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Citations à l'affiche
Colette   13 août 2018
Le Soleil des Scorta de Laurent Gaudé
Durant la traversée, nous restions agrippés des heures au parapet, rêvant à ce que pouvait bien être ce continent où les crasseux comme nous étaient les bienvenus. Les jours étaient longs, mais cela importait peu, car les rêves que nous faisions avaient besoin d’heures entières pour se développer dans nos esprits. Les jours étaient longs mais nous les avons laissés couler avec bonheur puisque le monde commençait.
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palamede   15 août 2018
Jacques à la guerre de Philippe Torreton
... on était confiants, on avait des ordres, c’est pratique un ordre, un ordre ça s’exécute, tu dis oui au chef, tu salues, tu tournes les talons et puis t’y vas comme t’es venu, ça repose, ça trace ton avenir immédiat.
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Colette   14 août 2018
Le Soleil des Scorta de Laurent Gaudé
Plusieurs de ses hommes avaient été tués à l’époque. Quand il apprit que son fils voulait se marier avec la fille de ce criminel, il lui intima l’ordre de choisir entre sa famille et cette « pute ». Il avait dit putana, ce qui, dans sa bouche, était aussi choquant qu’une tache de sauce tomate sur une chemise blanche.
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marina53   15 août 2018
La vie parfaite de Silvia Avallone
On dit qu'on s'attache aux défauts, que ce sont les imperfections qui font de l'autre un être spécial. Mon cul, oui.
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Madeleine Chapsal
genou   19 août 2018
Madeleine Chapsal
Lire donne l'occasion d'aménager très tôt sa solitude intérieure. Elle devient alors source de plaisir, de bonheur, de richesse, au lieu d'être vécue comme un cachot, un malheur, une pénitence. Aucun autre instrument éducatif, télévision, conférences, jeux, ne saurait la remplacer, car il n'y a que la lecture où l'on soit seul. Un enfant sachant tirer parti de sa solitude s’accommodera de tout.

(Oser écrire)
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Eric76   16 août 2018
Le Paris des Merveilles, tome 1 : Les Enchantements d'Ambremer de Pierre Pevel
Imaginez des nuées d'oiseaux multicolores nichées parmi les gargouilles de Notre-Dame ; imaginez que, sur les Champs-Elysées, le feuillage des arbres diffuse à la nuit une douce lumière mordorée ; imaginez des sirènes dans la Seine ; imaginez une ondine pour chaque fontaine, une dryade pour chaque square ; imaginez des saules rieurs qui s'esclaffent ; imaginez des chats ailés, un rien pédants, discutant philosophie ; imaginez le bois de Vincennes peuplé de farfadets sous les dolmens ; imaginez, au comptoir des bistrots, des gnomes en bras de chemises, la casquette de guingois et le mégot sur l'oreille ; imaginez la Tour Eiffel bâtie dans un bois blanc qui chante à la lune ; imaginez de minuscules dragons bigarrés chassant les insectes au ras des pelouses du Luxembourg et happant au vol les cristaux de soufre que leur jettent les enfants ; imaginez des chênes centenaires, et sages, et bavards ; imaginez une licorne dans le parc des Buttes-Chaumont ; imaginez la Reine des Fées allant à l'opéra dans une Rolls-Royce Silver Gost ; imaginez...
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Sebthos   16 août 2018
En guerre de François Bégaudeau
L’entrepôt d’Amazon est si vaste, la pause médiane si courte, l’interdiction de se parler si respectée, la proportion d’intérimaires si grande, le turnover des effectifs si incessant que deux employés ne se voient jamais assez souvent ou assez longtemps pour simplement se reconnaître quand ils se croisent. Sur la base de quoi on doute que les animations du genre karaoké sur le parking remplissent l’objectif managérial de créer du lien, ou que les conversations pendant le café-croissant offert le vendredi en bout de nuit puissent ne pas piquer du nez. La viennoiserie industrielle à peine engloutie, chacun se traîne vers le parking en rêvant d’un lit.



