vents

Sous le flot des fontaines



William B. Yeats "Les cygnes sauvages de Coole" Extrait
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Carlo Levi
colka   31 mai 2020
Carlo Levi
La mort était dans la maison ; j'aimais ces paysans, je sentais la douleur et l'humiliation de mon impuissance. Alors pourquoi une si grande paix descendait-elle en moi ? Il me semblait être détaché de toute chose, de tout lieu, éloigné de toute détermination, perdu hors du temps, en un ailleurs infini. Je me sentais caché, ignoré des hommes, comme une pousse sous l'écorce d'un arbre. Je tendais l'oreille à la nuit et il me semblait être entré, d'un coup, dans le coeur même du monde. Un bonheur immense , jamais éprouvé, était en moi, me remplissait tout entier, avec le sentiment fluide d'une plénitude infinie.
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Guillaume Apollinaire
sabine59   01 juin 2020
Guillaume Apollinaire
Juin ton soleil ardente lyre

Brûle mes doigts endoloris

Triste et mélodieux délire

J'erre à travers mon beau Paris

Sans avoir le coeur d'y mourir
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Jacques Julliard
Jean-Daniel   30 mai 2020
Jacques Julliard
Nous vivions heureux et nous ne le savions pas.
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 Riss
Fandol   03 juin 2020
Riss
Le racisme est une sorte d'invariant qu'on retrouve sur tous les continents, en Europe, aux États-Unis, mais aussi en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud. Les Romains qualifiaient de barbares toutes les autres civilisations. Anglais, Français et Belges étaient convaincus de leur supériorité sur les peuples qu'ils colonisaient, sous prétexte qu'ils avaient inventé le pudding, le pastis et les moules-frites. Qu'ont inventé les policiers américains blancs pour croire que la vie d'un Noir vaut moins que la leur ? Même pas la matraque et la poudre à canon de leur flingue.



CHARLIE Hebdo n°1454 du 3 juin 2020 (Édito).
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 Riss
Cancie   04 juin 2020
Riss
On est différents, et puis c’est tout. Ce constat ne devrait pas avoir de conséquences. Mais le raciste ne se satisfait pas d’acter cette diversité et il ne peut s’empêcher de conclure qu’elle implique une hiérarchie des individus. Alors le racisme pousse et grandit comme le chiendent entre les pierres, dans les moindres interstices qu'il trouve pour se diffuser.



CHARLIE Hebdo n° 1454 du 03/06/2020 (édito).
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Victor Hugo
sagesse66   30 mai 2020
Victor Hugo
Puisque mai tout en fleurs dans les prés nous réclame,

Viens ! ne te lasse pas de mêler à ton âme

La campagne, les bois, les ombrages charmants,

Les larges clairs de lune au bord des flots dormants,

Le sentier qui finit où le chemin commence,

Et l'air et le printemps et l'horizon immense,

L'horizon que ce monde attache humble et joyeux

Comme une lèvre au bas de la robe des cieux !



Viens ! et que le regard des pudiques étoiles

Qui tombe sur la terre à travers tant de voiles,

Que l'arbre pénétré de parfums et de chants,

Que le souffle embrasé de midi dans les champs,

Et l'ombre et le soleil et l'onde et la verdure,

Et le rayonnement de toute la nature

Fassent épanouir, comme une double fleur,

La beauté sur ton front et l'amour dans ton coeur !



"Puisque mai tout en fleurs" écrit en 1835, Victor Hugo exprime son amour pour sa maîtresse Juliette Drouet et défie le temps qui passe.
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Tahar Ben Jelloun
sagesse66   31 mai 2020
Tahar Ben Jelloun
Chaque visage est un miracle.

Un enfant noir, à la peau noire, aux yeux noirs, aux cheveux crépus ou frisés, est un enfant.

Un enfant blanc, à la peau rose, aux yeux bleus ou verts, aux cheveux blonds ou raides est un enfant.

L'un et l'autre, le noir et le blanc, ont le même sourire quand une main leur caresse le visage, quand on les regarde avec amour et leur parle avec tendresse.

Ils verseront les mêmes larmes si on les contrarie, si on leur fait mal.

Il n'existe pas deux visages absolument identiques.

Chaque visage est un miracle.

Parce qu'il est unique.

Deux visages peuvent se ressembler, ils ne seront jamais tout à fait les mêmes.

La vie est justement ce miracle, ce mouvement permanent et changeant qui ne reproduit jamais le même visage.

Vivre ensemble est une aventure où l'amour, l'amitié est une belle rencontre avec ce qui n'est pas moi, avec ce qui est toujours différent de moi et qui m'enrichit.
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 Confucius
Rogues   31 mai 2020
Confucius
Le plus grand voyageur est celui qui a su faire 1 fois le tour de lui-même.
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