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Citations les plus appréciées
René Louis de Voyer d'Argenson
genou   16 juin 2020
René Louis de Voyer d'Argenson
Que nos jeunes gens se pénètrent bien de cette maxime, qui est exactement vraie, que plus on lit plus on a d'esprit. Ce sont les idées nouvelles que la lecture nous suggère, les réflexions qui nous les rendent propres, qui augmentent nos lumières, nous donnent à penser, étendent nos spéculations, forment notre expérience; en sorte que, qui a beaucoup d'esprit, en aurait plus encore s'il avait lu davantage.
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Pedro Serrano
mesrives   30 juin 2020
Pedro Serrano
Illumination



Comme une luciole au milieu d’un champ,

seulement fait de rumeurs,

avec l’éclat, latent, au cœur de la lumière,

carillon minuscule et inouï.

Je m’éteins en moi-même pour que toi tu te perdes,

je m’éteins.







Poème tiré de Nueces. Trilce Ediciones, Mexico, 2007 

Traduction inédite de François-Michel Durazzo
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Carlos Ruiz Zafón
Eric76   19 juin 2020
Carlos Ruiz Zafón
Ces pages seraient notre mémoire jusqu'à ce que son dernier souffle s'éteigne dans mes bras et que je l'accompagne jusqu'à la haute mer, là où se brise le courant, afin de m'y perdre pour toujours avec elle et pouvoir enfin fuir en un lieu où jamais le ciel ni l'enfer ne pourront

nous trouver.



***

Aujourd'hui, Carlos Ruiz Zafon s'en est allé.

J'espère de tout mon cœur qu'il repose en paix dans ce lieu...
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Henry David Thoreau
genou   02 juillet 2020
Henry David Thoreau
Il semble que nous ne faisons que languir dans l'âge mûr pour dire les rêves de notre enfance, et ils s'évanouissent de notre mémoire avant que nous ayons pu apprendre leur langage.
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 Anonyme
babounette   22 juin 2020
Anonyme
Un peu d’étymologie



À l’instar d’autres contenus culturels, les langues voyagent et s’échangent des mots depuis l’aube des temps. Ainsi dans la Bible, les instruments de musique sont cités avec leur nom grec et les langues indo-européennes s’étendent de l’Islande à l’Himalaya.



La plupart des mots français viennent du latin - et du grec pour nombre de mots scientifiques, reconnaissables au y au rh, au th et au ph, comme rhume, rhétorique, thyroïde et physique. Souvent, le français combine les racines des deux langues comme dans automobile ou rhéostat (de rhein, couler et stare, être debout, immobile), la racine indo-européenne st donnant aussi, statue, état, statuer, stature, statique, station(nement), stèle, constitution et prostituée (placée devant). Racine prolifique, elle donne to stay en anglais, staan en néerlandais, stehen en allemand, et on la retrouve ainsi du sanskrit à l’islandais.



De nombreux apports plus récents intégrés au dictionnaire viennent de l’anglais, parfois reconnaissables comme football, sprint, home, steak, rosbif (roast beef), week-end, poker, whist, stop, call-girl, wagon ou leader, mais d’autres mots ont une apparence qui laisse moins deviner leur origine comme budget, choc, nord (north), sud (vieil anglais suth), est (east) ouest (west) et radar (initiales de radio detection and ranging). Kidnapper vient de kid (enfant) et to nap (voler, enlever). Et qui sait encore que le mot péjoratif bigot vient de By God ?



Il est vrai que l’anglais a reçu davantage de mots du français que l’inverse.



Gâter, d’origine latine (vastare), fait partie de ces nombreux mots où sous l’influence anglo-normande, le g s’échange avec le w gâter-waste, Guillaume-William, garant-warrant, gâteau (wastel en francisque) et gascon (en latin Vasco).



Jules Verne parlait déjà de brick et de steamer. Le mot kayak nous vient de l’esquimau, aviso de l’espagnol, cotre et paquebot de l’anglais (packet boat), vedette de l’italien, drakkar des langues scandinaves, yacht et chaloupe du néerlandais (jacht, sloep), chaland du grec (khelandion), bateau de l’ancien anglais (bât + suffixe), pirogue et canoë ou canot d’une langue des Caraïbes, radeau et barque du provençal. Grâce à toutes ces langues, nous pouvons donc diversifier les embarcations dans notre vocabulaire. Parfois les mots font des allers-et-retours comme skiff, que les Anglais ont emprunté au français esquif, de même qu’ils ont emprunté nos tonnelles pour nous rendre des tunnels, le vieux français pinasse pour nous rendre les péniches, équerre pour nous rendre square, et le vieux mot test inchangé (pot de terre, du latin testum employé dans les essais des alchimistes) mais dans un sens nouveau.