Page 84, Verticales, 2018.
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marina53   16 août 2018
La vie parfaite de Silvia Avallone
La douleur est une forme de langage.
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Eric76   15 août 2018
Maboul Kitchen de Nadine Monfils
Histoire d'appâter le vieil aristo, elle lui avait promis la liberté et, surtout, elle lui avait fait miroiter monts et merveilles côté galipettes. Shooté au viagra, l'ancien bellâtre sur le retour - plus près du terminus que de la sortie de secours - était tombé dans le panneau. Cornemuse s'en était tirée en lui pompant le dard façon tourniquet bavarois - une de ses spécialités. Elle excellait plus dans les prouesses de cul que dans l'art culinaire. Arrivé au souvenir de l'orgasme au bout d'une heure trente de boulot acharné pratiqué par sa bienfaitrice, le papy avait vu la Vierge en poussant un gémissement de nouveau-né, alléluia ! Pour Gilberto Van Pinderlok, la vie venait de prendre un nouveau tournant, à nous les petites anglaises, les bidasses en folie et Hiroshima mon amour… Il était mûr pour épouser la perlouze et lui léguer sa fortune. Il ne se doutait pas un instant dans quel traquenard elle allait le précipiter. Persuadé d'être redevenu le "bellissimo hombre " de la via Appia, dès sa sortie de l'asile, celui qui se prenait pour le charmeur de la Grande Belleza avait foncé chez un chapelier pour s'acheter un panama. Sur ce point, les hommes sont aussi cons que les femmes et s'imaginent qu'il suffit de paraître pour être.
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Sebthos   14 août 2018
En guerre de François Bégaudeau
Sa seule limite, c’est les ménages. Les usagers croient que les bus redeviennent propres rien qu’en passant au dépôt, mais en fait il y a des gens qui les nettoient, parmi lesquels sa mère, qu’elle a toujours vue se tenir les reins. Si elle la dessinait, elle la planterait au pied d’une tour, un revers de main collé au bas du dos. Et pas question d’enfiler une ceinture chauffante comme la plupart de ces collègues. Sans ses maux, sa mère aurait perdu ses repères. Partant du principe que la vie fait mal, une pleine santé l’aurait contrariée. Elle se serait demandé : qu’est-ce-qui ne va pas pour que ça aille si bien ? Louisa ne sera pas sa mère. Les ménages c’est la ligne jaune, là-dessus elle sera inflexible.



Pages 51-52, Verticales, 2018.
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Sebthos   15 août 2018
En guerre de François Bégaudeau
Il n’y a pas de travail.

Depuis l’usine hors de vue, comment Cristiano s’en serait-il rendu compte ? Depuis cette tour d’ivoire où il négligeait de savourer le privilège d’avoir un emploi ? Désormais il est dans la confidence. On le somme de chercher quelque chose qui n’existe pas. Il est l’enfant de Pâques lancé en quête d’œufs que personne n’a cachés. Il est le tigre de cirque sommé de sauter dans un cerceau introuvable. Le tigre tourne sur lui-même de désarroi, se mord la queue, devient dingue.

Égorge le dompteur ?



Page 58, Verticales, 2018.
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Eric76   13 août 2018
Maboul Kitchen de Nadine Monfils
739 opérations de chirurgie esthétique ! Avec tout le plastique que j'ai dans le coco, quand je mourrai, je ferai don de mon corps à Tupperware. [Joan Rivers]
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 Le Canard enchaîné
canel   13 août 2018
Le Canard enchaîné
■ Il était un foie, le soda.

Avec la canicule, les marchands de soda se frottent les mains. Les canettes de Coca et autres boissons rafraîchissantes sucrées se vendent comme des petits pains. Chaque Français avalant en moyenne déjà plus de 22 litres de soda par an, tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes pétillants si de plus en plus de toubibs ne tiraient pas la sonnette d'alarme sur la maladie du foie gras, appelée aussi... 'maladie du soda'.

Une inflammation provoquée notamment par la surconsommation de sucre, avec lequel le foie fait du mauvais gras, ce qui, dans les cas les plus graves, déclenche des cirrhoses non alcooliques et des cancers hépatiques. La Nash, selon l'acronyme de son nom scientifique, est en passe de devenir en France la deuxième cause de greffe de foie derrière l'alcool !

Sachant qu'une canette de Coca-Cola, par exemple, contient l'équivalent de 7 morceaux de sucre, on comprend la gêne des industriels du secteur, d'autant que le sucre est encore plus délétère quand il est absorbé sous forme liquide.

