AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Citations les plus appréciées
ninosairosse25 août 2017
1Q84, Livre 3 : Octobre-Décembre de Haruki Murakami
- Il n'y a rien dont j'ai envie particulièrement.

- Et pourquoi pas "A la recherche du temps perdu" de Proust ? demanda Tamaru. Si vous ne l'avez pas encore lu, ce serait l'occasion rêvée.

- Est-ce que vous l'avez lu, vous ?

- Non. Je ne suis jamais allé en prison. Je n'ai jamais dû rester caché longtemps. Quelqu'un a dit qu'en dehors de ce genre de circonstances il était difficile de lire ce roman dans son intégralité.



p44
Commenter  J’apprécie          691
Souri715 septembre 2017
Belgravia de Julian Fellowes
Certes le « Code sanglant » avait été abrogé vingt ans plus tôt ; les crimes commis par les domestiques à l’encontre de leurs maîtres n’étaient donc plus assimilés à de la petite trahison ni punis de mort. Mais il régnait toujours chez les classes possédantes une sorte de paranoïa : les domestiques étaient des étrangers qu’on laissait aller et venir à leur guise dans la maison de leurs employeurs, mais tout manquement à la confiance que ces derniers leur accordaient constituait une grave offense, lourde de conséquences.
Commenter  J’apprécie          690
Souri717 septembre 2017
L'écorcheur de Portland de James Hayman
— [...]D’un côté, le cœur n’est jamais qu’un muscle qui fonctionne comme une petite pompe. Il pèse moins de cinq cents grammes. Il est juste un peu plus gros que votre poing. Et pourtant il bat cent mille fois par jour. Il pompe plus de sept mille litres de sang. Et, à moins qu’on fasse tout ce qu’il faut pour le bousiller, il continuera dans la plupart des cas à fonctionner chaque jour pendant soixante-dix, quatre-vingts, voire quatre-vingt-dix ans, souvent sans qu’il soit nécessaire d’effectuer la moindre révision. Montrez-moi une autre machine capable d’égaler de telles performances, dit Spencer, dont l’enthousiasme semblait sincère.

— Vous avez dit « d’un côté ». Quel est l’autre côté ?

— L’autre côté est spirituel. Les anciens croyaient que le cœur était le siège de l’âme. Certains d’entre nous le croient encore. Quand j’extrais un cœur, je le tiens parfois dans ma main pendant une minute ou deux, sachant qu’il va redonner la vie à un patient mourant. C’est une sensation extraordinaire. Aujourd’hui, même si la définition légale de la mort est la mort cérébrale, certaines personnes croient encore que l’âme réside, en partie du moins, dans le cœur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          651
Souri731 août 2017
Meurtres à la pomme d'or de Michèle Barrière
À propos de sauce, au pays du ketchup, aux Etats- Unis, la période de purgatoire de la tomate fut encore plus longue qu’en Europe.

Elle connut la même mauvaise réputation liée à la mandragore. De plus, les puritains la jugeaient trop rouge et trop fessue pour être honnête et la considéraient comme un péché au même titre que la danse, la boisson et les cartes.
Commenter  J’apprécie          640
René Barjavel
genou31 août 2017
René Barjavel
«La science-fiction est une hypothèse sur l'avenir. C'est une nouvelle littérature. Elle s'évade du cadre de la chambre à coucher ou de la salle à manger. Elle fait éclater les murs pour nous donner à voir de nouveaux horizons. On retrouve tous les genres en elle et elle peut être épique, lyrique, politique, dramatique... Elle s'intéresse au devenir de l'espèce humaine.»
Commenter  J’apprécie          642
Valdimir11 septembre 2017
Les dieux ont soif de Anatole France
La vie d'un homme serait intolérable, s'il savait ce qui doit lui arriver. Il découvrirait des maux futurs, dont il souffrirait par avance, et il ne jouirait plus des biens présents, dont il verrait la fin. L'ignorance est la condition nécessaire du bonheur des hommes, et il faut reconnaître que, le plus souvent, ils la remplissent bien. Nous ignorons de nous presque tout ; d'autrui, tout. L'ignorance fait notre tranquillité ; le mensonge, notre félicité.
Commenter  J’apprécie          613
Eric7608 septembre 2017
Boudicca de Jean-Laurent Del Socorro
Mentir aux autres, ce n'est pas un problème. Mais se mentir à soi-même, c'est vouloir faire d'une illusion sa propre réalité.
Commenter  J’apprécie          602
Souri720 septembre 2017
Requiem pour une révolution de Robert Littell
La première préoccupation de ceux qui prennent le pouvoir est de le garder. Alors ils ont recours à ce qu’utilisent toujours les hommes qui tiennent le pouvoir – des mensonges, des exagérations, la répression, la propagande, les guerres. Les révolutions ne changent pas les choses, elles les réarrangent seulement.
Commenter  J’apprécie          590
ninosairosse26 août 2017
1Q84, Livre 3 : Octobre-Décembre de Haruki Murakami
L'oreiller, les livres, la table, tout ce qui se trouvait là était poisseux et moite. Mais, indifférent au temps, à la mouillure, au vent ou la rumeur de la mer, le père restait immergé au sein de sa léthargie. La torpeur enveloppait son corps, tel un habit de miséricorde.



p63
Commenter  J’apprécie          590
Nastasia-B27 août 2017
Le livre de l'intranquillité de Fernando Pessoa
En la contemplant, la vie nous fait moins mal.



