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TANKAS



Haut sur la cime

Tout le jardin est lune,

Est lune d’or.

Plus précieuse en l’ombre

Ta bouche qui me frôle.



La voix de l’oiseau

Que la pénombre cache

Est devenue muette.

Dans ton jardin tu marches.

Quelque chose te manque, je le sais.



Cette autre coupe,

Le sabre qui fut sabre,

En d’autres mains,

La lune de la rue,

Dis, ce n’est pas assez ?



Dessous la lune,

Le tigre d’or et d’ombre

Regarde ses griffes.

Il ne sait pas qu’à l’aube

Elle ont brisé un homme.
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Jamais, sans doute, n'y eut-il, dans l'histoire, une rupture aussi violente, brutale et profonde dans le continuum d'une époque. 1968 fut un voyage intergalactique, une épopée bien plus radicale que la modeste conquête spatiale américaine qui ambitionnait simplement d'apprivoiser la lune, Car en ce mois de mai, il s'agissait ni plus ni moins que d'embarquer, au même moment, sans budget particulier, ni plan concerté, ni entraînement, ni führer, ni caudillo, des millions d'hommes et de femmes vers une planète nouvelle, un autre monde, où l'art, l'éducation, le sexe, la musique et la politique seraient libérés des normes bornées et des codes forgés dans la rigueur de l'après-guerre.
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June



Je crois que je respire

Et mes doigts que j'inspire

J'avale et je recrache

Je me remplis et me vide

De mon âge

Je me fais que du bien

Et je me fais que du sale c'est normal



J'adore donner mon sang

Et j'en donne toujours le plus souvent

Pourquoi j'en donne aussi souvent

Que j'adore autant que ça me fait mal



Tu vois comment

A l'intérieur de moi

Je me sens

Personne ne voit

Et ne s'aperçoit de ce qui m'attend

Pourquoi ô moi

Je ne suis qu'une fille qui s'éteint



J'essaye et j'essaye mais je n'y arrive pas

Mais ne m'oubliez pas



Je mange et je m'ennuie

De ma vie j'anorexie

Si je bois ce poison

Qui sait si je grandirai

Dans la nuit

Je ne rêve plus à rien

Je sens que je me profane

Ô mon âme



Maman j'ai peur de tout ce que j'ai à l'intérieur

Ô maman pourquoi j'ai si peur que tout commence

Et que tout m'écœure



Tu vois comment

A l'intérieur de moi

Je me sens

Personne ne voit

Et ne s'aperçoit de ce qui m'attend

Pourquoi ô moi

Je ne suis qu'une fille qui s'éteint



Je ne suis qu'une fille qui s'éteint

Je disparais
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Si un homme a décidé que vous n’étiez pas son ami, inutile de passer pour un imbécile en s’obstinant à maintenir l’illusion.
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Nous aiment-ils, ceux qui nous aiment sans comprendre ce qui nous est nécessaire?
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Nulle part le mot torture n'était mentionné. Il quitta la liste des yeux, se retourna et embrassa le charnier d'un regard. À ses pieds, un cadavre. Son crâne était ouvert en plusieurs endroits et à la place de ses yeux, il n'y avait plus que deux trous noirs bordés de sang séché. Adam frissonna de dégoût. Arracher les yeux n'avait jamais permis d'avoir des informations. Ce n'était plus de la torture. Il y avait là de la folie meurtrière. Il y avait là le seul souhait de tuer en faisant souffrir. Avec assez de raffinement et d'imagination pour que la notion de plaisir ne puisse en être totalement absente.
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 Je vous déclare avec obéissance, mon lieutenant, que je suis excessivement content, répondit le brave soldat Chvéïk ; ce sera quelque chose de magnifique quand nous tomberons ensemble sur le champ de bataille pour Sa Majesté l’Empereur et son auguste famille impériale et royale…