Le russe nous a donné zakouski, samovar, ukase (de ukasati, publier), mazout, bisto, hourra, steppe, et bien d’autre mots, tandis qu’il a repris énormément de mots au français comme anketa, revizor, doktor, chans, adres, pasport, anonim, jargon, professor, chaos, poèt, injenier, koridor, emigrant, sekretar, akrobat, kredit, journal, kostioum, fraza, garaj ou likidator. Et si vous allez dans un amfiteatr, à l’opera ou à l’akademia écouter les aktior, l’orkestr, le pianist ou le chor pour un kontsert ou un drama, vous aurez le choix entre loj, parter et balcon à l’étaj.



L’italien a offert au français son vocabulaire musical (allegro, legato, opera, concerto, soprano, trio, piano, andante,…) mais aussi belvédère, loggia, balustrade et d’autres termes d’architecture. Mirador vient de l’espagnol, véranda du portugais, guérite du provençal, balcon de l’allemand (Balken) via l’italien, et vasistas de l’allemand (Was ist das). Le grenier (endroit où l’on met le grain), vient du latin.



Plusieurs mots viennent de noms propres : godillot (fournisseur de l’armée) altéré en godasse, mosaïque (de Moïse), landau (d’une ville du Palatinat), berline (de Berlin), limousine, poubelle, mansarde, bourse (la première bourse fut créée à Bruges par un certain Vander Burse), rigaudon (de Rigaud, inventeur de cette danse), strass, (joailler qui l’inventa), gibus (idem), calepin (de l’italien Calepino), pantalon (personnage de la comédie italienne), chauvin, renard (qui a remplacé goupil), massicoter, mécène, bakélite (du Belge Baekeland), méandre (fleuve sinueux d’Asie mineure), mégère (une des furies de la mythologie), béchamel, praline, etc.



Souvent, les mots changent de sens avec le temps, comme fermer (autrefois rendre ferme) qui a supplanté clore. La robe vient du germain rauba (butin) qui a aussi donné dérober (donc attention à l’étymologie en utilisant ce verbe). Le rideau est plissé car il a la même origine que les rides, et dérider.



Béton et bitume viennent du même mot latin (bitumen) et le pétrole est de l’huile de pierre (petr-oleum).



Peu de mots nous restent de l’héritage gaulois mais il y a quand même ruche, bec, jaillir, gober, druide, gobelet, go (tout de -), chêne (casanus) et bouleau, souvent via le bas-latin, mais les langues celtiques nous ont aussi donné menhir et balai (du breton balazu, balain, qui signifie genêt, puisque les balais étaient faits avec cet arbuste). Dolmen vient du breton tol (table) et men (pierre).



Le préfixe mé-, négation péjorative (médire, mésalliance, mésaventure, mécréant, méfait, méfiance, mégarde) vient du francique et est apparenté au préfixe anglais mis- (misunderstanding). Il a aussi donné méchant (de mé et choir).



Les huguenots sont un croisement de l’allemand Eidgenossen et du prénom Hugues.



La cravache a fait un long parcours, venant du turc via le polonais et l’allemand (Karbatsche). La jupe vient de l’arabe (djubba), le pyjama de l’hindi (pae – des jambes – et jama – vêtement), le ruban du néerlandais (ringband) et le képi du suisse-allemand (Käppi, diminutif de Kappe, bonnet).



Le jardin vient de l’allemand (Garten), et les fuschia de son découvreur, l’Allemand Fuchs.



Une grande partie du vocabulaire de la marine nous vient du néerlandais, comme babord et tribord, mais aussi le mât de Beaupré (qui l’eût deviné avec une apparence si française) (de boeg, proue et spriet, mât).



Ceci dit, tout en restant ouvert et accueillants à ce qui a ainsi formé le français, il n’est pas interdit de poser des limites à l’envahissement de l’anglais comme le propose le club Richelieu.



