AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Citations les plus appréciées
Clint Eastwood
Eric76   25 mai 2021
Clint Eastwood
On ne s'arrête pas parce qu'on vieillit, on vieillit parce qu'on s'arrête.
Commenter  J’apprécie          746
Jorge Luis Borges
ninosairosse   06 juin 2021
Jorge Luis Borges
Les pas que fait un homme, du jour de sa naissance à celui de sa mort, dessinent dans le temps une figure inconcevable. L'intelligence divine voit cette figure immédiatement, comme nous voyons un triangle. Cette figure a peut-être sa fonction bien déterminée dans l'économie de l'univers.
Commenter  J’apprécie          721
Georges Picard
ninosairosse   14 juin 2021
Georges Picard
Je ne marche pas pour rajeunir ou éviter de vieillir, pour me maintenir en forme ou pour accomplir des exploits. Je marche comme je rêve, comme j'imagine, comme je pense par une sorte de mobilité de l'être et de besoin de légèreté.

Le Vagabond approximatif
Commenter  J’apprécie          713
Wiewowas   27 mai 2021
Les Poèmes d’amour pour des premiers venus de Maryna Uzun
La Veillée brusque



C’est un bureau buvard, ni silencieux ni bavard, près d’un lit mordoré ou pliant.

C’est une beauté et déchirante et déchirée. Une beauté.

C’est un amour et malentendant et malentendu. Un amour.

L’air et le monde volés ou envolés. L’oubli.

— Était-ce donc nous ?

— Et le violet s’harmonise avec le jaune.
Commenter  J’apprécie          655
Marcel Pagnol
Gwen21   01 juin 2021
Marcel Pagnol
Le lecteur - je veux dire le vrai lecteur - est presque toujours un ami.

Il est allé choisir le livre, il l'a emporté sous son bras, il l'a invité chez lui.

Il va le lire en silence, installé dans le coin qu'il aime, entouré de son décor familier.



{Avant-propos de la "Gloire de mon père"}
Commenter  J’apprécie          640
Victor Hugo
Wyoming   08 juin 2021
Victor Hugo
Voici que la saison décline



Voici que la saison décline,

L’ombre grandit, l’azur décroît,

Le vent fraîchit sur la colline,

L’oiseau frissonne, l’herbe a froid.



Août contre septembre lutte;

L’océan n’a plus d’alcyon;

Chaque jour perd une minute,

Chaque aurore pleure un rayon.



La mouche, comme prise au piège,

Est immobile à mon plafond;

Et comme un blanc flocon de neige,

Petit à petit, l’été fond.
Commenter  J’apprécie          631
Marina Tsvetaieva
Fabinou7   12 juin 2021
Marina Tsvetaieva
"Nos poèmes, ce sont nos enfants. Ils sont plus âgés que nous parce qu'ils vivront plus longtemps que nous. Plus âgés que nous depuis l'avenir. Voilà pourquoi ils nous sont aussi parfois étrangers."
Commenter  J’apprécie          620
Jón Kalman Stefánsson
sagesse66   14 juin 2021
Jón Kalman Stefánsson
Les rêves nous libèrent parfois des amarres de la vie.

Ils sont tel un soleil dans les coulisses du monde ...
Commenter  J’apprécie          600
Dan Pagis
Tandarica   11 juin 2021
Dan Pagis
Retour inutile



Finalement le village resta vide

au-delà de la mort, des nuits

il se rappelle vaguement

de mon existence.



L'insomnie des chiens

fait passer à travers la nuit,

les mêmes mensonges,

la coque de métal

sur la croix du carrefour des vents

fait semblant de me montrer le chemin.



Je ne m'égarerai par

je ne dois pas demander ma route

car l'adresse est gravée

dans ma chair

à quoi bon lutter,

je ne pourrais pas me vaincre moi-même.



J'ai tourné la tête et j'ai vu

que tout fut un mauvais présage

et que je suis condamné à agir.



Encore un petit peu et il verra

que je suis en vie.

Pourquoi ai-je tourné le regard

vers l'enfer ?



in Georges Astalos, Héritage lyrique (sélection anthologique de la poésie israélienne d'expression roumaine), p. 106
Commenter  J’apprécie          600
Antoine de Saint-Exupéry
Nowowak   11 juin 2021
Antoine de Saint-Exupéry
C'est peut-être parce que je vous invente que je tiens tellement à vous.
Commenter  J’apprécie          594
Mircea Dinescu
Tandarica   06 juin 2021
Mircea Dinescu
Fugue à deux



Il y a en nous une crainte qui nous anéantit

Le vent souffle dans les objets, peut-être fait-il exprès

Vers jadis dirigée, l'âme est un canot

La chair est un aviron. L'œil est infini.



Du soleil des poulains on a extraits, le licol les attendait

La gloire du carrosse, gloire sur roues

Des lunettes de cuir limitant le banquet

Sans que le regard fleurisse de côtés.



