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Citations les plus appréciées
Antoine de Saint-Exupéry
domisylzen   06 octobre 2018
Antoine de Saint-Exupéry
Fais de ta vie un rêve et de ton rêve une réalité.
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Clément d'Alexandrie
palamede   24 septembre 2018
Clément d'Alexandrie
Étonne-toi de ce qui existe.
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Sebthos   22 septembre 2018
Sur cette terre comme au ciel de Davide Enia
Les bombes ne détruisent pas seulement les gens, les maisons et l’espoir. Elles effacent la mémoire.



Page 20, Le Livre de Poche, 2018.
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Sebthos   26 septembre 2018
Leurs enfants après eux de Nicolas Mathieu
Les hommes parlaient peu et mouraient tôt. Les femmes se faisaient des couleurs et regardaient la vie avec un optimisme qui allait en s'atténuant. Une fois vieilles, elles conservaient le souvenir de leurs hommes crevés au boulot, au bistrot, silicosés, de fils tués sur la route, sans compter ceux qui s'étaient fait la malle.



Page 17, Actes Sud, 2018.
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Nastasia-B   08 octobre 2018
Ni dieu ni maître. Anthologie de l'anarchisme. Tome 1 de Daniel Guerin
Éveille-t-on chez l'homme l'idée de liberté, les hommes libres ne songent qu'à se libérer eux-mêmes encore et toujours ; n'en fait-on, au contraire, que des hommes instruits, ils s'adaptent à toutes les circonstances de la manière la plus raffinée, ils tombent au niveau d'âmes soumises et serviles. Que sont, pour la plupart, nos beaux messieurs pleins d'esprit et de culture ? Des esclavagistes ricaneurs, eux-mêmes esclaves.



MAX STIRNER, Les faux principes de notre éducation.
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palamede   01 octobre 2018
My Absolute Darling de Gabriel Tallent
... c’est plus simple de lâcher prise et de te laisser couper en deux que de t’accrocher, de persévérer, de souffrir sans savoir ce qui va se passer. C’est ça le courage. Prendre ta ... vie en main quand ça semble la chose la plus difficile à faire.
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 Abbé Pierre
palamede   06 octobre 2018
Abbé Pierre
J'ai quatre-vingt-treize ans, et ma foi, qui me tient au corps depuis plus de quatre-vingts ans, se fait de plus en plus interrogation. Mon Dieu pourquoi ? Pourquoi le monde ? Pourquoi la vie ? Pourquoi l’existence humaine ?
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Souri7   14 octobre 2018
J'irai tuer pour vous de Henri Loevenbruck
On se résigne. J'ai fini par apprendre à me contenter de ce que je suis. Un homme. Un petit homme. Bien loin des héros romantiques, des savants aventuriers et élégants auxquels les plus belles pages des plus grands auteurs me donnaient tant envie de ressembler. J'ai beau me battre pour y échapper - parce que, philosophiquement, la chose s'accorde mal avec ma haine du stéréotype - au fond, j'ai tout les travers du mâle, tous les poncifs de la plus navrante masculinité. J'aime les grosses motos qui font du bruit, les voitures qui vont vite, j'aime la bagarre, la boxe, les armes, la bière, j'ai une libido hypertrophiée, insatiable, j'aime les gros seins et les gros culs, je deviens fou quand on me fait une queue de poisson, je suis terriblement paternaliste, et rien ne me ferait plus honte que de pleurer en public. Je ne suis qu'un homme, en somme.
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Nastasia-B   21 septembre 2018
Bombes larguées de John Steinbeck
Les armées, comme n'importe quelles autres organisations, ont tendance à s'appuyer sur leurs traditions et à se raccrocher à d'anciennes méthodes longtemps après que celles-ci sont devenues obsolètes.



L'AVION.
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 Voltaire
domisylzen   27 septembre 2018
Voltaire
L'art de la médecine consiste à distraire le malade pendant que la nature le guérit.

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Sebthos   30 septembre 2018
Leurs enfants après eux de Nicolas Mathieu
C'était presque encore neuf, un titre qui venait d'une ville américaine et rouillée pareil, une ville de merde perdue très loin là-bas, où des petits blancs crades buvaient des bières bon marché dans leurs chemises à carreaux. Et cette chanson, comme un virus, se répandait partout où il existait des fils de prolo mal fichus, des ados véreux, des rebuts de la crise, des filles mères, des releuleuh en mob, des fumeurs de shit et des élèves de Segpa. À Berlin, un mur était tombé et la paix, déjà, s'annonçait comme un épouvantable rouleau compresseur. Dans chaque ville que portait ce monde désindustrialisé et univoque, dans chaque bled déchu, des mômes sans rêve écoutaient maintenant ce groupe de Seattle qui s'appelait Nirvana. Ils se laissaient pousser les cheveux et tâchaient de transformer leur vague à l'âme en colère, leur déprime en décibels. Le paradis était perdu pour de bon, la révolution n'aurait pas lieu ; il ne restait plus qu'à faire du bruit. Anthony suivait le rythme avec sa tête. Ils étaient trente comme lui. Il y eut un frisson vers la fin et puis ce fut tout. Chacun pouvait rentrer chez soi.