On pourrait par exemple éviter «for sale» en rendant la langue «plus propre».



belcantoeu 22 juin 2020
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Tennessee Williams
NathalC   15 juin 2020
Tennessee Williams
La vie n'est que souvenir, à l'exception du moment présent qui passe si vite que l'on peut à peine le saisir.
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Martin Luther King
Rogues   26 juin 2020
Martin Luther King
L'obscurité ne peut pas chasser l'obscurité ; seule la lumière le peut. La haine ne peut pas chasser la haine ; seul l'amour le peut.
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Pierre Menanteau
Ladybirdy   09 juillet 2020
Pierre Menanteau
S’il était le plus laid

De tous les chiens du monde

Je l’aimerais encore

A cause de ses yeux.

Si j’étais le plus vieux

De tous les vieux du monde

L’amour luirait encore

Dans le fond de ses yeux.

Et nous serions tous deux,

Lui si laid, moi si vieux,

Un peu moins seuls au monde

A cause de ses yeux. 
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Ana Blandiana
Tandarica   21 juin 2020
Ana Blandiana
Prière



Dieu des libellules, des papillons de nuit,

Des alouettes et des hiboux,

Dieu des vers de terre, des scorpions

Et des cafards de la cuisine,

Dieu qui as enseigné à chacun autre chose

Et qui sais à l’avance tout ce qui arrivera à chacun,

Je donnerais n’importe quoi pour comprendre ce que tu as ressenti

Quand tu as établi les proportions

Des poisons, des couleurs, des parfums,

Quand tu as déposé dans un gosier le chant et dans un autre le croassement,

Et dans une âme le crime et dans l’autre l’extase,

Je donnerais n’importe quoi, surtout, pour savoir si tu as eu des remords

D’avoir fait des uns des victimes et des autres des bourreaux,

Egalement coupable vis-à-vis de tous

Puisque, tous, tu les as mis devant le fait accompli.

Dieu de la culpabilité d’avoir décidé tout seul

Du rapport entre le bien et le mal,

Balance difficilement maintenue en équilibre

Par le corps ensanglanté

De ton fils qui ne te ressemble pas.



(Traduit du roumain par Muriel Jollis-Dimitriu)
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Carlos Ruiz Zafón
Ptitgateau   19 juin 2020
Carlos Ruiz Zafón
« Chaque livre, chaque volume que tu vois, a une âme. L’âme de celui qui l’a écrit, et l’âme de ceux qui l’ont lu, ont vécu et rêvé avec lui. Chaque fois qu’un livre change de mains, que quelqu’un promène son regard sur ses pages, son esprit grandit et devient plus fort. »
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 Anonyme
mcd30   28 juin 2020
Anonyme
" Un vieillard assis voit plus loin qu'un jeune homme debout "



Proverbe africain
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George Orwell
sagesse66   25 juin 2020
George Orwell
Dans ces temps de tromperies universelles, dire la vérité devient un acte révolutionnaire.
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 Anonyme
Jmlyr   07 juillet 2020
Anonyme
Pensée pour tous,

Vous souhaitant un bel été,

D'agréables lectures,

Un peu de douceur de vivre.



Amicalement.
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François de La Rochefoucauld
Yggdrasila   24 juin 2020
François de La Rochefoucauld
Nous sommes plus intéressés à faire croire que nous sommes heureux qu’à essayer d’être heureux nous-mêmes.
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Harioutz   21 juin 2020
Les trois femmes du consul de Jean-Christophe Rufin
La Résidence dos Camaroes était une ancienne maison de maître agrandie par le haut et sur les côtés. Béliot l'avait transformée lui-même. Dans son premier métier de conducteur de travaux publics, il avait réalisé bien des ouvrages : ponts, aéroports, immeubles.

De nombreux bâtiments officiels, de la capitale mozambicaine et de beaucoup d'autres villes sur tout le continent africain, étaient son œuvre. Aucun édifice cependant ne l'avait rendu aussi fier que cette propriété personnelle. Il l'avait achetée pour presque rien juste après la décolonisation du Mozambique, en 1975. C’était la demeure d'un colon portugais peu fortuné qui avait pris la fuite. Elle valait surtout par son grand jardin tropical planté d'arbres indigènes, manguiers et palmiers, auxquels se mêlaient des essences importées du Brésil, comme des jacarandas et des pitomberas.

…/…

La maison c'était agrandie au fil du temps jusqu’à ce que, finalement, Béliot la transforme en hôtel. Il avait cependant pris soin de ne pas toucher à la terrasse couverte où il se tenait, face à la piscine. Ce coin d'ombre entre des colonnes carrées n'avait pas changé depuis l'époque du petit pavillon colonial. On y voyait toujours les mêmes coussins en toile d'un orange démodé, la même cage en métal pour le mainate, les mêmes pots suspendus, chargés de plantes tropicales qui sentaient l'éponge moisie. Seules les serveuses alanguies étaient remplacées régulièrement, afin qu’elles conservent leur fraîcheur relative.

