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Citations à l'affiche
Nadou3813 septembre 2017
1984 de George Orwell
Les masses ne se révoltent jamais de leur propre mouvement, et elles ne se révoltent jamais par le seul fait qu'elles sont opprimées. Aussi longtemps qu'elles n'ont pas d'élément de comparaison, elles ne se rendent jamais compte qu'elles sont opprimées.

(2ème partie, chap. IX)
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Valdimir15 septembre 2017
Les dieux ont soif de Anatole France
La nature nous enseigne à nous entre-dévorer et elle nous donne l'exemple de tous les crimes et de tous les vices que l'état social corrige ou dissimule. On doit aimer la vertu ; mais il est bon de savoir que c'est un simple expédient imaginé par les hommes pour vivre commodément ensemble. Ce que nous appelons la morale est une entreprise désespérée de nos semblables contre l'ordre universel, qui est la lutte, le carnage et l'aveugle jeu de forces contraires. Elle se détruit elle-même et plus j'y pense, plus je me persuade que l'univers est enragé.
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Khalil Gibran
domisylzen18 septembre 2017
Khalil Gibran
Je connus une seconde naissance quand mon âme et mon corps s'aimèrent et s'épousèrent.

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Souri715 septembre 2017
Belgravia de Julian Fellowes
Certes le « Code sanglant » avait été abrogé vingt ans plus tôt ; les crimes commis par les domestiques à l’encontre de leurs maîtres n’étaient donc plus assimilés à de la petite trahison ni punis de mort. Mais il régnait toujours chez les classes possédantes une sorte de paranoïa : les domestiques étaient des étrangers qu’on laissait aller et venir à leur guise dans la maison de leurs employeurs, mais tout manquement à la confiance que ces derniers leur accordaient constituait une grave offense, lourde de conséquences.
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Sören Kierkegaard
palamede19 septembre 2017
Sören Kierkegaard
Les gens exigent la liberté d’expression pour compenser la liberté de pensée qu’ils préfèrent éviter.
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Souri717 septembre 2017
L'écorcheur de Portland de James Hayman
— [...]D’un côté, le cœur n’est jamais qu’un muscle qui fonctionne comme une petite pompe. Il pèse moins de cinq cents grammes. Il est juste un peu plus gros que votre poing. Et pourtant il bat cent mille fois par jour. Il pompe plus de sept mille litres de sang. Et, à moins qu’on fasse tout ce qu’il faut pour le bousiller, il continuera dans la plupart des cas à fonctionner chaque jour pendant soixante-dix, quatre-vingts, voire quatre-vingt-dix ans, souvent sans qu’il soit nécessaire d’effectuer la moindre révision. Montrez-moi une autre machine capable d’égaler de telles performances, dit Spencer, dont l’enthousiasme semblait sincère.

— Vous avez dit « d’un côté ». Quel est l’autre côté ?

— L’autre côté est spirituel. Les anciens croyaient que le cœur était le siège de l’âme. Certains d’entre nous le croient encore. Quand j’extrais un cœur, je le tiens parfois dans ma main pendant une minute ou deux, sachant qu’il va redonner la vie à un patient mourant. C’est une sensation extraordinaire. Aujourd’hui, même si la définition légale de la mort est la mort cérébrale, certaines personnes croient encore que l’âme réside, en partie du moins, dans le cœur.
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mesrives18 septembre 2017
Vie auprès du courant de Tarjei Vesaas
QUARANTE DEGRES A CATANE



La mer chaude

étire une langue indolente

vers des cuisses dorées

sur un sable de braise.



La paralysie caniculaire sévit.

Derrière l'obscurité des lunettes

le cerveau a de hauts loupés

comme des avions blessés.



