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Citations à l'affiche
Alan Seeger
Wiewowas   07 mai 2021
Alan Seeger
ALAN SEEGER (1888-1916)

Poète américain mort pour la France



I have a rendezvous with Death

At some disputed barricade.

When Spring comes back with rustling shade

And apple-blossoms fill the air.



(Une plaque dans l’herbe

Au Square des Poètes, Paris 16ème)
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Sachka   07 mai 2021
Les enfants du mal de Laure Barachin
Une lumière au bout du tunnel.

Il est difficile de traduire avec des mots une expérience qui relève de la foi - de l'imagination ou du délire, penseront certains. Cependant beaucoup de choses nous échappent. La vie et la mort ont-elles un sens ou bien le souhaitons-nous si ardemment que nous leur en attribuons un pour satisfaire notre soif d'idéal sans que ce soit fondé ? Il y a autant de réponses à cette question que d'individus sur Terre mais, quant à moi, je suis intimement persuadée qu'un principe qui nous dépasse et que nous ne comprenons pas existe. Dieu ? Le Bien absolu ? Le Mal absolu ? Les deux peut-être ? Ou quelque chose de tout autre.

Toujours est-il que, durant mon état comateux, je me rappelle avoir eu le sentiment de monter, de me détacher de moi alors que j'étais encore moi, de m'élever vers une source de lumière. J'ai senti cette lumière bienveillante à mes côtés et mon instinct me disait que Lucie était là, dans la lumière et que le monde de la lumière était celui de la paix, de la sérénité, du Bonheur... Celui qu'elle n'avait pas eu de son vivant.
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Sachka   10 mai 2021
Les enfants du mal de Laure Barachin
J'ai gardé en mémoire chaque minute de notre captivité car ce sont les derniers instants que j'ai passés auprès des miens, de tous ceux que j'aimais et ça je ne peux l'oublier. Le 4 mai 1944 , un an et deux mois après le début de notre enfermement, nous avons revu le soleil par une belle matinée de printemps. Les oiseaux chantaient à travers la grille de l'aération quand ils ouvrirent la porte. Ils portaient des uniformes de S.S et hurlaient. Nous étions effrayés. Je serrai Anna et le bébé contre mon coeur pour que personne ne me les prenne. Émilie pleurait, elle n'avait pas un an... Sarah et Samuel ne faisaient qu'un bloc pendant que Jacob tenait fermement Maria et Schlomo par la main.



Un homme grand et blond au regard bleu se détachait de la meute en furie. C'était le chef. Il eut un rictus vicieux en lisant la peur sur nos visages et nous fit évacuer les lieux à coups de matraque. Il fut déçu car nous sûmes garder notre sang-froid, résignés que nous étions, abandonnés de tous, y compris de Dieu qui préférait mettre dans le ciel un beau soleil plutôt que de nous sauver...
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Alphonse de Lamartine
Wyoming   09 mai 2021
Alphonse de Lamartine
Le moulin au printemps



Le chaume et la mousse

Verdissent les toits;

La colombe y glousse,

L'hirondelle y boit;



Le bras d'un platane

Et le lierre épais

Couvrent la cabane

D'une ombre de paix.



La rosée en pluie

Brille à tout rameau;

Le rayon essuie

La poussière d'eau;



Le vent qui secoue

Les vergers flottants,

Fait sur notre joue

Neiger le printemps.
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Raymond Queneau
Jean-Daniel   10 mai 2021
Raymond Queneau
- Ça m'arrive souvent de ne penser à rien. C'est déjà mieux que de ne pas penser du tout.
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Sachka   12 mai 2021
Les enfants du mal de Laure Barachin
J'avais revêtu ma belle robe blanche aux manches longues et dépourvue de décolleté car nous étions au mois de novembre 1965 et la température extérieure n'avoisinait pas les six degrés. Elle avait un col dentelé et une longue traîne, tu la connais, je te l'ai si souvent montrée. Elle avait plus d'éclat à l'époque, elle était moins poussiéreuse que maintenant, enfermée dans le fond d'un placard telle une relique associée à un souvenir inoubliable. Je ne pourrais pas la remettre, j'ai perdu ma taille de jeune fille, elle ne te servira pas : si tu te maries, tu voudras ta robe, et pourtant, je ne peux pas envisager de la jeter. C'est un objet précieux et sacré.
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Natsume Soseki
marina53   08 mai 2021
Natsume Soseki
Si je pouvais être