Ce qui avait été construit sur ce terrain, l'hôtel, le restaurant avec ses tables égaillées autour de la piscine, l’aile des bureaux où étaient installées la réception et la comptabilité, ne semblait pas appartenir au même monde que la résidence primitive.



En somme, Béliot était toujours chez lui. Il ne faisait que tolérer, pour autant que son humeur le lui permit, la présence indiscrète des clients et du personnel.

Dans un premier temps, ceux qui avaient l'imprudence de descendre dans cet établissement appréciaient de se sentir chez quelqu'un. Pendant un séjour lointain ou au début d'une pénible expatriation, c'est un sentiment bien agréable pour le voyageur de retrouver l'intimité d'une maison privée. Mais très vite, ce confort virait au cauchemar.

Il y avait d'abord les réveils de Béliot, en milieu de matinée. Il sortait de sa chambre, située au rez-de-chaussée derrière la terrasse, vêtu la plupart du temps d'un maillot de corps trop large qui découvrait ses bras décharnés.

Autour de son ventre, une énorme ceinture herniaire s'efforçait de contenir plusieurs éventrations.

Ses jambes grêles, boursouflées de varices, s'offraient à la vue des clients qui terminaient leur petit-déjeuner dans l'ombre des parasols, entourés des vives couleurs des fleurs d’hibiscus et des tamaris.

En allant s'asseoir sur son éternel fauteuil face à la piscine pour prendre un premier verre, Béliot les gratifiait même, à travers son caleçon trop large, de vues indiscrètes sur sa pendante intimité.

Ce spectacle éveillait chez les résidents une gêne qui se muait assez vite en dégoût.



Ensuite, quand retentissaient les premiers éclats de voix, les premières insultes adressées par Béliot aux femmes de service, les intrus prenaient la fuite.

Un tel traitement infligé aux pensionnaires avait fini par remonter aux oreilles des rédacteurs de guides touristiques. Le principal d'entre eux vantait l’établissement de Béliot pour la beauté de son jardin et la qualité de ses chambres.

Mais un commentaire très sévère, fondé sur un résumé assez juste du caractère du patron, dissuadait les voyageurs de s'y arrêter.

L’hôtel était donc la plupart du temps vide.
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Emil Botta
Tandarica   01 juillet 2020
Emil Botta
Cervantes



Prenez bien garde

à ce manuscrit.

Prenez garde à la lettre T

à son sens profond

à sa structure fragile.

J'évoque le siècle d'or,

un instrument de torture :

entre erreur et terreur

il y a la subtile, la suave T.

Sur une croix en forme de T,

on a crucifié la chimère :

NUESTRO SEÑOR

DON QUIJOTE

EL CRISTO ESPAÑOL.



(traduit du roumain par Ion Pop et Serge Fauchereau)
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Marcel Pagnol
sagesse66   28 juin 2020
Marcel Pagnol
Si vous voulez aller sur la mer, sans aucun risque de chavirer, alors, n'achetez pas un bateau : achetez une île !







28 juin 2020 : Journée nationale des sauveteurs en mer.



Cette journée de mobilisation rend hommage aux 8 500 bénévoles de la SNSM, et célèbre le sauvetage en mer.
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 Socrate
sagesse66   01 juillet 2020
Socrate
Le premier savoir est le savoir de mon ignorance : c'est le début de l'intelligence...
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 Anonyme
Jmlyr   17 juin 2020
Anonyme
Bonsoir,



Je félicite tous les lauréats du Prix Babelio, dont je ne fais pas partie ! Mais je remercie tous les lecteurs qui avaient voté pour moi ( Elle court, elle court, l'infirmière. Eva Silvio) comme je l'ai déjà dit, c'était une belle aventure !



Très bonne soirée à tous et à bientôt ;-))
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Charles Bukowski
sagesse66   27 juin 2020
Charles Bukowski
Que les animaux aient une âme, nous savons tous que c'est dans l'ordre du possible, mais pour nous, c'est beaucoup moins sûr...



(27 juin 2020 : Journée mondiale contre l'abandon des animaux de compagnie, une initiative de Solidarité Animale)
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