Le soleil est sauvage

et il ne faut pas en parler,

mais la terre est un fourneau,

et l'Etna sur le feu

fume du goulot.
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palamede15 septembre 2017
Ils vont tuer Robert Kennedy de Marc Dugain
Joe Kennedy, le père, a élevé ses fils dans la doctrine de la stricte séparation de l’amour et du sexe comme d’autres ont imaginé la séparation de l’Église et de l’État. 
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palamede14 septembre 2017
La disparition de Josef Mengele de Olivier Guez
Toutes les deux ou trois générations, lorsque la mémoire s’étiole et que les derniers témoins des massacres précédents disparaissent, la raison s’éclipse et des hommes reviennent propager le mal.
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Souri720 septembre 2017
Requiem pour une révolution de Robert Littell
La première préoccupation de ceux qui prennent le pouvoir est de le garder. Alors ils ont recours à ce qu’utilisent toujours les hommes qui tiennent le pouvoir – des mensonges, des exagérations, la répression, la propagande, les guerres. Les révolutions ne changent pas les choses, elles les réarrangent seulement.
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Souri719 septembre 2017
Requiem pour une révolution de Robert Littell
Un homme meurt de peur, un autre en est réveillé.
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palamede18 septembre 2017
Ils vont tuer Robert Kennedy de Marc Dugain
... la confrontation avec le mal absolu pousse à la folie en détruisant toute forme de confiance dans l’existence. 
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Eric7615 septembre 2017
Shantaram de Gregory David Roberts
La lune, presque pleine, était épinglée comme une médaille sur la poitrine du ciel. Une médaille pour quoi ? me suis-je dit. Blessé au combat, peut-être. Une médaille de guerre. Le clair de lune roulait avec chaque vague jusqu'au rivage, comme si la lumière avait poussé les vagues, comme si le grand filet de lumière argentée jetée par la lune avait pris toute la mer et la ramenait vers le rivage, vague par vague.
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palamede17 septembre 2017
Ils vont tuer Robert Kennedy de Marc Dugain
Les puritains ont tué Dieu qui s’insinuait partout, dans chaque séquoia, dans la caresse du vent dans les feuilles, dans la courbe des herbes, pour lui substituer une imposture où le Christ cloué sur sa croix assiste impuissant à l’exécution de ses valeurs par ceux-là mêmes qui prétendent les incarner. 
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Souri716 septembre 2017
L'écorcheur de Portland de James Hayman
Debout là, dans une décharge de Portland, Maine, McCabe eut soudain l’impression d’être de retour à New York. Ce n’était pas comme s’il l’imaginait. Ou comme s’il s’en souvenait. C’était comme s’il y était vraiment. Il pouvait entendre le vacarme de la ville. Sentir sa puanteur. Une centaine de cadavres sanglants défilèrent devant ses yeux. Sa main droite se posa sur la crosse de son arme – une sensation réconfortante. Une fois de plus, Michael McCabe se laissait entraîner dans la chasse. Il savait avec une absolue certitude que c’était sa vocation. Que sa place était là, parmi les tueurs et les victimes. Aussi loin s’enfuirait-il, aussi profondément se cacherait-il, il n’arriverait jamais à laisser la violence derrière lui, ni sa fascination pour elle.
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Eric7619 septembre 2017
Des milliards de tapis de cheveux de Andreas Eschbach
L'étroite ruelle dormait encore. Une légère nappe de brouillard matinal planait entre les pignons des toits, se mêlant à la fumée froide qui s'échappaient des cheminées où, au cours de la nuit, les feux s'étaient éteints ; lorsque les premiers rayons du soleil vinrent caresser les faîtes des petites maisons de guingois, tout apparut plongé dans une lumière intempestive, rêveuse et doucement vaporeuse. Par endroits, dans des coins sombres, des mendiants dormaient, couchés à même le sol telles des mottes de terre, enveloppés jusqu'à la tête dans des couvertures en lambeaux. Quelques rongeurs se frayaient difficilement un passage au milieu des ordures, suffisamment rassasiés pour contourner avec indulgence les dormeurs, et certains se risquèrent en fouinant jusqu'au mince filet d'eau qui gargouillait faiblement au milieu de la ruelle.

Soudain, ils se dispersèrent et regagnèrent précipitamment leurs repaires, comme tirés par des fils invisibles, effrayés par une forme emmitouflée qui, à bout de souffle, s'approchait d'un pas rapide et trébuchant, et se glissait d'ombre en ombre en se hâtant vers la maison d'Opur, le maître flutiste.
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lyoko14 septembre 2017
Les Annales du Disque-monde, tome 41 : La couronne du berger de Terry Pratchett
"Continue de lire, mon garçon. Lire, c'est s'élever. Le savoir est la clé de tout".
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John Fante
SophiePatchouli14 septembre 2017
John Fante
Svevo avait dit : si Dieu est partout, pourquoi devrais-je aller à la messe le dimanche?
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lyoko18 septembre 2017
Une colonne de feu de Ken Follett
"Les gens feraient mieux d'entendre les récits bibliques de la bouche du curé de leur paroisse. S'ils se mettent à lire par eux-mêmes, on peut être assuré qu'ils se feront des idées erronées."

Il posa quelques pièces d'or sur le comptoir pour payer les Psaumes.

Ou des idées justes , au contraire, songea Sylvie. Du temps où le commun des mortels était incapable de lire la Bible, les prêtres pouvaient raconter n'importe quoi - ce qui leur convenait à merveille.
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Nastasia-B19 septembre 2017
Le livre de l'intranquillité de Fernando Pessoa
La vie en sa totalité ne peut être vécue que subjectivement.



Texte n° 232.
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