Pages 51-52, Actes Sud, 2018.
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Souri7   13 octobre 2018
J'irai tuer pour vous de Henri Loevenbruck
— [...] Nous avons toi et moi l'occasion d'entrer dans l'histoire, si nous parvenons à faire travailler nos deux services [DST et DGSE] main dans la main.

— Je ne sais pas pour la DST mais le propre d'un service secret n'est pas de vouloir entrer dans l'histoire, mon vieux...

[...]

— Alors, disons, dans la légende !
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Nastasia-B   14 octobre 2018
Le livre de l'intranquillité de Fernando Pessoa
L'art consiste à faire éprouver aux autres ce que nous éprouvons, à les libérer d'eux-mêmes, en leur proposant notre personnalité comme libération particulière. L'impression que j'éprouve, dans sa substance véritable qui me fait l'éprouver, est absolument incommunicable ; et plus je l'éprouve profondément, plus elle est incommunicable. Pour que je puisse, par conséquent, transmettre ce que je ressens à quelqu'un d'autre, il me faut traduire mes sentiments dans son langage à lui, autrement dit, exprimer les choses que je ressens de telle façon qu'en les lisant, il éprouve exactement ce que j'ai éprouvé. Et comme ce quelqu'un d'autre, par hypothèse de l'art, n'est pas telle ou telle personne, mais tout le monde, c'est-à-dire cette personne qui appartient en commun à toutes les personnes, ce que je dois faire, en fin de compte, c'est convertir mes sentiments propres en un sentiment humain typique, même si, ce faisant, je pervertis la nature véritable de ce que j'ai éprouvé.

Les choses abstraites sont toujours difficiles à saisir, car il leur est toujours difficile de capter l'attention du lecteur. J'en donnerai un exemple simple, par lequel je vais concrétiser les abstractions qui précèdent. Supposons que, pour un motif quelconque (la fatigue de faire des comptes, ou l'ennui de n'avoir rien à faire), je sente tomber sur moi un vague dégoût de la vie, une anxiété née au fond de moi, qui me trouble et m'angoisse. Si je traduis cette émotion par des phrases qui la serrent de près, plus je la serre de près, plus je la donne comme m'appartenant en propre, et moins, par conséquent, je la communique aux autres. Et si on ne parvient pas à la transmettre à d'autres, il est plus facile et plus sensé de l'éprouver sans la décrire.

Supposons, cependant, que je veuille la communiquer à autrui, c'est-à-dire, à partir de cette émotion, faire de l'art — car l'art consiste à communiquer aux autres notre identité profonde avec eux, identité sans laquelle il n'y a ni moyen de communiquer, ni besoin de le faire. Je cherche alors, parmi les émotions humaines, celle qui, de type banal, présente le ton, le genre, la forme de l'émotion où je me trouve en ce moment, pour les raisons inhumaines et toutes personnelles que je suis un aide-comptable fatigué, ou un Lisboète qui s'ennuie. Et je constate que le genre d'émotion banale qui produit, dans les âmes banales, la même émotion que la mienne, c'est la nostalgie de l'enfance perdue.

Je tiens la clef de la porte qui mène tout droit à mon sujet. J'écris et je pleure mon enfance perdue ; je m'attarde avec émotion sur des détails évoquant les gens et les meubles de la vieille maison provinciale ; j'évoque ce bonheur de ne connaître ni droits ni devoirs, d'être libre parce qu'on ne sait ni penser ni sentir — et cette évocation, si elle est bien faite, si elle comporte les phrases et les scènes nécessaires, va susciter chez mon lecteur exactement la même émotion que celle que j'ai ressentie, moi, et qui n'avait rien à voir avec l'enfance.

Ai-je donc menti ? Non : j'ai compris. Car le mensonge — en dehors du mensonge enfantin et spontané, qui naît du désir de rêver tout éveillé — est simplement la prise de conscience de l'existence réelle des autres, et de la nécessité où l'on est d'y conformer la nôtre. […] Le mensonge est simplement le langage idéal de l'âme ; et de même que nous nous servons de mots, qui sont des sons articulés de manière absurde, pour traduire en langage réel les mouvements les plus subtils et les plus intimes de nos émotions et de nos pensées (que les mots, bien entendu, ne pourront jamais traduire) — de même nous nous servons du mensonge et de la fiction pour nous comprendre les uns les autres, alors que nous n'y parviendrions jamais par le seul canal de la vérité, pure et intransmissible.