Texte n° 244.
Commenter  J’apprécie          581
Nastasia-B22 septembre 2017
L'amour sans le faire de Serge Joncour
Ne pas avoir d'enfant, c'était se condamner à rester l'enfant de ses parents. Passé quarante ans, si l'on n'a toujours pas de môme, il est sans doute impossible de s'émanciper de sa propre jeunesse, de s'en dégager définitivement, de devenir autre chose pour ses parents que leur enfant. Il faut sans doute attendre de dépasser quarante-cinq, voire cinquante ans pour que tout se dénoue, il doit y avoir un moment où l'on cesse d'être l'enfant de ses parents pour les rejoindre dans une forme de communauté d'âge plus équivalente, un moment où l'on perd cette fraîcheur terrible qui distingue de ses géniteurs, on en vient presque d'égal à égal.
Commenter  J’apprécie          577
ninosairosse29 août 2017
1Q84, Livre 3 : Octobre-Décembre de Haruki Murakami
- « ce que vous réalisez est de la plus haute importance », déclara Ushikawa.

Un sourire naïf se dessina sur le visage de l'avocat. Personne n'est plus facile à berner que les gens convaincus d'accomplir des choses justes, se dit à nouveau Ushikawa.

P84
Commenter  J’apprécie          560
Valdimir15 septembre 2017
Les dieux ont soif de Anatole France
La nature nous enseigne à nous entre-dévorer et elle nous donne l'exemple de tous les crimes et de tous les vices que l'état social corrige ou dissimule. On doit aimer la vertu ; mais il est bon de savoir que c'est un simple expédient imaginé par les hommes pour vivre commodément ensemble. Ce que nous appelons la morale est une entreprise désespérée de nos semblables contre l'ordre universel, qui est la lutte, le carnage et l'aveugle jeu de forces contraires. Elle se détruit elle-même et plus j'y pense, plus je me persuade que l'univers est enragé.
Commenter  J’apprécie          552
Eric7603 septembre 2017
Shantaram de Gregory David Roberts
" Mais, d'une certaine façon, on peut dire qu'après avoir quitté la mer, après ces millions d'années passées dans la mer, on a emporté l'océan avec nous. Avant qu'une femme mette un bébé au monde, elle le fait grandir dans l'eau, à l'intérieur de son corps. L'eau qui se trouve là est presque exactement la même que l'eau de mer. Elle est salée, dans des proportions presque identiques. Elle fait un petit océan à l'intérieur de son corps. Et pas seulement ça. Notre sang et notre sueur sont salés, avec une densité presque identique à celle du sel dans l'eau de mer. Nous portons des océans en nous-mêmes, dans notre sang et notre sueur. Et nous pleurons des océans dans nos larmes.
Commenter  J’apprécie          551
Souri711 septembre 2017
Belgravia de Julian Fellowes
Dans le passé, on est comme en pays étranger, dit-on. Les choses s’y font différemment. Sans doute est-ce vrai en ce qui concerne la morale, les mœurs, le rôle des femmes, le type de gouvernement, et bien d’autres aspects de notre vie quotidienne. Mais il existe aussi des similitudes. L’ambition, l’envie, la rage, la cupidité, la gentillesse, l’altruisme, et plus encore l’amour, ont toujours eu une influence déterminante sur nos choix, hier comme aujourd’hui. Voici l’histoire de personnages qui vécurent il y a deux siècles ; pourtant les désirs, rejets et passions qui les animèrent ressemblent pour beaucoup aux nôtres, tels que nous sommes, dans l’époque où nous vivons
Commenter  J’apprécie          550
Sören Kierkegaard
palamede19 septembre 2017
Sören Kierkegaard
Les gens exigent la liberté d’expression pour compenser la liberté de pensée qu’ils préfèrent éviter.
Commenter  J’apprécie          552
Souri719 septembre 2017
Requiem pour une révolution de Robert Littell
Un homme meurt de peur, un autre en est réveillé.
Commenter  J’apprécie          540
Nastasia-B19 septembre 2017
Le livre de l'intranquillité de Fernando Pessoa
La vie en sa totalité ne peut être vécue que subjectivement.



Texte n° 232.
Commenter  J’apprécie          540
Eric7627 août 2017
Demain j'arrête ! de Gilles Legardinier
J'ai choisi une petite robe légère à mi-chemin entre Marilyn et un prêtre inca - je ne sais pas si ça vous aide à visualiser.
Commenter  J’apprécie          533
Albert Simonin
Alfaric12 septembre 2017
Albert Simonin
La connerie ne s'additionne pas, elle se multiplie.
Commenter  J’apprécie          5310