L’hirondelle

Qui tout entière se donne à ses pensées
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Alexandre Dumas
FROPARSC   07 mai 2021
Alexandre Dumas
Les gens que nous avons aimés ne seront plus jamais où ils étaient, mais ils sont partout où nous sommes.
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Eshkol Nevo
HordeduContrevent   07 mai 2021
Eshkol Nevo
Comment pouvoir vivre et écrire dans un lieu où l’on n’a pas de souvenirs ? Dont on ne se soucie guère ? Qui ne nous met pas parfois en rage au point de vouloir taper sa tête contre les murs et ses doigts sur le clavier ?
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Antonio Machado
sabine59   10 mai 2021
Antonio Machado
Nuage déchiré...l'arc-en-ciel

brille déjà dans le ciel,

et d'un fanal de pluie

et de soleil le champ est enveloppé.



Je me suis éveillé. Qui trouble

le cristal magique de mon rêve?

Mon coeur battait,

pâmé et diffus.



... Le citronnier fleuri,

les cyprès du jardin,

le pré vert, le soleil, l'eau, l'arc-en-ciel! ...

l'eau dans tes cheveux!...



Et tout se perdait dans la mémoire

comme une bulle dans le vent.



(" Champs de Castille")
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 Anonyme
marina53   11 mai 2021
Anonyme
Un éclair d'argent

sous l'eau verte de l'étang

le vieux brochet dîne

Krystian Proksa
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Chiyo Ni
marina53   08 mai 2021
Chiyo Ni
Je bois à la source,

oubliant que je porte

du rouge aux lèvres
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Ladybirdy   08 mai 2021
Celle que je suis de Claire Norton
Je me terre, et je m’enterre. Ma seule évasion, encore et toujours, ce sont les livres. Leurs héros supplantent mes malheurs, leurs fantômes m’habitent avec persistance une fois l’histoire terminée. Ils restent en moi et je m’accroche à leur courage, à leur destinée, à leurs pensées qu’il m’arrive de faire miennes pour me donner l’illusion d’être ce qu’ils sont et non plus ce que je suis moi. Les personnages sont devenus mes seuls amis.
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Louis Aragon
sagesse66   12 mai 2021
Louis Aragon
Inexorablement je porte mon passé

Ce que je fus demeure à jamais mon partage

C'est comme si les mots pensés ou prononcés

Exerçaient pour toujours un pouvoir de chantage

Qui leur donne sur moi ce terrible avantage

Que je ne puisse pas de la main les chasser



Cette cage des mots il faudra que j'en sorte

Et j'ai le cœur en sang d'en chercher la sortie

Ce monde blanc et noir où donc en est la porte

Je brûle à ses barreaux mes doigts comme aux orties

Je bats avec mes poings ces murs qui m'ont menti

Des mots des mots autour de ma jeunesse morte.
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Nicolas Boileau
Fabinou7   11 mai 2021
Nicolas Boileau
"Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement,

Et les mots pour le dire arrivent aisément."
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 Le Canard enchaîné
Ziliz   12 mai 2021
Le Canard enchaîné
■ C'EST LA TAILLE QUI COMPTE

Jean-Michel Blanquer, le Ministre de l'Education, a fait un beau geste, qui mettra du baume au coeur aux enseignants, à propos des palmes académiques : ('Le Journal Officiel', 05/05) : « La taille de la médaille du grade de chevalier est portée à 35 mm au lieu de 30 (...). La taille du ruban est, quant à elle, portée à 37 mm au lieu de 11 pour les chevaliers et à 22 mm pour les officiers. »

La grande réforme de l'Education nationale est en marche.