Pour ne pas mettre en effervescence le consommateur, les fabricants de soda tentent de noyer le poisson dans le cola. Ainsi, l'internaute qui tape 'Nash' tombe en première occurrence sur le site du syndicat des boissons rafraîchissantes de France, le BRF, lequel l'emmène directement sur un texte intitulé 'Mieux comprendre la maladie de Nash', lequel délivre une vérité qui coule de source : ladite pathologie « a parfois été appelée maladie du soda par abus de langage ou raccourci sémantique malheureux, elle n'est pas directement liée à la consommation de boissons sans alcool. »

[...]

« C'est comme si, en tapant 'cancer du poumon' dans Google, on tombait en premier sur le site Marlboro », s'agace l'hépato-gastro-entérologue Dominique Lannes, auteur d'un livre sur la Nash ('La maladie de la malbouffe', Flammarion).

Questionné par le Canard sur ce référencement tout sucre, le BRF, qui compte parmi ses adhérents Coca-Cola France, Orangina, PepsiCo France et consorts, n'a pipé mot.



• article dans le Canard enchaîné du 08/08/2018
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 Issa
marina53   17 août 2018
Issa
Sur ma manche

Elle reprend son souffle

La luciole en fuite.
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Nastasia-B   15 août 2018
L'appel de la forêt de Jack London
Moralité — handicap superflu dans la lutte impitoyable pour l'existence. Tout cela — respect de la propriété privée et des sentiments personnels — était assez bon pour les terres du Sud, où régnait la loi de l'amour et de l'amitié ; mais dans le Nord, sous la loi du gourdin et des crocs, tous ceux qui tenaient compte de telles bêtises étaient des imbéciles, et dans la mesure où ils les respectaient, couraient à un désastre certain.



Chapitre II : La loi du gourdin et des crocs.
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genou   13 août 2018
Le Très-Bas de Christian Bobin
Nous vivons dans les villes, dans des métiers, dans des familles. Mais le lieu où nous vivons en vérité n’est pas un lieu. Le lieu où nous vivons vraiment n’est pas celui où nous passons nos jours, mais celui où nous espérons – sans connaître ce que nous espérons, celui où nous chantons – sans comprendre ce qui nous fait chanter.

(Licorne, salamandre et grillon – p.48)

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marina53   19 août 2018
Chantefables et Chantefleurs de Robert Desnos
Dans un jardin en Angleterre

Il était un gardénia.

Pour en fleurir sa boutonnière,

Un vieux lord se l’appropria.

Depuis, au jardin, il n’y a,

N’y a plus de gardénia.
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fnitter   17 août 2018
Les Royaumes Oubliés - La Légende de Drizzt, tome 2 : Terre d'exil de R. A. Salvatore
Plaisanter d’une tragédie vaut mieux que vivre enlisé dans la culpabilité d’un incident dont personne n’est responsable.
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Nastasia-B   17 août 2018
L'appel de la forêt de Jack London
Buck et ses compagnons […] étaient en piteux état, complètement épuisés et usés jusqu'à la corde. Les cent quarante livres de Buck s'étaient réduites à cent quinze. Ses autres camarades, alors qu'ils étaient pourtant plus légers, avaient perdu relativement plus de poids que lui. […]

Ils avaient tous terriblement mal aux pattes. Ils n'étaient plus capables de sauter ni de rebondir. Leurs pas pesaient lourdement sur la piste, ce qui leur meurtrissait le corps et multipliait par deux la fatigue d'un jour de voyage. Leur seul problème, c'est qu'ils étaient morts de fatigue. Ce n'était pas l'épuisement passager dû à un effort bref et excessif, et dont on peut se remettre en quelques heures ; non, c'était l'épuisement total qui provient de l'extinction lente et prolongée des forces consécutive à des mois de dur labeur. Il n'y avait plus en eux de possibilité de récupération, ni de réserve de force à laquelle on pût faire appel. Elle avait été intégralement usée, jusqu'à la moindre parcelle. Chaque muscle, chaque fibre, chaque cellule était fatiguée, morte de fatigue. Et il y avait une bonne raison à cela. En moins de cinq mois, ils avaient parcouru deux mille cinq cents milles, et pendant les derniers dix-huit cents milles ils n'avaient eu que cinq jours de repos.



Chapitre V : Le supplice du trait et de la piste.
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marina53   13 août 2018
La vie parfaite de Silvia Avallone
Ça n'existe pas, quelqu'un à qui tu peux tout dire.
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