(Fin)
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J'ai jeté, et j'ai regretté. On regrette toujours d'avoir jeté à un certain moment de la vie. Mais si on ne jette pas, si on ne sépare pas, si on veut garder le temps, on peut passer sa vie à ranger, à archiver sa vie.
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Ils [les Maoris] ont un rapport fusionnel avec la nature... Pour eux, nous sommes tous liés : les hommes, les animaux, les végétaux, le soleil, la lune, le climat... Nous faisons tous partie d'une seule et même grande famille. Les hommes sont les enfants de la terre et du ciel et les cousins de chaque être vivant.
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De la droite la plus conservatrice à la gauche la plus sociale : le parcours politique de Victor Hugo a tout du grand écart. Certains l'accusent de versatilité, voire d'opportunisme. Il répond par la verve de ses convictions et la constance de ses engagements.
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Mais Cornebidouille ne bougeait plus. Ils firent porter la princesse toute pâle dans leur chambre et veillèrent sur elle jour et nuit. On fit venir les plus grands médecins du pays, incapables de se prononcer sur le mal qui la rongeait.

« La peste peut-être... ? Une indigestion... ? Le Coronabidouille... ? »
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L'amour est comme l'églantier,

L'amitié, comme le houx

Le houx est sombre quand l'églantier fleurit,

Mais lequel fleurit le plus constamment?



L'églantier au printemps a du charme,

L'été, ses fleurs embaument l'air

Mais attends que revienne l'hiver

Qui trouvera beau l'églantier?



Alors dédaigne sa futile guirlande

Et pare-toi du luisant du houx

Ainsi, quand décembre flétrira ton front

Au moins il laissera verte ta couronne





Love is like the wild rose briar,

Friendship, like the holly tree

The holly is dark when the rose briar blooms,

But which will bloom most constantly?



The wild rosebriar is sweet in spring,

Its summer blossoms scent the air

Yet wait till winter comes again

And who will call the wild-briar fair



Then scorn the silly rose-wreath now

And deck thee with the holly's sheen

That when December blights thy brow

He still may leave thy garland green -
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La maison battait de partout cette étendue fauve et roussâtre.
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Quand un bébé s'endort dans vos bras, c'est l'absolution. La créature la plus pure qui soit vous a choisie. Plus rien ne compte.
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Demain je remuerai

La flamme presque froide, et ce sera

Sans doute un jour d'été comme le ciel

En a pour tous les fleuves, ceux du monde

Et ceux, sombres, du sang. Lhomme, la femme,

Quand savent-ils, à temps,

Que leur ardeur se noue ou se dénoue?

Quelle sagesse en eux peut pressentir

Dans une héitation de la lumière

Que le cri de bonheur se fait cri dangoisse ?
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Le clair de lune est plus doux au Kentucky

Les jours d’été sont plus riches au Kentucky

L’amitié y est plus vivace

Les flammes de l’amour plus tenaces

Mais le mal est toujours pire au Kentucky



James Hilary Mulligan
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Nous attendons toujours le samedi, le jour des livres, avec impatience comme des petits enfants qui vont avoir un cadeau. Les autres gens ne savent pas tout ce que les livres représentent quand on est enfermé. La lecture, l'étude et la radio, voilà nos seules distractions. (11 juillet 1943)
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Les liens antérieurs se distendent la première fois qu'on aime hors de sa famille; la palette de la pensée s'enrichit de nouvelles couleurs et on pénètre dans de nouvelles orbites.
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C'est toujours pareil. Ils pensent que je n'ai pas l'âge de comprendre. Mais j'ai l'âge de comprendre... et d'avoir peur.
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Don Juan était orphelin et non au sens figuré. ll y avait des années de cela, il avait perdu l'être humain qui lui était le plus proche et ce n'était pas son père ni sa mère, mais ầ ce qu'l me parut, son enfant, son seul enfant. On pouvait donc devenir orphelin par la mort d'un enfant, et comment.
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