Nous remplirons les chevaux pour le départ prêts

Dans le filet des vieilles herbes rassemblés

Cela est peut être l'étoile par nous choisie

Dans la solitude en couple courons ainsi.



*



Fugă în doi



Este-n noi o spaimă care ne doboară

Bate vînt din lucruri, poate dinadins,

Sufletu-i o luntre spre odinioară.

Carnea dulce vîslă. Ochiul necuprins



Rupţi din soare-s mînjii, îi asteaptă hățul,

Gloria căruţii – glorie pe roţi.

Ochelari de piele mărginind ospăţul

Fără ca privirea să-nflorească-n părţi.



Noi vom umple caii gata de plecare

Adunaţi în plasa ierburilor vechi,

Steaua cea aleasă poate fi oricare-

În singurătate alergăm perechi.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          570
mesrives   08 juin 2021
Le chant de la nature de Gulzar
La partie de cache-cache





Un petit morceau de verre

Se cache, blotti sous l’herbe.

Il rit car il projette le soleil dans mes yeux.



Le soleil est joyeux.

Un petit morceau de verre

Posé sur l’herbe s’amuse.

Il me taquine, éclaboussant mes yeux de lumière.



Couvrant mes yeux avec la paume d’une main

Aussitôt je disparais de leurs deux regards.

A travers les doigts, tous deux partent à ma recherche.

Et moi, refermant les yeux,

La tête dans ton giron, je me cache :

Je joue à cache-cache avec l’univers !
Commenter  J’apprécie          576
ninosairosse   28 mai 2021
Marcher la vie. Un art tranquille du bonheur de David Le Breton
Dans les années 50 en France, on marchait en moyenne sept kilomètres par jour. Aujourd'hui, à peine trois cents mètres. Nombre de nos contemporains sont encombrés d'un corps dont ils n'ont guère l'usage, sinon pour exécuter quelques tâches dans leur appartement ou pour se rendre à leur voiture et en sortir.

P16
Commenter  J’apprécie          564
Peter Matthiessen
ninosairosse   18 juin 2021
Peter Matthiessen
Les obstacles au cours d'un voyage, la grêle, le vent, les pluies incessantes sont l'œuvre des démons désireux d'éprouver la sincérité des pèlerins et d'éliminer les pusillanimes.

Le léopard des neiges.
Commenter  J’apprécie          563
Henry Bauchau
HordeduContrevent   31 mai 2021
Henry Bauchau
Un tableau, il faut aussi qu’on l’entende…
Commenter  J’apprécie          558
Khalil Gibran
NathalC   27 mai 2021
Khalil Gibran
Vous donnez bien peu lorsque vous donnez de vos biens. C'est lorsque vous donnez de vous-même que vous donnez vraiment.
Commenter  J’apprécie          552
Dan Pagis
Tandarica   16 juin 2021
Dan Pagis
Le compte



Ange décidé ayant bossé durement

pour gagner ses galons

il tambourine doucement

de ses bottes

et se frotte les mains :

il fait frais

dans le vent matinal.



D'un coup il a l'impression

de s'être trompé :

il se met à compter dans son calepin

les corps qui l'attendent

sur la place d'appel,

camp au cœur du camp : je manque,

il n'y a que moi qui manque,

il y a une erreur

il éteint rapidement mes yeux

et efface mon ombre.



Je ne serai pas absent

s'il vous plaît.

Le compte sera bon

même sans moi, ici

où on reste à jamais.



in Georges Astalos, Héritage lyrique (sélection anthologique de la poésie israélienne d'expression roumaine), p. 121
Commenter  J’apprécie          550
Dan Pagis
Tandarica   12 juin 2021
Dan Pagis
Témoignage



Non, toujours non.

Sans aucune erreur

c'étaient des hommes :

uniforme et bottes.



Comment vous expliquer ?

Ils étaient créés à l'image

et à la ressemblance

de Dieu.



Je n'étais qu'une ombre,

enfantée

par un autre Créateur.



Et Lui dans sa magnanimité

n'a rien laissé en moi

qui pourrait mourir.

J'ai couru vers Lui,

je suis monté doucement

et bleuâtre

en accord avec moi-même

je disais Lui [en] demandant pardon :

j'étais fumée

fumée montant vers

le Tout-Puissant

sans corps ni visage.



in Georges Astalos, Héritage lyrique (sélection anthologique de la poésie israélienne d'expression roumaine), p. 120
Commenter  J’apprécie          550
Tandarica   03 juin 2021
Amalia respire profondément de Alina Nelega
Je veux ouvrir les yeux

un beau matin,

après une pluie terrible,

sous un arc-en-ciel sauvage,

me promener pieds nus dans l'herbe,

étendre mais ailes

dans l'air lourd,

salé

comme l'eau de mer.



(p. 41)
Commenter  J’apprécie          541
 Coluche
pompimpon   06 juin 2021
Coluche
Je rappelle qu'aux échecs, si la victoire est brillante, l'échec est mat !
Commenter  J’apprécie          511