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• article dans le Canard enchaîné du 12/05/2021
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 Anonyme
sagesse66   08 mai 2021
Anonyme
La voix du poète s’élève

Sur un frémissement léger

De lettres d’or et de notes

Aux variations colorées.



En cet espace de blanche nacre

Scintillent de prophétiques promesses,

Les portes d’un temple imaginaire

S’ouvre sur de singulières lumières,

Des doigts célestes effleurent

Un paysage de miel et de lait.



Une vie de sagesse

Se drapant de hautes solitudes,

Se recompose de note en note



(MB)
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 Anonyme
sagesse66   09 mai 2021
Anonyme
Chanson du mammouth ...



Il est dit qu'un soir d'août

Igor le vieux mammouth

Jouait au baby-foot

Au fond d'un bar en voûte



Fatigué par la joute

Et l'abus de Vermouth

Contre un mur il s'arc-boute

Il a trop bu sans doute



Il songe à sa mammouthe

Que la bouteille floute

Tant d'étés qu'ils froufroutent !

Du bonheur plein la soute



Tant d'hivers qu'ils s'écoutent !

Combien d'erreurs absoutes ?

Ils s'aimaient somme toute

Leur union s'est dissoute



Oh comme sa louloute

Si câline l'envoûte !

La voir quoi qu'il en coûte

Mais les dieux le déboutent



Un dernier casse-croûte

Une dernière goutte

Igor taille la route

Dans la taïga iakoute



Il songe à sa mammouthe

Que les étoiles floutent

Jamais ne se déroute

Car la vie le dégoûte



Il est dit qu'un soir d'août

Au fond d'un lac iakoute

Le dernier des mammouths

Retrouva sa fleur d'août



Si dans un bar en voûte

On vous sert un Vermouth

Jouez au baby-foot

En chantant le mammouth



(L.d.A)
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 Anonyme
sagesse66   11 mai 2021
Anonyme
Petite annonce polaire !!



!!! Rare !!!



Cause disparition, Ours blanc vend coquette banquise T1 (1 trou) trente mètres carrés, glace d'origine (datant de la dernière glaciation), tout équipé (igloo, clim, parasol...), vue dégagée sans vis-à-vis (quelques plateformes de forage, suivant les courants), travaux à prévoir (vagues fissures mais ça tient), quartier touristique non loin du P.N., transport en commun pas loin ( 2 navettes par heure),



Prix : phoques, poissons (j'ai faim) et si possible une place en zoo pour mes deux oursons



Erratum : En fait ça fait dix mètres carrés, non... plus que deux...



Plouf!



(L.d.A)
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 Anonyme
sagesse66   10 mai 2021
Anonyme
La chasse aux mots ....



Quelquefois j’ai l’impression que les mots m’évitent.

Comme si, étant dans la forêt

Les mots fuyaient entre les arbres.

Ils jouent à cache-cache

Je les vois se dissimuler entre les troncs

Mais quand j’essaie de mettre la main dessus

Voilà qu’ils disparaissent.



Parfois ils reviennent en lumière, mais déguisés.

Non ce n’est pas celui-là, pas tout à fait en tout cas.

Parfois, maintenant l’équivoque

Ils créent le malentendu,

Cultivent la méprise, fomentent un quiproquo !

Parfois même, ils donnent dans le lapsus

Et c’est un beau charabia.



D’autres fois ils s’échappent

Libres et triomphants.

Mais voilà, ils sont mal compris

Mal reçus et rejetés

Tant ils sont décalés,

Éloignés de leur sens premier.



Parfois aussi, c’est le bonheur

Ils se laissent approcher, caresser, cajoler.

Ils sont apprivoisés maintenant,

Décidés à rester sur le papier, gentiment,

Pourvu que je trouve à les enchâsser

Dans un rythme qui leur plaît.



(A.DT)
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