L'art ment parce qu'il est social. Et il n'est que deux grandes formes d'art — l'une qui s'adresse à notre âme profonde, et l'autre à cette part de notre âme douée d'attention. La première est la poésie, la seconde est le roman. La première commence à mentir dans sa structure même, la seconde dans son propos. L'une entend nous donner la vérité par le moyen de lignes obéissant à des règles diverses, et qui mentent à l'essence même du langage ; l'autre entend nous la donner par le biais d'une réalité dont nous savons tous qu'elle n'a jamais existé.

Faire semblant, c'est aimer. Et je ne vois jamais un joli sourire ou un regard pensif sans me demander aussitôt (et peu importe qui regarde ou sourit) quel peut-être, au fond de l'âme dont le visage sourit ou regarde, le politicien qui veut nous acheter, ou la prostituée qui veut qu'on l'achète. Mais le politicien qui nous achète a aimé, tout au moins, le fait de nous acheter ; et la prostituée, si nous l'achetons, a aimé tout au moins le fait que nous l'achetions. Nous ne pouvons nous dérober, quoi que nous en ayons, à la fraternité universelle. Nous nous aimons tous les uns les autres, et le mensonge est le baiser que nous échangeons.



Texte n° 260.
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Charles Bukowski
palamede   27 septembre 2018
Charles Bukowski
Certains ne deviennent jamais fous... Leurs vies doivent être bien ennuyeuses.
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Sebthos   11 octobre 2018
Leurs enfants après eux de Nicolas Mathieu
L'école faisait office de gare de triage. Certains en sortaient tôt, qu'on destinait à des tâches manuelles, sous-payées, ou peu gratifiantes. Il arrivait certes que l'un d'entre eux finisse plombier millionnaire ou garagiste plein aux as, mais dans l'ensemble, ces sorties de route anticipées ne menaient pas très loin. D'autres allaient jusqu'au bac, 80 % d'une classe d'âge apparemment, et puis se retrouvaient en philo, socio, psycho, éco-gestion. Après un brutal coup de tamis au premier semestre, ils pouvaient espérer de piètres diplômes, qui les promettaient à d'interminables recherches d'emploi, à un concours administratif passé de guerre lasse, à des sorts divers et frustrants, comme prof de ZEP ou chargé de com dans l'administration territoriale. Ils iraient alors grossir cette acrimonieuse catégorie des citoyens suréduqués et sous-employés, qui comprenait tout et ne pouvait rien. Ils seraient déçus, en colère, progressivement émoussés dans leurs ambitions, puis se trouveraient des dérivatifs, comme la constitution d'une cave à vin ou la conversion à une religion orientale.



Pages 325-326, Actes Sud, 2018.
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Sebthos   28 septembre 2018
Leurs enfants après eux de Nicolas Mathieu
Puis, un peu après 18 heures, elle commença à s'impatienter. C'était l'heure de rentrer sans doute, elle s'agitait. Et comme elle était assise en tailleur tout près, son genou finit par effeurer celui d'Anthony. C'est drôlement doux, une fille, on ne s'y fait jamais complètement. Celle-là s'appelait Stéphanie Chaussoy. Anthony vivait l'été de ses quatorze ans. Il faut bien que tout commence.



Page 26, Actes Sud, 2018
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Souri7   17 octobre 2018
J'irai tuer pour vous de Henri Loevenbruck
On dit que la lecture est un plaisir solitaire, mais celui qui ne lit pas est bien plus seul encore. Il lui manque le monde entier.
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Clément d'Alexandrie
palamede   23 septembre 2018
Clément d'Alexandrie
Les écrits sont la descendance de l'âme comme les enfants sont celle du corps.
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Souri7   07 octobre 2018
Arlo Finch, tome 1 : Le mystère des Longs Bois de John August
Arlo trouva son oncle en train de fermer son atelier avec un cadenas. il lui demanda comment s'appelait le chien.

— Quel chien ? s'enquit Wade, perplexe.

Arlo lui décrivit l'animal, les aboiements silencieux et sa course dans la forêt.

— Oh, lui, c'est Cooper. Tu l'as vu ? Ça fait longtemps qu'il ne traîne plus par ici.

— A qui est, ce chien ? voulut savoir Arlo.

— A nous, mais c'était il y a des années.

— Il s'est enfui ?

— Non, il est mort, répondit oncle Wade. Il était vieux. Les chiens, ça ne vit pas très longtemps, tu sais.
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Souri7   12 octobre 2018
Anaïs de Yves Montmartin
Comme une adolescente, j’ai passé la soirée avec le téléphone à côté de moi. Graham Bell aurait mieux fait de se casser une jambe plutôt que d’inventer cette machine infernale. Si j’avais vécu au temps des voitures à cheval, j’aurais toujours l’espoir qu’une malle-poste m’apporte un courrier de mon bien-aimé, tandis que là je vais me coucher sans aucune illusion.
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